Le Journal

Pour la réouverture de Notre-Dame de Paris

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Nouvel organiste titulaire de Notre-Dame de Paris, Thierry Escaich, dont le second concerto pour violoncelle est donné en ce moment à Paris, s’est vu commander le Te Deum qui doit accompagner la réouverture de la cathédrale.

Rendez-vous avec Elisabeth-Claude Jacquet de la Guerre

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Dans le cadre de la « Nuit des compositrices oubliées », l'Académie du vendredi de Berne consacre trois concerts à la compositrice française Elisabeth-Claude Jacquet de la Guerre. La compositrice française de l'époque baroque a vécu à la Cour de Versailles en tant qu'enfant prodige de la musique. Encouragée et appréciée par Louis XIV, elle n'a cependant jamais eu les mêmes possibilités professionnelles que ses collègues masculins et est restée toute sa vie dans leur ombre.
Peu après sa mort, elle est tombée dans l'oubli et a été totalement ignorée par l'histoire de la musique qui s'est développée au XIXe siècle -comme toutes les femmes compositrices et musiciennes des époques précédentes.
L'Académie du vendredi se consacre, avec une équipe d'artistes éminents, à cette voix exceptionnelle de la musique baroque.

bourse Hanns Eisler de la ville de Leipzig 2024

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La compositrice et artiste multimédia Shasha Chen reçoit la 7e bourse Hanns Eisler de la ville de Leipzig.
Un jury a sélectionné la Chinoise (née en 1987) vivant à New York parmi 77 candidatures, a annoncé la ville mercredi. La distinction devait lui être remise le soir même dans le Gewandhaus par le maire Heiko Rosenthal.
Chen a convaincu le jury, réuni autour du compositeur et pianiste Steffen Schleiermacher, « en tant que compositrice intéressante avec un catalogue d'œuvres déjà assez important et une chronique d'exécutions continue », a-t-on précisé. « Son projet de composition a suscité l'intérêt du jury et sera également réalisable sous la forme décrite ».

La boursière pourra séjourner gratuitement pendant cinq mois à partir de mai 2025 dans l'appartement natal d'Eisler afin de se consacrer à son projet de travail esquissé précédemment. Pour subvenir à ses besoins, elle recevra 1.200 euros par mois, montant qui a été augmenté de 200 euros à partir de cette année. Le pianiste Schleiermacher et l'Ensemble Avantgarde devraient donner la première représentation de l'œuvre achevée en octobre 2025.

Avec cette bourse attribuée pour la première fois en 2018, la ville rend hommage au compositeur Hanns Eisler, né le 6 juillet 1898 à Leipzig. Il est mort le 6 septembre 1962 à Berlin.

Des nouvelles du Monteverdi Choir and Orchestras

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Le Monteverdi Choir and Orchestras, trois ensembles de renommée internationale dans le domaine de l'interprétation d'époque, annonce aujourd'hui un nouveau partenariat avec Trinity Laban, réputé pour l'importance qu'il accorde à la collaboration et au leadership dans toutes les formes d'art. Ce nouveau partenariat permettra au conservatoire de développer ses activités d'interprétation historique. Le MCO et ses musiciens enrichiront le programme d'études de premier et de deuxième cycle par de nouvelles initiatives éducatives, des cours de maître et des programmes d'immersion en parallèle pour les jeunes musiciens.

Dans le cadre de ce nouveau partenariat, le MCO soutiendra le travail de proximité de Trinity Laban, qui implique des étudiants, des jeunes et des personnes handicapées dans certaines des communautés les plus défavorisées et culturellement mal desservies du sud-est de Londres. Dans le cadre de ce partenariat, le MCO travaillera également avec l'Old Royal Naval College (ORNC) de Greenwich, où se trouve le campus King Charles Court de Trinity Laban. De l'emblématique Painted Hall à l'élégante chapelle St Peter & St Paul, le MCO présentera ces projets de collaboration avec Trinity Laban à l'Old Royal Naval College, en plus de sa saison de concerts habituelle dans le centre de Londres, à St Martin-in-the-Fields.

