Le Journal

Une première pour les Variations Goldberg

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On est habitué à entendre les Variations Goldberg sur maints instruments : piano, clavecin, clavecin-luth, pianoforte, orgue, accordéon, viole de gambe, harpe, guitare, marimba, consort de violes, trio ou quatuor à cordes, quintette de saxophones, quatuor de contrebasses, ensemble de chambre, ensemble de bassons, koto (chordophone japonais à treize cordes)...

La semaine dernière est paru l'enregistrement d'une nouvelle version : la première lecture pour violon solo (violon baroque, bien sûr). Son auteur est un musicien espagnol qui vit à Londres depuis des années,  Jorge Jiménez. Le CD est publié par le label Pan Classics et a été enregistré en novembre 2019, juste avant le confinement.

Nouveau chef à Buenos Aires

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Le Teatro Colon a choisi le chef britannique Jan Latham-Koenig pour prochain directeur musical. Il prend ses fonctions dès maintenant.

Jan Latham-Koenig, 68 ans, a dirigé par le passé le Teatro Massimo di Palermo et l'Orchestre Philharmonique et Opéra de Strasbourg. Il est actuellement à la tête de l'Orquesta Filarmónica de la UNAM, à Mexico.

Jean Françaix, 110 ans

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Le compositeur français Jean Françaix, surnommé "le jeune Ravel", était également un virtuose du piano mais se consacrait principalement à la composition.
Son œuvre est très variée et comprend des œuvres orchestrales, de la musique vocale, des opéras, des ballets, des musiques de films pour douze films ainsi que de la musique de chambre. Il a particulièrement composé pour les instruments à vent, comme par exemple Neuf pièces caractéristiques pour dix vents.
Ses œuvres sont originales et amusantes et se distinguent par leur élégance, leur inventivité et leur raffinement rythmique. Son objectif était de composer de la "musique pour faire plaisir", ce qu'il a réussi à faire.
Il est né le 23 mai 1912 au Mans dans une famille de musiciens. Son père était directeur du Conservatoire du Mans, musicologue, compositeur et pianiste, sa mère était professeur de chant. Il fut l'élève de Nadia Boulanger et remporta à 18 ans le prix de piano du Conservatoire de Paris.
À 20 ans, il composait déjà son œuvre la plus importante, Concertino pour piano, qui lui valut une grande reconnaissance en tant que compositeur. Parmi ses œuvres vocales les plus importantes figurent l'oratorio L'Apocalypse de Saint-Jean et la cantate La Déploration de Tonton (chien fidèle) pour mezzo-soprano et orchestre à cordes. Ses œuvres pour clavier les plus connues sont Insectarium pour clavecin, Huit danses exotiques pour deux pianos, Marche solennelle pour orgue et sa Sonate pour piano.
Jean Françaix est décédé le 25 septembre 1997 à Paris.

Concours Reine Elisabeth, les 12 finalistes

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Après sa sœur Sylvia, violoniste, il y a trois ans, la violoncelliste Stéphanie Huang est la seule Belge à atteindre la finale du Concours Reine Elisabeth pour violoncelle.

Les douze finalistes (dont trois femmes) sont

- Taeguk Mun, Hayoung Choi, Woochan Jeong et Sul Yoon (Corée)
- Yibai Chen (Chine)
- Petar Pejčić (Serbie)
- Oleksiy Shadrin, (Ukraine)
- Marcel Johannes Kits (Estonie)
- Jeremias Fliedl (Autriche)
- Bryan Cheng (Canada)
- Samuel Niederhauser (Suisse)
- Stéphanie Huang (Belgique)

Chaque soir, du lundi 30 mai au samedi 4 juin, deux des douze finalistes seront accompagnés par le Brussels Philharmonic sous la direction de Stéphane Denève, au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles.

Ils interpréteront chacun un concerto de leur choix et l'œuvre imposée de Jörg Widmann, composée spécialement pour cette session.
Les candidats reçoivent cette œuvre le jour de leur entrée à la Chapelle Musicale. Ils ont donc une semaine pour l'étudier, sans aide extérieure. La pièce imposée sera interprétée en première mondiale le 30 mai à 20h. Une audition en avant-première d'un enregistrement de la pièce en présence du compositeur aura lieu au Palais des Beaux-Arts le 30 mai à 18h15. Contactez-nous si vous désirez y assister et rencontrer le compositeur.

La proclamation aura lieu le samedi 4 juin vers minuit, après la prestation du dernier finaliste. Les portes du Palais des Beaux-Arts seront ouvertes à tous pour la proclamation.

 Diffusion en direct sur le site du Concours, sur Musiq3, La Trois et Auvio.

