Le Journal

Le chef Alex Prior quitte Edmonton

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Le chef Alex Prior quittera l’orchestre à la fin de son contrat de cinq ans pour rejoindre Erfurt (Allemagne) et son nouveau poste de directeur musical de la compagnie Theater Erfurt Opera et de l’Orchestre Philharmonique d’Erfurt associé.

Prior ouvrira la saison d’opéra à Erfurt en octobre 2022 avec Elektra de Strauss, avec des plans pour le Ring de Wagner. Pour son concert d’ouverture, il dirigera la Symphonie n° 7 de Bruckner.

D'autres engagements aussi : à l’Orchestre de la NDR Elbphilharmonie, l’Orchestre d’État de Bavière, l’Orchestre Symphonique de Hambourg et l’Orchestre Symphonique de Detroit.

Diplômé du Conservatoire deSaint-Pétersbourg, Prior a été chef d’orchestre au Tanglewood Music Center et au Aspen Music Festival. Parmi ses mentors, Thomas Dausgaard, Robert Spano, Michael Tilson Thomas, Andrew Manze et Nicholas McGegan.

En tant que compositeur, le ballet de Prior Mowgli a été commandé par le Ballet d’État de Moscou et créé en 2008 au Théâtre du Kremlin. En 2020, son opéra Chant du cygne a été créé au Canada.

Un Belge en Finale du Concours de direction à Rotterdam

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Ouvert aux chefs d’orchestre internationaux âgés de 23 à 35 ans, le lauréat du Grand Prix recevra 15 000 €.
Chaque lauréat aura la possibilité de diriger l’Orchestre Philharmonique de Rotterdam, le Chœur Symphonique de Rotterdam, le Sinfonia Rotterdam, l’Ensemble Doelen et l’Orchestre du 18e siècle.

Les finalistes sont :

- Carlos Ágreda (Colombie)
- Bertie Baigent (Royaume-Uni)
- Martijn Dendievel (Belgique)
- Chloe Rooke (Royaume-Uni)
- Joel Sandelson (Royaume-Uni)
- Luis Toro Araya (Chili)

Concours "Toti Dal Monte", 50e édition

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Les candidats sont au nombre de 74, de 12 pays différents, âgés de 19 à 32 ans, pour participer à la 50e édition du Concours International de chant lyrique "Toti Dal Monte", qui se tiendra au théâtre municipal "Mario Del Monaco" de Trévise du 6 au 11 juin.
L'oeuvre imposée est I Capuleti e i Montecchi de Bellini, l'opéra qui sera joué au cours des prochaines saisons aux théâtres de Trévise, Padoue et Rovigo, ainsi que du Teatro Pergolesi de Jesi. Les rôles en compétition sont Giulietta (soprano), Roméo (mezzo-soprano), Tebaldo (ténor), Lorenzo (ténor ou basse) et Capellio, le père de Giulietta (basse). Les candidats devront passer une épreuve éliminatoire, à huis clos, qui sera suivie d'une demi-finale, également à huis clos, et de l'épreuve finale lors de la soirée ouverte au public avec une lecture de l'opéra, accompagnés par l'Orchestra Regionale Filarmonia Veneta.
le concours "Toti Dal Monte" a été le premier en Italie à offrir aux lauréats la possibilité de faire leurs débuts sur scène en tant qu'interprètes d'un opéra différent chaque année. Fondé en 1969 à l'initiative d'Antonio Mazzarolli, longtemps maire de la ville de Vénétie, il a croisé, au cours de ses 50 ans d'existence, pas moins de 260 chanteurs, dont la moitié n'étaient pas italiens, et dont beaucoup ont ensuite entamé des carrières internationales. Il s'agit notamment de Ghena Dimitrova, Mariella Devia, Sara Mingardo, Ferruccio Furlanetto, Alessandro Corbelli et Ildebrando D'Arcangelo.

Le jury international, présidé par Giorgio Benati, est composé de Massimo Ongaro, Evamaria Wieser, Alessandro Di Gloria, Stefano Pace, Renate H. Kupfer, Roberto Scandiuzzi et des trois directeurs des théâtres de Trévise, Padoue et Rovigo, à savoir Stefano Canazza, Federico Faggion et Luigi Puxeddu. Outre les Prix par catégorie, la finale déterminera la remise de deux prix spéciaux : une bourse "Toti Dal Monte" d'une valeur de 1 500 euros à la soprano la plus jeune et la plus méritante, et une seconde bourse "Paolo Silveri" au meilleur ténor (1 000 euros et un concert).

Pour célébrer l'importante étape de la 50e édition du concours, une série d'initiatives collatérales sont organisées, esentiellement des expositions.

 

Laurent Pelly pour les Meistersinger

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C'est à Laurent Pelly que sera confiée la nouvelle production des Meistersinger de Nürnberg au Teatro Real de Madrid en avril 2024. Avec Gerald Finley et Leigh Melrose dans les rôles de Hans Sachs et Beckmesser.

Salzbourg 2023

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Andris Nelsons dirigera la nouvelle production de Tannhaüser au Festival de Pâques de Salzbourg en 2023.

