Le chef allemand Otto Klemperer est né le à Breslau en province de Silésie et mort le à Zurich.
L'écrivain et philologue Victor Klemperer (1881-1960), et les frères de ce dernier, les médecins Georg et Felix Klemperer, étaient ses cousins. Il est le père de Werner Klemperer.
Né dans une famille d'origine juive mais convertie au catholicisme, Otto Klemperer fut un disciple de Gustav Mahler à Vienne et prit des leçons de composition auprès de Schönberg à Berlin, puis à nouveau pendant la guerre, aux États-Unis.
Chef à l'Opéra de Strasbourg dirigé par Hans Pfitzner puis à l'Opéra Kroll de Berlin, il créa des œuvres de Schönberg, Paul Hindemith, Kurt Weill, Franz Schreker, Ernst Křenek et dirigea tous les compositeurs modernes de son époque.
Le , alors que Hitler est arrivé à la Chancellerie le , Klemperer donne encore un concert auquel se rend Goebbels, lequel note dans son Journal :
« Le soir, Tannhäuser. Klemperer le rate complètement. Les Juifs ne comprennent pas Wagner. Ils le haïssent même. Un Tannhäuser - Pilinsky - avec sept moutards. L'ensemble de l'exécution sans aucune piété. Très insatisfaisant. »
— Journal de Joseph Goebbels, 1933-1939, Ed. Tallandier, p. 103
Klemperer décide en 1933 de quitter l'Allemagne pour fuir le régime nazi et s'installe aux États-Unis, où il est rapidement nommé chef d'orchestre du Los Angeles Philharmonic Orchestra.
Dans l'immédiat après-guerre, le monde musical allemand se montrant réticent à le réinstaller à la tête d'une phalange importante, il dirige d'abord à Budapest, puis à Londres où il est pris sous contrat pour EMI par Walter Legge. Devenu un elder statesman de la musique, surtout après la mort de ses collègues et contemporains Furtwängler, Toscanini, Erich Kleiber, Mengelberg, Walter et Fritz Busch, il devint sur ses vieux jours un invité de marque de nombreux orchestres, surtout à partir de la fin des années 1950. C'est à cette époque que Walter Legge fait connaître Klemperer au monde entier en enregistrant en une quinzaine d'années presque tout son répertoire avec l'Orchestre Philharmonia dont il devient chef principal.
À la fin des années 1960, une série de concerts triomphaux à Vienne et à Munich (succédant à ceux donnés à Cologne quelque temps plus tôt) marqua, au moins extérieurement, la réconciliation entre le chef et l'univers culturel dont il fut toujours le représentant.
Marqué par l'expérience amère de l'exil, Otto Klemperer se détourne après 1945 du répertoire moderne (à l'exception de Mahler) pour se consacrer au répertoire austro-germanique classique et romantique. Sa discographie officielle ne comptant presque que des œuvres écrites avant 1918, et ses tempos étant quelquefois d'une lenteur surprenante, mais toujours soutenue sans relâche (exemple : le 1er mouvement de la 5e symphonie de Beethoven avec l'Orchestre Philharmonique de Vienne en 1968), on a oublié qu'il avait été, dans sa jeunesse, un chef particulièrement fougueux et avant-gardiste. Cette évolution de style et de répertoire se retrouvera plus tard chez Sergiu Celibidache, qui l'admirait beaucoup, ou encore Günter Wand.
Tout au long de sa vie, Otto Klemperer souffre de graves épisodes de dépression et d'insomnie. Après une fracture de la hanche et du col du fémur en 1951, il doit se résoudre à diriger assis. Hospitalisé à Zurich à l'automne 1958 pour une bronchite, il subit de graves brûlures au corps et au visage après avoir mis accidentellement le feu à son lit en fumant la pipe.
Il est enterré au cimetière israélite d'Oberer Friesenberg à Zurich.
