Le Journal

Un nouveau festival dédié à Ottorino Respighi

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La Fondazione Musica Insieme avec la collaboration d'importantes institutions culturelles, organise le Festival Respighi de Bologne, dédié à Ottorino Respighi, grand compositeur et illustre citoyen. Chaque année, en septembre, des concerts, des rencontres et des initiatives culturelles seront organisés dans le but de redécouvrir et de promouvoir non seulement les œuvres de Respighi, mais aussi celles de ses compositeurs contemporains, faisant ainsi connaître le grand patrimoine musical de la première moitié du XXe siècle en Italie.

Maurizio Scardovi, un passionné de Respighi, a conçu ce projet pour redécouvrir la production de l'un des plus grands compositeurs de Bologne, qui a passé son enfance dans la Via dei Castagnoli, à côté de l'espace qui porte aujourd'hui son nom : le Largo Respighi. Il obtient son diplôme et écrit ses premières compositions au conservatoire G. B. Martini et fréquentait la cave à vin historique de Francesco Bongiovanni dans le "Mercato di Mezzo", où se réunissait le "cenacolo musicale" ou "cenacolo delle beffe" et où est né l'opéra comique Re Enzo de Respighi, créé en 1905 au Teatro del Corso, joué presque exclusivement par des étudiants bolonais.

Même pendant son long séjour à Rome -avec de fréquents voyages en Europe, en Russie, en Amérique latine et aux États-Unis, avec des concerts à Londres, Édimbourg, Chicago et New York- il est resté étroitement lié à sa ville natale où il revenait souvent et où il repose aux côtés de sa femme dans le cimetière monumental de La Certosa. Ses partitions figurent au programme des salles de concert les plus prestigieuses, interprétées par des chefs d'orchestre célèbres et des orchestres de premier plan. Il a composé des poèmes symphoniques, des concertos pour solistes et orchestre, piano et orgue, de la musique de chambre, de nombreux opéras lyriques et des ballets, qui ont également suscité l'admiration de Giacomo Puccini. Son nom a souvent été associé à ceux de Debussy, Ravel et, en raison de son talent pour l'orchestration, Richard Strauss.

Au cours de cette édition, neuf événements, répartis dans les lieux d'art et de culture de Bologne, seront organisés pour célébrer le rôle central du compositeur dans le XXe siècle à l'échelle mondiale. Des œuvres moins connues seront étudiées dans le cadre d'un cycle d'études qui se déroulera sur plusieurs années. Le Festival s'ouvrira le 16 septembre à l'Auditorium Manzoni et se terminera le 23 septembre.

 

L'orchestre du Teatro Real de Madrid au Carnegie Hall

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L'orchestre du légendaire TEATRO REAL de Madrid (l'Opéra Royal de Madrid) va faire sa première apparition aux États-Unis au Carnegie Hall.

Le concert, intitulé "Une célébration de la musique espagnole", s'ouvre sur la première suite du "Tricorne" de Falla et se terminera par la deuxième suite. Entre les deux, Nuits dans les jardins d'Espagne avec le pianiste Javier Perianes, des sélections de La vida breve et la Suite Iberia d'Albéniz (dans l'orchestration d'Arbós), et la soprano Sabina Puértolas offrira une sélection de séduisants airs de zarzuela, l'authentique opérette d'Espagne.
C'est Juanjo Mena qui dirigera l'orchestre.

Georg Solti, 25 ans

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Georg Solti, né György Stern le  à Budapest, est décdé le  à Antibes (France). Chef hongrois naturalisé britannique, il a été fait Chevalier par la Reine Élisabeth II en 1972.

Rappel pour les plus jeunes

Georg Solti (ce nom veut dire « habitant de Solt », petite ville au sud de Budapest ; il avait été choisi par son père en 1919, lorsque le Régent Horthy ordonna aux juifs d'adopter un nom hongrois).  Il étudie le piano et la composition avec Kodály, Bartók, Dohnányi et Weiner à l'Académie de musique Franz-Liszt. Il devient ensuite répétiteur à l'Opéra d'État de Budapest, mais n'a pas le droit d'y diriger en raison des lois antisémites en vigueur. Il est employé comme répétiteur par Bruno Walter et Erich Kleiber et tente ensuite sa chance en Allemagne, à Karlsruhe et à Mannheim, mais en est vite chassé. Assistant de Toscanini au Festival de Salzbourg en 1936 (La Flûte enchantée), il y retourne en 1937. Malgré les lois antisémites, il parvient à diriger à l'Opéra de Budapest en 1938 (Les Noces de Figaro) - une seule fois - l'avancée de l'armée allemande sur Vienne étant annoncée pendant l'entracte. En 1939, il s'enfuit en Suisse, où il lui est interdit de travailler. Il y donne néanmoins quelques cours de piano et fait deux apparitions à l'Opéra de Genève en tant que chef remplaçant (Werther).

