Le Journal

15e Prix du Festival de Dresde

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La mezzo-soprano américaine Joyce DiDonato a reçu le 15e Prix du Festival de musique de Dresde lors de son concert In War & Peace - Harmony Through Music.
Il lui a été remis par le violoncelliste Jan Vogler, directeur du Festival et Frank Kittel, directeur général de la manufacture horlogère Glashütte Original, sponsor de l'événement.
Le prix veut souligner des mérites dans l'enseignement de la musique classique et la promotion de jeunes musiciens.
Doté de 25 000 euros, il a précédemment été attribué à Steven Isserlis, Simon Rattle et l'Orchestre Philharmonique de Berlin, Hélène Grimaud, Hilary Hahn, la chanteuse de fado Mariza et Andris Nelsons.

 

A Moscou, du foot, rien que du foot ?

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Mais non ! Et c'est l'agence Tass qui l'annonce.
Le 13 juin, en ouverture de la Coupe du Monde 2018, un concert de Gala réunira sur la place Rouge une brochette de stars de l'opéra : Placido Domingo, Juan Diego FloresAnna Netrebko, Yusif Eivazov, Ildar Abdrazakov, Aida Garifullina, Albina Shagimuratova et l'Orchestre Symphonique du Théâtre Mariinsky dirigé par Valery Gergiev.
Sans oublier bien sûr l'indissociable partenaire de ces deux derniers, le pianiste Denis Matsuev.

Roberto Alagna a quant à lui décliné, sans qu'on en donne la raison.

Le Scottish Chamber Orchestra a fait son choix

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Le Scottish Chamber Orchestra vient de désigner son prochain chef principal : il s'agit de Maxim Emelyanychev qui succèdera à Robin Ticciati, en route pour Berlin.

Né en 1988 dans une famille de musiciens, Maxim Emelyanychev étudie le piano et la direction d’orchestre à l’école de musique de Nizhny Novgorod puis au Conservatoire Tchaikovsky (Moscou) dans la classe de Gennady Rozhdestvensky.
Lauréat de nombreux concours internationaux, tant pour le clavecin que pour sa direction à partir de l'instrument, il a reçu en 2013 un Masque d’or,prestigieux prix russe, pour sa participation comme pianofortiste à la production des Noces de Figaro à l’Opéra de Perm (CD Sony Classics).
Depuis ses débuts de chef à l’âge de 12 ans, il se produit avec le même bonheur à la tête d’orchestres baroques et d’orchestres symphoniques.
Il est actuellement chef principal de l’orchestre Il Pomo d’Oro et du Nizhny-Novgorod Youth Symphony Orchestra.

Il a déjà collaboré avec de nombreux artistes : Riccardo Minasi, Max Emanuel Cencic, Xavier Sabata, Julia Lezhneva, Sophie Karthäuser, Franco Fagioli, Dmitry Sinkovsky, Marie-Nicole Lemieux, Alexei Lubimov, Theodor Currentzis, Patrizia Ciofi, Katia et Marielle Labèque, Joyce Di Donato,...
La saison 2018-19 le verra diriger autant que les précédentes : avec le Netherlands Philharmonic Orchestra, le Real Orquesta Sinfonica de Sevilla, l’Orchestra della Svizzera Italiana, l’Orchestre National du Capitole de Toulouse, le Belgian National Orchestra, le Tokyo Symphony Orchestra, le Royal Liverpool Philharmonic, le Scottish Chamber Orchestra, le Royal Philharmonic Orchestra, le Saint-Petersburg Philharmonic, l’Orchestra of the Age of Enlightenment au Festival de Glyndebourne et au Royal Opera House de Coventgarden,...

Nabucco se met au vert

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Les habitants de Saint-Python (Nord de la France) se sont rassemblés dans une grange pour y écouter Nabucco, diffusé sur un écran en direct de l'Opéra de Lille qui était à la recherche de lieux insolites pour élargir la diffusion de ses productions.
En direct et gratuitement, 28 endroits des Hauts-de-France (théâtres, cinémas, salles des fêtes, espaces en plein air, église,...) ont accueilli un public peu familier des salles et des ors.
Mais revenons à Saint-Python où Gérard Pavota a accepté sans hésitation. Depuis quatre ans, il propose sa grange pour accueillir des spectacles du conservatoire intercommunal : Il faut être ouvert à beaucoup de choses. La musique ça ouvre l'esprit [...] Je le fais parce que j'aime bien la musique et les gens de mon village. Et puis c'est une occasion de débarrasser un peu...
Ce sont quelque 300 spectateurs qui ont pris place dans ce hangar immense, installés dans des transats, chaises et bancs face à l'écran géant -avec sous-titres !- suspendu devant un mur de meules de foin. Derrière eux: la cour avec ses rosiers et un saule pleureur, et deux autres hangars abritant tracteurs et vaches.
Succès auprès du public : "On s'est pris au jeu. J'avais les larmes qui coulaient". "Il fait beau, on est en plein air, et on rencontre les gens du village rassemblés". "Ça change, c'est calme, malgré le volume".

