Le Journal

Un train nommé Beethoven

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La Deutsche Bahn (les Chemins de Fer allemands) donnera le nom de Ludwig van Beethoven à l'un de ses nouveaux trains. C'est ce qu'a décidé par le jury qui "baptisera" les 25 premiers ICE.
L'association Citoyens pour Beethoven -basée à Bonn !- a évidemment mené une campagne solide en ce sens et son président se félicite de ce succès et salué la décision comme un beau cadeau pour le 250e anniversaire de Ludwig van Beethoven

Les autres personnalités retenues pour les autres trains sont Konrad Adenauer, Hannah Arendt, Bertha Benz, Dietrich Bonhoeffer, Willy Brandt, Vicco von Bülow, Marlene Dietrich, Hedwig Dohm, Albert Einstein, Ludwig Erhard, Anne Frank, Heinrich Heine, Alexander von Humboldt, Marie Juchacz, Erich Kästner, Hildegard Knef, Käthe Kollwitz, Adolph Kolping, Thomas Mann, Karl Marx, Hans et Sophie Scholl, Margarete Steiff, Elisabeth de Hongrie et Fritz Walter.

 

A Verbier, Câline Yamakawa succède à Laurence Marchand

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L'information nous avait échappé.
Le Nouvelliste annonçait, le 29 septembre dernier, le départ de Laurence Marchand moins de deux mois après la clôture de l’édition 2017 et une année à peine après son arrivée à la tête du Verbier Festival, alors même que celui-ci doit amorcer le cap délicat de son 25e anniversaire.
Je pars, disait-elle. Je quitte la Fondation. La dernière édition du Festival s’est soldée par un très bon bilan, c’est l’essentiel. Et elle affirmait vouloir se consacrer à d’autres projets encore confidentiels.

Un mois après ce départ, la Fondation du Verbier Festival a choisi une solution à l'interne et nommé, au poste de Directrice, Câline Yamakawa qui l'occupait déjà ad interim, elle qui est impliquée dans l'organisation du Festival depuis 2006.
Administratrice de l’Academy puis responsable du Verbier Festival Junior Orchestra depuis 2013, Câline Yamakawa est également à la tête d'une société de management culturel à Paris.

Et la Fondation du Festival semble bien vouloir tourner la page Laurence Marchand sans polémiquer, se contentant de dire que sa vision stratégique a permis de développer le positionnement du Verbier Festival en vue de son 25e anniversaire.

Il était temps

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Le gouvernement italien est intervenu hier en dernière minute pour interrompre chez Sotheby's à Londres la vente aux enchères de manuscrits et de lettres de Verdi.
Il a dès lors déboursé £ 358 000 pour entrer en possession de ces documents qui étaient la propriété d'un particulier américain depuis un demi-siècle.
Il devra aussi s'acquitter de la commission de Sotheby's.

Chat échaudé...

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A Munich, le projet de la nouvelle salle a déjà reçu le feu vert mais un élément nouveau le met pourtant en péril. 
C'est que le bilan du Gärtnerplatztheater -qui a rouvert il y a deux semaines après une rénovation complète- incite à la prudence : le chantier prévu pour trois ans en a duré sept, et le budget initial de 70,7 millions d'euros a grimpé à 121,6 millions d'euros.
A suivre...

Nézet-Seguin au repos

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Le chef canadien Yannick Nézet-Séguin doit annuler toutes ses activités prévues au cours des deux prochaines semaines du fait d'une résurgence de la blessure au poignet qui l'a affecté cet été. 
C'est le chef Estonien Olari Elts qui le remplacera pour la Turangalila (Messiaen) avec l'Orchestre Philharmonique de Rotterdam.

Les jazzmen plus réactifs

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Un chercheur de l'Université Wesleyan de Middletown (Connecticut) a découvert que les stimuli musicaux inattendus provoquent des réactions différentes chez les jazzmen et les musiciens classiques.
Les résultats ont été publiés dans la revue Brain and Cognition.

L'étude s'est intéressée à l'activité cérébrale de 12 musiciens de jazz, 12 "classiques" et 12 personnes n'ayant bénéficié que d'une initiation dans le contexte scolaire. Pour tester les réponses, on a utilisé les séquences d'accords les plus courantes dans la musique tonale de l'ouest et des séquences inhabituelles.
L'activité cérébrale des jazzmen (mesurée à l'EEG) s'est révélée plus intense que dans les deux autres groupes.
L'équipe de recherche postule que le résultat est lié à la capacité d'improvisation qui est au cœur du jazz. Les musiciens de jazz réagissent quantitativement plus aux stimuli inattendus. Ils les intègrent rapidement dans leur expérience et leur action et ils peuvent les traiter aussitôt de manière créative. C'est la base du processus d'improvisation qui n'a pas fait l'objet d'un apprentissage chez les musiciens classiques qui réagissent donc autrement.

 

L'Opéra de Paris en demi-teintes

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Le rapport de la saison 2016-2017 de l'Opéra de Paris permet, pour Stéphane Lissner, de mesurer les résultats, d’apprécier les succès, et aussi tout ce que l’on aurait aimé réussir mieux encore.

Avec 21 nouvelles productions dont une création mondiale, l’année 2017 a aussi été marquée par la nomination de trois nouvelles étoiles : Hugo Marchand, Germain Louvet et Léonore Baulac.

L’Opéra National de Paris, l’Ecole de Danse et l’Académie ont accueilli 859 434 spectateurs (+7 % par rapport à la saison précédente) et les représentations de ballets et d’opéras affichent un taux moyen de remplissage de 91%, mais de 100% pour les grands classiques : La Flûte Enchantée, Carmen, Le Lac des Cygnes et Le Songe d’une Nuit d’été.

