Le Journal

La Deutsche Kammerphilharmonie Bremen à l'honneur

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Cette année, le Prix Rheingau de la musique est attribué à la Deutsche Kammerphilharmonie Bremen et à son directeur artistique Paavo Järvi.
Doté de 10 000 euros par le Ministère des Science et des Arts de Hesse, il a pour cadre le Festival de musique de Rheingau.

La Deutsche Kammerphilharmonie Bremen fonctionne de manière unique dans le paysage orchestral allemand, selon des principes démocratiques auxquels il ne déroge pas. Ce sont les musiciens qui assument la responsabilité financière et artistique de l'orchestre qui est très engagé dans l'éducation musicale des enfants : au coeur d'un centre social de la ville, il partage un bâtiment avec une école polyvalente et il y a développé, avec les enseignants et les élèves, le Future Laboratory déjà primé à plusieurs reprises : la musique s'y inscrit naturellement dans la vie des jeunes.

 

Currentzis honoré à Brême

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Le Prix du Festival de Brême 2019 va à Teodor Currentzis en reconnaissance des services rendus au festival.
Depuis ses débuts au festival de musique en 2015, Teodor Currentzis a montré ici pourquoi il est considéré comme l'un des chefs les plus fascinants de notre temps, a déclaré le jury. Currentzis équilibre la musique entre l'austérité et la vitalité d'une part et l'ascétisme et la spiritualité d'autre part. Avec les membres de MusicAeterna, il a imposé aux œuvres -de Purcell à Ligeti- une ré-exposition passionnante et il a établi de nouveaux standards.

Depuis 1998, le Prix du Festival de musique de Brême est décerné chaque année à des solistes, ensembles, orchestres et chefs d'orchestre dont la démarche artistique apporte de nouveaux accents et joue un rôle dans le profil du Festival de musique.
Parmi les derniers lauréats, on compte Jessye Norman, Nikolaus Harnoncourt, András Schiff, Marc Minkowski, Hélène Grimaud, Masaaki Suzuki, Janine Jansen ou Rolando Villazón.

 

 

Le Musikfest Brême rend hommage au chef d'orchestre grec Teodor Currentzis avec le Prix Musikfest de cette année. Ce prix inédit est décerné chaque année à des musiciens qui, par leur travail artistique, mettent l'accent sur le monde de la musique et façonnent le profil du festival. Currentzis se produit pour la première fois au Musikfest Bremen en 2015. Il équilibre "la musique entre la sévérité et la vitalité d'une part et l'ascèse et la spiritualité d'autre part", selon la commission de recherche. Toujours "coloré, sensuel, chargé de tension et plein de dévotion", le musicien pose des jalons aux nuances rarement entendues. Le prix sera remis à Currentzis lors d'un événement non public début septembre. Parallèlement, Diamanda La Berge Dramm reçoit le "Förderpreis Deutschlandfunk" (klassik.com rapporté).

Teodor Currentzis est né le 24 février 1972 à Athènes. Dès l'âge de treize ans, il suit des cours de violon au Conservatoire d'Athènes, où il commence ses études de direction en 1987. En 1994, il s'installe à Saint-Pétersbourg et étudie avec Ilja Musin jusqu'en 1999. Cinq ans plus tard, il devient chef d'orchestre de l'Opéra académique d'État et du Théâtre de ballet de Novossibirsk. C'est là qu'il a fondé l'ensemble musicAeterna, qui comprend un orchestre et un chœur. En 2011, il est devenu directeur musical de l'Opéra national et du Théâtre de ballet de Perm. Depuis 2018, il est chef d'orchestre principal de l'Orchestre symphonique SWR de Stuttgart et l'année suivante, il a quitté son poste à Perm. Currentzis a reçu plusieurs fois le Masque d'or du Prix du théâtre russe et l'Ordre de l'amitié russe en 2008. En 2016, il a reçu le prix KAIROS de la Fondation Alfred Toepfer.

