Le Journal

Ton Koopman, Médaille d'honneur et protagoniste du Festival de Grenade

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Le claveciniste, organiste et chef d'orchestre Ton Koopman recevra ce jeudi 29 juin la Médaille d'honneur du Festival de Grenade.
Pour cette 72e édition, Koopman est artiste en résidence au Festival de Grenade, avec trois concerts, un récital d'orgue et une classe de maître.

Gergiev, toujours plus

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Valery Gergiev semble n'avoir rien perdu de son énergie : performance ce mardi  au Mariinsky de Saint-Pétersbourg :
Sur la deuxième scène du Mariinsky, il a entamé à 18 heures La Légende de la ville invisible de Kitej et de la jeune fille Fevronia.
Après le premier acte, il y a eu une pause d'une heure.
Pendant ce temps, Gergiev s'est rendu sur la scène historique du Mariinsky où il a dirigé la première du ballet Le Mandarin merveilleux de Bartok (35 minutes) à 19 heures.
Il est ensuite revenu au Mariinsky-2 pour terminer l'opéra de Rimski-Korsakov.

Valery Gergiev a eu 70 ans en mai.

(d'après Slipped Disc)

Téléphone, encore...

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Le récital d'Arcadi Volodos lundi à la Philharmonie de Paris a été interrompu par un utilisateur de téléphone inconsidéré.

Au premier son d'une sonnerie, le pianiste a attendu que l'appareil se taise, puis il a demandé poliment à son propriétaire "puis-je continuer ?".

Quelques instants plus tard, le téléphone sonnait à nouveau...

Concours Prix d’Europe 2023

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Trente-trois candidats participaient à la 111e édition du Concours Prix d’Europe qui se tenait au Conservatoire de musique de Montréal. La lauréate de cette édition est la soprano Elisabeth St-Gelais qui reçoit la somme de 50 000$ qui servira à défrayer les coûts d’étude et de perfectionnement à l’étranger.

Le jury était composé de Violaine Melançon, violoniste et Prix d’Europe 1984; Marie-Danielle Parent, soprano et Prix d’Europe 1980; Hugues Cloutier, pianiste; Didier Matry, organiste et Jean-François Normand, clarinettiste.

Deuil à l'Université de Musique de Graz

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L'Université de Musique de Graz (Autriche) s'est déclarée bouleversée par le décès de Stacey Bartsch, son professeur associé pour l'accompagnement au piano.

Il y a deux jours, nous avons reçu la nouvelle profondément choquante que notre amie et collègue, Stacey Bartsch, a fermé les yeux pour toujours après une longue maladie courageusement endurée.
L'Institut n'a pas seulement perdu sa directrice adjointe, une pédagogue très compétente et une artiste inspirante, mais aussi une merveilleuse collègue dont la chaleur, l'humour et l'empathie ont grandement enrichi notre vie de tous les jours. Son sens de la justice et son esprit analytique clair ont façonné nos discussions. Son optimisme inébranlable et sa capacité à voir le côté positif des choses, même dans les circonstances les plus défavorables, continueront d'être un exemple pour nous dans les jours à venir.
Avec la disparition de Stacey, les élèves ont perdu un excellent professeur qui enseignait avec passion et défendait inlassablement leurs intérêts et leurs préoccupations. 
En tant que directrice adjointe de l'institut, Stacey s'est concentrée sur la situation dans son ensemble et s'est également consacrée aux subtilités de l'administration. Dotée d'une discipline admirable, elle s'est efforcée jusqu'au bout de mener à bien les tâches qui lui étaient confiées avec le perfectionnisme qui la caractérisait. Même en congé de maladie, elle continuait à peaufiner des formulations parfaites et des explications logiques, tout en voulant rester informée. Elle ne s'est jamais plainte des difficultés liées à sa grave maladie, mais est restée pleine de courage et de bravoure.
L'Université a joué un rôle important dans la vie de Stacey. Il nous est difficile d'imaginer la vie quotidienne à l'Institut sans elle. En plus de 20 ans d'activité à la Haute école d'art, Stacey s'est impliquée de manière infatigable et désintéressée dans d'innombrables projets, commissions et événements. Rien n'était trop difficile pour elle : c'est ainsi que nous l'avons connue. À l'avenir, il sera particulièrement important de continuer à façonner et à développer l'institut dans l'esprit de Stacey. 