Les labels Vox, EMI et Hungaroton ont publié de nombreux enregistrements effectués sous sa direction. Il s'agit principalement d'œuvres de Bach, Beethoven, Brahms, Bruckner, Haydn, Mahler, Mozart et Wagner (ouvertures).
Très amoindri sur le tard par une série d'infarctus, il n'en continua pas moins à diriger en chaise roulante jusqu'à un âge très avancé.
En tant que compositeur, Klemperer a écrit des symphonies et des œuvres pour orchestre d'inspiration mahlérienne. Il a enregistré sa 2e symphonie et les Merry Waltzes chez EMI en 1969.
En 2003 le chef Alun Francis à la tête du Staatsphilharmonie Rheinland-Pfalz a enregistré les deux symphonies et des pièces symphoniques dont les Merry Waltzes édités par CPO.
Robert Kajanus est un compositeur et chef d'orchestre finlandais né le à Helsinki et décédé le dans la même ville.
En 1868, il prend des cours de théorie musicale puis de composition avec Richard Faltin (1835-1918). En 1874, il fait la connaissance d'Elias Lönnrot qui a compilé le Kalevala, l'épopée nationale finlandaise. Il rencontre également Jean Sibelius, alors élève à l'Institut de musique d'Helsinki de Richard Faltin. De 1877 à 1880, il rejoint Leipzig afin d'étudier auprès de Carl Reinecke puis auprès de Johan Svendsen à Paris.
Il fait ses débuts de chef d'orchestre à Helsinki en 1878 où il défend l'œuvre de Sibélius puis de Leevi Madetoja notamment. En 1882, il fonde la Société orchestrale d'Helsinki, qui deviendra plus tard l'Orchestre Philharmonique d'Helsinki. Il dirige cet orchestre jusqu'à la fin de sa vie.
En 1889, il entreprend des études de direction auprès d'Hans von Bülow, avant de diriger pour la première fois l'Orchestre Philharmonique de Berlin l'année suivante.
Hanns Eisler, né le à Leipzig et mort le à Berlin-Est, est un compositeur et théoricien de la musique autrichien, élève d'Arnold Schönberg. Il est notamment connu pour avoir collaboré avec Bertolt Brecht sur plusieurs de ses pièces et mis en musique un grand nombre de ses poèmes. Il a en outre composé la mélodie de l'hymne national de l'ancienne République démocratique allemande, Auferstanden aus Ruinen, sur des vers du poète Johannes R. Becher.
Hanns Eisler est le troisième enfant de Rudolf Eisler (1873-1926) philosophe et Privatgelehrter (professeur à titre privé) d'origine juive, et d'Ida Maria, née Fischer (1876-1929), de confession luthérienne. Son frère Gerhart (1897-1968) sera un homme politique communiste. Sa sœur Elfriede, plus connue sous le pseudonyme de Ruth Fischer (1895-1961) participera à la fondation du Parti communiste d'Autriche (KPÖ), avant de rejoindre le Parti communiste d'Allemagne (KPD) dont elle sera l'une des dirigeantes. Son opposition, dès 1925, à l'évolution stalinienne du parti lui vaudra d'être exclue de l'Internationale communiste.
En 1901, la famille Eisler quitte Leipzig pour Vienne. Hanns grandit dans un environnement petit-bourgeois, où la musique et la littérature jouent un rôle central. Il fait ses études secondaires au Staatsgymnasium (lycée d'État) n° 2 de la capitale de l'Empire austro-hongrois. En 1916, il est enrôlé dans l'armée impériale et royale. Son frère Gerhard ayant publié en 1914 des articles pacifistes, la famille était surveillée par la police secrète. Hanns sert d'abord dans un régiment d'infanterie hongrois, puis, jusqu'en 1918, dans une école d'officiers de réserve près de Prague, où il est mis par deux fois aux arrêts pour indiscipline, sans doute pour agitation politique.
De cette période datent plusieurs compositions musicales, dont l'oratorio Gegen den Krieg (Contre la guerre).
