Le Journal

Leslie Suganandarajah à Salzbourg

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Le jeune chef Leslie Suganandarajah, actuel Kappellmeister du Bruckner Orchester Linz, vient d'être nommé au poste de Directeur musical du Salzburg Landestheater pour succéder à Mirga Gražinytė-Tyla.

Né en 1983 à Colombuthurai (Sri Lanka), Leslie Suganandarajah arrive en Allemagne avec ses parents à l'âge de deux ans.
Piano, flûte traversière et orgue pendant ses études primaires et secondaires puis il part à la Staatliche Hochschule für Musik und Theater Hannover (2002) avant de rejoindre la Musikhochschule de Lübeck en 2004 pour y travailler le piano avec Jacques Ammon et la direction orchestrale avec Gerd Müller-Lorenz.
En octobre 2009, sa formation à la direction d'orchestre le mène à l'Académie Franz Liszt de Weimar où ses mentors seront Nicolas Pasquet, Anthony Bramall, Gunther Kahlert, Golo Berg et Martin Hoff.
En avril 2011, il est reçu au Dirigentenforum (Forum des chefs d'orchestre du Conseil allemand de la musique).
Il est 2e maître de chapelle au théâtre de Coblence au cours de la saison 2012-13 et il y reviendra comme 1er maître de chapelle à partir de la saison 2015-16
Entretemps, il a reçu la Bourse Hermann Hildebrandt pour jeunes chefs d'orchestre pour la saison 2014-15 et devient ainsi assistant de Michael Sanderling et du Philharmonique de Dresde, avant de rejoindre Linz en 2017.

Detroit voit grand

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La Fondation Knight vient d'offrir 20 millions de dollars à des ensembles artistiques de Detroit pour contribuier à faire de la ville "le nouveau Berlin" (sic !)

L'Orchestre Symphonique de Détroit reçoit 8 millions de dollars. Les 12 autres millions seront répartis entre le Detroit Institute of Arts, la Sphinx Organization, le Michigan Opera Theatre et le Museum of Contemporary Art Detroit pour qu'ils développent de nouveaux projets.

A l'American Composers Forum

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Le conseil d'administration de l'American Composers Forum a annoncé la nomination de Vanessa Rose au poste de présidente et chef de la direction d'ACF à compter du 1er janvier 2019.
Pour l'ACF, ses années de travail avec des ensembles de musique contemporaine témoignent d'un engagement éclairé, constant et dynamique envers la musique de compositeurs vivants et de sa passion pour leur musique, de nouveaux potentiels et de nouvelles entreprises.....
Elle succède à John Nuechterlein qui a occupé le poste au cours des quinze dernières années.

A Vienne

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Nous venons d'apprendre que c'est le violoncelliste hongrois István Várdai a été nommé pour reprendre, à l'Université de musique et des arts du spectacle de Vienne, la chaire vacante depuis le décès d'Heinrich Schiff.

Variations pour une porte et un soupir...

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Quinze mois après le décès de Pierre Henri (juillet 2017, à 89 ans), la maison des sons vit ses dernières heures. Son épouse va rendre les clés de ce lieu de vie et de création où le maître de l'électroacoustique enregistrait et organisait régulièrement des concerts.
L'adresse est promise à la destruction : les 10.000 amis et admirateurs qui ont adressé une pétition à la Ministre de la Culture Françoise Nyssen et à la Maire de Paris Anne Hidalgo pour la sauver lorsqu'elle fut cédée à un promoteur n'ont pas pu infléchir le cours des événements. Mais une grande partie du patrimoine du musicien restera dans le 12e arrondissement de Paris, dans un local loué depuis septembre.

Les 14.000 boîtes de bandes magnétiques seront quant à elles transférées à la Bibliothèque Nationale de France (BNF) où elles seront numérisées et une application numérique permettra de visiter la maison en réalité virtuelle.

 

 

Prix Robert Schumann 2018

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Le Prix Robert Schumann pour la poésie et la musique 2018 va au compositeur, chef d'orchestre et clarinettiste allemand Jörg Widmann.
L'Académie des Sciences et des Lettres de Mayence l'a choisi annoncé que Widmann pour son "travail remarquable", la "curiosité irrépressible" et la recherche de nouveaux genres musicaux dont témoignent ses compositions.
Le prix est décerné tous les deux ans et doté de 15 000 euros.

Jörg Widmann est né à Munich en.
Il a étudié la composition avec Hans Werner Henze, Heiner Goebbels et Wolfgang Rihm. Wolfgang Rihm et  Aribert Reimann lui ont d'ailleurs dédié des concertos pour clarinette.
En 2007, Pierre Boulez a dirigé son œuvre pour orchestre Armonica, et ses quatuors à cordes ont été joués par le Quatuor de Leipzig, le Quatuor Arditti et le Quatuor Artemis.
Jörg Widmann enseigne actuellement la composition à la Musikhochschule de Freiburg.