Le prix musical Ernst von Siemens à Olga Neuwirth

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La compositrice autrichienne Olga Neuwirth a été récompensée par le Prix musical Ernst von Siemens. Olga Neuwirth a reçu le prix, doté de 250.000 euros et comptant parmi les plus importantes distinctions dans le domaine de la musique jeudi soir au Prinzregententheater de Munich.

Le langage sonore unique de Neuwirth, qui transcende toutes les frontières entre les genres, est essentiellement dû à son ouverture impitoyable envers les autres formes d'art [...] Elle donne un nouveau visage à la musique contemporaine et n'a pas peur de prendre position ou de dénoncer les abus. Sur le plan musical, son langage sonore dépasse les frontières des genres et le recours à d'autres médias et formes d'art témoigne de l'ouverture d'esprit de Neuwirth.

Olga Neuwirth est née le 4 août 1968 à Graz (Autriche). Elle compte parmi les personnalités les plus importantes de la composition contemporaine.

Rachel Portman mise à l'honneur à Zurich

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La compositrice britannique Rachel Portman reçoit le Career Achievement Award dans le cadre du Festival du film de Zurich (ZFF). Ce prix est décerné chaque année à des professionnels du cinéma. La cérémonie de remise aura lieu fin septembre à la Tonhalle de Zurich.

Rachel Portman est née en 1960 à Haslemere en Angleterre. Enfant, elle a commencé à composer et à jouer de plusieurs instruments avant d'étudier la musique classique, l'orchestration et la composition au Worcester College de l'Université d'Oxford.
Elle a écrit sa première musique de film en 1982 pour le film étudiant Privileged.
Après ses études, elle a travaillé dans le département des fictions télévisées de la BBC Channel 4. En 1997, elle a reçu l'Oscar de la meilleure musique de film pour Emma, devenant ainsi la première femme à remporter un Academy Award dans cette catégorie. Elle a été nominée deux autres fois pour ce prix.
En 2015, elle a remporté un Primetime Emmy Award pour le film Bessie.
Outre son travail dans la musique de film, Portman a déjà composé un opéra. Cette transposition du Petit Prince d'Antoine de Saint-Exupéry a été créée en 2003 à Houston.

Marion Cotillard au Teatro Real

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Du 7 au 17 juin, le Teatro Real de Madrid offrira 8 représentations d'une nouvelle coproduction avec l'Opéra de Francfort : l'oratorio dramatique Jeanne d'Arc au bûcher d'Arthur Honegger (1892-1955), sur un livret de l'écrivain Paul Claudel (1868-1955) dans une dramaturgie et une mise en scène d'Àlex Ollé. La soirée est attrayante avec l'actrice française Marion Cotillard qui incarne Jeanne d'Arc et partagera la scène avec l'autre grand protagoniste de la production, le chef d'orchestre espagnol Juanjo Mena, qui fait ses débuts dans la fosse d'orchestre du Teatro Real.

 

Gianandrea Noseda reste à Washington

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Le chef d'orchestre italien Gianandrea Noseda (58 ans) a prolongé son contrat de directeur musical du National Symphony Orchestra de Washington de deux ans, jusqu'à la saison 2026-27.

Noseda, qui en est à sa cinquième saison en tant que directeur musical, a été nommé septième directeur musical du NSO en 2016. Il a été premier chef invité au Théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg et à l'Orchestre Philharmonique d'Israël, et directeur musical du BBC Philharmonic de Manchester et du Teatro Regio de Turin.
Depuis septembre, il est à la tête de l'Opéra de Zurich.

André Cluytens, 55 ans

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Le chef André Cluytens, né le  à Anvers et décédé le  (à 62 ans) à Neuilly-sur-Seine, est une figure marquante de la vie musicale française des années 1950 et 1960. Il est particulièrement reconnu pour ses interprétations de la musique symphonique française (Berlioz, Franck, Ravel), du répertoire russe (Borodine, Rimski-Korsakov, Moussorgski, Chostakovitch) et du répertoire germanique (Beethoven, Wagner).

Son père, Alfons Cluytens, était directeur d'opéra et chef d'orchestre à Anvers, sa mère cantatrice. Le jeune Augustin (futur André) effectue ses études au Conservatoire royal d'Anvers, devient chef de chœur dans sa ville natale et pense s’orienter vers une carrière de pianiste, répétiteur et chef de chant à l'opéra. Ses racines sont flamandes mais il est attiré par la culture française. Dès 1926, il épouse une jeune cantatrice du Théâtre royal français. En 1927, en remplacement de son père, il est amené à diriger les Pêcheurs de perles de Bizet et s’oriente alors vers la carrière de chef d’orchestre. Il donne la création belge de Salomé de Richard Strauss. Cluytens part en France à partir de 1932 et dirige au théâtre du Capitole de Toulouse, à l’opéra de Lyon, à Bordeaux et Vichy…

