Le Journal

Surprise à l'Opéra de Paris

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Le conseil des ministres a nommé Jean-Pierre Clamadieu, nouveau président d’Engie (ex GDF), Président du Conseil d’administration de l’Opéra de Paris.
Son arrivée au conseil d’administration en septembre dernier avait déjà fait des vagues puisque Patricia Barbizet, ex-présidente d’Artemis (holding du groupe Pinault) et présidente du Siècle, avait dû lui céder sa place.
Sa nomination n'est pas anodine au vu de ses états de service : il fut de longues années PDG  de Solvay qu’il a profondément réformé, et il a largement contribué au sauvetage de Rhône-Poulenc puis de Rhodia dont il est devenu PDG.
On peut imaginer qu'il lui reviendra de mettre de l’ordre dans la gestion quotidienne d'un navire qui engloutit chaque année quelque 100 millions d'euros de subventions.

Prix Heinrich Schütz 2018

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Le chef saxon Hans-Christoph Rademann a reçu le Prix Heinrich Schütz. Le festival de musique dédié à Schütz honore ainsi l'engagement de Rademann envers l'œuvre du compositeur. Christina Siegfried, directrice artistique du Festival, a qualifié Rademann de visionnaire créatif, moteur engagé et ambassadeur inspiré.

Hans-Christoph Rademann est né le 5 janvier 1965 à Dresde. Adolescent, il étudie le piano et le violon et fait partie du Dresdner Kreuzchor (1975-83), puis la direction de chœur et d'orchestre à la Musikhochschule de Dresde jusqu'en 1990. De 1991 à 1999, il a dirigé la Singakademie Dresden.
En 1994, il fonde dans l'Erzgebirge le Festival de musique ancienne qui aura lieu chaque année jusqu'en 2008. Trois ans plus tard, il fait ses débuts comme chef d'orchestre d'opéra aux Landesbühnen Sachsen. De 1999 à 2004, il dirige le chœur NDR et, de 2007 à 2015, il est au RIAS. Chef invité d'ensembles tels que le Collegium Vocale Gent, le National Chamber Choir of Ireland ou des chorales de radiodiffuseurs publics, on lui doit le Festival Alter Musik im Erzgebirge qu'il dirige depuis 2010, il est professeur de direction chorale à la Musikhochschule de Dresde.
En 1985, alors qu'il était étudiant, il avait fondé le Dresdner Kammerchor qu'il dirige depuis lors. C'est avec lui qu'il s'est lancé en 2009 dans une intégrale de l'œuvre de Schütz à laquelle il met un point final cette année.

 

François-Xavier Roth prolonge

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Le chef français François-Xavier Roth (47 ans) vient d'annoncer qu'il prolonge son contrat de Gürzenich Kapellmeister et de directeur musical général de la ville de Cologne jusqu'à la saison 2021-22. Il occupe ces fonctions depuis le 1er septembre 2015.

 

Mozart à Paris

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Pour les éditions Casterman, Frantz Duchazeau a suivi le jeune prodige dans la ville des Lumières. La BD qui vient de paraître s'adresse aux enfants... et à leur entourage.

Mozart est mal connu et pauvre quand il quitte Salzbourg. À 22 ans, il fuit cette ville trop étroite pour son talent et l’emprise étouffante de son père.
Arrivé à Paris en 1778, il tente de gagner sa vie en donnant des leçons de piano et il cherche à faire jouer ses oeuvres.
Mais son génie et sa spontanéité lui attirent de nombreuses inimitiés que ni son talent unique ni son humour n’atténueront...

Le Prix Heidelberger Frühling 2019

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Le Prix Heidelberger Frühling a pour vocation d'honorer des personnes qui ont apporté une contribution substantielle et durable au secteur de l'éducation musicale classique.
C'est John Gilhooly, le directeur général et artistique de Wigmore Hall et président de la Royal Philharmonic Society, qui le recevra le 7 avril 2019 dans le cadre du prochain Festival Heidelberger Frühling.

Pour les responsables du festival, avec sa nomination au Wigmore Hall, John Gilhooly est devenu à 33 ans le plus jeune directeur d'une salle de concert de renommée internationale. Depuis lors, il a fait de la salle l'un des plus importants lieux au monde pour la musique de chambre, la musique vocale et l'enseignement de la musique. Aujourd'hui, un concert au Temple de la musique de chambre est devenu un complément indispensable à la biographie des jeunes musiciens. Grâce à la programmation intelligente et ambitieuse de John et à ses initiatives novatrices en matière d'éducation musicale, le Wigmore Hall a ouvert ses portes à un public plus vaste et plus diversifié. Il a créé un espace où les nouveaux venus à la musique classique d'aujourd'hui deviennent les connaisseurs de la musique classique de demain. John Gilhooly a réussi à créer une maison musicale inspirante pour les artistes et le public. Cet accomplissement et son dévouement infatigable -en particulier à la musique vocale et aux quatuors à cordes- font de John le récipiendaire parfait pour le prix.