Anne-Sophie Mutter a 60 ans.

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Anne-Sophie Mutter est née le  à Rheinfelden, dans le Bade-Wurtemberg.

Petit rappel :

Enfant, elle était un talent d'exception. Entre-temps, elle a atteint depuis longtemps le sommet de l'Olympe du violon et compte parmi la crème de la crème internationale de la lutherie. La liste des distinctions qu'elle a reçues, à commencer par la Croix fédérale du mérite 1ère classe, est longue -le Prix musical Herbert von Karajan en 2003, l'Ordre du Mérite bavarois, plusieurs prix ECHO Klassik, un Opus Klassik, le titre de Docteur honoris causa de l'Université technique et scientifique de Norvège, plusieurs affiliations honorifiques, la Croix d'Honneur autrichienne pour la science et l'art et l'Ordre de Maximilien de Bavière pour la science et l'art- et témoigne de la grande reconnaissance et de sa position exceptionnelle d'ambassadrice culturelle.
Elle est née le 29 juin 1963 à Rheinfelden, fille de l'éditeur de journaux Karl-Wilhelm Mutter. Lorsque son souhait de jouer du violon fut exaucé à l'âge de cinq ans, il fut immédiatement clair qu'elle irait très vite très loin : au bout de six mois seulement, elle gagna son premier concours, elle fut dispensée de l'obligation scolaire générale en raison de son grand talent et reçut, en plus du piano et du violon, des cours privés chez Erna Honigberger. Sa véritable "découvreuse" fut la violoniste Aida Stucki, dont elle suivit la masterclass au conservatoire de Winterthur.
Elle a remporté plusieurs fois le concours "Jugend musiziert", la première fois en 1970 avec "distinction particulière". A l'âge de treize ans, Anne-Sophie Mutter s'est produite au Festival international de musique de Lucerne. Herbert von Karajan remarqua la jeune artiste d'exception et l'engagea pour un concert lors des concerts de la Pentecôte de Salzbourg en 1977.
Grâce à sa collaboration avec Herbert von Karajan et l'Orchestre Philharmonique de Berlin, sa carrière internationale ne pouvait plus être arrêtée. En 1986, Mutter obtient une chaire de violon à la Royal Academy of Music de Londres. En 1987, elle crée la fondation Rudolf-Eberle pour la promotion des jeunes instrumentistes à cordes.
En plus de son premier mari Detlef Wunderlich (+ 1995) et du compositeur américain Michael Schumacher, le pianiste américain Lambert Orkis, avec lequel elle s'est mariée en secondes noces de 2002 à 2006, occupe également une place importante dans sa vie de pianiste et de chef d'orchestre. En tant que duo, ils collaborent étroitement depuis 35 ans ; à l'occasion du 25e anniversaire, elle l'a qualifié de "coup de chance dans ma vie".
C'est Mstislaw Rostropowitsch qui les a mis en contact en 1988, Orkis ayant accompagné celui-ci au piano pendant 18 ans.
À l'occasion du 60e anniversaire de l'artiste, le 29 juin 2023, Deutsche Grammophon, dont Anne-Sophie Mutter est l'artiste exclusive, publie une édition limitée et numérotée de LP qui réunit sur cinq disques tous les concertos pour violon que Mutter a enregistrés avec son mentor Herbert von Karajan.
Trois enregistrements novateurs en Dolby Atmos ont également été publiés en guise de cadeau d'anniversaire : l'incandescente interprétation de la Fantaisie de Carmen par Mère avec l'Orchestre Philharmonique de Vienne sous la direction de James Levine, son interprétation pleine d'élan des concertos pour violon de Mozart avec l'Orchestre Philharmonique de Londres et enfin son enregistrement flamboyant des Quatre Saisons de Vivaldi avec les Trondheim Soloists.
Bon anniversaire, Madame !

