Le Journal

Un jour comme une autre... ?

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Le 9 mars, c'est l'anniversaire de la création de
Nabucco (Verdi) à Milan en 1842 ;
Ernani (Verdi) à Venise en 1844 ;
- Hamlet (Ambroise Thomas) à Paris en 1868.

 

Michael Gielen est décédé

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Le compositeur germano-autrichien Michael Gielen,est décédé ce 8 mars 2019 à l'âge de 91 ans chez lui à Mondsee (Autriche).

Né le 20 juillet 1927 à Dresde, sa famille se réfugie en Argentine en 1940 où il étudie la musique et la philosophie puis débute sa carrière au Teatro Colón de Buenos Aires.
En 1950, sa carrière européenne éclôt avec le poste de répétiteur et chef d'orchestre à l'Opéra national de Vienne. Par la suite, il occupera le poste de chef à Stockholm, Bruxelles, Cincinnati et Francfort.
De 1986 à 1999, il est aux commandes de l'Orchestre Symphonique de Baden-Baden et de Fribourg : tournées en Europe, aux Etats-Unis, au Japon et en Afrique et enregistrement des symphonies de Beethoven et de Mahler et des Gurrelieder de Schönberg qui restent des références.
Débuts au Festival de Salzbourg en 1972 avec l'Orchestre Symphonique de l'ORF.
Parmi les moments forts de sa carrière, il fait ses débuts à l'opéra à Salzbourg en 1995 avec Lulu (Berg) et dirige le concert commémoratif des 50 ans de la fin de la guerre.
A Salzbourg toujours, il a dirigé la classe de direction d'orchestre du Mozarteum de 1987 à 1995.
Ardent défenseur de la musique du XXe siècle, il met largement la main à la pâte pour Ligeti, Zimmermann, Stravinski, Berg, Schoenberg ou Schreker.
Souvent honoré au cours de sa carrière (Prix Ernst von Siemens, Grande Croix du Mérite de la République fédérale d'Allemagne,...), Michael Gielen s'était retiré de la scène en 2014 en raison de problèmes de santé.

Les hommages n'ont pas tardé.
Avec Michael Gielen, nous avons perdu l'un des grands chefs d'orchestre du XXe siècle, a déploré aussitôt Peter Boudgoust, directeur général de SWR. Il a mené l'Orchestre symphonique de SWR à de grands sommets artistiques. Au lieu de se concentrer sur lui-même, Michael Gielen s'est toujours concentré sur le travail. Il était particulièrement engagé dans la musique de l'après-guerre. Michael Gielen était non seulement un musicien doué mais aussi un ardent défenseur de la diversité orchestrale. 

Au nom du Festival de Salzbourg, sa Présidente Helga Rabl-Stadler a tenu à rendre hommage à cette "grande personnalité musicale" : Michael Gielen a fait beaucoup pour la modernité, au Festival de Salzbourg comme ailleurs. Il était un interprète très particulier de Bach, Beethoven et Mahler. Tous ceux qui, comme moi, ont eu la chance de parler de musique avec lui n'oublieront jamais son attitude. Il voyait la musique comme la mission absolue de trouver la vérité.

 

 

Beethoven Halle de Bonn, ça ne s'arrange pas

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La rénovation de la Beethovenhalle de Bonn continue d'accumuler retards et augmentations de budget. Et la ville annonçait hier le forfait de plusieurs entreprises engagées sur le chantier, avec les conséquences que l'on devine.
Alors que la restauration devait s'achever en 2020, la salle restera -un comble !- à l'écart des célébrations du 250e anniversaire du plus illustre de ses représentants, Ludwig van Beethoven, dont l'Allemagne n'est pas la seule à préparer activemant le jubilé.

Après un budget de départ évalué à 61,5 millions, on parle maintenant de 103 millions d'euros sans les coûts liés aux derniers rebondissements.
Pour expliquer cette bérézina, le manque de coordination des  intervenants, un sous-sol malaisé et des documents incomplets...