Le jeune homme accueille avec joie la Révolution d'Octobre qui signifie aussi la fin de la guerre, l'ennemi russe étant de ce fait devenu neutre, les soldats pensaient qu'un seul front désormais assurerait la victoire aux Empires centraux et pour Eisler leur basculement vers la révolution.
Revenu à Vienne après la défaite, il étudie de 1919 à 1923 avec Arnold Schönberg en cours privés, tout en dirigeant des chorales ouvrières. Eisler fut un des premiers élèves de Schönberg à adopter la technique des douze sons (musique dodécaphonique). Il dédie à Schönberg sa Sonate pour piano op.1. En 1920, il épouse la chanteuse communiste Lotte Demant (1894-1970).
Depuis l'enfance, Hanns Eisler est fortement attiré par les idéaux communistes (en partie sous l'influence de sa sœur et son frère) et cet élan marque sa création musicale.
C'est à partir de son installation à Berlin en 1925 que cette tendance vers une musique résolument politique se confirme. Berlin traverse alors un âge d'or pour les arts et les lettres et devient un creuset d'expérimentation dans tous les domaines artistiques et politiques, tandis que les années 1925-1929 marquent aussi le retour à la prospérité et à une stabilité relative en Allemagne. Eisler s'éloigne de la vision musicale sacralisée d'Arnold Schönberg et du post-romantisme qu'il juge « embourgeoisés ». Il s'oriente vers des formes musicales plus populaires, influencées par le jazz et le cabaret.
Il se rapproche du Parti communiste d'Allemagne, mais n'en sera jamais membre. Il écrit à partir de 1927 des articles politiques dans le journal Die Rote Fahne (Le Drapeau rouge) et enseigne dans des écoles du soir du Parti communiste. C'est dans ce contexte qu'en 1929 il fait la connaissance de Bertolt Brecht, lui-même marxiste et « compagnon de route » et entame avec lui une collaboration qui durera jusqu'à la mort du poète, en 1956.
Il compose ainsi la musique de plusieurs pièces de Brecht : Die Massnahme (La Décision, 1930), Die heilige Johanna der Schlachthöfe (Sainte Jeanne des Abattoirs, 1930), Die Mutter (La Mère, d'après un roman de Maxime Gorki, 1931), Die Rundköpfe und die Spitzköpfe (Têtes rondes et têtes pointues, 1933), Furcht und Elend des Dritten Reiches (Grand-peur et misère du IIIe Reich, 1938), Leben des Galilei (La Vie de Galilée, 1938), Schweyk im zweiten Weltkrieg (Schweyk dans la Deuxième Guerre mondiale, 1943).
Eisler et Brecht ont aussi composé ensemble des chants politiques qui ont joué leur rôle dans les années de la République de Weimar (1918-1933), comme le Solidaritätslied (le Chant de la Solidarité, 1932) du premier film parlant « prolétarien »Kuhle Wampe (Ventres glacés). Eisler dirigea aussi le cercle prolétarien intitulé « Matérialisme dialectique en musique ».
En 1933, il s'exile à Paris, où il rencontre les comédiens du groupe Octobre, et met en musique deux poèmes de Jacques Prévert : Histoire du cheval et Vie de famille. Eisler fait aussi un voyage à Moscou à cette époque.
La musique d'Eisler, qui était communiste et « demi-juif », et la poésie de Brecht, qui était communiste, furent bannies par le parti nazi en 1933, et les deux amis sont contraints à l'exil. Eisler voyage en 1935 en Tchécoslovaquie, à Paris, à Londres, et au Danemark, où il retrouve Brecht. Il donne une série de concerts aux États-Unis entre février et , puis se rend à Londres. Il y compose un arrangement du Lied der Moorsoldaten (Chant des Marais), que l'acteur et chanteur Ernst Busch enregistrera à Barcelone puis à Moscou. Le , il épouse à Prague sa seconde femme Louise Anna Gosztony, dite Lou. Au tournant des années 1937 et 1938, ils se rendent à Madrid pour soutenir les républicains espagnols en lutte contre le franquisme. Dans le courant de l'année 1938, ils s'installent aux États-Unis.
