Le Journal

« Messe en ré mineur » d’Anton Bruckner, 160 ans

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La Messe no 1 en ré mineur, WAB 26 est une messe pour solistes, chœur mixte et orchestre et orgue.

Après avoir terminé ses huit années d'étude auprès de Sechter et de Kitzler, et composé quelques autres œuvres de moindre dimension, comme la Cantate festive (1862) et le Psaume 112 (1863), Bruckner composa sa première grande messe, la Messe en ré mineur, dont la composition fut achevée le 29 septembre 1864.

La première de la Messe, qui eut lieu dans l'ancienne Cathédrale de Linz le 20 novembre 1864, fut un succès. Le recensement du Linzer Zeitung chanta les louanges du potentiel symphonique du compositeur et classa la Messe en ré mineur dans les hautes sphères de la musique d'église.

Quatre semaines plus tard, le 18 décembre, une deuxième exécution eut lieu durant un « Concert spirituel » dans la Linzer Redoutensaal. Comme la Redoutensaal ne disposait pas d'un orgue, Bruckner composa une alternative pour instruments à vent (clarinettes et bassons) pour le court intermezzo de la partie centrale du Credo (manuscrit Mus.Hs. 3170). Le manuscrit autographe (Mus.Hs. 19423) et la partition d'orgue sont archivés à l'Österreichische Nationalbibliothek.

Bruckner a révisé l'œuvre en 1876 et, à nouveau, en 1881-1882. Les (petites) différences entre les versions concernent principalement des annotations d'articulation et de dynamique.

Anton G. Rubinstein, 130 ans

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Anton Grigorievitch Rubinstein, né le 28 novembre 1829 à Vikhvatinets (aujourd'hui nommé Ofatinți) et mort le 20 novembre 1894 à Peterhof, est un pianiste, compositeur et chef d'orchestre russe.

Né dans une famille juive, Anton Rubinstein apprend tôt le piano de sa mère et à l'âge de 9 ans devient élève du pianiste français Alexandre Villoing. Il donne sa première représentation publique à l'âge de 9 ans et quelque temps plus tard son professeur l'emmène dans une tournée artistique en Europe. Ces concerts ont beaucoup de succès à Paris où il rencontre Franz Liszt et Frédéric Chopin, à Londres, puis dans différentes villes de Norvège, Suède, Allemagne et Autriche. Une critique d'Alfred Julius Becher dans l'Allgemeine Wiener Musik-Zeitung en 1842 renforça la réputation du jeune pianiste : « Le petit Rubinstein est un véritable phénomène. Un tel degré de culture technique à même pas onze ans est un miracle (même si, bien sûr, il lui reste encore beaucoup à apprendre), et avec cette jeunesse, quelques années feront une énorme différence. D'ici là, à quoi ce garçon remarquable ne pourra-t-il pas jouer ? ».

En 1844, Anton, sa mère et son frère, Nikolaï Rubinstein, s'installent à Berlin où il étudie la composition et la théorie avec Siegfried Dehn. Il rencontre alors Felix Mendelssohn et Giacomo Meyerbeer qui le soutiennent. En 1846, il déménage à Vienne, où il enseigne, avant de retourner en Russie en 1848 où il travaille en tant que musicien chez la belle-sœur du Tsar, Elena Pavlovna.

Son premier grand opéra, Dmitri Donskoï, paraît en 1850, suivi par trois petits opéras sur les sujets des légendes populaires. En 1854, il fait une tournée en tant que pianiste, puis passe quelque temps à Nice avant de s'installer à Saint-Pétersbourg. Avec l'appui de la Grande-Duchesse Elena Pavlovna, il y fonde en 1859 la Société musicale russe et, trois ans plus tard, le Conservatoire de Saint-Pétersbourg, première école de musique de Russie. Il en devient professeur du piano et directeur, mais en 1871 quitte ses postes et continue ses tournées en tant que pianiste, chef d'orchestre et musicien de chambre notamment avec Henryk Wieniawski.
En 1868, alors qu'il allait venir à Paris, il commande à son ami Saint-Saens le 2e concerto de piano qu'il conduira, Saint-Saens étant au piano. À son retour en Russie il s'installe à Peterhof et devient de nouveau directeur du Conservatoire.
En 1885-1886 il donne des « Concerts historiques » à Saint-Pétersbourg, Moscou, Vienne, Paris, Londres, Leipzig, Dresde, Bruxelles, où il interprète presque toutes les œuvres majeures écrites pour piano, de François Couperin jusqu'aux compositeurs russes de la fin du XIXe siècle.