Création reportée à Salzbourg

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Le Festival de Pâques de Salzbourg a décidé de reporter à 2020 la création de l'oeuvre commandée à Sofia Gubaidulina.

La compositrice russe (87 ans) a mis dernièrement la dernière main à The Wrath of God (La Colère de Dieu) mais la Staatskapelle de Dresde et son chef Christian Thielemann considèrent que le délai de répétitions (jusqu'à la mi-avril) est trop court et la décision de report a été prise, nous dit-on, avec l'accord de Gubaidulina.

En lieu et place, ils donneront cette année la Jubel-Ouvertüre op. 59 (1818) de Carl Maria von Weber

Nouveau tangage à la Scala

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Le projet d'Alexander Pereira (actuel intendant) d'inclure le Prince Badr bin Farhan Al Saud, Ministre saoudien de la Culture, dans le conseil de surveillance de la Scala (Milan) ne passe pas inaperçu.
Au quotidien La Repubblica, Pereira a parlé d'une convention de financement où la Scala recevrait trois millions d'euros de Riyad pendant cinq ans, en échange de quoi le Ministre saoudien de la culture gagnerait en influence au sein du conseil de surveillance de la Scala.
Réactions vives des politiciens qui évoquent les violations des droits de l'homme commises par l'Arabie saoudite. Opposition du Ministre de la Culture Alberto Bonisoli au financement par Moyen-Orient. Appel à l'interventionn du Ministère des Affaires étrangères à Rome. Rencontre prévue avec l'Ambassadeur d'Italie en Arabie saoudite.
Si, jusqu'ici, les apports étrangers ont reçu une accueil favorable, la Scala restait indépendante.

Le conseil de surveillance se penchera sur la question à la mi-mars.

Tournée 2.0 avec Brussels Airlines

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Par voie de communiqué de presse, Brussels Airlines et le Brussels Philharmonic ont annoncé cet après-midi un nouveau partenariat qui va permettre à l’orchestre de saisir plus d’opportunités internationales et qui va révolutionner leur modèle de tournées. Ce partenariat est une première dans le domaine de la musique classique et il ouvre la voie à une expansion internationale et à un répertoire plus personnalisé.

Le communiqué précise que le Brussels Philharmonic (dir.: Stéphane Denève) développe son profil international, qu'il veut devenir un orchestre clé sur les scènes du monde entier et un représentant de la musique classique en Belgique.
Pour cette raison, explique-t-il encore, l’orchestre investit constamment dans des tournées internationales et des artistes internationaux ; mais les tournées soulèvent de nombreux défis, ce qui les rend complexes et coûteuses.
Le partenariat avec Brussels Airlines devrait permettre une autre conception des tournées : au lieu de longs voyages, l'Orchestre pourra faire des allers-retours d’une journée vers des lieux ou des festivals. La Tournée 2.0, plus rentable, permettra ainsi de concentrer les énergies sur l’objectif artistique des artistes et des organisateurs de concerts.

 

Concours Händel 2019 à Göttingen

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Six jeunes ensembles ont été retenus pour présenter l'édition 2019 du Concours Händel de Göttingen : le Duo Vogue (deux clavecins), l'Ensemble Prisma Musicae (flûte à bec, violon, violoncelle et clavecin), l'Ensemble Caladrius, le Nouvel Orchestre de Mannheim, le Trio La Tibicina et le Quintette Ars Humana.
Trois d'entre eux participeront à l'épreuve finale.

Le jury réunit Anne Röhrig (professeur de violon baroque à la Hochschule für Musik Nuremberg et directeur artistique de la Hofkapelle de Hanovre), Maurice Steger (flûtiste et chef d'orchestre), Kai Wessel (contre-ténor et professeur de chant et d'interprétation historique pour chanteurs à la Hochschule für Musik und Tanz Köln), Angela Brünjes (responsable du département Affaires locales|Culture|Campus du Göttinger Tageblatt), Gabriele Hertz-Eichenrode (éditrice i.R. Division des programmes NDR Culture) et Tobias Wolff (directeur général du Festival International Haendel qui héberge le Concours.

