Le Journal

A chacun son festival

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Après Martha Argerich à Hambourg, c'est au tour de Daniel Barenboïm de développer son festival. C'est une représentation de Tristan et Isolde qui en a fait l'ouverture cette semaine à Buenos Aires. Une première pour le chef qui n'avait jamais dirigé d'opéra dans sa ville natale.
Au programme aussi, cinq concerts avec la Staatskapelle.
Et plus une place à trouver depuis des mois.

Mariss Jansons au Bayerischer Rundfunk jusqu'en 2024

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Mariss Jansons (75 ans) restera à la tête de l'Orchestre Symphonique de la Radio Bavaroise jusqu'en 2024.
C'est la 5e prolongation de son contrat depuis son entrée en fonction de Janson en 2003.
Le nombre d'abonnés a presque triplé sous sa direction.

Décès d'Olivier Knussen

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Le compositeur et chef britannique Oliver Knussen est décédé à l'âge de 66 ans.
Né  à Glasgow (Écosse) en 1952, Oliver Knussen était le fils de Stuart Knussen, contrebassiste au London Symphony Orchestra.
Il travaille la composition avec John Lambert dans les années '60 avant de rejoindre Gunther Schuller à Boston.
Ses oeuvres se feront leur notoriété à partir des années '70 mais resteront fort confinées au monde anglo-saxon. 

Directeur artistique du Festival d’Aldeburgh (1983-88) puis du Tanglewood Music Center (1986-93), il dirige alors les principaux orchestres britanniques (LSO, BBC Symphony Orchestra) mais aussi des ensembles spécialisés comme le London Sinfonietta ou le Birmingham Contemporary Music Group et on le retrouve dans de nombreux enregistrements de musique des 20e et 21e siècles. 

Pierre Audi annonce la couleur

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Pierre Audi a évoqué la programmation de sa première édition à la tête du Festival d’Aix-en-Provence. Rien que du "jamais vu dans ces lieux" et une place de choix pour la musique contemporaine.
A l'Archevêché, Mozart bien sûr, avec une version scénique du Requiem. Puccini y fera son entrée avec ToscaGrandeur et décadence de la ville de Mahagonny (K. Weill) ensuite, et Jakob Lenz  (W. Rihm).
Le Théâtre de Jeu de Paume verra la création mondiale de The Sleeping Thousand (Adam Maor), un opéra en hébreu sur un livret de Yonatan Levy, et la création française de Blank Out (Michel van der Aa) aura lieu au Conservatoire Darius Milhaud.
La musique baroque reviendra en 2020, en même temps que Innocence, le nouvel opéra de Kaija Saariaho.
En 2021, Pierre Audi annonce déjà un opéra de chambre d'un compositeur palestinien et il est aussi en pourparlers avec Pascal Dusapin et George Benjamin.

Eternel Karajan

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Décédé en 1989, Herbert von Karajan entrera la semaine prochaine au Musée de cire Madame Tussaud du Prater à Vienne. Il y rejoindra Haydn, Beethoven, Johann Strauss fils, et Mozart.
Sa statue sera dévoilée par Dominique Meyer, directeur de l'Opéra de Vienne, à l'occasion du 29e anniversaire de sa mort.

Rappel pour les plus jeunes :
Herbert von Karajan est né à Salzbourg le 5 avril 1908.
Il a étudié à Vienne avec Franz Schalk et voulait devenir pianiste.
Après ses débuts de chef à Salzbourg en 1927 avec Fidelio (Beethoven)), il devient directeur musical général à Aix-la-Chapelle en 1934.
A partir de 1938, il dirige à l'Opéra d'État de Berlin puis, après la Seconde Guerre mondiale, à la Scala de Milan.
En 1955, après la mort de Wilhelm Furtwängler, il prend la direction du Berliner Philharmoniker et, de 1956 à 1964, il dirige aussi le Staatsoper de Vienne.
En 1962, il devient conseiller artistique du Festival de Salzbourg et y fonde le Festival de Pâques cinq ans plus tard.
De 1969 à 1971, il est le directeur artistique de l'Orchestre de Paris.
En 1977, il retrouve l'Orchestre Philharmonique de Vienne pour la première fois depuis 1964 : il n'y sera plus jamais directeur, mais chef invité.
À l'orée des années 1980, Karajan joue un rôle capital dans le développement de l'enregistrement numérique et apparaît dans la première conférence de presse annonçant la création du disque compact.
Mais en 1982, il entre en conflit avec les Berlinois lorsqu'il tente d'imposer Sabine Meyer au poste de clarinette solo dans cette formation alors quasi exclusivement masculine. C'est le début d'une période tendue et Karajan démissionnera de l'Orchestre Philharmonique de Berlin en avril 1989 après presque 36 ans de collaboration.
Il décédera le 16 juillet de la même année à Anif, près de Salzbourg.