Le Prix est une initiative de HeidelbergCement, partenaire fondateur du Festival et son principal sponsor depuis 1997. Le compositeur et clarinettiste Jörg Widmann, la journaliste musicale Eleanore Büning, le pianiste et directeur culturel Markus Hinterhäuser, le baryton Christian Gerhaher et à la pianiste Gabriela Montero en ont été honorés précédemment.

Le festival Heidelberger Frühling annonce déjà en 2019 plus d'une centaine de manifestations (concerts, académie internationale, premières mondiales d'œuvres commandées et une production théâtrale musicale multimédia). Le programme définitif sera publié vendredi prochain.

A Sydney, l'anniversaire s'annonce chaud

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L'Opéra de Sydney fêtera ce mois-ci son 45e anniversaire mais, pour le moment, le drame ne se déroule pas sur la scène.
Des milliers de personnes se sont rassemblées pour protester contre une projection lumineuse de six minutes sur les voiles carrelées de l'Opéra, organisée par le racing NSW pour promouvoir la plus récente et la plus riche des courses de chevaux australiennes.
Pour le directeur général de Racing NSW, la projection servira le tourisme et il est soutenu par le Premier Ministre qui considère que l'opéra est le plus grand espace publicitaire d'Australie et il doit bien sûr être utilisé.

Avec Louise Herron, la directrice de l'opéra, les manifestants estiment qu'il s'agit là d'une marchandisation du bâtiment, site du patrimoine culturel mondial depuis 2007.
Une pétition a été remise au gouvernement avec près de 300 000 signatures. Les signataires souhaitent que l'opéra continue à être un site culturel. Si les grands toits ont déjà été éclairés plusieurs fois (Jeux Olympiques ou Festival de la culture vivante), ils n'ont jamais été utilisés à des fins publicitaires.

Le conflit est révélateur de fractures plus profondes dans la société australienne où, face à une génération conservatrice, les plus jeunes déplorent que leur ville soit devenue esclave des grandes entreprises au détriment de valeurs communes, et où le sport, certains médias et les plus riches dictent leur loi aux politiciens.

Construit sur une ancienne île aujourd'hui connue sous le nom de Bennelong Point, l'Opéra de Sydney a été conçu par l'architecte danois Jorn Utzon. En conflit avec le gouvernement au sujet de l'augmentation des coûts de construction, il avait démissionné en 1966 et quitté l'Australie avant la fin de la construction en 1973.
C'est le principal opéra d'Australie et il est considéré comme l'emblème de la ville. Le bâtiment abrite cinq théâtres d'une capacité totale d'environ 5 500 places. La grande salle peut accueillir 2 000 spectateurs. Il est aussi le siège de la compagnie d'opéra Opera Australia, qui dirige également le Arts Centre à Melbourne.

Une nuit pour Satie

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Après un marathon de 24 heures à la Maison de la radio en 2015, puis un concert de 11 heures à la Philharmonie de Paris en 2016, le pianiste Nicolas Horvath relevait un nouveau défi ce samedi 6 octobre (Nuit blanche) en y égrenant l'intégrale de la production pianistique d'Erik Satie.
Les amoureux de Satie, les admirateurs de Nicolas Horvath et les fans de marathons ont ainsi pu s'immerger "de concert" tout au long de la nuit :

21H00 Vexations, Ogive I, Le Fils des étoiles: Prélude de l'Acte 1, uspud – ballet chrétien en trois actes: acte I, Première GnossiennePièces froides: Airs à faire fuir n°1: D'une manière très particulière, Première Sarabande[Exercice Canonique] (Grave), L’Enfance de Ko-Quo (Recommandations maternelles)Valse~BalletMercure: Ouverture et Premier tableau...
22H30 Sports et divertissements, Relâche, Gymnopédies, Fantaisie- Valse, La Diva de l’« Empire », Préludes flasques...
23H30 Préludes pour un chien, Les Pantins dansent, Fâcheux Exemple, Désespoir agréable, Le Prisonnier maussade...
0H30 Harmonies délectables, Sonnerie de la Rose+Croix, Chanson hongroise, Illusion, Jack in the box, Le Picadilly, Sonatine bureaucratique...
01H30 Valse du chocolat aux amandes, Embryons désséchés, Heures séculaires et instantanées...
02H30 Peccadilles importunes, Cinq Grimaces, Chapitres tournés en tous sens...
03H30 Danses gothiques, Danses de travers, Airs à faire fuir, Vieux Sequins et vieilles cuirasses, The Angora Ox...
04H30 Tango perpétuel, La Belle Excentrique, Passacaille, Songe creux, Deux Choses, Rêverie, Véritables Préludes flasques...

