Le Journal

Juan del Enzin, 555 ans

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Juan del Encina (né à Encina de San Silvestre (Salamanque) en 1468 ou 1469 et mort en 1533) est un poète, musicien, compositeur et dramaturge espagnol ayant vécu à l'époque des Rois Catholiques.
Fils d'un cordonnier, son véritable nom était Juan de Fermoselle.

Il appartient, avec Juan de Anchieta entre autres, à la première époque de ce que l'on appelle l'école polyphonique castillane, une des plus importantes d'Espagne, et qui représente le meilleur de la tradition polyphonique de ce pays; il est considéré comme un des pères du théâtre espagnol. Il atteint des sommets dans ses gloses et villancicos.

Son lieu de naissance n'est pas bien connu. Certains auteurs le situent à Salamanque et d'autres dans un des villages de cette province qui contiennent le mot Encina dans leur nom comme Encina de San Silvestre ou La Encina.

Il étudie à l'Université de Salamanque, avec Nebrija. En 1492, il entre au service du second Duc d'Albe, Don Fadrique de Toledo, à la Cour duquel il est chargé d'organiser des fêtes et d'écrire des comédies et de la musique. En 1492 est représentée, pour la première fois, une de ses églogues au Château de Alba de Tormes, la nuit de Noël.

Ne pouvant obtenir un poste de cantor à Salamanque, il part à Rome, où il réussit à être nommé cantor par le Pape Léon X. Il fait de nombreux voyages entre Rome et l'Espagne entre 1510 et 1519; vers 1518, il reçoit les ordres.

En 1519, il part en pèlerinage à Jérusalem où il chante sa première messe. Finalement, il se fixe à León pour être prieur de la cathédrale.

Il serait mort vers 1533 à Salamanque.

En 1492, il donne une pièce dramatique Triunfo de la fama qui commémore la chute de Grenade. En 1496, il publie son Cancionero, une collection de poèmes dramatiques et lyriques.
Son Cancionero est précédé par un traité en prose (Arte de trobar) sur la condition de l'art poétique en Espagne. Ses quatorze pièces dramatiques marquent une transition entre les drames religieux et les pièces purement profanes. L' Aucto del Repelón et l' Égloga de Fileno dramatisent les aventures de bergers ; cette dernière pièce, de même que Plácida y Vitoriano1, est très influencée par la Célestine

Mino Marani à Heidelberg

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Le prochain directeur général de la musique de l'Orchestre Philharmonique de Heidelberg sera Mino Marani, 37 ans.

Mino Marani est né en 1985 à Cesena (Italie). Il a étudié le piano, la musique de chambre, la composition et la direction d'orchestre à Bologne et à Milan.
Depuis 2011, il vit en Allemagne et, après avoir travaillé au Staatstheater Mainz et au Theater Osnabrück, il a été chef d'orchestre à Pforzheim et à Coblence. Il y a dirigé des œuvres telles que Der fliegende Holländer, Il trovatore, Nabucco, Luisa Miller, La Bohème ou Der goldene Drache de Peter Eötvös, qu'il a assisté depuis 2017, notamment auprès de l'Orchestre Philharmonique de Berlin, de la Hessischer Rundfunk et de l'Orchestre de Paris.

Depuis 2022, il est premier chef d'orchestre au Staatstheater Braunschweig. Après y avoir dirigé plusieurs concerts symphoniques, il a été responsable, en tant que directeur musical du théâtre musical, des productions Dead Man Walking, Der Wildschütz et Das große Heft. Au cours de cette saison, on compte L'Or du Rhin et Le Crépuscule des dieux. 

"Villes", le thème de l'édition 2023 du festival MITO SettembreMusica

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"City " est le thème de l'édition 2023 du festival MITO SettembreMusica, programmé du 7 au 22 septembre à Milan et à Turin.

Les deux villes protagonistes se rendront hommage : le festival s'ouvre au Teatro alla Scala de Milan avec l'Orchestre du Teatro Regio de Turin dirigé par Wayne Marshall (l'inauguration, comme le veut la tradition, sera répétée à l'Auditorium Giovanni Agnelli - Lingotto de Turin).
Le festival se clôturera à l'Auditorium Giovanni Agnelli - Lingotto de Turin, avec la Filarmonica della Scala dirigée par Andrés Orozco-Estrada et le violoncelliste virtuose Mario Brunello.

La Piazza San Carlo de Turin accueillera à nouveau le public du MITO le 9 septembre avec l'Orchestra Sinfonica Nazionale della Rai dirigé par Juraj Valčuha et le pianiste Stefano Bollani. New York est le leitmotiv de la soirée qui verra la première représentation italienne de Red from Color Field d'Anna Clyne, qui s'est inspirée des œuvres du grand peintre new-yorkais Mark Rothko, aux côtés de l'Ouverture de Candide de Bernstein, de Rhapsody in Blue de Gershwin et de la Symphonie du Nouveau Monde de Dvořák. La veille, le même concert aura eu lieu dans la Sala Verdi du Conservatoire de Milan.