Honneur à Philippe Herreweghe

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Philippe Herreweghe sera fait lundi Officier de l’Ordre de Léopold.
C'est le Ministre de la Culture, Sven Gatz, qui lui remettra la médaille, symbôle  de reconnaissance pour son attachement à la Belgique et de son implication pour le pays.

 

 

Chaudes semaines en vue à Namur

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Opérette comique, musique vocale baroque, rencontre d'Erik Satie, instruments historiques ou guitare, il y en a pour tous les goûts, pour toutes les curiosités.
En l'espace de deux semaines (du 15 au 29 mars), ce sont pas moins de 10 événements que l'Imep propose aux mélomanes. L'embarras du choix ! A vos agendas...

A partir du 15 mars
Depuis près de 10 ans, la classe de chant de l’IMEP présente chaque année un spectacle lyrique. Cette année, c’est Die Fledermaus (Johann Strauss II) qui a été choisie.
"Opérette comique en trois actes" créée en 1874 -Gustav Mahler qui la fera entrer au répertoire de l'opéra impérial en 1897- l'oeuvre est exigeante pour les artistes qui doivent associer au talent de chanteur celui de comédien voire de danseur pour assurer leur présence scénique, théâtraliser le geste, le mot, la phrase...
Les 15 et 22 mars  à 20: 00, les 16 et 23 mars à 20:00, les 17 et 24 mars à 16:00
Tarif : 15€ (adultes) – 10€ (seniors 60+) - Gratuit (jeune → 26 ans)
Réservation obligatoire (maud.casimir@imep.be ou 081/73.64.37).

Le 25 mars
Le concert Vox Luminis - 15 ans participe des festivités d’anniversaire de l’Ensemble vocal baroque fondé dans le Namurois il y a 15 ans et dont le premier concert eut lieu à l’IMEP. On sait le chemin qu'ils ont fait depuis : si le jury des International Classical Music Awards (ICMA) les plébicitait dès 2012 dans la catégorie 'Baroque Vocal' pour leur enregistrement du Musicalische Exequien d'Heinrich Schütz, leur réputation internationale les mène désormais sur toutes les scènes, de Londres à Versailles, Utrecht, Vancouver, Washington, New York, Kansas city, en Italie, en Espagne...
Ils seront "à la maison" avec un programme consacré à Claudio Monteverdi, João Rodrigues Esteves,Giacomo Carissimi et Domenico Scarlatti le lundi 25 mars à 20:00 sous la direction de Lionel Meunier qui introduira le concert dès 19:30
Salle de concert de l'Imep. Renseignements et réservations : amici@voxluminis.com
Entrée : 30€ (compte BE22 0689 0313 0247 - le paiement vaut réservation).

Le 26 mars
Dès le lendemain, Emmanuel Grégoire, Fabian Jardon, Jacqueline Lecarte et Catherine Miller proposent la Parade Erik Satie, audition commentée à quatre mains et deux voix.
Le 18 mai 1917, la création de Parade par les Ballets russes au Théâtre du Châtelet (Paris) déclencha un véritable scandale. Le public, les critiques, et tous les musiciens « bien pensants » de l’époque furent complètement outrés par cette première manifestation du « cubisme » en musique et en chorégraphie. Le projet naît à Rome en 1915, alors que Jean Cocteau, auteur du scénario, Pablo Picasso, dessinateur des décors et des costumes, et Léonide Massine, le chorégraphe, travaillent aux premiers essais du ballet sous la supervision de Serge de Diaghilev, directeur des Ballets russes. De son côté, Erik Satie, resté à Paris, assemble tranquillement la partition qui, selon les mots de Cocteau, était conçue pour fournir un fond musical à des bruits suggestifs tels que sirènes, machines à écrire, aéroplanes et dynamos. Ces bruits véritables, « concrets », donnent à la partition de Satie un réalisme qui déconcerta certainement les auditeurs. Et pourtant, dans le texte de présentation de Parade, le poète Guillaume Apollinaire emploie pour la première fois le mot « sur-réalisme »... (Catherine Miller)
C’est donc une œuvre de collaboration, à la croisée des arts, qui sera donnée dans sa version pour piano à quatre mains.
Le 26 mars à 19:00 - Salle de Concert de l’IMEP - Entrée gratuite – Pas de réservation  