"Couleurs de la cité céleste" d’Olivier Messiaen, 60 ans

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Couleurs de la Cité céleste est une œuvre pour piano, ensemble à vent et percussion de 1963, créée le 17 octobre 1964 à Donaueschingen en Allemagne. Elle fait référence à l'Apocalypse où est évoquée la cité aux murailles multicolore, ornée de pierres précieuses. Messiaen y use de seize chants d'oiseaux de différentes régions du monde qui permettent au compositeur de symboliser les visions qu'il avait de l'Apocalypse : « extraordinaire, extravagantes, surréalistes et terrifiantes ». L'œuvre se positionne entre les Sept haïkaï de l'année précédente et Et exspecto resurrectionem mortuorum pour orchestre, l'année suivante.

La pièce est composée en 1963 sur commande du musicologue Heinrich Strobel, alors directeur des services musicaux du Südwestfunk de Baden-Baden et responsable artistique du festival de Donaueschingen. Les spécifications imposent au musicien un effectif particulier : trois trombones et trois xylophones. Dès le 19 juillet, Messiaen note les premières esquisses de la partition (chiffres 5 — Alleluia — et 58 à 61). En fait le compositeur avait noté, trois ans plus tôt, en septembre 1960, l'idée d'une nouvelle œuvre fondée sur le dernier chapitre de l'Apocalypse où est décrite la muraille multicolore : « La muraille était construite de jaspe… ». La première impulsion semble née juste avant la composition du Verset pour la fête de la Dédicace, dont l'une des mélodies se retrouve dans les Couleurs.
En 1963, Messiaen retourne à l'inspiration religieuse par une œuvre pour orchestre, majeure, après de nombreuses années d'absence (L'Ascension, 1933) et sur un thème récurrent chez lui : l'Apocalypse. La commande de Strobel lui offre l'occasion de concrétiser le projet né en 1960. Le compositeur précise même que :

« Les couleurs sont les raisons d'être de l'œuvre. […] Et si vous voyez l’Apocalypse revenir, c'est bien comme incitation à la couleur, comme source de couleurs. »

Couleurs de la Cité céleste est créée avec Yvonne Loriod au piano et l'Ensemble du Domaine musical, sous la direction de Pierre Boulez et repris à Paris dans le cadre des concerts du Domaine musical, le 16 décembre.

Outre le piano en soliste, l'orchestre se compose de trois clarinettes, deux cors en fa, une trompette piccolo en ré, trois trompettes, trois trombones, un trombone basse, trois percussionnistes, une marimba, un xylophone, une xylorimba.

Selon Geneviève Mathon, l'œuvre s'articule autour de cinq éléments : les chants d'oiseaux, les thèmes de plain-chant, les thèmes des couleurs, les thèmes rythmiques et les figurations de l'Apocalypse.

"1er Quatuor Sonate à Kreuzer" de Leos Janacek, 100 ans

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Le 1er Quatuor à cordes de Leoš Janáček a été écrit durant le mois d'octobre 1923 et révisé entre le 30 octobre et le 7 novembre 1923.
Il est surnommé « La Sonate à Kreutzer » en référence à l'œuvre de Léon Tolstoï. Le compositeur s'est déjà inspiré de cette nouvelle pour un trio à cordes et une ébauche de quatuor, les deux pièces ayant été perdues.
La première eut lieu à Prague le 17 octobre 1924.

Le quatuor est constitué de quatre mouvements et son exécution dure approximativement 15 minutes. Il reprend la chronologie de la nouvelle jusqu'au meurtre final dans le dernier mouvement.

