Musique de chambre avec flûte

par

Joseph HAYDN
(1732 – 1809)

4 London Trios - 6 Trios op. 38 - 6 Trios arrangés - 3 Trios hob. XV 15-17 - 6 Quartets op.5
Barthold Kuiken, traverso ; Marc Hantai, traverso ; François Fernandez, alto ; Sigiswald Kuiken, violon ; Wieland Kuiken, violoncelle ; Piet Kuiken, pianoforte
DDD 2017 5h26’ Livret anglais, français, allemand Coffret 6 CD ACCENT ACC 24335

Les frères Kuiken rééditent sur leur label ACCENT divers disques d’œuvres de chambre de Haydn, dont le dénominateur commun est le traverso. Il y a 6 CD regroupés en un élégant coffret. C’est un véritable enchantement qui nous restitue l’esprit de Joseph Haydn, un compositeur très spirituel, dans le sens religieux, mais aussi plein de traits d’esprit. Le premier CD comprend les superbes London Trios. Au passage, on regrette vraiment que le double album « Haydn in London » de Christopher Hogwood (Oiseau Lyre) n’ait jamais été réédité en CD. Car les œuvres composées à Londres par ce grand compositeur autrichien, si célèbre en son temps, sont toutes passionnantes, que ce soient les 12 symphonies ou de simples chansons écossaises. Les trios sont pourtant de la musique de divertissement, mais d’un niveau tel qu’on en redemande. Les trios des deuxième et troisième CD sont des arrangements de trios écrits pour son protecteur Nicolaus Joseph, prince d’Estheraza et de Galantha, lequel jouait du baryton, une basse de viole possédant, sous le chevalet et la touche, de neuf à trente cordes de résonance qui vibrent par sympathie, et que le violiste peut pincer avec le pouce de la main gauche, tout en frottant de son archet les cordes en boyau, comme s’il s’accompagnait lui-même sur une harpe, ou plutôt sur une cithare. Haydn composa 175 œuvres pour baryton, dont certaines reprenaient des mouvements transcrits d’œuvres précédentes, mais aussi le contraire : certaines grandes œuvres sont des arrangements de musiques écrites à l’origine pour le baryton. Le quatrième disque est celui des trios avec clavier 15 à 17. Ils peuvent être interprétés au violon ou à la flûte, avec clavecin ou pianoforte, ce qui est le cas ici. Le jeu des Kuiken est idéal : clair, tout en étant virtuose, vif et lumineux. Tout Haydn y est. Ecoutons par exemple le premier mouvement du trio n°16 : a-t-on entendu ces célèbres trios mieux joués ? Ce ne sont pourtant pas les versions qui manquent. Et le pianoforte anglais (Longman-Clementi, Londres 1799) est particulièrement ajusté. Les cinquième et sixième CD sont ceux des quatuors op.5 pour flûte, violon, alto et violoncelle, des œuvres de jeunesse composées alors que Haydn était au service du comte Morzin. Voici donc des versions idéales de ces œuvres rééditées dans un beau petit coffret que tout amateur de Haydn (dont je suis) se doit d’avoir.
Dominique Lawalrée

Son 10 - Livret 10 - Répertoire 10 - Interprétation 10

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