Le Journal

Lorenzo Viotti à la recherche d'un nouvel équilibre

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"Lorenzo Viotti à la recherche d'un nouvel équilibre ", tel est le titre d'un communiqué de presse reçu ce vendredi de la part de l'Opéra des Pays-Bas.

Lorenzo Viotti, actuel chef d'orchestre du Dutch National Opera et du Netherlands Philharmonic Orchestra, a annoncé qu'il resterait à son poste jusqu'à la saison 24/25, après quoi il envisage de suivre un nouveau rythme qui donne la priorité à sa vie personnelle et à son développement. Selon ses propres termes, Viotti a déclaré : "J'ai décidé de donner la priorité à l'avenir à ma vie personnelle et à mon développement, dans lesquels je suis maître de mon temps. Je me réjouis d'emprunter bientôt de nouvelles voies, après une merveilleuse aventure de quatre ans en tant que chef d'orchestre. Ma relation avec les musiciens, les choristes, mes collègues et, bien sûr, le public et la ville d'Amsterdam sera toujours présente.

Lorenzo Viotti reviendra en tant que chef invité dans les deux institutions après la fin de son mandat de chef principal. Il a fait ses débuts avec l'Orchestre philharmonique des Pays-Bas en 2018 et avec l'Opéra national néerlandais en 2019, et a rapidement acquis une réputation de favori parmi les fans et les nouveaux publics. Le communiqué salue le renouveau du public aux concerts et représentations dirigés par le chef ; il faut dire que grand adapte des réseaux sociaux et d'Instagram en particulier,  Lorenzio Viotti est à son affaire pour donner une image  "dépoussiérée" de l'artiste classique.

Alexander Shelley nommé à Naples (USA)

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Le chef d'orchestre Alexander Shelley vient d'être nommé directeur artistique et musical d'Artis-Naples, une organisation multidisciplinaire qui abrite l'Orchestre philharmonique de Naples (ville de Floride à ne pas confondre avec la célèbre cité italienne).

Le chef d'orchestre britannique entame immédiatement son partenariat en tant que directeur artistique et musical désigné jusqu'à la saison 2023-24.  En tant que directeur artistique et musical, Alexander assurera la direction artistique de l'Orchestre philharmonique de Naples et du Musée Baker, ainsi que de l'ensemble de l'organisation artistique multidisciplinaire, qui présente un large éventail de musique classique et populaire, de jazz, de théâtre, de danse, de films et d'expositions muséales. Il succède à Andrey Boreyko, dont le mandat de directeur musical s'est achevé l'année dernière.
Parallèlement à ses fonctions en Floride, Alexander continuera d'être directeur musical de l'Orchestre du Centre national des Arts à Ottawa et premier chef associé du Royal Philharmonic Orchestra, deux postes qu'il occupe depuis 2015.

Alexander Sitkovetsky au NFM Leopoldinum Orchestra 

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Le NFM Leopoldinum Orchestra vient d'annoncer qu’Alexander Sitkovetsky deviendra directeur artistique de l'ensemble à partir de la saison 2023/24.

Le violoniste britannique, diplômé de la célèbre Yehudi Menuhin School, de la Royal Academy of Music de Londres et de la Kronberg Academy, est demandé dans le monde entier en tant que soliste, directeur d'orchestre et musicien de chambre.

Alexander Sitkovetsky a déclaré : "je suis très fier d'avoir été choisi comme nouveau directeur artistique du NFM Leopoldinum Orchestra. Je suis reconnaissant au directeur du NFM, Andrzej Kosendiak, au directeur de l'orchestre, Agata Adamczyk, et à ce merveilleux groupe de musiciens de m'avoir confié cette responsabilité. À l'approche du 50e anniversaire de cet ensemble historique, je suis honoré d'avoir l'occasion de prendre la relève de mes estimés prédécesseurs et de guider l'orchestre vers l'avenir. Nous sommes impatients de partager la passion et la qualité de nos interprétations avec les publics de Wroclaw, de Pologne et du monde entier".

Le directeur du NFM, Andrzej Kosendiak, ajoute : "nous avons de grands espoirs quant au développement futur de l'orchestre. Nous souhaitons aux musiciens, au nouveau directeur artistique et au public de vivre de merveilleuses expériences lors des concerts des saisons à venir".