 

"4 Pièces pour clarinette et piano" d’Alban Berg, 105 ans

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Les Quatre Pièces pour clarinette et piano opus 5 sont un cycle de pièces de musique de chambre.
Composées en 1913, elles sont créées le 17 octobre 1919 à Vienne par la Société d'exécutions musicales privées fondée par Arnold Schoenberg.
Elles relèvent, dixit Pierre Boulez « d'un geste amorcé dont on sent qu'il pourrait se continuer, se diffuser, se multiplier. Telles les amorces dans le journal de Kafka, ces pièces nous laissent soupçonner des prolongements non exprimés, au-delà de l'écriture réelle, fermée ».

 

Frédéric Chopin, 175 ans

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D'ascendance franco-polonaise, Frédéric Chopin est né le 1er mars 1810 à Żelazowa Wola (Varsovie) et mort le 17 octobre 1849 à Paris.

Après sa formation à la Haute École de musique de Varsovie et un début de carrière en Pologne et à Vienne, il quitte la Pologne et, à l'âge de 21 ans, il s'installe en France : son père était d'une famille lorraine. En France il développe son inspiration dans l'effervescence du monde pianistique parisien et dans le souvenir de sa patrie meurtrie. Il y rencontre George Sand qui sera sa compagne pendant neuf ans.

Reconnu comme l'un des plus grands compositeurs de la période romantique, Frédéric Chopin est aussi l'un des plus célèbres pianistes du XIXe siècle. Sa musique est encore aujourd'hui l'une des plus jouées et demeure un passage indispensable à la compréhension du répertoire pianistique universel.
Avec Franz Liszt, il est le père de la technique moderne de son instrument et influence toute une lignée de compositeurs modernes, dont Claude Debussy, Alexandre Scriabine, et Sergueï Rachmaninov.

 

Pierre-Alexandre Monsigny, 295 ans

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Pierre-Alexandre Monsigny est un compositeur français né le 17 octobre 1729 à Fauquembergues (Pas-de-Calais) et mort le 14 janvier 1817 à Paris. Il fut membre de l'Académie des beaux-arts (1813).Son nom figure avec son buste sur la façade est de l'Opéra Garnier à Paris.

Par sa musique pleine d'esprit, de fraîcheur et de charme parfois naïf, il parvient à structurer ce qui n'était qu'un compromis entre la comédie et l'opéra. Il se révèle alors comme le principal précurseur, avec André Grétry et François-André Philidor, d'un genre nouveau : l'opéra-comique.

Il ouvre ainsi la voie à Boïeldieu, Auber, Gounod, Bizet, Massenet… à tous ceux qui, par leur talent de compositeur, sont parvenus à illustrer avec succès ce genre bien français.

Paul Dukas déclarera même : « De tous les compositeurs de notre pays, il est peut-être le premier qui ait eu le don de l'émotion vraie, humaine, de l'expression communicative et du sentiment juste… ».
C'est dans l'arrière-pays boulonnais, en direction d'Aire-sur-la-Lys, précisément à Fauquembergues, que naît, le 17 octobre 1729, Pierre-Alexandre Monsigny, quatre mois avant l'union légitimée de ses parents, Marie-Antoinette Dufresne et Nicolas Monsigny.

S'ils sont tous deux originaires de Desvres, les lointaines racines paternelles sont parfaitement latines. En effet, selon certaines sources, Marc di Mancini, craignant la vendetta à la suite d'un duel où il tue l'un de ses compagnons, quitte la Sardaigne pour fuir vers les Pays-Bas espagnols. C'est aux premières années du XVIe siècle que la famille s'installe en Artois. Sous le règne de Louis XIV, les Monsigny, dont le nom s'est francisé, connaissent un certain apogée, tant par leur notoriété que par leur fortune. Celui-ci décline hélas peu à peu. Ils abandonnent ainsi, bien avant la Révolution, leur blason et leur particule.