Il remporte néanmoins le Premier Prix de piano du Concours international de Genève en 1942 et, en , à la suite d'une représentation de Fidelio, devient directeur musical de l'Opéra de Munich, débutant le 1er novembre par une exécution du Requiem de Verdi. Le premier opéra donné sous sa direction est Carmen, donné le . Lors des répétitions de Der Rosenkavalier en 1949, il sympathise avec Richard Strauss et dirige le trio de ce même opéra lors des funérailles du compositeur en septembre de la même année. À Munich il s'est tout de suite fait la réputation d'un chef particulièrement dynamique et imaginatif. De 1952 à 1961, il est directeur de l'Opéra de Francfort où il débute également en dirigeant Carmen. Sa réputation et son répertoire ne cessent de s'agrandir. En plus des opéras de Mozart, Verdi, Wagner et Strauss, il donne Cardillac de Hindemith, Œdipus Rex de StravinskyPénélope de Rolf Liebermann (avec qui il se lie d'amitié), Les Contes d'Hoffmann et Boris Godounov.

En 1949, Solti enregistre deux symphonies de Haydn avec l'Orchestre Philharmonique de Londres ; c'est le début d'une longue association, il sera son directeur musical entre 1979 et 1983. Il débute au Festival de Salzbourg (Idomeneo), à l'invitation de Wilhelm Furtwängler, en 1951. Il est aussi directeur musical de l'orchestre de Dallas (1960-61). Il est nommé directeur musical (1961-1971) du Royal Opera House de Covent Garden à la suite d'une production très réussie de Der Rosenkavalier avec Elisabeth Schwarzkopf. Ensuite il crée Le Songe d'une nuit d'été de Benjamin Britten, dans une production de John Gielgud, avant de prendre ses fonctions officielles en  avec Iphigénie en Tauride de Gluck. Au cours des dix années de son règne, Solti hisse Covent Garden au sommet des opéras européens. La première britannique de Moses und Aron et la première londonienne de La Femme sans ombre ainsi que Le Songe d'une nuit d'été et Billy Budd, tous deux en première londonienne, ont été parmi ses grandes réussites. Avant de quitter Covent Garden, il prend le poste de directeur musical du Chicago Symphony Orchestra en 1969 mais aussi celui de l'Orchestre de Paris, ainsi que celui de conseiller artistique au Palais Garnier, à l'invitation de Rolf Liebermann. Il y dirige Les Noces de Figaro dans la mise en scène de Giorgio Strehler, Otello et les deux premiers volets du Ring de Richard Wagner. Au Festival de Bayreuth en 1983, il dirige le Ring dans son intégralité, mis en scène par Peter Hall. Il est brièvement, de 1992 à 1993, directeur artistique du Festival de Pâques de Salzbourg, où il dirige La Femme sans ombre et Falstaff.
De 1969 à 1991, il est chef principal de l'Orchestre Symphonique de Chicago. Grâce à lui cet orchestre, en difficultés depuis la mort de Fritz Reiner, va s'affirmer comme un des plus grands du monde, notamment après sa première tournée mondiale en 1971. L'ère Solti se termine en 1991 par une version de concert d'Otello avec Luciano Pavarotti.

En 1947, Solti signe un contrat à vie avec Decca Records, où paraîtront tous ses enregistrements (plus de trois cents au total), son premier (l'ouverture Egmont de Beethoven) et son dernier (la 5e Symphonie de Mahler) ayant été faits avec l'Orchestre de la Tonhalle de Zurich, à l'exception de quelques œuvres de Verdi, enregistrées pour RCA.

En 1994, il crée le Carnegie Hall Project avec un orchestre de jeunes dont les premiers pupitres sont tenus par des solistes prestigieux. En 1995, il fonde le World Orchestra for Peace, recrutant des musiciens des plus grands orchestres du monde. Valery Gergiev sera son successeur, à la demande explicite de Solti. À 70 ans, Sir Georg se remet au piano, jouant notamment la Sonate pour deux pianos et percussion de Bartók aux côtés de Murray Perahia. Sir Georg Solti meurt une semaine jour pour jour avant l'interprétation du Requiem de Verdi qu'il devait donner aux Proms de Londres.
La tombe de Sir Georg se trouve près de celle de Béla Bartók dans le cimetière Farkasreti à Buda. Sir Georg s'est toujours souvenu de ses débuts difficiles. Il a personnellement payé les études de nombreux jeunes et, juste avant de mourir, a fait don de trois pianos de concert à l'Académie Franz Liszt de Budapest.