Le Heidelberger Künstlerinnenpreis à la compositrice iranienne Farzia Fallah

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Le Prix 2023 pour les femmes artistes est attribué à la compositrice iranienne Farzia Fallah. Le prix lui sera décerné en février prochain. A cette occasion, la jeune femme de 42 ans a composé une œuvre qui sera créée par l'Orchestre Philharmonique de Heidelberg sous la direction de Karsten Januschke.
Le directeur musical Elias Grandy a rendu hommage à Fallah, qui compose sans ostentation mais avec virtuosité. Le langage sonore de cette native de Téhéran évolue entre le silence et le son, le flux et l'immobilité.

L'artiste, qui vit à Cologne, a déjà été "Composer in Residence" des Archives Frau und Musik à Francfort-sur-le-Main et a été honorée cette année par la distinction du Forum des jeunes compositeurs de l'Académie bavaroise des Beaux-Arts. Ses œuvres sont interprétées par des ensembles tels que l'Ensemble Aventure ou l'Ensemble Recherche. Sa musique est représentée au Acht Brücken Festival de Cologne, à l'Aldebourgh Festival de Londres ou à Klang Copenhague.

Le prix Heidelberger Künstlerinnenpreis, créé en 1987, est décerné exclusivement à des compositrices. Il a ainsi été décerné à Sofia Gubaidulina (1991), Olga Neuwirth (2008), Iris ter Schiphorst (2015),...

Le Prix Carl von Ossietzky à Igor Levit

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Le pianiste et activiste Igor Levit (35 ans) recevra à la mi-décembre le Prix Carl von Ossietzky doté de 10.000 euros. C'est ce qu'a fait savoir la ville d'Oldenbourg : Avec sa voix de musicien et d'homme qui pense, parle et agit politiquement, Igor Levit touche des personnes de différentes générations et les sensibilise à l'urgence d'un engagement courageux dans la société civile.

Le prix Carl von Ossietzky pour l'histoire contemporaine et la politique est décerné tous les deux ans en hommage au prix Nobel de la paix Carl von Ossietzky (1889-1938). Il a été lancé en 1981 et décerné pour la première fois en 1984. Le jury est composé de l'historienne Dagmar Freist, du journaliste et ancien directeur de la maison de radio du Schleswig-Holstein Friedrich-Wilhelm Kramer, du journaliste et ancien présentateur du Tagesthemen Thomas Roth ainsi que de l'historien Martin Sabrow, Senior Fellow au Leibniz-Zentrum für Zeithistorische Forschung.

Igor Levit, né en 1987 à Nijni Novgorod, s'est produit en public en tant que pianiste dès l'âge de quatre ans. Il s'est installé en Allemagne avec sa famille à l'âge de huit ans. À partir de 1999, il a étudié au Mozarteum de Salzbourg, puis à la Hochschule für Musik, Theater und Medien de Hanovre jusqu'en 2010. Parmi ses professeurs figurent Karl-Heinz Kämmerling, Matti Raekallio, Bernd Goetzke, Lajos Rovatkay et Hans Leygraf.
En 2005, il a été le plus jeune participant au Concours international Arthur Rubinstein de Tel Aviv où il a remporté la Médaille d'Argent et le Prix duPublic.
Il donne des concerts internationaux avec des orchestres de premier plan et a notamment collaboré avec les chefs d'orchestre Christian Thielemann, Kirill Petrenko, Thomas Hengelbrock et Fabio Luisi. En trio avec piano, il joue avec Maxim Vengerov et Alisa Weilerstein. Depuis 2019, il est également professeur de piano à la Musikhochschule de Hanovre.

Cecilia Bartoli, nouvelle présidente d'Europa Nostra

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Le 20 mai 2022, l'assemblée générale d'Europa Nostra, la voix européenne de la société civile engagée en faveur du patrimoine culturel et naturel, a décidé à l'unanimité de nommer Cecilia Bartoli nouvelle présidente de l'organisation pour un mandat initial de cinq ans. Europa Nostra est le réseau patrimonial le plus important et le plus représentatif d'Europe. Il travaille en étroite collaboration avec l'Union européenne, le Conseil de l'Europe, l'UNESCO et d'autres organismes internationaux.

Hermann Parzinger, président exécutif d'Europa Nostra, a exprimé la fierté des membres d'Europa Nostra : Nous n'aurions pas pu trouver un meilleur successeur que notre président sortant, Plácido Domingo, pour nous aider à porter Europa Nostra vers de nouveaux sommets. [...] Son originalité et son audace artistiques, sa volonté d'associer l'art à l'imagination, la créativité à la recherche scientifique, la tradition à l'innovation, son travail inlassable et son professionnalisme en tant que chanteuse et directrice artistique, sa passion pour le patrimoine culturel inestimable de l'Europe, matériel et immatériel, et, bien sûr, sa personnalité chaleureuse et charismatique. Avec toutes ces qualités, Cecilia Bartoli sera une lumière brillante qui guidera et inspirera notre action, axée sur la recherche d'un avenir plus durable, inclusif, beau et pacifique pour notre Europe..