Naturalisé français dès 1939 (quelques semaines avant le début de la guerre), il adopte à cette occasion le prénom d'André. Sa carrière rapide pendant le régime de Vichy et l'occupation le rendent suspect à la Libération. Il est blanchi le . Directeur du Théâtre national de l'Opéra comique de 1946 à 1953, il dirige l’orchestre de la Société des concerts du Conservatoire dès 1942 et s'y produit régulièrement à partir de 1946, en particulier lors de tournées en France et à l’étranger. Cluytens succède en 1949 à Charles Munch (parti aux États-Unis) au poste de vice-président chef d’orchestre. L'intransigeance du nouveau patron irrite d'abord les musiciens : il est intraitable sur le nombre de répétitions et la présence continue des instrumentistes, qui avaient l'habitude de cachetonner dans d'autres orchestres. Mais les résultats sont là et l'orchestre lui sera fidèle jusqu'à la fin. Il dirige également au Théâtre national de l’Opéra, notamment Tannhäuser (1963) et Salome (1964), avec Anja Silja, dans les mises en scène de Wieland Wagner. Dans les années 1950, il dirige très régulièrement l’Orchestre National de la RDF puis de la RTF, en particulier lors de tournées en Allemagne en 1957, en Union soviétique en 1959 et au Moyen-Orient et en Europe orientale en 1960.

Animant le centre musical de la France, il est appelé à la tête des orchestres les plus prestigieux d'Europe et du monde. Cluytens se produit régulièrement à la tête de l'Orchestre Philharmonique de Berlin de 1952 à 1966 tant pour le disque que le concert. Mais ce sont les hauts lieux de l'opéra européen qui lui donnent la consécration suprême : Bayreuth, Vienne (où il débute avec Tristan), Milan (La Scala lui confiant la Tétralogie)…

En 1955, il est le premier chef français à se produire au Festival de Bayreuth, où il dirige Tannhäuser, remplaçant au pied levé Eugen Jochum. Il reviendra à Bayreuth les années suivantes, dirigeant Les Maîtres Chanteurs de Nuremberg de 1956 à 1958 dans la célèbre mise en scène de Wieland Wagner typique du nouveau Bayreuth, Parsifal en 1957, et Lohengrin en 1958, également à l’occasion d’une nouvelle mise en scène de Wieland Wagner. L’enthousiasme du public dès 1955 permet à Cluytens de revenir saluer seul, ce qu’une tradition prohibait à Bayreuth.

En 1956, il codirige avec Carl Schuricht la première tournée de l’Orchestre Philharmonique de Vienne aux États-Unis, deux ans après la disparition de Wilhelm Furtwängler et un an après celle d’Erich Kleiber qui devait initialement diriger la tournée. Le public américain se montre très réservé en raison de l’attitude de l’Autriche avant et pendant la Seconde Guerre mondiale. En , il dirige un cycle de concerts à la tête de l’Orchestre Philharmonique de New York, et dirige à cette occasion la Première Symphonie d’Henri Dutilleux. Ce cycle de concerts a été radiodiffusé par CBS. Entre 1957 et 1960, il enregistre avec l’Orchestre Philharmonique de Berlin une intégrale des symphonies de Beethoven, la première dirigée par un chef français et la première interprétée en studio par un orchestre germanique.

En 1960, Cluytens revient en Belgique : il est nommé directeur de l’Orchestre National de Belgique, qui est alors réorganisé pour devenir l’orchestre officiel à Bruxelles. Le Maître consacre alors une grande partie de son temps à l'orchestre qu'il porte à un niveau international et emmène en tournées en Europe et dans le monde. Cluytens conserve néanmoins des liens privilégiés avec l’orchestre de la Société des concerts du Conservatoire, qu’il dirige lors d’une série de concerts au Japon en avril et mai 1964  -l’ultime tournée de l’orchestre- et lors d’un cycle consacré à Beethoven au Théâtre des Champs-Élysées à l’automne 1964 et avec lequel il continue à enregistrer Ravel, Debussy, Roussel, Berlioz…

Cluytens retourne au Festival de Bayreuth en 1965 pour diriger Parsifal, où il succède à Hans Knappertsbusch sur la recommandation de ce dernier, et Tannhäuser. Fait sans précédent à Bayreuth, le public applaudit entre les actes de Parsifal !

Atteint d'un cancer durant l’hiver 1965–1966, il doit arrêter de diriger une première fois. La maladie remonte vraisemblablement au début des années 1960 : première alerte en 1961 aux États-Unis alors qu'il dirige l'Orchestre Symphonique de Chicago (festival de Ravinia). Il peut remonter au pupitre en septembre 1966. La maladie interrompt définitivement son activité en avril 1967 : dernier concert à Stuttgart le  à la tête de l'Orchestre National de Belgique, le concert s'achevant par Les tableaux d'une exposition. La critique allemande, enthousiaste, parle d'un véritable pandémonium sonore. Il devait faire ses débuts au Metropolitan Opera de New York peu de temps après.

André Cluytens meurt le . Il habitait dans le Val d'Oise, à Montmorency, où il est enterré avec sa femme Germaine et son fils unique Michel, décédé en 1969 dans un accident de voiture.