Eisler y enseigne à la New School University de New York et compose de la musique de chambre expérimentale. Peu avant le début de la Seconde Guerre mondiale, il déménage à Hollywood, où il compose la musique de nombreux films (Hangmen Also Die (Les Bourreaux meurent aussi) de Fritz Lang, qui fut nommé aux Oscars de 1944, None but the Lonely Heart (Rien qu'un cœur solitaire, 1944) de Clifford Odets, The Woman of the Beach (La Femme sur la plage, 1946) de Jean Renoir.
En 1947 il publie Composing for the Films (Musique de cinéma) écrit en collaboration avec le philosophe Theodor W. Adorno. Eisler reprend la technique dodécaphonique (un exemple en est son quintette Vierzehn Arten, den Regen zu beschreiben (Quatorze manières de décrire la pluie), composé en l'honneur du 70e anniversaire d'Arnold Schönberg).
Ses œuvres essentielles de ces années sont la monumentale Deutsche Sinfonie (symphonie pour solistes, récitant, chœur et orchestre en 11 mouvements reposant sur des textes de Brecht et d'Ignazio Silone, commencée en 1935, et qui ne sera terminée qu'en 1958) et un cycle de mélodies Hollywooder Liederbuch (1942-43), ainsi que d'importantes pièces de musique de chambre : 14 manières de décrire la pluie (1941), Nonett n° 1 (1939), Nonett n° 2 (1941), Septett n° 1 (1941), Septett n° 2 (1947), Symphonie de chambre (1940).
Au contexte politique vint s'ajouter un conflit familial : Hanns Eisler et son frère Gerhart, qui résidait lui aussi aux États-Unis à l'époque, furent publiquement dénoncés par leur sœur Ruth Fischer comme des espions à la solde de l'URSS. Ruth Fischer était en effet convaincue que ses deux frères avaient une responsabilité dans la mort de son amant Arkadi Maslow, dont elle pensait qu'il avait été assassiné par le NKVD
Hanns Eisler fut entendu par la commission de la Chambre de Représentants sur les activités anti-américaines, de même que Gerhart, que J. Edgar Hoover, chef du FBI, considérait comme une figure centrale de l'espionnage soviétique. Ruth Fischer témoigna à charge contre ses deux frères. Après deux auditions, Hanns Eisler fut accusé d'être « le Karl Marx du communisme dans le domaine musical » et un agent soviétique à Hollywood, et il fut donc inscrit sur la liste noire du cinéma. Il fut, comme de nombreux artistes compagnons de route, tel Brecht, contraint de quitter les États-Unis le 5.
Il s'installa alors à Vienne, puis à Berlin-Est en et composa la mélodie de l'hymne national de la jeune République démocratique allemande (RDA), Auferstanden aus Ruinen, sur des paroles de Johannes R. Becher. Il épousa sa troisième femme, Stephanie Peschl en 1958. Il continua à composer, à enseigner au conservatoire Hochschule für Musik Hanns Eisler. Il composa en 1955 la musique du film Nuit et brouillard d'Alain Resnais (sorti en 1956) et, en 1959, celle de La Rabouilleuse de Louis Daquin d'après le roman de Balzac. Son projet le plus ambitieux, un opéra moderne sur le thème de Faust, fut attaqué par la censure communiste. Sa loyauté politique vis-à-vis du communisme fut mise en cause lors d'une série d'auditions.
Ce climat politique et la mort de Brecht en 1956 assombrirent ses dernières années. En 1959 est créée sa Symphonie allemande. Il achève son œuvre ultime Ernste Gesänge (Chants graves), pour baryton et orchestre à cordes avant de mourir en 1962.
