Opérette viennoise à l'américaine

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The merry Widow de Franz Lehar
Renée Fleming (Hanna Glawari), Nathan Gunn (Danilo), Kelli O’Hara (Valencienne), Alek Shrader (Camille de Rosillon), Sir Thomas Allen (Baron Mirko Zeta), Carson Elrod (Njegus). Solistes, ballet, choeur et orchestre du Metropolitan Opera. Sir Andrew Davis (chef d’orchestre), Susan Stroman (mise-en-scène et chorégraphie), Julian Crouch (decors), William Ivey Long (costumes), Paule Constable (lumières), Gary Halvorson (régie vidéo).138’ (bonus 11’) - Decca 074 3900          

Si vous n’avez pas d’objection à une version anglaise d’une opérette viennoise, vous pouvez éprouver bien du plaisir à regarder cette Veuve joyeuse produite par le Metropolitan Opera de New York et déjà diffusée dans la série « The Met live in HD » à voir dans nos salles de cinéma. La version anglaise de Jeremy Sams est bien faite et reste fidèle à l’original viennois. La mise en scène de Susan Stroman dans des luxueux décors et costumes d’époque est bien enlevée mais respecte le caractère de l’œuvre et les différents numéros de ballet sont appropriés et donnent une couleur supplémentaire à la représentation. Sir Andrew Davis dirige avec entrain et laisse les mélodies de Lehar se déployer luxueusement. La distribution est homogène et l’ensemble vivant et souvent amusant. Renée Fleming est une Hanna séduisante et piquante, parle le texte aussi bien qu’elle le chante et cela de sa belle voix crémeuse. Le Danilo de Nathan Gunn manque de style et joue un peu trop le garçon sympathique et bon vivant mais il donne vie à son personnage et chante bien de son baryton souple. Kelli O’Hara, une vedette de Broadway, s’intègre sans problèmes dans l’ensemble en Valencienne qui brûle les planches et chante de son soprano clair et agréable. Alek Shrader est son soupirant, Camille, beau garçon à la voix de ténor agréable mais un peu pincée dans l’aigu. Sir Thomas Allen est impayable en Baron Mirko Zeta qu’il interprète avec autorité et humour et le Njegus de Carson Elrod est parfait. Tous les rôles secondaires sont bien tenus et les chœurs participent avec enthousiasme. Le bonus offre des interviews avec les protagonistes et artisans du spectacle.
Erna Metdepenninghen

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