Anton Rubinstein meurt d'une maladie cardiaque. Il s'est senti toute sa vie comme un étranger : « Les Russes me qualifient d'Allemand, les Allemands de Russe, les juifs de chrétien et les chrétiens de juif. Les pianistes me considèrent comme un compositeur, les compositeurs comme un pianiste, les classiques comme un moderne, les modernes comme un réactionnaire. Ma conclusion est que je ne suis qu'un pitoyable individu ».

Anton Rubinstein est un compositeur particulièrement prolifique, ayant écrit pas moins de vingt opéras (notamment Le Démon, d'après un poème de Lermontov), cinq concertos pour piano, six symphonies ainsi que de nombreuses pièces pour piano, de la musique de chambre, deux concertos pour violoncelle et un pour violon, sans compter diverses autres œuvres orchestrales (parmi lesquelles on peut citer Don Quichotte).

La musique d'Anton Rubinstein n'a pas les consonances russes du Groupe des Cinq, elle développe au contraire des intonations européennes, ce qui lui vaudra une dispute avec Mili Balakirev ainsi qu'avec d'autres musiciens, qui estimaient que sa position au sein d'une école d'enseignement musical risquait d'être dommageable à la tradition musicale russe. Dans la bouche des nationalistes locaux, ses origines juives jouent contre lui et son frère. Paradoxalement, l'élève le plus célèbre d'Anton Rubinstein, Piotr Ilitch Tchaïkovski est devenu l'archétype du compositeur russe, en tout cas plus que beaucoup d'autres bien qu'il fût le plus occidentalisé.

Après la mort d'Anton Rubinstein, son œuvre commence à être oubliée, même si ses concertos pour piano restent au répertoire européen jusqu'à la Première Guerre mondiale et que diverses pièces sont régulièrement jouées en Russie. N'entrant dans aucune tradition musicale, et, peut-être, manquant d'originalité, la musique de Rubinstein n'a pu faire concurrence avec celle de ses contemporains dont la nouvelle école russe, tels Igor Stravinsky et Sergueï Prokofiev. Anton Rubinstein s'est constamment identifié avec la tradition musicale européenne conservatrice, loin des innovations d'un Richard Wagner ou d'autres compositeurs modernes. Mendelssohn est resté son idole sa vie durant, il jouait régulièrement son œuvre dans ses récitals. Sa propre musique contient des réminiscences de celle de Mendelssohn, Chopin ou de Schumann.

Son œuvre bénéficie d'un certain regain d'intérêt en Russie ainsi qu'à l'extérieur. Parmi ses pièces les plus connues, on peut citer son opéra Le Démon, son 4e Concerto pour piano ainsi que sa 2e Symphonie L'Océan.

 

Eugen Hildach, 175 ans

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Eugen Hildach ( Wittenberge , 20 novembre 1849 – Berlin , 27 juillet 1924 ) était un chanteur et compositeur allemand .

Eugen Gustav Gottfried Hildach était le fils d'un employé travaillant à la construction de la ligne ferroviaire Berlin-Hambourg. Il a grandi avec ses grands-parents à Berlin , son père est décédé tôt dans sa vie. Il a étudié l'architecture à Holzminden , mais s'est tourné vers le chant à l'âge de 24 ans. Sa voix de baryton a été formée par Mme Elisabeth Dreyschok.
Il épouse la mezzo-soprano Anna Schubert en 1878 et part vivre à Breslau . Ils devinrent tous deux professeurs au Conservatoire de Dresde en 1880 , après quoi ils entreprirent des tournées de concerts entre 1886 et 1904. Ils s'étaient déjà produits une fois à Helsinki en 1882 . Le 18 février 1891, le couple était dans la salle de concert Brødrene Hals . En 1893, le couple était de nouveau en Norvège ; le critique musical danois Ch. Hjerulf a recommandé d'assister au concert au Möllerops Festivitetslokale. Ils visiteraient la Scandinavie plusieurs fois. À partir de 1904, ils enseignèrent dans leur propre école de chant à Francfort-sur-le-Main . En 1909, Eugen Hildach est nommé professeur à Berlin. En 1924, il mourut de tuberculose dans un sanatorium de Berlin-Zehlendorf .

Nikolaus Zmeskáll, 265 ans

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Nikolaus Zmeskall von Domanovecz ( à Unterkubin, en Hongrie (aujourd'hui en Slovaquie) –  à Vienne) est un fonctionnaire et compositeur austro-hongrois, ami et dédicataire d'œuvres pour quatuor à cordes de Beethoven et Haydn.