Pour Solti, une interprétation passe d'abord par une reproduction aussi proche que possible des intentions du compositeur telles qu'elles sont indiquées dans la partition. L'exactitude, notamment rythmique, est primordiale pour lui. Son oreille exceptionnelle ainsi que sa connaissance des possibilités de chaque instrument et son sens de l'équilibre de la masse orchestrale font qu'il est particulièrement à l'aise dans les grandes fresques romantiques et post-romantiques. Son souci de la précision n'en fait pas pour autant un musicien froid : « Solti a une âme profondément lyrique », a dit Sir Peter Hall.

Hommage à Samson François à Menton

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Légende du piano, le mythique Samson François a résidé à Menton pendant de nombreuses années tout en se produisant sur la scène du Festival. Un hommage lui sera rendu, à l’initiative des Amis du Festival et dans le cadre des  journées européennes du patrimoine (Samedi 17 septembre).

En collaboration avec la municipalité, une plaque sera apposée à proximité du domaine de la Colla où il résidait quand il venait à Menton. Une conférence et un récital complèteront ce programme de fête. Au programme du piano avec  Ryan Wang, jeune artiste sino-canadien de 15 ans qui vient de remporter le premier prix du concours Samson François et Shani Diluka.   



SEOUL SIGNE AVEC LE CHEF DU NY PHILHARMONIC

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L'Orchestre Philharmonique de Séoul vient d'annoncer que Jaap van Zweden sera son directeur musical à partir de 2024.

Le Néerlandais, 61 ans, quittera le Philharmonique de New York.
À Séoul, il remplacera Osmo Vänskä qui a démissionné après un seul mandat. L'orchestre a un passé de turbulences depuis la rupture d'une relation de dix ans avec Myung Whun Chung en 2015.

Van Zweden est également directeur musical à Hong Kong.

Darius Milhaud, 130 ans

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Darius Milhaud est né le 4 septembre 1892 à Marseille  et décédé à Genève le 22 juin 1974.

Darius Milhaud est issu de l’une des plus vieilles familles juives de Provence, originaire du Comtat Venaissin. Parmi les membres de cette famille, on compte Joseph Milhaud, fondateur en 1840 de la synagogue d’Aix-en-Provence, ainsi que José de Bérys, Francine Bloch (qui demande au musicien, en 1961, de devenir le premier président de la Société des amis de la Phonothèque nationale de France et établit sa phonographie), Marcel Dassault et Pierre Vidal-Naquet.

Darius Milhaud est l’unique fils d’un banquier d'Aix et d’une mère née à Marseille. Ses parents sont musiciens amateurs. Son père fonde la Société Musicale d’Aix-en-Provence, et sa mère connaît bien les chants religieux. Darius montre des dons précoces, tout d’abord pour le violon et la composition. À 17 ans, en 1909, il va à Paris pour étudier au Conservatoire de musique et de déclamation, jusqu’en 1915. Ses professeurs sont Xavier Leroux en harmonie, André Gedalge pour le contrepoint, Charles-Marie Widor pour la composition et surtout Paul Dukas pour l'orchestration.

Ces années sont l’occasion de multiples rencontres sur le plan musical et littéraire : il se lie d’amitié avec les musiciens Georges Auric et Arthur Honegger, et avec le poète Léo Latil, tué en 1915 lors de la Première Guerre mondiale. Il fait également la connaissance de Francis Jammes et de Paul Claudel en 1912, auteurs dont il met les textes en musique. Sa rencontre avec André Gide exerce aussi une influence importante.

Atteint de rhumatismes, Darius Milhaud est réformé. Il compose dans ces années des musiques de scène, notamment sur la trilogie Orestie d’Eschyle, traduite par Claudel. Il recourt alors à la polytonalité, ce qui reste comme l’une des caractéristiques principales de sa musique. Cette amitié entre les deux artistes évolue dans le sens d’une collaboration : Claudel, nommé ministre plénipotentiaire à Rio de Janeiro, propose à Milhaud de devenir son secrétaire. Milhaud accepte. Il s’enthousiasme alors pour les musiques sud-américaines, qu’il insère dans les ballets L'Homme et son désir (1918-1921) et Le Bœuf sur le toit (1919-1920), ainsi que dans la suite de danses Saudades do Brasil (1920-1921).