 

Simon Höfele a été distingué

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Le trompettiste Simon Höfele remporté le Prix de musique de la Verband der Deutschen Konzertdirektionen (VdKD) doté de 10.000 euros.
Ce prix annuel est décerné alternativement à de jeunes musiciens et des ensembles qui contribuent au développement d'une vie musicale innovante, de qualité et diversifiée en Allemagne. Le lauréat est choisi parmi les suggestions faites des membres de l'association.
Joseph Moog, Natalia Gutman, Felix Klieser, Alexej Gerassimez, Alice Merton et le Quatuor Asasello comptent parmi ses prédécesseurs.
Pour le Jury, Simon Höfele est un trompettiste techniquement exceptionnel, virtuose, polyvalent et d'une grande présence scénique énorme. Par ses programmations intelligente et ses commandes à de jeunes compositeurs, il contribue à la promotion de la musique contemporaine. Le jury salue aussi son investissement politico-culturel dans l'association Kunstverlust qu'il a fondée et qui s'engage activement pour l'art et contre sa destruction.

Simon Höfele (°Darmstadt, 1994) débute la trompette à l'âge de 7 ans dans sa ville natale puis il se tourne vers Reinhold Friedrich qui l'admet dans sa classe à la Musikhochschule de Karlsruhe alors qu'il n'a que 14 ans. Membre de l'Orchestre fédéral des jeunes, de l'Orchestre des jeunes Gustav Mahler et de l'Académie d'orchestre du Festival de musique du Schleswig-Holstein, Simon Höfele a suivi des cours avec l'Ensemble Modern et l'Ensemble German Brass et a été formé par des professeurs renommés. Il a déjà reçu plusieurs prix et joue régulièrement avec de grands orchestres.

La Verband der Deutschen Konzertdirektionen a été fondée à Hambourg en 1946 pour soutenir les concerts privés en Allemagne. Elle réunit plus de 200 agences, promoteurs de concerts et fondations.
Le 1er janvier prochain, elle fusionnera avec le Bundesverband der Veranstaltungswirtschaft pour former le BDKV, l'Association fédérale de l'industrie des concerts et événements forte de 500 membres.

Applaudissements libres

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Vous ne pouvez-vous faire une annonce pour dire au public de ne pas applaudir avant la fin des symphonies ?  Réponse laconique du public et de la Philharmonie de Paris : Non.

Anecdotique ? Non, car ces applaudissements révèlent qui, dans le public, est un habitué de la musique classique.
Et pour la Philharmonie, c'est un signe qu'elle touche de nouvelles personnes, qui ne maîtrisent pas les codes habituels de la musique classique dont celui de ne pas applaudir entre les mouvements d’une œuvre. Et celui-ci fait débat, même chez les initiés.

Petit retour dans le temps.
A l'époque de Mozart, les manifestations de joie quand on appréciait la musique étaient monnaie courante.
Mais au 19e siècle, les compositeurs romantiques ont souhaité qu’on apprécie leurs œuvres en entier et les salles ont alors engagé des "claqueurs" qui régulaient les applaudissements.
Au début du 20e siècle, c'est Wagner qui lance une nouvelle mode : son œuvre est sacrée et réclame le silence, on plonge le public dans le noir.
On est plus souple aujourd'hui et personne n'est surpris par une ovation à la fin d’un beau solo à l’opéra. Mais gare à celui qui fera de même au concert de musique symphonique.

La Philharmonie de Paris, en tout cas, a pris position : ne pas se crisper sur cette règle et permettre au public de se laisser porter par ses émotions.

Vaste recherche sur l’apprentissage de la musique

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Il s'agit, nous dit l'auteur, d'explorer les dynamiques d’apprentissage qui se cachent derrière le vaste programme d’éducation musicale Demos. Mis en place depuis quelques années, ce dispositif à forte dimension sociale permet d’approcher et d’intégrer, dans une trentaine d’orchestres français, près de 3000 jeunes de 6 à 12 ans issus de quartiers défavorisés.
Leurs expériences pédagogiques et leurs modalités d’intégration du savoir seront observées, analysées et collectées par un groupe de scientifiques aguerris. Nous avons renoncé à une approche de laboratoire, note Donald Glowinski, chercheur et pilier du projet. À l’observation par échantillons, dans un milieu contrôlé, nous avons préféré le terrain, où nous allons rencontrer un grand nombre d’enfants.
Déjà opérationnelle dans des zones d’éducation prioritaire (ZEP) des Yvelines, de la Seine-Saint-Denis et de la région lyonnaise, l’équipe procède en s’appuyant sur un dispositif et des protocoles qui se veulent ludiques. Téléphones portables ou iPod fixés aux articulations sont les principaux outils principaux pour récolter les données qui viendront alimenter une banque de données conséquente. L’exploration se prolongera durant trois ans et, au-delà des rapports, elle gratifiera les enseignants actifs sur le terrain d'un ensemble d’outils pour faciliter la transmission des savoirs.