Pour Marion Dugon, attachée aux relations avec les publics pour l'opéra, les choses sont claires :  notre travail, c'est d'accompagner des groupes qui ne connaissent pas ou qui se diraient que ce n'est pas pour eux. Personne n'est obligé d'y aller mais tout le monde doit pouvoir y aller s'il en a envie. 

Ce que l'on veut, c'est montrer que l'on peut faire de la culture dans des endroits atypiques, même si on n'a pas un équipement digne de ce nom comme en milieu rural, précise Stephan Ciesielski, le responsable du pôle culturel de la communauté de communes du pays solesmois.

 

Création lisztienne

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Si l'on a cru longtemps que Franz Liszt avait résisté aux sirènes de l'opéra, c'est que les archives de Weimar n'avaient pas encore livré tous leurs secrets.
En 1849, il a travaillé à la mise en musique de Sardanapalo, un livret en italien tiré de la pièce Sardanapalus de Byron (qui a inspiré à Delacroix sa Mort de Sardanapale).
Une fois retrouvée, la partition a été reconstituée et orchestrée par le musicologue britannique David Trippett sur la base des indications laissées par le compositeur.
Les 19 et 20 août prochain, le premier acte -le seul à avoir été achevé- sera créé à Weimar avec Charles Castronovo dans le rôle-titre, Joyce El-Khoury dans celui de la concubine Mirra et la Staatskapelle de Weimar dirigée par Kirill Karabits.
Un enregistrement discographique est prévu.

Le Concours de Montréal débute ce mardi

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Le Concours Musical International de Montréal (CMIM) débute ce mardi. Il est, cette année, consacré au chant.

Fondé en 2001, le CMIM a lieu tous les ans et présente trois disciplines (chant, violon, piano) en alternance. Après une étape préliminaire (enregistrement vidéo), 24 jeunes musiciens sont habituellement retenus pour le Concours qui comporte trois épreuves (première, demi-finale et finale) avec, pour la partie "concerts", l’Orchestre Symphonique de Montréal, partenaire du Concours.
Cette année, pour la première fois, le Concours est scindé en deux volets : Aria et Mélodie. Il a donc, sans surprise, attiré 358 chanteurs de 52 pays (123 il y a trois ans) soit 469 inscriptions puisque 111 candidats se sont inscrits aux deux volets. Deux d'entre eux ont été retenus dans les deux disciplines : la mezzo-soprano canado-tunisienne Rihab Chaieb et le baryton américain John Brancy. Au total, il y aura 24 concurrents en Aria et 16 en Mélodie : 38 chanteurs différents de 24 à 35 ans et de 22 pays.

Toutes les épreuves étant webdiffusées, on aura donc l'occasion de réécouter deux sopranos qui présentaient le Concours Reine Elisabeth au début de ce mois : Axelle Fanyo (France) et Irina Jae-Eun Park (Corée du Sud). Par contre, nous avons constaté que Samuel Hasselhorn, initialement inscrit, a disparu de la liste des candidats : concerts des lauréats obligent...

Le jury sera présidé par Zarin Mehta et il compte Kiri Te Kanawa (Nouvelle Zélande), Ben Heppner (Canada), François Le Roux (France), Soile Isokoski (Finlande), Joseph Rouleau (Canada), Warren Jones (USA), Felicity Lott (Royaume-Uni), Edith Bers (USA) et Richard Rodzinksi (USA).

Daniel Kawka quitte l'Ensemble Orchestral Contemporain

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L'Ensemble poursuivra ses activités avec un nouveau directeur musical.

Nouvelle direction à Rennes

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C’est Matthieu Rietzler qui a été choisi pour devenir Directeur de l’Opéra de Rennes.
A 37 ans, Matthieu Rietzler est actuellement secrétaire général de la Maison de la Danse à Lyon après avoir exercé les mêmes fonctions à l’Opéra de Lille. Il incarne cette nouvelle génération de directeurs de théâtres lyriques appelés à dessiner le visage futur de l’opéra, sa pérennité et son évolution, entre impérative tradition et nécessaire modernité.

