Le Journal

Lisa Batiashvili et Jörg Widman en résidence à Berlin

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Le Berliner Philharmoniker a présente sa saison 23-24. La violoniste Lisa Batiashvili sera artiste en résidence, et Jörg Widmann compositeur en résidence.
L'orchestre honorera Anton Bruckner (200e anniversaire de sa naissance) et Arnold Schönberg (150e anniversaire).

Sous la baguette de Kirill Petrenko, l'ensemble berlinois a prévu une intense tournée en Asie en novembre, dont cinq jours en tant qu'ensemble résident à Tokyo.

 

Premio Internazionale Gesualdo Danza pour Stefano Giannetti

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Le danseur et chorégraphe italien Stefano Giannetti, directeur du ballet de l'Anhaltischer Theater, a été récompensé pour son travail artistique par le "Premio Internazionale Gesualdo Danza" au Teatro Comunale Carlo Gesualdo à Avellino (Italie).

Stefano Giannetti a étudié la danse à l'Accademia Nazionale di Danza à Rome avec Yvette Chauviré et au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris où il a remporté le Prix du Conservatoire en 1982. John Neumeier l'engage en 1983 au Ballet de Hambourg.
Après avoir occupé différents postes, notamment au English National Ballet de Londres et en tant que premier soliste au Zürcher Ballett, il a travaillé à partir de 1990 au Ballet du Deutsche Oper de Berlin où il a créé de nombreuses chorégraphies personnelles.
Il a également été engagé comme chorégraphe invité à Miami, Rome, Oslo, Zurich, Dresde et Munich.
De 1999 à 2000, il a été directeur de ballet au Northern Ballet Theatre, en Angleterre.
En 2004, il a fondé le centre de danse "uomo danza" à Berlin.
De 2006 à 2015, il a été directeur de ballet et chorégraphe en chef au Pfalztheater de Kaiserslautern.
Depuis la saison 2019/20, Giannetti est directeur de ballet et chorégraphe en chef de l'Anhaltischer Theater.

La Source Vive : une nouvelle salle de concert à Évian

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Le chantier de "La Source Vive", nouvelle salle de concert voisine de la Grange au Lac d’Évian, va démarrer.
À l’origine du projet, la mécène Aline Foriel-Destezet qui en a nourri le rêve depuis plusieurs années. Entièrement financé par son Fonds de dotation, elle l’a confié aux architectes Patrick Bouchain, concepteur de la Grange au Lac, et Philippe Chiambaretta. 

D’une jauge de 500 places, la salle sera reliée à deux bâtiments adjacents, les loges et le foyer existant qui sera reconstruit et qu’elle partagera avec la Grange au Lac. Destinée à la musique de chambre, elle sera complémentaire de la salle historique qui sera désormais dédiée à la musique symphonique. Pour accueillir les grandes formations, la salle trentenaire, fruit du rêve de Mtislav Rostropovitch, est actuellement l’objet d’une campagne de travaux, notamment des corrections acoustiques et l’agrandissement de son plateau scénique à 200 m2, qui seront effectifs dès juin prochain. 

Le projet architectural tend à satisfaire plusieurs axes d’excellence : celle musicale, par sa qualité acoustique, le confort de ses équipements tant pour le public (en particulier le confort visuel) que pour les musiciens, et le respect de l’environnement dans un site boisé particulièrement sensible. Construit avec des matériaux naturels et locaux, il vise à préserver les arbres, la flore, la faune locale, et s’implante le mieux possible dans la topographie du lieu pour respecter les ressources d’eau en sous-sol et leur écoulement naturel (fondations par pieux non polluants, et faible enfoncement dans le sol). Il s’accompagne d’un enrichissement du couvert végétal environnant par la plantation de 145 arbres et de 440 arbustes.
Le principe repose sur une conque en béton recouverte d’une double coque aux propriétés isolantes acoustiques et thermiques optimales dont la paroi intérieure est essentiellement constituée de plâtre non peint, et la couverture extérieure de tuiles de cuivre pré-patiné pour s’intégrer harmonieusement dans la nature. Chauffée l’hiver par le réseau de chaleur urbain, sa faible consommation énergétique permettra une utilisation en toutes saisons. Elle sera en outre l’une des rares salles éclairées intérieurement par la lumière naturelle, surplombée par un oculus. 