Le directeur musical du Staatstheater Karlsruhe et de la Badische Staatskapelle, Georg Fritzsch, 60 ans, restera à ce poste jusqu'en 2027 : il a prolongé son contrat de trois années supplémentaires. Fritzsch occupe le poste depuis 2020.
En 1998, il a été nommé directeur général de la musique de la Philharmonie Südwestfalen et directeur musical du théâtre de Hagen.
De 2003 à 2019, il a été directeur musical du théâtre de Kiel. Parallèlement, il a été professeur de direction d'orchestre à l'école supérieure de musique de Tilburg (Pays-Bas) de 1999 à 2003. Depuis lors, il dirige des cours de direction d'orchestre du Dirigentenforum et il a été chef d'orchestre principal de l'Orchestre Symphonique du Tyrol à Innsbruck de 2009 à 2011.
En 2017, il est devenu professeur de direction d'orchestre à la Hochschule für Musik und Theater de Munich.
Le Festival de musique de film de Ténérife rend hommage à la musique de Penderecki
Le 7 juillet, le Festival international de musique de film de Tenerife (FIMUCITÉ) propose le concert "Electronic Penderecki", dont la première partie rendra hommage au compositeur et chef d'orchestre polonais Krzysztof Penderecki, décédé en 2020, dont la musique a fait partie des bandes originales de films d'horreur classiques tels que The Shining et The Exorcist.
Le compositeur et arrangeur polonais Jan Sanejko et le groupe britannique Juno Reactor sont chargés de la tâche monumentale de recréer l'univers musical de Penderecki avec des arrangements de ses pièces De natura sonoris 1, Awakening of Jacob, Polimorphy, Passacaglia - Allegro moderato et Threnody for the victims of Hiroshima.
La deuxième partie du programme sera principalement consacrée à Angelo Badalamenti, auteur de la musique emblématique de la série Twin Peaks.
La représentation sera assurée par l'ensemble de chambre Sinfonietta Cracovia, dont les sons seront fusionnés avec des éléments électroniques créés par Juno Reactor.
C'est avec une grande tristesse que la SWF vous annonce le décès de Sami Habra, survenu hier à l’âge de 88 ans.
Comme vous le savez, il fut un des membres fondateurs de la SWF à laquelle il consacra une part de sa vie.
Comment ne pas rappeler les centaines de conférences qu'il a données pendant des décennies, conférences agrémentées d'anecdotes et de « bons mots » qui étaient un régal pour les auditeurs.
Il contribua également à l'édification de la discographie de notre société.
Nous l'admirions également pour toute une mémoire musicale qu'il se plaisait à partager. Il eut l'opportunité de rencontrer, entre autres, Eugen Jochum, Otto Klemperer et se lia d'amitié avec Hans Schmidt-Isserstedt.
Avec le décès de Sami Habra, en quelque sorte, la SWF perd son patriarche et c'est tout un pan de son histoire qui disparaît.
Étant très modeste, ceux qui l'ont connu savaient qu'il n'aimait ni les éloges ni les remerciements, toutefois, nous ne pouvons pas nous empêcher de lui dire : « Merci Sami pour tout ce que tu nous as donné ! ».
La jota, manifestation représentative du patrimoine culturel immatériel
Le Conseil des ministres a approuvé un décret royal déclarant la jota patrimoine culturel immatériel dans le but de "protéger" cette tradition, contribuant ainsi "de manière décisive à sa sauvegarde" en tant que genre traditionnel.
Cette tradition, qui comprend la musique, le chant et la danse, enracinée dans de nombreuses régions de notre pays, est d'une valeur incalculable, a déclaré la porte-parole du gouvernement et ministre de la politique territoriale, Isabel Rodríguez.
Mme Rodríguez a rappelé qu'il s'agit d'une mesure visant à "protéger, reconnaître et sauvegarder ce genre, manifestation du mode de vie espagnol". Elle a également souligné qu'il s'agit d'une étape préliminaire "très importante" pour soutenir la candidature de la jota au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO, à laquelle participent quinze communautés autonomes.