Bien moins soucieux du passé tourmenté de ses aïeux que de l'éducation de sa progéniture, Nicolas Monsigny envoie son fils au Collège des Jésuites wallons de Saint-Omer. Outre l'enseignement rigoureux habituel, Pierre-Alexandre découvre sans peine les rudiments du solfège, aidé en cela par un don évident remarqué par le patron de son père, un riche bourgeois cultivé qui lui fait partager les leçons de musique données à ses enfants par le carillonneur de l'abbaye Saint-Bertin. Il se perfectionne dans ce qui deviendra son Art : la musique devient une idée fixe qui n'est peut-être pas du goût de son père qui ne mourra qu'en 1758. « Si j'allais à Paris, j'y ferais fortune » répétait sans cesse Pierre Alexandre. En 1749, il décide de partir pour la capitale avec pour tout bagage quelques écus en poche, un violon, et une lettre de recommandation. Il entre ainsi chez M. de Saint-Julien, dans les bureaux de la comptabilité du Clergé de France. S'il gagne alors suffisamment d'argent pour subvenir aux besoins de ses proches, la capitale lui offre surtout la possibilité de stimuler davantage sa passion pour la musique. Au cours de l'année 1752, à l'issue d'une représentation de La serva padrona de Pergolèse à l'Opéra, il ne contient pas son enthousiasme. Cet ouvrage décide sa vocation. Audacieux, il veut tenter un changement profond dans l'art musical de son époque. Il devient l'élève de Gianotti, contrebassiste à l'Opéra, auteur d'un « Guide de Composition ». Cinq mois de leçons suffisent pour que ses étonnantes dispositions lui permettent de mettre cet enseignement en application.

C'est en secret, sur un livret de La Ribadière, qu'il écrit Les Aveux indiscrets, son premier opéra-comique, présenté au théâtre de la Foire Saint-Germain le 7 février 1759. Cet ouvrage remporte un accueil chaleureux, ce qui l'encourage à en composer un second, en deux actes, sur un texte de Pierre-René Lemmonier. Le Maître en droit connaît, l'année suivante, les mêmes ovations. Michel-Jean Sedaine, le librettiste à la mode, propose à Monsigny de collaborer avec lui, à la suite du succès de Le Cadi dupé. Leur production commune se révèle des plus heureuses : On ne s'avise jamais de tout, Le Roi et le fermier, Rose et Colas remportent tous trois un grand succès.
Le 15 avril 1766, à l'Académie royale de Musique, son ballet héroïque en trois actes Aline, reine de Golconde ne suscite toutefois qu'un accueil réservé. La critique se montre plus froide encore deux années plus tard, lors de sa création de L'Île sonnante. La musique, il est vrai, conserve sa grâce habituelle de la « patte » élégante et légère de Monsigny. En revanche, le livret de Charles Collé se révèle inadapté et justifie du passage éphémère de l'œuvre à l'affiche de la Comédie-Italienne.

C'est au cours de cette même année 1768 que le compositeur achète la charge de Maître d'hôtel au service du duc d'Orléans. Sedaine lui soumet alors le livret de Le Déserteur sur lequel il compose la partition qui a fait sa gloire. Mais Le Faucon créé en 1771 ne parvient pas à prendre son envol. Le 14 août 1775, La Belle Arsène suscite des critiques mitigées.

En 1777, après le succès de Félix ou l'Enfant trouvé, Monsigny cesse toute composition, sans doute en raison de problèmes de vue. Il est nommé inspecteur général des canaux à Orléans. Au début de l'année 1784, il épouse Amélie de Villemagne, avec qui il vivra paisiblement jusqu'aux troubles de 1789.

La Révolution et la Terreur réduisent le musicien et sa famille à une misère profonde et le plongent dans l'oubli pendant quelques années. Apprenant l'état de pauvreté du compositeur, les sociétaires de l'Opéra-Comique parviennent à lui verser une rente de 2 400 Livres, prouvant leur reconnaissance à l'égard d'un des fondateurs de leur théâtre.