Le directeur artistique sortant, Joseph Swensen, continuera à coopérer avec le NFM Leopoldinum Orchestra en tant que premier chef invité.

 

A l'IMEP, un concert symphonique qui interpelle

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Samedi 29 avril 2023 à 20H00
Lundi 01 mai 2023 à 17H00

Romain Corbisier: Une guerre aveugle (13/11/15) op. 16.
Dimitri Chostakovitch: Symphonie n°10 en mi mineur op. 93

Avec l'Orchestre Symphonique de l’IMEP dirigé par Laurent Zufferey

Salle de concert de l’IMEP - 28 rue Juppin 5000 Namur
Concert gratuit
Réservations obligatoires : billetterie@imep.be ou 081 73 64 37

Romain Corbisier: Une guerre aveugle (13/11/15) op. 16.

Compositeur, chef d’orchestre et pédagogue, Romain Corbisier a étudié aux Conservatoires royaux de Bruxelles et de Mons. À ce jour, il a composé plus de 20 œuvres, pour tout type de formation et allant de l’opéra pour enfants au poème symphonique. Il est l’auteur de la bande originale du long-métrage La Naissance de Narcisse (2018) et son œuvre pour orchestre Une guerre aveugle (13/11/15), op. 16 a été enregistrée par le label australo-américain Ablaze records. Il enseigne l’écriture, l’analyse, l’instrumentation et l’orchestration à l’Institut royal supérieur de musique et de pédagogie à Namur.

Les attentats perpétrés à Paris et Saint-Denis le 13 novembre 2015 sont le point de départ de la composition d'Une guerre aveugle (13/11/15), op. 16. Il faut voir dans cette œuvre un travail de réflexion à partir de cet événement tragique, et non pas une volonté d'illustrer, relater ou raconter cette dramatique soirée. Ces attaques auraient-elles pu être évitées ? Peut-être que oui, peut-être que non, mais toujours est-il qu'une réalité nous fait face : la civilisation occidentale et ses valeurs sont rejetées, haïes, au point d'être en guerre à travers des attaques aveugles qui cherchent à faire un maximum de victimes en agissant dans l'ombre. Notre réaction politique donne parfois l'impression d'un aveuglement et de ne pas voir les réalités pour, au final, agir trop tard. Ce malheureux constat trouve un écho bien au-delà des questions du terrorisme, car notre actualité nous montre que tout sujet crucial exigeant du courage est confronté à la même situation : les problèmes, nos problèmes, ne sont pas vraiment solutionnés à leur source ; de nombreuses dispersions politiques empêchent toute action efficace. Un problème qui n'est pas appréhendé à sa source est un problème qui nous fait prendre le risque de voir celui-ci se développer et de se renforcer jusqu'à ce qu'il émerge toujours plus fort et destructeur. Une guerre aveugle (13/11/15) trouve son inspiration dans les actes terroristes du 13 novembre 2015 mais sa portée réelle va bien au-delà : une guerre aveugle, c'est une sonnette d'alarme. Oui, un mal nous ronge, il agit dans l'ombre ; mais il faut l'affronter, sinon toute la beauté de ce qu'on chérit (et transmet) risque de disparaître. La musique d'Une guerre aveugle (13/11/15) illustre cela : un motif simple de 5 notes émerge dès le début de l'œuvre, puis il se développe et prend plusieurs formes jusqu'au moment où il éclipse (détruit ?) les autres idées musicales. (Romain Corbisier)

 

Dimitri Chostakovitch: Symphonie n°10 en mi mineur op. 93

La Symphonie n°10 en mi mineur op. 93 de Dimitri Chostakovitch (1906 - 1975) est avec sa Symphonie n° 5 l'une des plus connues. L’œuvre compte parmi les plus jouées du compositeur en raison de sa puissance émotionnelle et de son ampleur. Elle se compose de quatre mouvements : Moderato - Allegro - Allegretto - Andante/Allegro. Selon Andris Nelsons, Chostakovitch a peint en quatre mouvements et avec des "couleurs froides" un tableau de la peur qui régnait durant la période stalinienne. D'ailleurs, le court scherzo du premier mouvement est un portrait au vitriol de Staline. On sait d'ailleurs par les confidences du compositeur à des intimes qu’il s’agissait là d’une tentative d’en brosser un portrait musical. "On ne savait jamais ce qui pouvait arriver. Et même après la mort de Staline, cette peur est restée. Dans la Dixième, il n’y a pas de joie spontanée ou de soulagement." (Andris Nelsons)