Côté public, l’âge moyen des spectateurs est passé de 46 à 45 ans, 48 ans pour le lyrique et 43 ans pour les ballets. Les jeunes de moins de 28 ans ont acheté 94 164 places, soit 16,2% du public. Succès donc pour les avant-premières jeunes et les places à 10 euros qui ont séduit 27 385 jeunes (+19% par rapport de la saison précédente).

Un déficit de 9,4 millions 

Les ressources propres, billetteries et mécénat, ont augmenté (53% des ressources totales). Mais le coût des spectacles a crû pour s'élever à 40,8 millions d’euros, et les subventions de l’état ont continué de baisser (moins 1 millions par rapport à 2015).

L’institution met en avant les mouvements sociaux nationaux qui ont entraîné l’annulation de douze spectacles et d’une avant-première "jeunes", les pertes liées aux moindres recettes commerciales (bar, ventes de programmes), et la baisse du nombre de visites du Palais Garnier depuis les attentats de 2015.

Fin de carrière inattendue

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C'est l'Opéra de Paris qui a annoncé que la mezzo-soprano italienne Luciana d'Intino a décidé de mettre fin à sa carrière.
Distribuée dans le rôle d'Ulrica du prochain Ballo in Maschera à l'Opéra Bastille (16 janvier-10 février), elle sera remplacée par Varduhi Abrahamyan.

Cette saison, Luciana d'Intino a chanté Azucena (Le Trouvère) à Vienne et Oviedo avant d'annuler le reste de sa saison et d'annoncer la fin de sa carrière.

Luciana d’Intino est née à San Vito al Tagliamento le 22 août 1959. Après la chorale paroissiale de son village, elle part étudier l’art lyrique au Conservatoire Benedetto Marcello de Venise, se fait remarquer dans des concours (dont Spoleto) et fait ses débuts en 1984 dans le rôle d’Azucena du Trouvère au Festival de Macerata, puis elle chante Rosine dans Le Barbier de Séville.
Progressivement, elle s'impose comme l’une des meilleures interprètes des grands rôles de mezzo-soprano verdiens. Elle débute à la Scala en 1986 dans le rôle de Fenena de Nabucco et fait ses débuts américains trois ans plus tard, à Carnegie Hall. En 1993, elle chante la Princesse Eboli dans Don Carlos à la Scala, un de ses rôles les plus marquants. Hors Verdi, elle s’illustre aussi dans le bel canto avec, entre autres, Roméo dans Les Capulet et les Montaigu (Bellini) à Gênes en 1996. 

Elle fait ses débuts au Met dans Don Carlos en 2005 (Princesse Eboli) et y retourne deux ans plus tard pour Amnéris dans Aïda. En France, elle débute à l’Opéra de Paris en 2010 avec la Princesse Eboli, et y retourne la même année pour la Tante dans Suor Angelica (Puccini). Eboli toujours, à l'Opéra de Vienne en 2012, puis elle retourne à Paris pour rejoindre Angela Gheorghiu dans Adriana Lecouvreur.

Olivier Leymarie à l'Ensemble Intercontemporain

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Françoise Nyssen, Ministre française de la Culture, a annoncé la nomination d’Olivier Leymarie à la direction générale de l’Ensemble Intercontemporain sur proposition de son conseil d’administration et de son président Henri Loyrette.
Il prendra ses fonctions dès ce 18 décembre prochain et succédera donc à Hervé Boutry à qui Pierre Boulez avait confié le poste  en 1995.

Impliqué depuis plus de 20 ans dans le secteur de la musique vivante, Olivier Leymarie est actuellement administrateur général de erda, structure regroupant les ensembles accentus et Insula orchestra qui sont tous deux placés sous la direction artistique et musicale de Laurence Equilbey.
Précédemment, il a été directeur de production et directeur artistique délégué de l’Opéra de Dijon (2008-13) et directeur adjoint à la production de la Cité de la musique-Philharmonie de Paris (2003-08).

Le communiqué précise qu'Olivier Leymarie consolidera et multipliera les partenariats, avec la Cité de la Musique-Philharmonie de Paris, avec ses ensembles résidents ou avec l’Institut de Recherche et coordination Acoustique/Musique (IRCAM). En symbiose avec l’esprit d’ouverture imprimé par Matthias Pintscher qui dirige l’ensemble (ndlr: depuis 2013), il suscitera des rencontres entre musiques et entre disciplines.

Le même communiqué ajoute encore que dans le cadre d’un équilibre repensé entre production et diffusion, Olivier Leymarie portera une attention particulière au rayonnement de l’EIC, tant à Paris et en Île-de-France que sur l’ensemble du territoire national et à l’étranger et enfin qu'il veillera au public de l’Ensemble Intercontemporain, celui qu'il a déjà et celui qu'il aura demain, plus nombreux, plus divers, en l'accompagnant et lui proposant, une action de médiation renouvelée, appuyée notamment sur le numérique.

 

 

Pour l'honneur de la Hongrie

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On sait que le Premier Ministre hongrois Viktor Orban n'est pas tendre avec les migrants.

Dimanche dernier, Ivan Fischer et les membres de son Budapest Festival Orchestra ont donné un concert familial pour les familles de réfugiés, en réaction à ce qui s'est passé dans le village d'Őcsény où l'aubergiste a refusé d'accueillir des familles de sans-abris.

Ces événements  m'ont vraiment rendu triste. Que les gens aient tellement peur et réagissent avec tant de  haine envers les familles de malheureux réfugiés... S'ils écoutent le concert ensemble, un miracle peut arriver. Je travaille depuis des années pour améliorer la bonne réputation de la Hongrie dans le monde, et je ne voudrais pas abandonner cet objectif, a déclaré Ivan Fischer.