Depuis 1998, le Prix du Festival de musique de Brême est décerné chaque année à des solistes, ensembles, orchestres et chefs d'orchestre dont le travail artistique exceptionnel dans le monde international de la musique a donné des accents indépendants. Ces dernières années, Rolando Villazón, Janine Jansen, Jessye Norman, Nikolaus Harnoncourt, Marc Minkowski, Anne Sofie von Otter, Hélène Grimaud, Masaaki Suzuki et Ottavio Dantone ont remporté des prix.

Yves Abel à San Diego

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Yves Abel, originaire de Toronto, a été nommé chef principal du San Diego Opera.

A 56 ans, Yves Abel est chef principal de la NordwestDeutsche Philarmonie (Allemagne) et ancien invité principal du Deutsche Oper Berlin.

Pour Bayreuth

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Malade, Krassimira Stoyanova se retire de Bayreuth où elle devait être Elsa dans Lohengrin.
Son remplacement sera assuré par Camilla Nylund, en plus de son Eva dans les Meistersinger.
Compte tenu du travail à fournir, celle-ci annule donc à son tour son récital de lieder prévu à Peralada avec Helmuth Deutsch au piano.

Penelope à Tanglewood

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Lorsqu''il est décédé en février dernier, André Prévin mettait la dernière main à Penelope, un monodrame sur un texte de Tom Stoppard inspiré par la figure de l'épouse d'Ulysse.  La création de Penelope  devait s'inscrire dans le cadre des célébrations, à Tanglewood, de son 90e anniversaire.
Matthew Previn, son fils, en a confié la finalisation au compositeur David Fetherolf et la Première aura lieu le 24 juillet au Ozawa Hall avec Uma Thurman (narratrice), Renée Fleming, le Quatuor Emerson et la pianiste Simone Dinnerstein.

 

 

 

Mehta quitte son orchestre

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Après plus de 40 ans à sa tête, Zubin Mehta quittera l'Orchestre Philharmonique d'Israël après les concerts qu'il dirigera le week-end prochain : un concert en plein air samedi et la Messa da Requiem de Verdi dimanche.
C'est le chef israélien Lahav Shani qui lui succèdera.

Alexander Liebreich, mais c'est bien sûr...

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Le chef Alexander Liebreich vient d'être reconduit pour trois ans (2021-23) au poste de Directeur Artistique du Festival Richard Strauss avec une large majorité des voix.
On n'aurait pas compris, avouons-le, que le Festival se prive d'un chef actif et charismatique qui oeuvre avec succès, depuis 2018, à son ouverture par une diversification des programmes et des lieux qui impressionne son public mais aussi les medias, tant locaux qu'internationaux.

Alexander Liebreich est né en 1968 à Ratisbonne. A 17 ans, il fonde le Chœur de chambre de Ratisbonne. Côté études, il ne lésine pas : les langues et la littérature romanes, la musicologie, le chant et la direction d'orchestre à Munich et au Salzburg Mozarteum.
En 1996, il remporte le concours de direction d'orchestre Kirill Kondraschin puis devient assistant de Sir Colin Davis et Roberto Abbado à l'Opéra National de Bavière. Il dirige ensuite une série de concerts avec le Radio Filharmonisch Orkest à Amsterdam et il est l'invité de nombreux orchestres : Concertgebouw Orchestra, BBC Symphony Orchestra, Munich Philharmonic, Rundfunk-Sinfonieorchester Berlin, NHK Symphony Orchestra Tokyo, Dresden Philharmonic, Deutsche Symphonie-Orchester Berlin,...
De 2006 à 2016, il est chef principal et directeur artistique de l'Orchestre de Chambre de Munich et, à partir de 2012, directeur artistique et chef principal de l'Orchestre Symphonique National de la Radio polonaise.
De 2011 à 2014, il dirige le Festival International de musique de Tongyeong (Corée du Sud) et, en 2015, on lui confie le poste de directeur artistique du Festival Katowice Kultura Natura. La même année, il devient professeur invité de direction d'orchestre à la Hochschule für Musik und Theater de Munich.
Sa carrière a connu un nouveau virage à l'automne dernier, quand Alexander Liebreich a repris la direction musicale et artistique de l'Orchestre Symphonique de la Radio de Prague (PRSO).