Les Zmeskáll sont une famille de la petite noblesse, originaire de Silésie et de confession luthérienne, établie au comitat d'Árva dès le xvie siècle. Ferdinand Ier leur accorde le rang de barons.

Nikolaus perd son père très jeune et on ignore presque tout de sa jeunesse et son éducation. Zmeskall de 1784 à 1825 est fonctionnaire de la Chancellerie hongroise à la Cour de Vienne (aujourd'hui le bâtiment de l'Ambassade de Hongrie à Vienne)1. Il commence au bas de l'échelle en tant que comptable au paiement des salaires. Souffrant de rhumatismes, il prend congé dès 1822 pour se faire soigner à Carlsbad et Teplice, en vain. En 1825, sa main droite est paralysée et il ne peut plus marcher sans aide.

C'est l'un des amis proches et des plus fidèles de Ludwig van Beethoven dès 1793. Dès son arrivée à Vienne fin 1792, Beethoven est recommandé à Zmeskall. Ce dernier lui sert de guide pour aller chez Haydn, mais aussi chez les aristocrates : la Comtesse de Thun, les Lichnowsky, Razumovsky, Lobkowitz, van Swieten etc. qui restent dans l’histoire par les dédicaces de certaines grandes œuvres du musicien. Zmeskall était chargé de plusieurs tâches purement pratiques après du grand musicien, dont celle « d'approvisionner l'écritoire »5 (Beethoven n'a jamais su tailler la plume d'oie), de gérer la correspondance avec les éditeurs et autres hommes d'affaires, commander les perruques, quérir le médecin... et lui prête de petites sommes d'argent6. Mais leurs relations sont surtout fondées sur leur passion musicale, car Zmeskall joue lui-même du violoncelle en amateur et est bon pianiste. Vers 1820, la maladie l’empêche de fréquenter Beethoven, mais il assiste néanmoins à la création de la neuvième symphonie. Certains contemporains laissent des notes sur lui (lettres ou journaux de Teréz Brunszvik par exemple).

On dispose de 160 lettres ou billets de Beethoven à Zmeskall, parfois très drôles ou facétieux (dès 1798, souvent non datés) : Beethoven le nomme son « ami a très bon marché » ou « Très cher baron vidangeur », ou déforme ou joue sur son titre de baron ou sur son nom, « Zmeskall-Domanosvezique »

En tant que compositeur, il a laissé seize quatuors à cordes (dont le premier date de 17768) et d'autres pièces de musique de chambre9, jamais publiées. Des copies de quinze quatuors et d'un rondo pour piano sont conservées à la bibliothèque Gesellschaft der Musikfreunde de Vienne. Deux quatuors (en sol mineur et  majeur) étaient en préparation d'édition, mais le projet ne se réalisa pas.

Il est le dédicataire des quatuors à cordes opus 20 de Haydn (édition corrigée publiée chez Artaria, 1800) et du quatuor en fa mineur, op. 95 de Beethoven (1810/11, imprimé en 1816)10. Le duo en mi pour alto et violoncelle, Wo 32 (1795) sous-titré exactement : Duo pour deux paires de lunettes obligées7 [Mit zwei obligaten Augengläsen], est probablement écrit aussi pour lui. En outre, Anton Halm lui a dédié sa Sonate pour piano et violoncelle, op. 52 (vers 1824).

LA MONNAIE, MEILLEURE MAISON D’OPÉRA DE L'ANNÉE 2024

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Désormais, et pour un an, La Monnaie peut se proclamer meilleure maison d'opéra de 2024, a annoncé aujourd'hui à Berlin le jury des OPER ! AWARDS. La prestigieuse récompense sera officiellement remise le 21 février 2025 lors d'une véritable cérémonie de remise des prix à La Monnaie, la maison lauréate. Les lauréats des 19 autres catégories des OPER ! AWARDS seront annoncés lors de cette soirée festive.

« Sous la direction générale et artistique de Peter de Caluwe, l’opéra de Bruxelles La Monnaie exerce un attrait considérable et fait preuve d'une ouverture invitante qui rassemble artistes et public dans la maison d'opéra pour des performances créatives de haut niveau », a déclaréUlrichRuhnke, président du jury des OPER ! AWARDS. « La sélection, le niveau et l’esthétique des productions peuvent plus d'une fois être qualifiés de révolutionnaires et rendent l'opéra accessible aux jeunes générations. En même temps, le programme s'inscrit dans la mission globale d'une maison d'opéra contemporaine, qui est de s'adresser à la société et d'envoyer des signaux en faveur de la durabilité et de la promotion d'une culture accueillante. Depuis près de deux décennies et pour sa dernière saison, Peter de Caluwe a dirigé La Monnaie à un niveau constamment élevé et avec une créativité intacte - une exception dans le monde international de l'opéra qui mérite absolument d'être récompensée. Nous sommes donc plus que ravis d'honorer le Théâtre Royal de la Monnaie le 21 février 2025 en lui décernant l'OPER ! AWARD du 'Meilleur Opéra' ».