Si sa musique est condamnée et retirée de toutes les salles de concert après les représentations de Lady Macbeth de Mtzensk données à Moscou en 1936, cette symphonie marque le retour triomphal du compositeur en 1953. Créée le 17 décembre 1953 à Leningrad, l’œuvre remporte un grand succès et suscite une fois de plus des critiques controversées dans la presse : c’est aussi la première fois que Chostakovitch s’affirme en tant qu’individu et compositeur en signant son œuvre du motif DSCH, ce qu’il fera à plusieurs reprises par la suite. Dans la notation allemande, la suite des notes D-Es(S)-C-H (les initiales de D. Chostakovitch) correspondent aux notes ré-mib-do-si. À l'instar de J-S Bach, Chostakovitch a souvent utilisé ce motif de quatre notes comme monogramme musical. Il exprime tour à tour une rafale démoniaque colérique (Concerto pour violon n°1) ou un triomphe tapageur sur Staline (Symphonie n° 10), ou encore la tragédie de sa propre vie (Quatuor à cordes n° 8). Dans la fin de l'Allegretto, la signature du compositeur revient une dernière fois sur un accord "mahlérien" (accord de do majeur non résolu, celui-là même qui conclut Das Lied von der Erde de Gustav Mahler). En filigrane apparaît également le prénom d’Elmira, du nom d’Elmira Nazirova qui entretint une relation intime avec le compositeur et que l’on vit à ses côtés à la création de l’œuvre interprétée aujourd’hui.

Le 5 mars 1953, la mort de Staline va bouleverser l’Union Soviétique et la vie culturelle du pays. Chostakovitch s’empresse de revenir au genre symphonique longtemps délaissé (sa dernière symphonie datait de 1945) et compose sa Symphonie n°10 . Nous pourrions entendre le compositeur dire avec sarcasme et ironie : "Tu es mort, mais moi, je suis encore vivant ! Je suis encore là !" Car on peut sans doute voir dans le final, nettement plus optimiste, la fin du dictateur... Progressivement, les choses s’améliorent au niveau de la politique culturelle. Même si le formalisme est toujours mal perçu, un vent de liberté souffle chez les musiciens et les premiers signes du dégel s'annoncent...

Le Beverly Sills Artist Award au baryton-basse Ryan Speedo Green

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Le baryton-basse Ryan Speedo Green reçoit cette année le Beverly Sills Artist Award du Metropolitan Opera (Met) de New York. Cette distinction, dotée de 50 000 dollars, récompense des chanteurs exceptionnellement doués dont la carrière est en plein essor.
Le chanteur de 37 ans est un habitué de la scène du Met depuis ses débuts en 2012 dans le rôle du Mandarin dans Turandot de Giacomo Puccini.

Avec le jeune Emile Griffiths dans Champion de Terence Blanchard, Green a joué en début de semaine dernière son premier rôle principal au Metropolitan Opera. Lors de l'ouverture de la saison 2021-22, il a interprété l'oncle Paul dans Fire Shut Up in My Bones du même compositeur. Parmi ses autres débuts dans le rôle, on compte Varlaam dans Boris Godounov de Modest Mussorgski et Truffaldin dans Ariane à Naxos de Richard Strauss.

Dès 2021, le baryton-basse s'est vu décerner le Beverly Sills Artist Award pour la première fois. En réaction à la pandémie de Corona et à ses répercussions sur les chanteurs -au Met, la saison avait dû être annulée-, le prix avait alors été décerné à cinq artistes au total, outre Green, aux sopranos Erin Morley et Brenda Rae, au contre-ténor Anthony Roth Costanzo et au ténor Ben Bliss.