La complémentarité des deux salles permettra la démultiplication de l’offre musicale. Tandis que la Grange au Lac, fermée l’hiver, ouvrira (hors période de fermeture) chaque samedi à partir de septembre 2025, La Source Vive accueillera tout au long de l’année une programmation de concerts, des artistes en résidence, des classes de maîtres, mais aussi des enregistrements permis par son excellente isolation aux bruits extérieurs. 60 concerts répartis sur 40 semaines, seront proposés sous la direction artistique de Renaud Capuçon (encore !).
Deux évènements verront le jour : un Festival de l’Avent, dès décembre 2025, destiné aux enfants et leurs familles, et le Printemps des Jeunes Talents, qui accueillera en résidence de jeunes artistes pendant deux mois. Une création pluridisciplinaire mêlant les arts et les métiers couronnera cette période (dans le cadre du partenariat avec l’Académie de l’Opéra National de Paris) et une commande destinée à accompagner le parcours botanique du site sera passée à un jeune compositeur.
Si cette nouvelle salle est vouée à devenir un lieu d’accueil, de rencontres, de transmission, de création, de travail et de représentation tourné vers tous les publics et toutes les générations, La Grange au Lac sera celui de résidence des quatre principaux orchestres régionaux : L’Orchestre des Pays de Savoie, l’Orchestre de Chambre de Lausanne, l’Orchestre national de Lyon, et l’Orchestre de la Suisse Romande.
Les Rencontres Musicales d’Évian resteront « le pilier et le point d’orgue » de la programmation. 

En famille

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La cheffe Mirga Gražinytė-Tyla a recruté sa sœur pianiste Onutė pour un concert à Birmingham en décembre prochain.
Le programme s'apparente à un tour d'horizon de l'Europe orientale balte :

Čiurlionis, In the Forest (18 minutes)
Weinberg, Concerto pour clarinette (25 minutes)
Loboda, Requiem pour l'Ukraine (4 minutes)
Weinberg, 12 miniatures pour flûte (20 minutes)
Kakhidze, Brotherhood (32 minutes)

Jinwoo Lee au Milwaukee Symphony

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Le Milwaukee Symphony, sans chef depuis que Frank Almond a tiré sa révérence en 2020, a enfin nommé son successeur au poste de violon solo : Jinwoo Lee, premier violon solo de la Neue Philharmonie Westfalen (Allemagne).

Le directeur musical Ken-David Masur a évoqué sa grande humilité et sa curiosité au service de la musique, une qualité [...] qui enrichira notre travail commun dans ce nouveau chapitre artistique.

Ilana Setapen, qui était premier violon solo par intérim depuis trois ans, reprend son titre de premier violon solo associé.

Iphigenie en Tauride, Gluck et da Ponte,140 ans

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Iphigénie en Tauride, tragédie lyrique en quatre actes de Christoph Willibald Gluck sur un livret de Nicolas-François Guillard, fut représentée pour la première fois à l'Académie royale de musique (Paris) le .

De la traduction italienne signée en 1783 par Lorenzo da Ponte, est restée mémorable la production du Teatro alla Scala de 1957, sous la direction de Nino Sanzogno, mise en scène de Luchino Visconti et avec Maria Callas dans le rôle-titre. Lors de cette production on réalisa également l’enregistrement phonographique de la représentation du 1er juin, qui est à présent disponible en CD.

Décès de Grace Bumbry

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Grace-Melzia Bumbry est décédée à Vienne à l'âge de  86 ans.
La mezzo américaine a été la première Afro-Américaine à faire ses débuts dans les plus grandes maisons d'opéra du monde, comme le Festival de Bayreuth et l'Opéra de Paris.

Née à St. Louis, dans le Missouri, elle a commencé à s'intéresser à la musique lorsque, enfant, elle a assisté à des concerts de Marian Anderson. Sa vie a changé à jamais après cette expérience et elle a absorbé tous les enregistrements classiques qui lui tombaient sous la main. Grace commence ses études à l'Université de Boston, puis à l'Université Northwestern où elle rencontre celle qui changera sa vie à jamais : Lotte Lehmann, qui l'a entendue chanter alors qu'elle donnait une classe de maître, et l'a invitée à Santa Barbara, en Californie, pour étudier à la Music Academy of the West où s'est forgée l'une des perles rares du monde de la musique.
Grâce à l'influence de Jacqueline Kennedy et de l'Ambassade américaine à Paris, Grace Bumbry obtient une audition à l'Opéra de Paris où elle est immédiatement engagée. Elle fait ses débuts à l'opéra dans le rôle d'Amneris dans Aïda.
L'année suivante, elle fait ses débuts au festival de Bayreuth, invitée à auditionner pour Wieland Wagner qui doit monter une nouvelle production de Tannhauser : elle est immédiatement choisie pour le rôle de Vénus.