Peter de Caluwe, directeur général et artistique de La Monnaie :
« Ce prix de la meilleure maison d'opéra de l'année est un merveilleux couronnement du travail d’équipe qui s’effectue à tous les niveaux au sein de notre maison afin d’offrir, encore et toujours, une excellence à la pointe de la technologie. Il est satisfaisant de constater que La Monnaie, malgré son budget modeste dans le contexte international, continue à jouer régulièrement dans la cour des grands. Je suis fier de diriger cette maison pendant une longue période de succès. Le fait que ce prix me soit décerné lors de ma dernière saison est également pour moi une reconnaissance personnelle. Je suis extrêmement reconnaissant au prestigieux jury de journalistes professionnels, qui jugent tous de nombreux spectacles dans de nombreux pays, d'avoir honoré La Monnaie de ce titre. »

Les OPER ! AWARDS sont le seul prix international d'opéra décerné publiquement en Allemagne. Le prix est décerné chaque année lors d'un gala de remise des prix aux meilleurs interprètes et artistes du monde, sur scène et en dehors. Un jury de journalistes spécialisés décerne des prix dans 20 catégories. La période d'évaluation pour ces prix est l'année 2024.

 

 

 

 

ABAO Bilbao Opera présente pour la première fois « Il trittico » de Puccini dans son intégralité

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Le 23 novembre, l'ABAO Bilbao Opera présentera pour la première fois Il trittico de Puccini dans son intégralité, comprenant les titres Il tabarro, Suor Angelica et Gianni Schicchi. Les représentations, qui auront lieu à l'Euskalduna Bilbao, se dérouleront jusqu'au 2 décembre, la représentation du 29 novembre coïncidant avec le centenaire de la mort du compositeur.

La nouvelle production, signée par le metteur en scène Paco Azorín, réinterprète les trois œuvres dans un cadre conceptuel situé dans l'Europe de l'après-guerre de 1945, avec une scénographie dynamique et une approche critique des conflits humains. Azorín rend hommage au cinéma néoréaliste italien, en soulignant des thèmes universels tels que la jalousie et la violence (Il tabarro), la foi et la rédemption (Suor Angelica), et la cupidité et l'hypocrisie (Gianni Schicchi).

Dans la fosse, Pedro Halffter dirigera l'Orquesta Sinfónica de Navarra, accompagnant Carlos Álvarez, Ángeles Blancas et Marco Berti dans les rôles principaux d'Il tabarro. Suor Angelica sera interprétée par Chiara Isotton et Karita Mattila, tandis que Gianni Schicchi sera à nouveau interprété par Carlos Álvarez dans le rôle-titre, accompagné de Sofía Esparza et Ioan Hotea.

Giacomo Puccini à l’honneur au Centre culturel de Spa

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Le Centre culturel de Spa commémore, en co-production avec l’asbl Musique à Spa, le centième anniversaire de la mort de Giacomo Puccini, l’un des plus grands compositeurs d’opéras. Pour les amateurs du répertoire lyrique, ce nom évoque immédiatement les chefs d’œuvre de l’opéra romantique : La Bohème, Tosca, Madame Butterfly ou Manon Lescaut. Né en 1858 à Lucques en Italie, le compositeur décède à Bruxelles le 29 novembre 1924. Continuateur de la tradition incarnée par Giuseppe Verdi, Puccini se démarque par son sens de la dramaturgie et la composition des plus beaux airs du bel canto italien.

Une soirée spéciale Puccini sera consacrée au plus célèbre compositeur italien le vendredi 29 novembre au Centre culturel de Spa.
Elle débutera à 20h avec une conférence intitulée Le Chant de l’Âme animée par le musicologue Jean-Marc Onkelinx.
Dès 21h, deux artistes belges, la soprano Louise Foor et la pianiste Marie Datcharry, feront revivre les plus belles pages de l’histoire de l’opéra romantique avec des airs de Puccini, Mascagni, et Catalini.

Infos et réservation : ccspa-jalhay-stoumont.be – 087/ 77.3000.

L'Utah Symphony a annoncé que Markus Poschner serait son prochain directeur musical.