Le prix a été créé en 2006 par un don de la Fondation de feue Agnes Varis, ancienne membre du conseil d'administration du Metropolitan Opera, en mémoire de la légendaire soprano américaine Beverly Sills.
Parmi les précédents lauréats figurent la mezzo-soprano Joyce DiDonato (2007), le ténor Bryan Hymel (2013), la soprano Nadine Sierra (2018) et, l'année dernière, le baryton Will Liverman.

Le Stradivarius "Duke of Cambridge, Bott, Spohr" change de main

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Le violoniste suédo-norvégien Johan Dalene jouera désormais le violon Stradivarius « Duke of Cambridge, Bott, Spohr » de 1725, suite à un généreux prêt de la Fondation caritative norvégienne Anders Sveaas (ASAF).

L’instrument a appartenu à un certain nombre de musiciens distingués, dont le compositeur Louis Spohr. Au XXe siècle, il a été joué par la violoniste américaine Camilla Wicks, qui a été l’une des premières femmes violonistes à développer une carrière internationale de soliste.

Lauréat du Concours norvégien de soliste et du  Concours Carl Nielsen, Johan Dalene connaît actuellement une carrière solo florissante. Au cours des prochaines saisons, il se produira avec tous les grands orchestres scandinaves, ainsi qu’avec le Gewandhausorchester Leipzig, l’Orchestre Philharmonique tchèque et le Konzerthausorchester Berlin.
Il a été sélectionné comme Rising Star de l’European Concert Hall Organization pour la saison 2021-22 etil a également été artiste de la BBC New Generation entre 2019 et 2021.
Élève de Janine Jansen et Per Enoksson au Royal College of Music de Stockholm, Johan Dalene a été artiste en résidence de l’Orchestre Symphonique de la radio suédoise lors de sa saison 2020-21.

Le Prix européen de la Culture à l'Orchestre Symphonique de Lucerne

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L'Orchestre Symphonique de Lucerne, le plus ancien orchestre de Suisse (fondé en 1805) et son directeur Numa Bischof Ullmann ont été récompensés par le Prix européen de la culture.

En décernant ce prix à l'Orchestre symphonique de Lucerne, la Fondation européenne pour la culture Pro Europam souhaite rendre hommage aux multiples activités du directeur artistique Numa Bischof Ullmann et de l'Orchestre symphonique de Lucerne. Leur engagement respectif en faveur de la cause européenne mérite une attention et une reconnaissance particulières. Nous avons besoin de l'interaction entre la culture et la politique pour créer un avenir digne d'être vécu, a déclaré Tilo D. Braune, le président de la Fondation européenne pour la culture.

Ernest Bour, 110 ans

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Le chef d'orchestre français Ernest Bour est né le  à Diedenhofen (aujourd'hui Thionville) et mort le  à Strasbourg. Il fut actif essentiellement en Europe et reconnu comme un des plus importants chefs d'orchestre de sa génération au service de la musique contemporaine.

Ernest Bour a reçu sa formation musicale au Conservatoire de Strasbourg. Il travaille notamment avec Fritz Münch et Hermann Scherchen. À la tête de l'Orchestre national de la radiodiffusion française, il enregistre entre autres L'Enfant et les Sortilèges de Maurice Ravel en 1947. Il dirige l'Orchestre Philharmonique de Strasbourg de 1950 à 1963 et se spécialise dans la musique contemporaine, créant notamment des œuvres de Luigi Dallapiccola et de Luciano Berio. Succédant à Hans Rosbaud, il dirige ensuite pendant quinze ans, de 1964 à 1979, l'Orchestre Symphonique de la radio de Baden-Baden et Fribourg-en-Brisgau.

Ernest Bour a assuré la création française du Concerto pour alto de Béla Bartók et de Wozzeck d'Alban Berg, ainsi que de nombreuses créations mondiales, parmi lesquelles celle de la 3e Symphonie de Henryk Górecki.
En 1968, il crée au Festival de Donaueschingen la version en cinq mouvements de la Sinfonia de Luciano Berio.
À partir de 1979 il a également dirigé l'Orchestre de Chambre de la radio d'Hilversum aux Pays-Bas, en tant que chef invité permanent.

Cent-huit enregistrements sous la direction d'Ernest Bour sont répertoriés sur la base de données de la Bibliothèque Nationale de France, comprenant notamment Atmosphères de Ligeti (avec l'Orchestre Symphonique de la radio de Baden-Baden) qui a été le plus entendu, car il figure sur la bande originale du film 2001, l'Odyssée de l'espace (1968) de Stanley Kubrick.