Dès lors, elle va développer une brillante carrière, incarnant les principaux rôles d'opéra pour sa voix, dans les plus grands théâtres du monde et sous les plus grands chefs du XXe siècle.

En décembre 2009, Grace-Melzia Bumbry a reçu la récompense la plus prestigieuse et la plus convoitée des États-Unis pour sa contribution aux arts : le Kennedy Center Honors, qu'elle a reçu des mains du président Barack Obama, premier président afro-américain des États-Unis, lors de la première cérémonie du Kennedy Center Honors qu'il a présidée.

Une Belge parmi les 40 flûtistes sélectionné·es pour le 77e Concours de Genève:

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Océane Knop (flûte traversière), est née à Bruxelles en 1997.
Elle est diplômée d’un Bachelor of Arts au Conservatoire Royal d’Anvers dans la classe d’Aldo Baerten, ainsi que d’un Master en Interprétation et d’un master en pédagogie instrumentale à la Haute-École de Musique de Lausanne dans la classe de José-Daniel Castellon.
Passionnée par la pratique d’orchestre, elle est flûtiste au Sinfonietta de Lausanne et à l’Orchestre Symphonique Suisse des Jeunes (SJSO), musicienne supplémentaire à l’Orchestre de la Suisse Romande et elle se produit au sein de diverses formations professionnelles en Suisse et en Belgique.

Très impliquée également dans la musique de chambre, Océane Knop est membre fixe de différents groupes avec lesquels elle se produit fréquemment en Belgique et en Suisse.
Elle fait partie du quintette à vent Cayos, a créé avec la harpiste Diane Segard
le duo Oréade et joue régulièrement en duo flûte-piano avec le pianiste belge Pieter-Jan Verhoyen.
En tant que jeune musicienne, il lui tient particulièrement à cœur de partager sa passion pour la musique avec tous les publics et toutes les générations par l’intermédiaire de concerts « classiques » mais aussi par la médiation de la musique et la pédagogie au sens large.

Le festival Suena à Vienne

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A partir de demain, et pour quatre jours, se tiendra à Vienne le festival Suena, une initiative née l'année dernière pour offrir un espace annuel de dialogue et d'échange entre le public, les interprètes et les créateurs d'Autriche et d'Amérique latine.

Pour cette deuxième édition, le festival dirigé par le compositeur canarien Samuel Ramos Manzano -qui vit depuis des années dans la capitale autrichienne- intègre au programme des œuvres de compositeurs d'origine portugaise, brésilienne et andorrane.

Quatre ensembles -Schallfeld Ensemble, andother stage Assemble, SIGMA Project et Platypus Ensemble- interpréteront des œuvres de 26 compositeurs dont quatre en première : Viae de Pablo Peula, Carotenoide de Jorge Gómez Elizondo, Rudimental Short Stories de David Panzl et une nouvelle œuvre de Jorge Sánchez-Chiong.

Parmi les compositeurs programmés figurent également Helga Arias Parra, Fernanda Aoki Navarro, Inés Badalo, Pedro Berardinelli, Georgina Derbez, Germán Toro Pérez, Óscar Escudero, Miguel Farias, Núria Giménez Comas, Andrés Gutiérrez Martínez, Diego Jiménez Tamame, Marisol Jiménez, Michelle Agnès Magalhaes, Alfredo Ovalles, le collectif Las Chulas, Alberto Posadas, Lula Romero, José María Sánchez Verdú, José Manuel Serrano, Samuel Toro Pérez et Brigitte Wilfing.

Quand Yannick Nézet-Séguin s'énerve

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Le chef  a demandé ce week end au public, après une nouvelle interruption de téléphone portable dans la 9e symphonie de Bruckner : Pouvons-nous vivre sans téléphone pendant une seule heure ?
Il est pourtant rare qu'il s'énerve !

Il s'en est expliqué : c'était la quatrième sonnerie de téléphone portable. D'un point de vue philosophique, je pense que ce qui se passe, c'est que nous avons un nouveau public et nous apprécions qu'il vienne. Et nous essayons de les accueillir pour qu'ils comprennent le pouvoir d'être ensemble dans un moment de silence et dans un moment de concentration totale sur la musique.