Gustav Kerker, 100 ans

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Gustave Adolph Kerker, parfois appelé Gustav ou Gustavus Kerker, (28 février 1857 - 29 juin 1923) est un compositeur et chef d'orchestre d'origine allemande qui a passé la majeure partie de sa vie aux États-Unis. Il est devenu directeur musical pour des productions théâtrales de Broadway et a écrit la musique d'une série d'opérettes et de comédies musicales produites à Broadway et dans le West End.
Sa comédie musicale la plus célèbre est The Belle of New York (1897).

Kerker est né à Herford, en Allemagne, et a commencé à étudier le violoncelle à l'âge de sept ans. Sa famille a émigré aux États-Unis en 1867 et s'est installée à Louisville, dans le Kentucky. Kerker joue dans les orchestres de fosse des théâtres locaux, puis commence à diriger. Sa première opérette, Cadets, a fait l'objet d'une tournée dans le Sud en 1879. Kerker s'installe ensuite à New York où il est engagé comme chef d'orchestre principal au Casino Theatre. C'est là qu'il commence à ajouter ses propres chansons aux partitions d'opérettes étrangères, notamment La Perle de Pékin de Charles Lecocq, car ces œuvres n'ont pas de droits d'auteur effectifs aux États-Unis.

La première opérette complète de Kerker à New York est Castles in the Air en 1890. Il a écrit plus de 20 spectacles, dont les plus réussis sont la comédie musicale burlesque londonienne Little Christopher Columbus (1893) et la comédie musicale internationale The Belle of New York (1897). Parmi les autres comédies musicales notables, citons An American Beauty (1896), The Girl from Up There (1901), Winsome Winnie (1903), The Tourists (1906) et Fascinating Flora (1907) sur un livre de R. H. Burnside et Joseph W. Herbert.
En 1909, les autorités lui demandent de quitter l'Allemagne pour avoir omis d'effectuer son service militaire dans sa jeunesse.

Il est l'un des neuf membres fondateurs de l'ASCAP en 1914.

Kerker est décédé à la suite d'une "attaque d'apoplexie" à New York à l'âge de 66 ans.

Leroy Anderson, 115 ans

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Leroy Anderson (né le  à Cambridge dans le Massachusetts et décédé le  à Woodbury dans le Connecticut) était un compositeur américain de courts et légers morceaux de concert, dont de nombreux ont été créés pour le Boston Pops Orchestra sous la direction d'Arthur Fiedler. John Williams l'a décrit « comme un des plus grands maîtres américains de musique orchestrale légère ».

De parents suédois, Leroy Anderson reçut ses premières leçons de piano de sa mère qui était organiste. Il continua ses leçons de piano au New England Conservatory of Music. En 1926 Anderson entra à Harvard où il étudia l’harmonie musicale avec Walter Spalding, le contrepoint avec Edward Ballantine, le canon et la fugue avec William C. Heilman et l’orchestration avec Edward B. Hill et Walter Piston.
Leroy reçut son diplôme Bachelor of Arts (B.A.), Magna cum laude en 1929 et fut élu à Phi Beta Kappa (prestigieuse société académique). Il obtint le diplôme M. A. (Maître des Arts) en musique en 1930. Après son diplôme, il continua ses études (Harvard University Graduate School) étudiant la composition avec Walter Piston, l'harmonie avec Georges Enesco, l’orgue avec Henry Gideon et la contrebasse avec Gaston Dufresne de l'Orchestre symphonique de Boston1.

Il continua ses études à Harvard jusqu’au début des années trente à la poursuite d’un doctorat en allemand et en langues scandinaves (suédois, danois, norvégien, islandais, et vieux norrois, ou vieil islandais) tout en travaillant comme tuteur de musique au Radcliffe College. Leroy maîtrisait le danois, le norvégien, l’islandais, l’allemand, le français, l’italien et le portugais en plus du suédois et de son anglais natal.