Mais de nombreux rendez-vous jalonnent le programme : le Royal Philharmonic Orchestra, Ivo Pogorelich, Katia et Marielle Labèque, Julia Fischer,...

Günther Groissböck se met en scène

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Samedi, la première de Don Carlo de Verdi aura lieu à Klosterneuburg.
Günther Groissböck chante le rôle de Philippe II et met également lui-même en scène.
Comment  est-il arrivé à faire de la mise en scène en plus de sa carrière de chanteur ?

"C'est parti d'une "idée saugrenue" de Roland Geyer, l'ex-directeur du Theater an der Wien. Il a vu la passion et l'énergie que je mettais dans le travail scénique. Il m'a transmis l'idée. Le premier résultat a été ma mise en scène de Tristan Experiment à l'Opéra de Chambre. Mais j'aimais ensuite y participer en tant que chanteur.
Le capitaine est le dernier à quitter le navire, mais les metteurs en scène partent souvent après la première. Je pense qu'ils devraient aussi être là jusqu'à la fin : c'est beau de voir comment une mise en scène grandit de représentation en représentation et d'assister à cette maturation.

L’Orchestre Symphonique de Longueuil devient l’Orchestre Philharmonique du Québec

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L’Orchestre Symphonique de Longueuil change de nom pour devenir l’Orchestre Philharmonique du Québec, un changement qui vise à refléter l’expansion prise ces dernières années sous la baguette de son chef soliste et directeur artistique, Alexandre Da Costa.

L’Orchestre souhaite ainsi élargir son répertoire symphonique pour y inclure des projets uniques, contemporains et créatifs, en plus de se déployer sur la scène internationale.

Depuis l’arrivée d’Alexandre Da Costa, nos productions sont en demande un peu partout et cette vision artistique se traduit ici au Québec, mais aussi à l’international, a souligné Jean-Marc Léveillé, directeur général de l’Orchestre Philharmonique du Québec. Opter pour un nom plus rassembleur -qui dépasse les frontières d’un territoire régional- nous permet d’établir des ponts et de faire rayonner le talent d’ici, de l’éclater encore plus loin et encore plus fort.

L’Orchestre Philharmonique du Québec -le quatrième orchestre symphonique en importance au Québec- a joué à de nombreux endroits au Québec et à l’étranger au cours des dernières années, notamment en Amérique du Sud en 2022.

Polémique à l'Opéra de Nice

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Plusieurs associations ont dénoncé la venue de Beatrice Venezi, invitée à se produire lors des célébrations des fêtes de fin d’année. Fille de Gabriele Venezi, ancien homme politique appartenant au parti néofasciste Forza Nuova, elle est proche de la première ministre italienne.
Des associations ont protesté lundi contre la venue à Nice d'une cheffe d'orchestre italienne qualifiée de «néofasciste» et proche de la cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni. La ville de Nice a invité la cheffe d'orchestre italienne Beatrice Venezi à la tête de son Orchestre Philharmonique pour les traditionnels ballets de Noël et le Concert du Nouvel An.

Réunies dans un collectif «Touscitoyens06», les associations ont indiqué dans un communiqué leur «opposition» à la venue «d'une cheffe d'orchestre néofasciste» et ont demandé au Maire de Nice Christian Estrosi (Horizons) et au directeur général de l'Opéra «d'annuler cet événement». 

Sa venue à l'opéra de Limoges en avril avait déjà suscité un mouvement de protestation. Dans une réaction transmise à l'AFP, le directeur général de l'Opéra de Nice, Bertrand Rossi, a estimé que «la musique ayant le pouvoir de transcender les clivages et de rassembler les individus autour d'une expérience commune, il est essentiel de séparer l'art de la politique.

Vie et éclats d’une théologienne érudite et d’une artiste raffinée.

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Parmi les compositrices inoubliables, il y a Kassia de Constantinople.
Et on résiste difficilement au vertige que procure cette musique parvenue jusqu’à nous depuis un temps et un espace très éloignés. Des voix et de maigres accompagnements instrumentaux resurgissent ainsi depuis le IXe siècle byzantin, à travers les écrits d’un grand personnage de l’empire : Kassia (vers 810-vers 864).

Canonisée et fêtée le 7 septembre dans le calendrier orthodoxe, cette religieuse intrigue tout d’abord par l’étendue de sa culture, bâtie essentiellement grâce au statut social de sa famille. Car son père, haut gradé de la ville impériale, lui a ouvert les portes de l’instruction, privilège presque jamais accordé à la gent féminine.