Unsuk Chin reçoit le Prix Marie-Josée Kravis

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La compositrice coréenne Unsuk Chin vient d'être désignée lauréate du Prix Marie-Josée Kravis, doté de 200 000 $ et de la commande d'une œuvre pour le New York Philharmonic.
Henri Dutilleux, Per Nørgård et Louis Andriessen ont été lauréats avant elle.

Unsuk Chin est née à Séoul en a étudié la composition à l'Université nationale de Séoul avec Sukhi Kang, puis à Hambourg (1985-88) à la Hochschule für Musik und Theater avec György Ligeti ; l'enseignement de celui-ci a fortement contribué à la définition de son propre style, beaucoup plus que l'influence coréenne qu'elle réfute d'ailleurs.
Alors qu'elle était encore étudiante auprès de Ligeti, elle remportait en 1985 le Prix International Gaudeamus des compositeurs.
Elle utilise instruments traditionnels et électroniques dans ses œuvres, telle Xi (1998). Elle reconnaît que la virtuosité [la] fascine, ce qui explique sans doute la difficulté démoniaque de son concerto pour violon avec lequel elle a emporté un Grawemeyer Award en 2004, et de son double concerto pour piano, percussion, et ensemble (2002).
Sa pièce la plus connue, Akrostichon-Wortspiel, pour soprano et ensemble (1991-93) est une illustration idéale de son style fait d'un raffinement instrumental et vocal très poussé mais aussi ludique et accessible. La pièce évoque le monde de l'enfance à partir d'un texte fait d'onomatopées. La pièce a été enregistrée par la soprano finlandaise Piia Komsi avec l'Ensemble Intercontemporain et Kazushi Ōno.

Son premier opéra, Alice in Wonderland, a été créé le 30 juin 2007 à l'Opéra d'État de Bavière sous la direction de Kent Nagano. Il témoigne de la fascination de Unsuk Chin pour la voix et elle entretient d'ailleurs une collaboration suivie avec Piia Komsi.

Elle a composé aussi un Concerto pour piano (1997), un concerto pour violon (2001) (Grawemeyer Award),  un concerto pour violoncelle et Šu pour sheng et orchestre (2009).

 

Monte-Carlo Music Masters 2018

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Consacrés cette année au piano, les Monte-Carlo Music Masters viennent de distinguer Alexander Gadjiev (Italie/Slovénie, 23 ans).

Après avoir remporté la 30e édition du Premio Venezia, Alexander Gadjiev prend part en 2015 au Concours International Hamamatsu qu'il quitte avec le 1er Prix et le Prix du Public.
Depuis, il est régulièrement invité à peu près partout sur les scènes et dans les festivals et il a enregistré pour Suonare News, ALM Records Japan avant Acousence Records. ACOUSENCE RECORDS.
Il travaille actuellement avec Pavel Gililov au Mozarteum de Salzbourg et participe à des masterclasses.

Pour rappel
Les Monte-Carlo Music Masters sont nés en 1989 de la volonté de Jean-Marie Fournier (propriétaire de la salle Gaveau à Paris) de créer un concours aux critères spécifiques, réunissant des artistes de talent et déjà finalistes de concours internationaux, et où il n’y a qu’un seul vainqueur.
Les candidats (piano, voix ou violon selon les années) doivent disposer d'un répertoire conséquent et varié (de 4 h et 5 heures de musique) et être prêts à affronter des épreuves très rapprochées.
Un seul prix est remis à l’issue de la compétition : le Prix Prince Rainier III (d’une valeur de 30 000 €) assorti d'une tournée de concerts en France et à l’étranger.
Le jury est composé de solistes, professeurs, concertistes, directeurs de festival, critiques et non-professionnel : un candide qui vote au même titre que les autres et représente le public.
Cette année, présidé par Philippe Entremont, il réunissait Philippe Bianconi, Elisso Bolkvadze, René Croesi, Christian Debrus, Akiko Ebi et Jean-Marie Fournier avec, pour candide, l'ancien coureur automobile belge Thierry Boutsen, désormais courtier d'avions d'affaire basé à Monaco, que l'on nous dit également mélomane.

 

Dinis Sousa aux Monteverdi Choir and Orchestras

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Le chef portugais Dinis Sousa (30 ans) vient d'y être nommé au nouveau poste de chef adjoint.
Cette nomination constitue sans conteste un moment important dans la vie de ces ensembles qui n'ont été dirigés que par John Eliot Gardiner (75 ans) depuis qu'il a fondé le Monteverdi Choir en 1964.

Ce nouveau poste a été créé pour offrir à un jeune chef d'orchestre l'occasion de travailler aux côtés de John Eliot Gardiner et de ses trois ensembles, et de participer aux travaux de recherches musicologiques, de préparations et de répétitions liés à tous les projets et aux tournées d'OCM.