Les années d'adversité s'estompent peu à peu et, avec le temps, Monsigny retrouve sa juste renommée. Il devient inspecteur de l'enseignement au Conservatoire de Musique de Paris, puis en 1804, est fait Chevalier de la Légion d'honneur. Il succède en 1813 à Grétry à l'Académie des beaux-arts. Une cécité totale afflige ses dernières années.

Monsigny s'éteint le 14 janvier 1817 en laissant le souvenir d'un homme modeste, courtois « aux manières simples et élégantes » plein d'une sensibilité qui transparaît tout au long de ses douze œuvres principales.

Karel Reiner, 45 ans

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Karel Reiner, né le  et mort le , est un compositeur et pianiste tchécoslovaque persécuté comme juif par les nazis et comme formaliste par les communistes. Il est le seul compositeur de musique classique qui a survécu au camp de concentration de Theresienstadt.

Reiner est né à Žatec, en royaume de Bohême, dans une famille juive. Son père, Josef, était cantor à la synagogue de Žatec. Karel étudie le droit et obtient son doctorat en 1934. En 1929, il étudie aussi la composition en privé avec Alois Hába et compose Fantaisie pour piano à quarts de ton.
En 1931, il obtient son diplôme de l'école de maître de composition avec une Suite pour orchestre après avoir été l'élève de Josef Suk. Il est aussi un pianiste de concert qui collabore avec le théâtre d'Emil František Burian de 1934 à 1938.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, il est emprisonné dans les camps de concentration allemands. D'abord, dans celui de Theresienstadt (il y est déporté le ), il participe aux activités musicales et crée la musique de scène pour la pièce Esther mise en scène par Norbert Frýd.
Le , il est déporté à Auschwitz-Birkenau, puis à Landsberg et, enfin, à Kaufering, camp annexe de celui de Dachau.
Après la Marche de la mort et la libération, il retourne à Prague, où il retrouve son épouse Hana, qui a aussi survécu aux camps de concentration.
Après la guerre, il a du mal à obtenir sa citoyenneté tchèque, même s'il s'est toujours considéré comme tchèque à l'âge adulte, et non comme juif ni allemand.
Il recommence à participer à la vie musicale, mais peu après le Coup de Prague en 1948, il est accusé de formalisme.
Reiner devient membre du Parti communiste tchécoslovaque en 1948, mais le quitte en 1969.
Il meurt à Prague en 1979.

La création musicale de Reiner s'étend sur cinquante ans, de 1928-1929 à 1979 et est étroitement liée à la situation politique en Tchécoslovaquie au XXe siècle. La première période artistique de Reiner est influencée par ses professeurs et ses modèles (Alois Hába, Josef Suk, Emil František Burian et Erwin Schulhoff), fait partie de la production de l'avant-garde artistique tchèque et est plus tard qualifiée de formalisme et rejetée par les communistes6. Après cette critique du parti communiste, Reiner est forcé de trouver de nouveaux moyens plus traditionnels et plus conservateurs de composer. Cette période dure à peu près jusqu'en 1960. Les œuvres de la dernière période (1960–79) sont considérées comme celles qui ont la plus grande valeur artistique. L'évolution de la musique en Tchécoslovaquie était alors plus libre, et Reiner a donc pu montrer sa pensée musicale expressive. Il a composé dans presque toutes les catégories de musique : il a créé des œuvres vocales (chansons, œuvres chorales), des œuvres instrumentales (musique pour instrument solo, musique de chambre, musique symphonique), des œuvres vocales et instrumentales (cantates, opéra), de la musique de film, de la musique de scène; il a composé des chansons de danse populaires au début de sa carrière et a aussi été inspiré par la musique jazz et folk. Il a composé pour presque tous les instruments, y compris la clarinette basse, le hammered dulcimer, le tambour et le saxophone baryton.