Christian Curnyn quitte Strasbourg
Critiqué par le public, la presse et les musiciens pour sa direction de Don Giovanni à Strasbourg, Christian Curnyn jette l'éponge et c'est Andreas Spering qui prend le relai jusqu'à la fin des représentations.
Critiqué par le public, la presse et les musiciens pour sa direction de Don Giovanni à Strasbourg, Christian Curnyn jette l'éponge et c'est Andreas Spering qui prend le relai jusqu'à la fin des représentations.
La succession de Stéphane Lissner à la tête de l’Opéra de Paris ne cesse de jouer les prolongations. D’autant plus depuis le "coup de théâtre" de la nomination de Dominique Meyer à La Scala de Milan. Annoncée pour le printemps, la désignation du nouveau directeur n’est toujours pas arrivée et la presse commence à en faire ses choux gras : lire l’avis de Camille de Rijck sur Forumopéra et cet article du Point.
Rappelons que notre compatriote Peter de Caluwé est dans la short-list des finalistes.
Les finalistes des sessions de piano, violon et violoncelle de l’édition 2019 du Concours Tchaïkovski de Moscou sont annoncés : On y retrouve notre compatriote Marc Bouchkov dans la liste des finalistes de la session de violon.
Kenneth Broberg
Konstantin Emelyanov
Mao Fujita
Alexandre Kantorow
Alexey Melnikov
Dmitri Shishkin
An Tianxu
Sergey Dogadin
Mayumi Kanagawa
Marc Bouchkov
Aylen Pritchin
Milan al-Ashab
Donghyun Kim
Senja Elina Rummukainen
Yibai Chen
Santiago Cañón-Valencia
Anastasia Kobekina
Zlatomir Fung
Taeguk Mun
Le chef d'orchestre Teodor Currentzis a décidé de quitter son poste de directeur artistique de l'Opéra de Perm en Russie. Currentzis, qui est également Directeur musical de l'orchestre de la SWR à Stuttgart, souhaite se concentrer sur la direction de son orchestre et choeur : MusicAeterna.
Christian Schwandt, le directeur du théâtre à Lübeck, a annoncé son'intention de démissionner de son poste à la fin juillet 2020 si l'évolution des subventions n'est pas revue : elles sont annoncées en augmentation de 1,5 % alors que les frais de personnel grimpent de plus de 4 % par an.
Mais Schwandt affirme il veut profiter de l'année à venir pour discuter avec le gouvernement du Schleswig-Holstein dirigé par la CDU et dirigé par le Premier ministre Daniel Günther. Tous les théâtres du Schleswig-Holstein devraient bénéficier de ce débat.
L’Orchestre philharmonique royal de Liège sera en tournée au Japon du 29 juin au 1er juillet. L’OPRL et son chef Christian Arming donneront trois concerts exceptionnels à Tokyo et Kyoto.
Cette tournée clôturera le mandat de Christian Arming dans un pays auquel il est très attaché. Il a été Directeur musical du New Japan Philharmonic de Tokyo pendant dix ans (2003-2013). Depuis 2017, il est aussi Premier Chef invité du Hiroshima Symphony Orchestra.
L’OPRL se rend pour la deuxième fois de son histoire au Japon, 30 ans après une première tournée (en 1990) sous la direction de Pierre Bartholomée.
OPMC Classics, le label de l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo a été fondé par Yakov Kreizberg (Directeur artistique et musical. de 2008 à 2011).
Par l'entremise de 21 Music, il est désormais possible de retrouver en digital et à l'international, les albums édités sous la direction de : Yakov Kreizberg (dans des oeuvres de : Mahler, Chostakovitch, Ravel, Debussy, Borodine, Stravinsky, Rimsky-Korsakov,...), Gianluigi Gelmetti (dans des pièces orchestrales et vocales de Léo Ferré) ou Jean Deroyer (créations de Amy, Mainz et Hurel à l'occasion du 20ème anniversaire du Printemps des Arts).
OPMC Classics s'enrichit de nouveaux titres comme la Symphonie fantastique et Rêverie et Caprice d'Hector Berlioz avec la violoniste Liza Kerob au violon, l'OPMC étant placé sous la direction de son Directeur artistique et musical Kazuki Yamada.
Alors qu'on attend depuis plusieurs semaines la désignation "imminente" par l'Elysée du successeur de Stéphane Lissner à l'Opéra de Paris, les bruits de couloirs enflent, alimentés par le "milieu" parisien,... généralement bien informé !
Cette semaine, les informations au conditionnel restent d'ailleurs dans l'orbite de cette course-là : parmi les candidats au tandem Bastille-Garnier, Peter De Caluwe (La Monnaie) tiendrait la corde, tandis que Dominique Meyer (en fin de mandat à l'Opéra de Vienne) devrait sortir des urnes à Milan et succcéder à Alexander Pereira à la Scala.
Patience...
Un peu d'histoire d'abord.
En 1958, la première édition du Concours Tchaïkovski se déoule à Moscou et s'adresse à deux disciplines : le piano et le violon.
Dès la deuxième (1962), le violoncelle les rejoint, puis la voix en 1966.
En 2011, Valery Gergiev prend la tête du comité d'organisation et les épreuves se partagent entre Moscou et Saint-Pétersbourg.
En 2015, rien de nouveau ? Voire ! Cette année-là, un tout jeune collaborateur de Crescendo, encore étudiant, relève un défi personnel de taille : accepter l'invitation à y diriger les concertos pour piano de Mozart en demi-finale. C'est Ayrton Desimpelaere. On sait le chemin déjà parcouru depuis...