De retour à Paris, il est associé par le critique Henri Collet au Groupe des Six. Le mentor de toute cette équipe est l'écrivain et graphiste Jean Cocteau. Fort de cette association, avec laquelle il écrit notamment la musique des Mariés de la Tour Eiffel (1921), unique œuvre collective du Groupe des Six, sur un argument de Cocteau, Milhaud est également reconnu dans le milieu parisien pour ses œuvres de jeunesse imprégnées d’influences sud-américaines.

Il officie en tant que chef d’orchestre, critique musical, ou même conférencier, et voyage abondamment, notamment à Londres en 1920, et aux États-Unis en 1922, où il découvre les rythmes du jazz qui vont profondément l’influencer pour son ballet La Création du monde (1923) . Il continue à écrire plusieurs opéras sur des livrets de ses amis : Le Pauvre Matelot en 1926 sur un texte de Cocteau, et Christophe Colomb en 1930 sur un texte de Claudel. Il s’intéresse également au cinéma et compose pour le cinéma. Toutefois, ses compositions jouissent d’un succès mitigé, et son opéra Maximilien (1932) est accueilli fraîchement à l’Opéra Garnier.

Parallèlement, sa vie sentimentale est comblée par son mariage (le 2 mai 1925) avec Madeleine Milhaud, une cousine actrice, qui lui donna en 1930 un fils, Daniel, qui devint artiste-peintre (décédé à Pietrasanta en octobre 2014).

En 1936, il est membre de la rédaction du journal communiste Ce soir, pour lequel il s'occupe de la musique.

Sa production reste très abondante jusqu’au début de la Seconde Guerre mondiale, date à laquelle il doit fuir la France occupée, cumulant l'« inscription sur deux listes de proscription : comme juif et comme compositeur d'art dégénéré ». En 1940, il part pour les États-Unis, où le chef d'orchestre Pierre Monteux l'aide à trouver un poste de professeur de composition au Mills College d’Oakland (Californie). Milhaud y a notamment comme élèves le pianiste de jazz Dave Brubeck, le compositeur de variétés Burt Bacharach, et les fondateurs du minimalisme américain, Steve Reich et Philip Glass.

Après la guerre, il retourne en France en 1947 et se voit offrir un poste de professeur de composition au Conservatoire national de musique à Paris, en alternance avec Jean Rivier, qui compte parmi ses élèves de futurs talents tels Georges Delerue. Il alterne alors son activité de professeur entre Paris et les États-Unis, continuant à enseigner à Oakland jusqu'en 1971, ainsi qu'à l’Académie musicale d’été d’Aspen (Colorado), et dans divers établissements américains. Malgré une santé de plus en plus fragile (des rhumatismes le font beaucoup souffrir), le compositeur reste donc un infatigable voyageur, même si son activité créatrice est ralentie.

Sa carrière est couronnée en 1971 par un fauteuil à l’Académie des Beaux-Arts. Il s’éteint le 22 juin 1974 à Genève, à l’âge de 81 ans. Sa femme, Madeleine Milhaud, lui survit plus de trente ans. Elle est décédée le 17 janvier 2008, dans sa 106e année, et est enterrée aux côtés de son mari, à Aix-en-Provence.

Lotte de Beer et ses propres règles

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Lotte de Beer prend jeudi la direction de l'Opéra populaire de Vienne, devenant la première femme à occuper cette fonction dans un milieu qu'elle juge encore dominé par le «patriarcat». Née aux Pays-Bas, cette remarquable directrice d'opéra âgée de 41 ans a été primée comme révélation par les International Opera Awards en 2015. Elle est invitée depuis par les grandes scènes européennes.

Artiste expérimentale, elle souhaite «créer des liens avec le jeune public», selon un entretien accordé à l'AFP en 2021 et dit se sentir paradoxalement «plus marginalisée» à mesure qu'elle prend de l'importance dans le paysage lyrique.

Sa désignation pour cinq ans au Volksoper par la secrétaire d'État écologiste à la culture Andrea Mayer est d'autant plus importante à ses yeux qu'elle pourra «y établir ses propres règles». Elle entend adapter la programmation aux «temps qui changent»«Quand les temps sont bons, l'art devrait secouer les gens et les réveiller», explique-t-elle sur le site internet de l'institution. «Mais quand les choses deviennent sombres et incertaines autour de nous, peut-être vaut-il mieux divertir», ajoute-t-elle, en entendant briser les barrières entre opéra, opérette et comédie musicale. L'Opéra populaire viennois a été repeint en rose pour signaler le changement aux passants et inviter les spectateurs à voir la vie en rose le temps d'une représentation.