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M. Poschner, 53 ans, est actuellement chef de l'Orchestre Bruckner de Linz (jusqu'en 2027) et de l'Orchestra della Svizzera italiana (jusqu'en 2025). Il deviendra chef d'orchestre à Bâle dans un an.
La date officielle de sa prise de fonction dans l'Utah est fixée à 2027, mais il devra se battre pour empêcher les promoteurs de démolir l'Abravanel Symphony Hall et de le remplacer par un stade.

Le violoniste György Pauk est décédé à l'âge de 88 ans

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Le violoniste hongrois était un soliste et un chambriste de renom, ainsi qu'un pédagogue respecté. György Pauk, dont le jeu représentait un lien étroit avec celui de Joseph Joachim, est décédé à l'âge de 88 ans.

Né à Budapest en 1936, Pauk a commencé à apprendre le violon dès son plus jeune âge, à l'instigation de sa mère. Après avoir perdu ses deux parents dans l'Holocauste, il a été élevé par sa grand-mère dans le ghetto de Budapest, où la nourriture, l'eau et le chauffage étaient rares. Malgré ces conditions difficiles, il se montre très tôt prometteur au violon et est admis à étudier à l'Académie Liszt, où il deviendra l'élève de Zoltán Kodály.

Au début de sa carrière, Pauk fait défection de la Hongrie sous contrôle soviétique et devient « apatride » à seulement 22 ans. Sur les conseils de Yehudi Menuhin, il s'est finalement installé au Royaume-Uni et est devenu citoyen britannique en 1967.

Pauk a remporté les concours internationaux de violon Paganini et Jacques Thibaud et s'est lancé dans une carrière de soliste florissante qui l'a vu jouer des concerti aux côtés de chefs d'orchestre tels que Pierre Boulez, Sir Colin Davis, Lorin Maazel, Gennady Rozhdestvensky, Simon Rattle et Georg Solti.

Chambriste accompli, Pauk s'est souvent produit en trio avec le violoncelliste Ralph Kirshbaum et le pianiste Peter Frankl, ce dernier étant son partenaire de musique de chambre depuis l'enfance.

Pauk est considéré comme l'un des plus grands interprètes de Bartók au monde. Il a également été à l'avant-garde de la musique contemporaine tout au long du XXe siècle et a donné les premières mondiales d'œuvres de Lutosławski, Penderecki, Schnittke, Maxwell Davies et Tippett.

Parallèlement à sa brillante carrière de musicien, Pauk a été un pédagogue reconnu et a été nommé professeur à la Royal Academy of Music de Londres en 1987. Il y a occupé le poste de professeur de violon Ede Zathureczky. Il était l'un des principaux spécialistes de l'école hongroise de violon, qui descend de Joseph Joachim, collaborateur de Johannes Brahms et de Robert et Clara Schumann.

Pauk jouait sur le Stradivarius « Massart » de 1714, dont il était l'unique propriétaire.

 

Concours de chant Nicolai Guiaurov 2024

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La mezzo-soprano italienne Mara Gaudenzi vient de remporter la sixième édition du Concours de chant Nicolai Guiaurov à Modène. Le jury, présidé par Chris Merritt, était composé de Vincent Scalera, de trois agences d'opéra : DM Management de Mario Dradi, Adriana Molina de Madrid et Musikos de Simone Maria Marziali, directeur artistique de l'Accademia Verdiana Carlo Bergonzi de Busseto ; Evamaria Wieser ; Jordi Pujal, représentant et président des Amis de l'Opéra Prado de Sitges-Casino (Espagne) ; Micaela Magiera, de l'Association Mirella Freni ; Gianni Coletta, directeur artistique de l'association Actea et créateur du concours ; et Eddy Lovaglio, président d'Actea.

Parmi les douze finalistes, la gagnante de cette sixième édition est la mezzo-soprano Mara Gaudenzi, une voix rossinienne qui a interprété l'aria "Nacqui all'affanno" de Cenerentola; le deuxième prix a été décerné au baryton Davide Piva, qui a séduit le public avec « Udite o rustici » de Gaetano Donizetti. Le troisième prix a été décerné à la soprano Aigerim Altynbeck qui a chanté « Senza mamma » de Suor Angelica de Giacomo Puccini. Le prix de la meilleure basse a été décerné à Gabriele Valsecchi, qui a chanté « La calunnia » du Barbier de Séville. Le prix Mirella Freni, offert par l'association Mirella Freni, a été décerné au jeune Aigerim Altynbeck. Outre le prix, qui s'élève dans le cadre du concours Ghiaurov à un total de dix mille euros, les chanteurs ont également l'opportunité de chanter sur de grandes scènes et de faire leurs débuts dans des rôles ou à l'opéra.