Nominé aux Grammy, prix OPUS Classic, on retrouve aussi Alexander Liebreich au palmarès des ICMA (International Classical Music Awards). C'est lui encore qui était à l'origine du concert annuel de gala et de la cérémonie de remise des Prix à Katowice en 2018, avec l'Orchestre Symphonique de la Radio nationale polonaise.

 

 

Hermann Prey aurait aujourd'hui 90 ans

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Je vous parle d'un temps...

Avec Dietrich Fischer-Dieskau, Hermann Prey a été un des deux grands barytons allemands de l'après-guerre et un familier, lui aussi, des grandes scènes internationales.
Né le 11 juillet 1929 à Berlin, il y a fait ses études avant ses débuts à Wiesbaden en 1952. L'année suivante, il rejoint l'Opéra de Hambourg puis il sera invité au Festival de Salzbourg pendant de nombreuses années à partir de 1959.
Au nombre des rôles dont on garde précieusement la mémoire, il y a bien sûr son Figaro dans la production de Ponnelle de 1968, mais il s'est inscrit dans l'histoire avec, aussi, Papageno, Guglielmo et Eisenstein.
Entre 1960 et 1970, il est régulièrement au Met (New York) où il avait fait ses débuts en Wolfram (Tannhäuser, Wagner), le rôle avec lequel il s'ouvrira aussi les portes de Bayreuth en 1965 avant d'y revenir en Beckmesser (Die Meistersinger von Nürnberg) en 1981.
Concerts, récitals, opéras, opérettes, il eut pour partenaires Karl Engel, Philippe Bianconi, Wolfgang Sawallisch et, pendant plus d'un quart de siècle, le pianiste américain Leonard Hokanson.
Son héritage artistique reste heureusement disponible en CD et DVD.
Hermann Prey est décédé inopinément (crise cardiaque) en juillet 1998.

Timo Handschuh quitte Ulm

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Timo Handschuh ne prolongera pas son contrat à Ulm au-delà de la saison 2020-21.
A 44 ans et après 10 années de travail intense avec l'Orchestre Philharmonique, il veut se tourner vers de nouveaux défis et considère que l'heure est venue pour l'Ensemble de recevoir de nouvelles impulsions artistiques.

Décès de Rolf Urs Ringger

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Le compositeur suisse Rolf Urs Ringger est décédé à l'âge de 84 ans.

Né à Zurich le 6 avril 1935, il a construit sa formation musicale à Küsnacht puis au Conservatoire de Zurich, suivi les cours d'été de Theodor W. Adorno et Ernst Krenek et ceux de composition de Hans Werner Henze et il a étudié la musicologie et la philosophie à l'Université de Zurich, où il a obtenu son doctorat en 1964.
Sa première œuvre a été créée par la Camerata Zurich en 1961. En 1967 et 1968, il s'est rendu à Berlin en tant qu'invité du Service allemand d'échanges universitaires et a également passé beaucoup de temps en Italie. A partir du milieu des années 60, Ringger travailla comme journaliste pour la Neue Zürcher Zeitung, le Tages-Anzeiger et la Weltwoche, entre autres. Ses articles ont porté sur des critiques de concerts et d'albums ainsi que sur des portraits d'artistes. A partir de 1974 en particulier, il a été actif en tant que compositeur et a écrit plus de 100 œuvres pour piano, voix, musique de chambre, orchestre et ballet. Ces concerts ont été joués à l'échelle internationale, notamment à Londres, New York, Francfort-sur-le-Main, Berlin, Munich et Tokyo. Rolf Urs Ringger est décédé le 26 juin 2019.