Pour un manuscrit de Maurice Ravel

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Un manuscrit unique de Maurice Ravel sera mis en vente aux enchères par la maison Ader Nordmann fin juin à Drouot. L'association des Amis de Maurice Ravel lance une campagne de mécénat participatif pour acquérir ce manuscrit estimé entre 25.000 et 30.000 euros et le confier à la Bibliothèque Nationale de France pour des raisons de conservation, d’accès au public et aux chercheurs et aussi de cohérence patrimoniale, la BNF conservant de nombreux autographes et documents d’archives du compositeur.

Il s'agit du manuscrit de la Vocalise Étude en forme de Habanera, lot 1212 et il provient des Editions musicales Leduc.
Pour voix grave et piano, la pièce a été  composée en mars 1907, quand le compositeur vivait à Levallois-Perret. Une vocalise indolente qui rappelle le style de l'Heure espagnole avec gruppetto, trille, gamme rapide, staccato avec un appui au piano.
Elle fut publiée chez Leduc en 1909, dans le Répertoire moderne de vocalises-études sous la direction d’Amédée-Louis Hettich.

En délicatesse avec Alphonse Leduc, Maurice Ravel s’est toujours refusé à réaliser le moindre arrangement et l’orchestration de "cette petite œuvre" (selon ses propres termes) créée, 12 ans après sa composition, le 22 février 1919 par Madeleine Greslé et Marcel Chadeigne à la Société Nationale de Musique.

Le manuscrit de 3 pages est estimé entre 25.000 € et 30.000 €.
Dans le cas où l’objectif de collecte ne serait pas atteint ou si l’objectif de collecte était atteint mais que les enchères dépassent l’estimation, les dons recueillis serviraient à acquérir d’autres autographes de Maurice Ravel. Et le détail précis des documents acquis avec leurs prix d’achat serait communiqué.

Comme elle le fait souvent, l'association des Amis de Maurice Ravel lance une campagne de mécénat participatif sur le Net. L'idée est d'acquérir ce manuscrit musical afin de le proposer ensuite en dépôt à la Bibliothèque nationale de France qui conserve déjà de nombreux autographes et documents d'archive du compositeur, expliquent Manuel Cornejo et Serge Touzelet, respectivement président et vice-président de l'Association. Le manuscrit est estimé entre 25.000 et 30.000 euros. L'objectif de l'Association est d'atteindre 30.000 euros de dons déductibles fiscalement.

https://www.commeon.com/fr/projet/ravel-habanera qzsasxw

 

Reinhard Goebel rejoint les Berliner Barock Solisten

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Les Berliner Barock Solisten se sont choisi Reinhard Goebel pour directeur artistique.
Membres de la Philharmonie de Berlin, les Solisten ont débuté en 1995 avec Rainer Kussmaul à leur tête mais, depuis 2010, le poste était vacant et l'Ensemble a travaillé par projets avec différents artistes.

Chef d'orchestre, musicologue et violoniste, Reinhard Goebel est un pionnier dans le domaine des instruments d'époque.
Sa formation, il la construit d'abord avec Franzjosef Maier puis Saschko Gawriloff, puis chez Eduard Melkus à Vienne avant Marie Leonhardt à Amsterdam.
C'est à l'Université de Cologne qu'il entreprend la musicologie et développe son extraordinaire connaissance du répertoire.
En 1973, il fonde son ensemble Musica Antiqua Köln, connu pour ses interprétations révolutionnaires de musique baroque sur instruments anciens.
En 1990, il doit abandonner le violon à cause d'une paralysie de la main gauche puis il réapprend à jouer, à l'envers !
Avec Musica Antiqua Köln, il enregistre d'innombrables compositions connues et inconnues. Avec un contrat exclusif chez Archiv Produktion (DGG), il enregistre la littérature orchestrale et pour violon de Johann Sebastian Bach, de nombreuses œuvres de Georg Philipp Telemann, Johann David Heinichen, Johann Rosenmüller, Johann Pachelbel, Francesco Maria Veracini, Dietrich Becker et bien d'autres.

En 2006, Goebel arrête le violon et la direction artistique de Musica Antiqua Köln et depuis lors, il dirige des orchestres modernes qu'il amène à se familiariser avec le son et l'interprétation de la musique du 18e siècle.
À l'automne 2010, il est nommé professeur d'interprétation historique au Mozarteum de Salzbourg, où il succède à Nikolaus Harnoncourt.
Il travaille régulièrement avec des solistes, des choeurs et orchestres de renommée mondiale et les conseiller dans la pratique de l'interprétation historique de la musique ancienne et dans le choix des œuvres.

En 2017, la Ville de Leipzig lui a décerné la Médaille Bach pour ses services exceptionnels et ses travaux pour la mise en valeur de l'Œuvre de Bach.