En  pendant une vague de chaleur, il commença Sleigh Ride (Promenade en Traîneau) qu'il acheva en 1948. En mai et , le titre Blue Tango fut numéro 1 du hit-parade américain durant cinq semaines.
En 2006, l'une de ses œuvres pour orchestre et piano, Forgotten Dreams est devenue la trame sonore d'une publicité diffusée à la télévision britannique pour la compagnie de téléphonie mobile « 3 ».

Leroy Anderson n'hésite pas à intégrer dans l'orchestre des instruments incongrus comme du papier de verre (Sandpaper Ballet) ou une machine à écrire (The Typewriter), morceau que Jerry Lewis utilisera dans l'un de ses sketchs.

Aarre Merikanto, 130 ans

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Le 29 juin, il y a 130 ans, naissait le compositeur finlandais Aarre Merikanto.
Son père était le compositeur finlandais le plus connu de l'époque, Oskar Merikanto.
Il a donné à son fils Aarre ses premières leçons de musique. Dès son adolescence, Aarre écrit ses premières compositions.
En 1911, il commence ses études musicales à Helsinki avec Erkki Melartin, puis de 1912 à 1914, il étudie au Conservatoire de Leipzig avec Max Reger. C'est là qu'il obtient en 1914 un prix de composition du conservatoire et qu'il peut faire jouer ses propres œuvres fin 1914 à Helsinki.
Vers 1920, il se débarrasse systématiquement de l'influence de Reger et développe son propre style personnel, qui n'est toutefois pas reconnu dans son pays natal. Son opéra Juha (1922) fut refusé par l'Opéra National de Finlande et ne fut représenté qu'en 1958, après la mort de Merikanto. Il est aujourd'hui considéré comme un jalon de l'histoire de l'opéra finlandais. De nombreuses autres œuvres de Merikanto n'ont été jouées qu'après sa mort.
En 1937, Merikanto devint professeur de théorie et de composition à l'Académie Sibelius d'Helsinki et, à partir de 1951, il fut professeur de composition. Ses élèves les plus éminents furent notamment Usko Meriläinen, Ilkka Kuusisto, Einojuhani Rautavaara et Aulis Sallinen.
Merikanto est décédé le 29 septembre 1958 à Helsinki, sa ville natale.
Outre l'opéra Juha, l'ensemble de son œuvre comprend trois symphonies, quatre concertos pour violon, trois concertos pour piano et deux concertos pour violoncelle, ainsi que plusieurs poèmes symphoniques (Lemminkäinen, Pan, Notturno, Kyllikkis Entführung) et des œuvres de musique de chambre.
Merikanto a également composé la fanfare olympique pour les Jeux olympiques de 1952 à Helsinki.

L’Orchestre symphonique de la radio-télévision croate et Pascal Rophé en concert à Bruxelles

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L’Orchestre symphonique de la radio-télévision croate (Simfonijski orkestar HRT) et son Directeur musical Pascal Rophé sont en concert, ce mercredi 28 juin, à Bozar, à  Bruxelles dans le cadre des célébrations des 10 ans de l’adhésion de la Croatie à l’Union européenne. 

Il s’agit du premier concert à Bruxelles de l’histoire de la phalange croate. A cette occasion, Pascal Rophé dirigera des oeuvres de Hector Berlioz, Blagoje Bersa, Dora Pejačević (avec la pianiste Martina Filjak) et Ottorino Respighi.

Fondée en 1929, cette phalange est l’une des plus anciennes formations radio-symphoniques du monde. Elle a accueilli des chefs et des solistes comme Igor Markevitch, Franz Konwitschny, Claudio Abbado, Lorin Maazel, Zubin Mehta, Krzysztof Penderecki, André Navarra, Leonid Kogan, Henryk Szeryng, Aldo Ciccolini, Mstislav Rostropovich…

Pascal Rophé est bien connu en Belgique où il a été Directeur musical de l'Orchestre philharmonique royal de Liège et invité régulier du Belgian National Orchestra.