Il y a eu ensuite son talent éclatant, qui a fait tomber en pâmoison jusqu’à l’Empereur Théophile et dont on peut saisir l’ampleur dans ses hymnes, ouvrages ciselés qu’on chantait entre les psaumes dans la liturgie orthodoxe.

Une partie conséquente de cette cinquantaine de pièces à la richesse mélodique époustouflante demeure des piliers, toujours inscrits dans la pratique religieuse de tradition grecque. Moniale puis Abbesse, Kassia est la première femme dont les œuvres nous soient parvenues par écrit. Il faut la (re)découvrir sans attendre.

Prolongation au Landestheater Linz

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Hermann Schneider restera trois ans de plus à la tête du Landestheater Linz. Le conseil de surveillance de l'OÖ Theater und Orchester GmbH a prolongé lundi le contrat de ce natif de Cologne jusqu'en 2029. Schneider dirige la maison avec le théâtre musical et le théâtre d'art dramatique depuis 2016.

Le Landestheater Linz est l'une des plus grandes institutions culturelles d'Autriche et le plus grand théâtre du Land de Haute-Autriche. Il dispose de trois salles de spectacle. Le "Große Haus" a été ouvert en 1803 en tant que "Landständisches Theater". En 1957, les Kammerspiele sur la Promenade ont été ajoutés. En 2013, le Landestheater s'est vu attribuer le Musiktheater am Volksgarten qui accueille depuis lors l'opéra et l'opérette, le ballet, ainsi que la nouvelle section comédie musicale et l'Orchestre Bruckner de Linz.

"L'impact visuel d'une production ne peut se faire au détriment des chanteurs".

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Le ténor américain Michael Fabiano interprète le rôle de Calaf dans les représentations de Turandot avec lesquelles le Teatro Real clôt sa saison.

C'est une production très frustrante pour un artiste comme moi, si émotif sur scène. Cette production vous oblige précisément à vous déconnecter, à être essentiellement un automate, très technique, et ce n'est pas dans ma nature de chanteur.

Pour le rôle de Turandot, cela peut avoir du sens, car c'est un rôle hiératique par définition, mais pour le reste des personnages, y compris Calaf, c'est terrible de passer des minutes et des minutes sans bouger un sourcil.

J'ai beaucoup de respect pour Bob Wilson et sa réputation incontestable. C'est un grand artiste et je reconnais que le résultat final de cette production peut avoir un intérêt, il a certainement un impact visuel intéressant. Mais cela ne peut pas se faire au détriment des chanteurs.

(Extraits d'une interview pour Platea Magazine)

2e Concours International de Piano Samson François, le palmarès

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La deuxième édition du Concours International de Piano , couplé avec le festival Les Nocturnes du piano, s’est déroulée du 5 au 9 juillet devant un jury composé de sa Présidente Olga Monakh (Ukraine-Allemagne), Christine Gastaud (Présidente de l’association Le piano en liberté et créatrice du concours et du festival dont elle est la directrice artistique), Nicolas Bringuier (France), Akiko Ebi (Japon), Giuliano Adorno (Italie), Markus Schirmer (Autriche) et Bartlomiej Kominek (Pologne). 

Des 31 candidats âgés de 15 à 30 ans qui se sont inscrits au premier tour, 10 ont été retenus en demi-finale et invités à interpréter un programme libre comprenant une œuvre d’un des trois compositeurs français : Ravel, Debussy, Fauré.
Chaque candidat devait aussi interpréter Crepúsculo, commande du festival au compositeur niçois Antoine Cesari, et aussi une œuvre d’un compositeur ukrainien.
Trois candidats ont été sélectionnés pour la finale.

Trois Prix ont été décernés, ainsi qu’un Prix spécial pour l’interprétation de la création contemporaine, un Prix spécial pour la meilleure interprétation de musique française, et à titre exceptionnel cette année, un Prix spécial pour l’interprétation d’une œuvre ukrainienne. 

Palmarès complet :
1er Prix : non attribué
2e Prix ex-aequo : Gyu-Tae Ha (Corée du Sud, 1996) et Mykhailo Diordiiev (Ukraine, 2001)
3e Prix : Teppei Kuroka (Japon, 1997)

Prix spécial pour l’interprétation de l’œuvre d’Antoine Cesari : Yentl Yunes (France, 2002)
Prix spécial pour la meilleure interprétation de musique française : Arisa Fujisawa (Japon, 1993)
Prix spécial pour l’interprétation d’une œuvre ukrainienne : Andreii Mishyn (Ukraine, 2001)

(d'après ResMusica)