La session qui a débuté ce lundi s'ouvre aux instruments à vent.
Rappelons que deux musiciens belges s'y mesurent : le violoniste Marc Bouchkov et le tubiste Jean Xhonneux.
Né en 1991 dans une famille de musiciens, Marc Bouchkov (lauréat du Concours Reine Elisabeth en 2012) commence sa formation professionnelle avec Claire Bernard au Conservatoire de Lyon puis il part, en 2007, au Conservatoire National de Paris où il travaille avec Boris Garlitzky. Familier des masterclasses et des festivals, il est aussi boursier de la Villa Musica en Rhénanie-Palatinat.
Son parcours est jalonné de distinctions internationales : 1er Prix au Concours International pour Violon Henri Koch et à l'European Young Concert Artists Audition (Leipzig) en 2010, et l'Ebel-Preis l'année suivante. En 2012, c'est le Reine Elisabeth suivi, en 2013, du 1er Prix au Concours de Montréal et du prix de la Fondation Juventus de Georges Gara.
Dès lors, il arpente les scènes : Hambourg, Montpellier, St. Petersburg, Paris, Montréal,... en récital ou avec des orchestres tels que l’Orchestre National de Belgique, le Royal Philharmonic Orchestra de Liège, Moscow Philharmonic Orchestra, le Staatsorchester Rheinische Philharmonie, le NDR-Sinfonieorchester, le Royal Concertgebouw Orchestra, ou le Düsseldorfer Symphoniker au Deutsche Oper am Rhein.
Jean Xhonneux est né à Montzen, au sein d'une famille où tout le monde est impliqué dans l'harmonie locale.
Formé par Hans Nickel au Conservatoire de Maastricht, il y obtient son baccalauréat en 2012 puis sa maîtrise en 2014.
En novembre 2016, il décroche le 2e prix au 27e Concours International de tuba de Porcia, en Italie, qualifié de "Reine Elisabeth des tubistes".
L'engagement musical de Jean Xhonneux est multiple.
Il joue régulièrement avec des ensembles tels que le London Symphony Orchestra, le WDR Sinfonieorchester Köln, l'Orchestre des Champs Elysées, le Residentie Orkest,... sous la direction de Simon Rattle, Neeme Järvi, Jukka-Peka Saraste ou Marin Alsop.
Depuis 2014, il est tuba solo au Brussels Philharmonic.
E2011, il s'est lancé dans une autre aventure : quand deux amis trompettistes décident de créer un quintette de cuivres, ils font appel à lui et ils créent enseemble Quintette Eburon dont la singularité est de jouer des oeuvres originales pour quintette de cuivres. Et après quelques mois de travail, celui-ci décroche le 1er Prix au Concours International de Quintettes de cuivres de Lyon au printemps 2012.
Enfin, Jean Xhonneux enseigne le tuba à l'IMEP (Namur) depuis 2012. En 2016, il est devenu professeur de tuba à l'École de musique de Welkenraedt en Belgique et, en 2018, au Lemmensinstituut (LUCA School of Arts) à Leuven. Il donne aussi des classes de maître et des récitals en Belgique, en Italie, en France, en Espagne, en Russie, au Danemark, aux Pays-Bas ou au Luxembourg.
Franco Zeffirelli (Gian Franco Corsi Zeffirelli) est décédé à Rome à l'âge de 96 ans.
Né à Florence en février 1923, il fut très tôt orphelin de mère et confié à une tante, fréquenta le collège de San Marco à Florence et obtint son diplôme en scénographie à l'Académie des Beaux-Arts.
Dans l'immédiat après-guerre, il fait ses débuts avec Luchino Visconti dont il sera assistant-réalisateur.
En 1953, on le croise la Scala (Milan) où il est commissaire d'esquisses et de figurines pour L'Italiana à Alger et, l'année suivante, directeur lyrique pour La Cenerentola.
Suivront 21 productions dont la Bohème (1963), La Traviata (1964), Othello avec Carlos Kleiber (1976) en live sur les ondes de la Rai, le diptyque Cavalleria-Pagliacci (1981), Turandot (1983), Don Carlo (1992), jusqu'à Aida dirigé par Riccardo Chailly qui ouvre la saison 2006/2007.
Les Arènes de Vérone le séduisent et on l'y retrouve pour Carmen, Aida, Il Trovatore, Don Giovanni, Madama Butterfly et Turandot. Mais il est aussi à La Fenice (Venise), au Teatro Verdi à Trieste, à l'Opéra de Rome, au Royal Opera House, à Glyndebourne, au Metropolitan (New York), à l'Opéra à Paris, au Staatsoper à Vienne ou au Grand Théâtre à Genève). Au Met, il sera réalisateur et librettiste pour la création d'Antoine et Cléopâtre (Samuel Barber) en septembre 1966.
Ses films-opéras Cavalleria Rusticana-Pagliacci (1982), La Traviata (1983) et Otello (1986), tous avec Placido Domingo, sont des succès de diffusion même si la qualité en est très discutée.
Grand ami et admirateur de Maria Callas, il l'a dirigée dans La Traviata à Dallas en 1958, Norma à Paris en 1964 et pour sa dernière Tosca à Covent Garden en 1965. En 2002, il lui dédie le film Callas pour toujours.
Depuis quelques années, un musée réunit ses archives est à Florence.
Franco Zeffirelli devait assurer la mise en scène de Rigoletto à Oman en 2020.