Le 28 mars
A 12:15, au Séminaire Notre-Dame de Namur, place à la musique ancienne pour un concert offert par les professeurs d'instruments historiques François Fernandez, Ronan Kernoa et Ewald Demeyere, rejoints par Elise Gäbele, (professeur de chant) et les professeurs de l'OrgueStudio Cindy Castillo et Benoît Mernier.
Au programme : Girolamo FrescobaldiJohann Sebastian BachAntoine Forqueray, Dietrich Buxtehude et Georg Philipp Telemann 
Entrée gratuite

Le 29 mars
L’IMEP accueillera les 29, 30 et 31 mars le guitariste Feliu Gasull i Altisent pour un concert en solo suivi de deux jours de masterclasses. Figure majeure de la guitare catalane, Feliu Gasull est non seulement un virtuose de l’instrument, ayant joué entre autres avec Paco de Lucia, mais aussi un compositeur prolixe et passionnant, offrant au répertoire guitaristique des pages magistrales. Son langage puissant et évocateur, aux racines puisant à la sève d’une culture à la fois ancestrale et sans cesse renouvelée, s’exprime en une profusion d’oeuvres dédiées non seulement à la guitare mais bien plus largement à la musique de chambre, orchestrale et chorale.
Le 29 mars à 20:00 - Salle de Concert de l’IMEP
Tarif: 15€ (adultes)/10€ (60+) /Gratuit (-26 ans).

 

Prix Georg Philipp Telemann 2019

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Le musicologue Klaus Hofmann reçoit le Prix Georg Philipp Telemann (offert par la ville de Magdebourg) qui lui rend hommage pour son engagement dans le développement et le traitement scientifique des œuvres du compositeur.
Klaus Hofmann a publié plus d'une centaine d'oeuvres de Telemann. La musique d'église et les questions sur la tradition et l'authenticité des œuvres sont particulièrement importantes pour lui. Le jury le considère comme l'un des experts de Telemann les mieux informés aujourd'hui.

Klaus Hofmann est né à Würzburg en 1939. Il a étudié la musicologie, l'histoire de la littérature allemande moderne et le droit d'auteur et d'édition à Erlangen et Fribourg.
Il se consacre à la recherche scientifique à partir de 1978, travaille à l'Institut Johann Sebastian Bach de Göttingen comme assistant de recherche, puis comme directeur adjoint (1981) et directeur exécutif (2004-2006). A partir des années 1980, il est membre du conseil d'administration de la Neue Bachgesellschaft. De 1989 à 2006, il a publié la nouvelle édition Bach. De 1990 à 2004, il est à la Georg-August-Universität de Göttingen. Hofmann est membre du comité consultatif de rédaction de Hasse-Werkausgabe depuis 1996 et il est l'un des membres fondateurs de l'International Telemann Society fondée en 1991.

Le Prix Georg Philipp Telemann est décerné chaque année depuis 1987 à des personnes, des ensembles ou des institutions pour des réalisations particulières dans l'interprétation, la recherche et le soutien à la vie et l'œuvre de Georg Philipp Telemann.
La cérémonie de remise des prix a lieu à l'occasion de l'anniversaire de Georg Philipp Telemann.
Parmi les lauréats, Klaus Mertens, Ludwig Güttler, Nikolaus Harnoncourt, Hermann Max, René Jacobs, Martin Ruhnke, Wolf Hobohm, Paul Dombrecht, Burkhard Schmilgun et Thomaskantor Gotthold Schwarz.