Frank Michael Beyer, 15 ans

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Le compositeur allemand Frank Michael Beyer est né à Berlin le 8 mars 1928 et décédé à Berlin le 20 avril 2008.

Actif à la fois comme professeur de composition, interprète et fonctionnaire culturel, il a été l'une des figures de proue de la vie musicale berlinoise de l'après-guerre. Ses œuvres ont été programmées par de nombreux artistes de renommée internationale et il a laissé une œuvre abondante comprenant des œuvres de tous les genres, à l'exception de l'opéra. Son style de composition d'avant-garde est clair, strict et sensible, enraciné dans le modernisme allemand ainsi que dans le contrepoint bachique et les caractéristiques de la parole humaine.

Beyer est né à Berlin, fils de l'écrivain et historien de l'art Oskar Beyer et de son épouse Margarete, née Löwenfeld. Il passe son enfance à Dresde et en Crète, ainsi qu'à Athènes et au Liechtenstein, et il reçoit sa première formation musicale de son père. De 1946 à 1949, il étudie la composition et la musique religieuse à la Kirchenmusikschule de Berlin, avant d'aller étudier le piano à Leipzig de 1950 à 1953.

Beyer a poursuivi ses études de composition à Berlin auprès d'Ernst Pepping et de "virtuosité à l'orgue" auprès de Joseph Ahrens à la Hochschule für Musik Berlin (aujourd'hui Université des Arts de Berlin). Jean-Sébastien Bach et la seconde école de Vienne, en particulier Anton Webern, comptent parmi les compositeurs qui ont le plus influencé le développement musical de Beyer. L'importance accordée à la musique dans la maison familiale a également joué un rôle déterminant. Il s'est familiarisé avec la musique de Bach pendant son enfance, alors que son père publiait un livre sur Bach, paru au Furche-Verlag de Berlin dans les années 1920.

De 1950 à 1963, Beyer a travaillé comme musicien d'église, à la fois comme organiste et comme chef d'orchestre. Il a enseigné à la Kirchenmusikschule Berlin, puis à la Hochschule der Künste Berlin (Université des Arts de Berlin).
En 1964, il a créé la série Musica nova sacra et a été l'un des principaux membres du festival Berliner Bach-Tage de 1970 à 1985.
De 1986 à 2003, il a été directeur du département de musique de l'Université des Arts de Berlin.
En 1990, il a fondé l'Institut pour la nouvelle musique à l'Université des Arts de Berlin et la Berliner Orchesterkonferenz, qu'il a également dirigée.
De 1986 à 2006, il a été membre du sénat de l'Université des Arts de Berlin.
Frank Michael Beyer a également siégé au conseil de surveillance de la société allemande de perception des droits musicaux (GEMA).

Quelques prix et distinctions
1958 Kunstpreis der Stadt Berlin for die Junge Generation (Prix d'art de la ville de Berlin pour la jeune génération)
1961 Prix Bernhard Sprengel pour la musique de chambre
1963 Bourse de la Villa Massimo (Rome) ; bourse de la Villa Romana (Florence)
1968 Bourse de la Cité des Arts de Paris
Membre de l'Académie des arts de Berlin à partir de 1979
Membre de la Bayerische Akademie der Schönen Künste (Académie bavaroise des beaux-arts) à partir de 1981
1997 invité d'honneur de la Villa Massimo (Rome)

Deux premières à l'Osn Rai

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Double début avec l'Orchestra Sinfonica Nazionale della Rai : le chef allemand Thomas Guggeis (Staatskapellmeister" au Staatsoper de Berlin) et le pianiste français Alexandre Kantorow (lauréat du Concours Tchaïkovski en 2019) lors des concerts du jeudi 20 avril à 20h30 à l'Auditorium Rai "Arturo Toscanini" de Turin.

Le programme comprend Galántai táncok ("Les danses de Galanta") de Zoltán Kodály, le Concerto n° 1 en fa dièse mineur pour piano et orchestre op. 1 de Sergej Rachmaninov et le Concerto pour orchestre de Béla Bartók.