Selon le ministère de la culture, il s'agit du genre traditionnel le plus répandu, le plus diversifié, le plus dynamique et le plus réinterprété de tous ceux qui composent la carte sonore et musicale variée de l'Espagne.
La jota désigne un genre traditionnel très populaire de musique, de chant et de danse qui s'est développé jusqu'à nos jours, avec un modèle général à la base et une série de particularités et de spécificités qui en font une manifestation diverse, recréée et réinterprétée de manière constante et dynamique par les communautés qui la portent.
Parmi les valeurs culturelles apportées par la jota en tant que genre traditionnel, on peut citer son intériorisation par les individus et les communautés, faisant partie des expressions populaires dans pratiquement toute l'Espagne et devenant un puissant élément de cohésion sociale et d'identification de ses signes d'identité.
Décès du pianiste hongrois Jenő Jandó à l'âge de 72 ans.
Jandó appartient à une brillante génération de pianistes hongrois, parmi lesquels László Baranyay, Sándor Falvai, Zoltán Kocsis, Dezső Ránki, Imre Rohmann et András Schiff. Tout au long de sa carrière, il a effectué un travail important en tant que professeur à l'Académie de musique Franz Liszt de Budapest, où il avait lui-même étudié.
Il a enregistré plus de soixante œuvres de Bach, Beethoven, Liszt, Schumann, Schubert, Brahms, Haydn, Bartók, Chopin et d'autres, toujours pour Naxos Records.
Juan Jesús Rodríguez au Royal Opera House Covent Garden
Le baryton espagnol y incarne Giorgio Germont, sous la direction musicale de Keri-Lynn Wilson.
Ses débuts au Royal Opera House Covent Garden de Londres auraient dû avoir lieu dans Aida, mais la pandémie a obligé Juan Jesús Rodríguez à retarder ses débuts dans l'une des plus importantes maisons d'opéra du monde de la musique.
Finalement, il jouera dans un autre opéra de Verdi, La traviata, dans lequel il incarnera Giorgio Germont, sous la direction musicale de Keri-Lynn Wilson et la mise en scène de Richard Eyre, actualisée par la grande metteuse en scène espagnole Bárbara Lluch.
Juan Jesús Rodríguez fera ses débuts au Covent Garden le lundi 10 juillet et retournera sur la scène londonienne les 13 et 19 juillet, accompagné de la soprano Kristina Mkhitaryan dans le rôle de Violetta et de Liparit Avetisyan dans celui d'Alfredo Germont.
Tabea Zimmermann à la Fondation musicale Ernst von Siemens
La Fondation musicale Ernst von Siemens, l'un des plus riches donateurs de prix musicaux en Europe, a annoncé un changement de président : le compositeur-administrateur Peter Ruzicka prend sa retraite à l'âge de 75 ans.
Son successeur sera l'altiste Tabea Zimmermann, qui a remporté le Prix il y a trois ans.
Celle-ci déclare : Ayant moi-même reçu le prix de la musique, j'ai pu constater à quel point cette fondation fonctionne à merveille et combien il est important de soutenir les artistes. J'ai reçu le prix à un moment où je suis encore au milieu de ma vie et où les occasions de travailler dans des comités, de suivre mon approche de la musique de chambre et de créer avec d'autres, d'échanger des idées et d'emmener d'autres personnes avec moi ne manquent pas. C'est donc pour moi un honneur et une grande responsabilité de prendre la présidence du conseil d'administration de la Fondation Ernst von Siemens pour la musique.
La fondation est merveilleusement bien positionnée grâce à son soutien ciblé à la musique nouvelle. C'est un grand mérite de la Fondation Ernst von Siemens de soutenir la musique contemporaine de cette manière, de donner de la liberté aux natures artistiques et de les encourager dans leurs activités. Le fait qu'une fondation s'implique à ce point est unique au monde.