Pagliacci, 130 ans

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Pagliacci (Paillasse)opéra italien en deux actes de Ruggero Leoncavallo, fut créé le  au Teatro Dal Verme à Milan.

Pagliacci s'est rendu célèbre par la mise en abyme de son action dramatique, ainsi que par son manifeste -exposé par l'un des personnages lors d'un Prologue, où l'auteur appelle à rapprocher fiction et réalité, jusqu'à ne plus savoir distinguer l'une de l'autre. Servi par une musique passionnée et un sens aigu du drame, il illustre parfaitement l'esthétique vériste fondée sur l'évocation réaliste et directe de « tranches de vie ».
Il précède en cela certains aspects de l'œuvre de Giacomo Puccini que l'on associe souvent au vérisme, qui en a subi l'influence, mais en le dépassant.

Réactualisant la question du paradoxe sur le comédien, qu'illustre le fameux air Vesti la giubba (Mets la veste) dans lequel Canio, en plein désarroi juste avant la représentation fatale, exhorte son propre personnage à paraître joyeux sur scène (Ridi, Pagliaccio, e ognun applaudirà !), le rôle a été particulièrement prisé par de célèbres ténors, dont un des plus marquants fut au début du xxe siècle Enrico Caruso.

En raison de sa brièveté (environ 70 minutes) et d'une relative parenté, plus littéraire que musicale, il est souvent associé à un autre opéra vériste composé deux ans auparavant : Cavalleria rusticana de Pietro Mascagni (1890).

Décès de Jean-Philippe Vasseur

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Nous apprenons le décès à 76 ans de Jean-Philippe Vasseur, alto solo et membre fondateur, en 1991, de l’Orchestre des Champs-Elysées.
Né en 1946, formé au CNSMD de Paris, il a été membre
 de l’orchestre de l’Opéra de Paris. En 1980, il est nommé professeur au CNSMD de Lyon lors de la création de la seconde classe d’alto. Son initiation pratique aux instruments d’époque a débuté au sein de l’Orchestre de La Grande Ecurie et La Chambre du Roy de Jean-Claude Malgoire.

Jérôme Brunetière à l'Opéra de Toulon

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Jérôme Brunetière à été choisi pour succéder dès septembre prochain à Claude-Henri Bonnet, directeur de l’Opéra de Toulon depuis 2002. Il prendra ses fonctions en septembre 2022.

"Après un cursus à HEC Paris, Jérôme Brunetière décide de poursuivre des études musicales à Copenhague puis à Genève. Après avoir participé à de nombreuses productions lyriques du Grand Théâtre de Genève et de l’Opéra de Lausanne en tant que choriste, il rejoint en 2004 l’ Opéra National de Paris en tant que directeur commercial et marketing et accompagne les premières saisons de Gerard Mortier au Palais Garnier et à l’Opéra Bastille.
Il rejoint le Festival d’Aix en Provence en 2007 en tant que secrétaire général. Il mène le développement des publics du Festival et notamment la création des nouveaux services éducatifs et socio-artistiques consacrés à l’ouverture des activités du Festival aux publics les plus diversifiés.
En 2020, il crée la Scène Numérique du Festival pendant le confinement et pour garder le contact avec le public malgré l’annulation de l’édition en raison du Covid. Cette même année, Pierre Audi lui confie aussi la responsabilité de l’Académie du Festival, ainsi que de l’Orchestre des jeunes de la Méditerranée et le charge de la programmation de l'ensemble des concerts et des petites formes scéniques, qui sous l’appellation « théâtre musical », enrichissent la programmation au Festival.
En plus de ses responsabilités à Aix, il conseille de 2015 à 2017 le directeur d’ Opera Philadelphia, David Devan, pour la création du Festival O qui a repositionné Opera Philadelphia dans le paysage lyrique nord-américain. Il a également été de 2007 à 2013 membre du conseil d’administration d’Opera Europa.

Jérôme Brunetière saisira la période de transition que va vivre l’Opéra de Toulon, avec un hors les murs, puis un retour dans le bâtiment place de l’Opéra, ce qui « créé organiquement les conditions d’un changement ». Il défend un projet bâti sur « une vision : monter une nouvelle marche pour affirmer la place de Toulon sur l’échiquier de l’opéra et de la culture. Une progression qui se construira par l’excellence artistique, l’audace mais aussi par une attention permanente à l’adhésion du public au projet. Une vision large du public, ceux qui viennent et achètent des billets, mais aussi tous ceux vers qui l’Opéra doit aller. "