Lotte de Beer compte mettre en scène elle-même plusieurs projets par an et entrelacera à l'automne deux œuvres de Tchaïkovski, l'opéra Iolanta et le ballet Casse-Noisette, pour en faire une seule histoire. Inauguré en 1898 à l'occasion du 50e anniversaire de l'accession au trône de l'empereur François-Joseph 1er, le Volksoper est destiné à attirer un public plus populaire que l'Opéra national de Vienne (Staatsoper).

Il aura vu passer à sa tête 23 directeurs en 124 ans, dont le baryton Ioan Holender. Lotte de Beer succède au comédien allemand Robert Meyer, resté quinze ans à la tête de l'institution, un record.

José Luis Basso, nouveau chef du Chœur du Teatro Real

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L'Argentin José Luis Basso sera, à partir de la saison 23-24, le nouveau chef du Coro Titular del Teatro Real, poste occupé jusqu'alors par Andrés Máspero, également de Buenos Aires, qui occupe cette fonction depuis 2010. Le nouveau chef du Coro Titular del Real, qui était depuis 2009 le Coro Intermezzo, dirige actuellement le Coro del Teatro di San Carlo à Naples.

Au cours de sa carrière, Basso a abordé un très large répertoire, alternant régulièrement entre le concert, l'oratorio et l'opéra. Il a dirigé les chœurs du Liceu et de l'Opéra National de Paris, entre autres, et a participé à de grands festivals d'opéra. L'Argentin, qui a reçu une formation musicale à Buenos Aires, où il a étudié le piano, la direction de chœur et d'orchestre, a commencé son activité en tant que chef de chœur au Teatro Argentino de La Plata où il a préparé des productions d'opéra et des concerts symphoniques-choraux. En 1989, il commence à travailler au Teatro Colón de Buenos Aires et dirige en même temps le chœur de l'Association wagnérienne jusqu'à ce que, en 1990, Romano Gandolfi, l'ancien directeur de la Scala de Milan, l'engage comme assistant au Liceu de Barcelone. En 1994, il est nommé chef du Coro del Teatro di San Carlo à Naples, donnant un nouveau dynamisme à l'ensemble, très apprécié dans Lohengrin et la Neuvième Symphonie de Beethoven. En 1996, il est convoqué par Zubin Mehta pour le Maggio Musicale Fiorentino, où il est particulièrement remarquable dans Parsifal, dirigé par Semyon Bychkov, et Turandot, dirigé par Mehta lui-même. En 2000, il a reçu le prix Ina Assitalia Galileo pour son travail dans ce colisée. Il a été directeur de chœur et consultant artistique au Gran Teatre del Liceu de 2004 à 2014, date à laquelle il a été nommé directeur de chœur de l'Opéra National de Paris. Au cours des sept saisons suivantes, Basso a remporté un grand succès auprès du public et de la critique, notamment avec Moses und Aron, Don Carlo, Samson et Dalila et Die Meistersinger von Nürnberg.

Basso a régulièrement participé à des festivals espagnols tels que le Festival international Castell de Peralada, le Festival international de Santander et le Festival international de musique et de danse de Grenade. Il a enregistré plusieurs opéras pour Decca et Philips, dont Turandot, La Bohème, Aroldo et Tosca. En 2003, elle a reçu un Grammy Award avec le Coro del Maggio Musicale Fiorentino pour l'album Bel Canto de Renée Flemming.

Promesses à Munich

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La vénérable Frauenkirche a nommé un nouvel organiste et directeur de la musique.
Il s'appelle Ruben Sturm, il a 43 ans et il travaillait jusqu'à présent à Rottenburg.

Mais il aime faire les choses différemment. Pour son audition à Munich, il a commandé une nouvelle œuvre pour orgue et, lors de son entretien, il a annoncé que lui et sa femme Kirsten prévoyaient d'ouvrir les portes de la cathédrale les après-midi de semaine pour inciter les passants à entrer pour un récital d'orgue à deux.

Deux grands chefs de retour à Bayreuth

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Fin de la direction musicale de Christian Thielemann à Bayreuth.
Deux "nouveaux" chefs ont été annoncés : il s'agit de Semyon Bychkov qui dirigera un nouveau Tristan en 2024 et de Daniele Gatti qui se chargera des Meistersinger l'année suivante.
Mais  Thielemann "a été invité" à diriger un Parsifal "à réalité augmentée" en 2025 et 2026.

Ces deux musiciens sont connus des wagnérophiles pour y  avoir déjà dirigé Parsifal.