Bayreuth respire...

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On a appris que c'est le ténor polonais Piotr Beczala qui remplacera Roberto Alagna dans le rôle-titre de Lohengrin au Festival de Bayreuth.
Beczala connaît le rôle qu'il a chanté à Dresde.

Encore un peu de patience

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Zubin Mehta (82), toujours en "récupération" d'une opération de l'épaule à l'automne dernier, ne peut pas encore reprendre la totalité de ses activités.
Un porte-parole de l'Orchestre Philharmonique d'Israël a annoncé qu'il sera remplacé par Karl-Heinz Steffens, chef principal de la Deutsches Staatsphilharmonie Rheinland-Pfalz.
Zubin Mehta devrait retrouver la scène en octobre, pour la nouvelle saison.

Solution express à Zurich

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Fabio Luisi, devenu récemment chef de l'Orchestre Symphonique de Dallas, quittera Zurich un an plus tôt que prévu.
Pour assurer sa succession, Gianandrea Noseda s'est laissé convaincre rapidement, lui qui vient de claquer la porte de l'Opéra de Turin dans les turbulences politiques qui ont été évoquées ici. On apprend en effet qu'un bref aller-retour à Londres a suffi à Andreas Homoki, intendant à Zurich depuis 2012, pour rentrer avec l'accord de Noseda et la promesse d'un Ring.
Et le sang-froid d'Andreas Homoki dans la gestion de la situation lui vaut une prolongation de contrat jusqu'en 2025.

Vasily Petrenko partira à Londres

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Le chef russe Vasilij Petrenko prendra la direction du Royal Philharmonic Orchestra en 2021, après 15 années à la tête du Royal Liverpool Philharmonic.
A 42 ans, il quitte aussi le poste de chef d'orchestre principal de l'Orchestre Philharmonique d'Oslo qu'il occupe depuis la saison 2013-14.
Né en 1976 à Saint-Pétersbourg (Leningrad à l'époque), il a commencé et poursuivi sa formation dans sa ville natale et l'a complétée avec Mariss JansonsYuri Temirkanov et Esa-Pekka Salonen. Il a débuté sa carrière de chef au théâtre Moussorgsky de Saint-Pétersbourg de 1994 à 1997.
Ses débuts avec l'Orchestre Philharmonique Royal de Liverpool datent de 2004 et il y signe dès 2005 un contrat de trois ans (à compter de la saison 2006-07) pour succéder à l'Américain Gerard Schwarz.
Il y est alors le plus jeune chef et le premier Russe à le diriger et aussi le plus jeune chef en activité à la tête d'un orchestre britannique, sans toucher néanmoins au record de Simon Rattle qui prit la tête de l'Orchestre symphonique de Birmingham à 25 ans !
Le contrat est prolongé à deux reprises car il a renforcé les liens entre l'Orchestre et son chef, contribué à améliorer la situation financière de l'Orchestre et progressivement élargi son répertoire.
En avril 2007, Vasily Petrenko était l'un des huit chefs d'orchestres britanniques à signer le manifeste Building on Excellence: Orchestras for the 21st Century visant à accroître la présence de la musique classique en Grande-Bretagne au cours des dix prochaines années, à permettre à chaque enfant d'assister gratuitement à au moins un concert symphonique, et à encourager l'excellence dans la création musicale.
Vasily Petrenko a travaillé avec nombre d'autres orchestres : l'Orchestre Philharmonia, l'Orchestre Philharmonique de Londres et l'Orchestre National de Russie, l'Orchestre National de France, l'Orchestre Symphonique de la radio finlandaise, l'Orchestre Symphonique de la NHK, l'Académie de Sainte Cécile, l'Orchestre Philharmonique de Los Angeles, l'Orchestre Symphonique d'Atlanta et l'Orchestre Symphonique de San Francisco, l'Orchestre de Philadelphie, l'Orchestre Symphonique National de Washington l'Orchestre symphonique du Minnesota,...

Après Bozar et la Monnaie...

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La délégation syndicale de l’Orchestre National de Belgique avait déposé le 23 mai dernier un préavis de grève en front commun.
Elle a fait valoir dimanche que les négociations n’avaient pas avancé depuis lors et que des actions sont attendues à la rentrée.
La délégation syndicale a envoyé au président du conseil d’administration de l’Orchestre National un courrier où elle expliquait les problèmes récurrents auxquels elle est confrontée dans les discussions et concertations avec l’intendant de l’orchestre, Hans Waege, et la perte de confiance en sa capacité à gérer l’institution.
Il est notamment question de difficultés dans la gestion du personnel et l’établissement des plannings.
Les syndicats soulignent par ailleurs que l’Orchestre est confronté à des difficultés budgétaires depuis plusieurs années. La perte d’une vingtaine de postes de musiciens qui en a résulté rend de plus en plus difficile la poursuite de la programmation de son répertoire.