Le pianiste Ralph van Raat propose des raretés françaises et une première boulézienne 

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Claude Debussy (1862-1918): Études retrouvées, Les Soirs illuminés par l’ardeur du charbon ; Olivier Messiaen (1908-1992) : Morceau de lecture à vue, Des canyons aux étoiles (extraits), La fauvette passerinette ; Pierre Boulez (1925-2016) : Prélude, Toccata et Scherzo, les 12 Notations, Une page d’éphéméride ; Maurice Ravel (1875-1937) : Menuet en ut dièse mineur. Ralph van Raat, piano. 2018-Livret en : allemand, anglais et français-77’41’’. Naxos. 8.573894

Paul Hindemith, intégrale violonistique avec Roman Mints et Alexander Kobrin

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Paul Hindemith (1895-1963) : Sonate pour violon et piano en mi bémol majeur, op.11 n° 1 ; Sonate pour violon et piano en ré majeur, op. 11 n° 2 ; Sonate pour viole d'amour et piano, op. 25 n° 2 "Kleine Sonate" ; Sonate pour violon et piano en mi majeur ; Trauermusik ; "Méditation", extrait du ballet Nobilissima visione ; Sonate pour violon et piano en do majeurRoman Mints, violon & viole d'amour ; Alexander Kobrin, piano. 2019-Livret en anglais- 77'13 - Quartz QTZ2132. 

Un Octuor de Schubert d’une fine subtilité poétique 

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Franz SCHUBERT (1797-1828) : Octuor en fa majeur D. 803. Quatuor Modigliani (Amaury Coetaux et Loic Rio, violons ; Laurent Marfaing, alto ; François Kieffer, violoncelle) ; Sabine Meyer, clarinette ; Bruno Schneider, cor ; Dag Jensen, basson ; Knut Erik Sundquist, contrebasse. 2020. Livret en français, en anglais et en allemand. 62.00. Mirare MIR438.

Le pianiste Giuseppe Albanese nous invite à la danse

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Carl Maria von WEBER (1786-1826) : Invitation à la danse op. 65. Léo DELIBES (1836-1891) : Valse de Coppélia. Pyotr Ilyich TCHAÏKOVSKI (1840-1893) : Casse-Noisette, suite op. 71a. Igor STRAVINSKY (1882-1971) : Danse infernale, Berceuse et Finale de L’Oiseau de feu. Claude DEBUSSY (1862-1918) : Prélude à l’après-midi d’un faune. Maurice RAVEL (1875-1937) : La Valse. 2020. Livret en anglais et en italien. 67.50. Deutsche Grammophon 4818970.

A Genève,  Gli Angeli de retour !  

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Après la longue période de confinement, l’Ensemble Gli Angeli et son chef, Stephan MacLeod, s’empressent de reprendre leur saison ; c’est pourquoi, lundi dernier, ils ont profité de la réouverture officielle des salles de spectacle à Genève pour donner un concert au Studio Ernest-Ansermet qui a accueilli un public nombreux mais qui, au vu de l’exiguïté des lieux, a obligé tout spectateur et une bonne partie des instrumentistes à porter un masque. 

Le Wanderer du voyage à l'errance (5) : Mahler et l'idée du Wanderer

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"Je suis trois fois sans patrie: un Bohémien parmi les Autrichiens, un Autrichien parmi les Allemands et un juif parmi tous les peuples du monde". Ainsi s'exprimait Gustav Mahler (1860-1911), né un 7 juillet 1860 dans une petite localité, Kaliste, située aux confins de la Bohème et de la Moravie et désormais partie intégrante de la République tchèque.

Cette première citation révèle l'essence même de la dialectique musicale mahlérienne qui sera de bâtir un monde mais donne aussi une idée précise de l'histoire mouvementée des peuples aussi différents les uns que les autres qui constituaient l'Empire austro-hongrois. Magyars et Polonais, Ruthènes et Slovaques cotôyaient Slovènes, Croates, Roumains, Italiens. De plus, l'alternance de politiques libérale et réactionnaire de l'Empereur François-Joseph eut pour conséquence tantôt une amélioration tantôt un durcissement des conditions de vie de la minorité juive. Ce n'est par exemple qu'en 1867, soit sept ans après la naissance de Mahler, qu' "on accordera aux juifs tous les droits civiques et politiques, en particulier celui de vivre là où ils veulent et celui d'accéder à la noblesse héréditaire" et pourtant, comme le souligne Stefan Zweig, les Juifs de Bohème et de Moravie parlent l'allemand et se considèrent comme les représentants de la culture allemande en pays tchèque. La volonté et le désir d'assimilation sont évidents. Pour obtenir sa nomination à l'Opéra de Vienne, Mahler se convertira au catholicisme le 23 février 1897. 

Mélodies et musique de chambre d’Alfred Bruneau, l’ami de Zola

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Alfred BRUNEAU (1857-1934) : Chants antiques, cycle de dix mélodies sur des poèmes d’André Chénier ; Plein air, dix poèmes pour chant et piano sur des poèmes de Théophile Gautier ; Un Miracle et Soirée, poésies de Richepin ; La Nuit de mai, mélodrame pour harpe, quatuor à cordes et récitant, sur un texte d’Alfred de Musset ; Romance pour violon ; Fantaisie pour cor ; Romance pour alto ; Deux morceaux de genre pour violoncelle et piano ; Romance pour quatuor de clarinettes ; Prélude de l’Enfant-Roi, transcription pour piano d’Alfredo Casella. Cyrille Dubois, ténor ; Jeff Cohen, piano ; Vincent Figuri, récitant ; Quatuor Varèse ; Quatuor Anches Hantées ; Marie Normant, harpe ; Jens McManama, cor. 2020. Livret en français et en anglais. Textes des poèmes reproduits en français. 96.19. Salamandre 002 (un album de 2 CD).

Soir païen : flûte, voix et piano dans la génération Debussy

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Soir païen. Philippe GAUBERT (1879-1941) : Soir païen, pour voix, flûte et piano. Jacques IBERT (1890-1962) : Deux Stèles orientées, pour voix et flûte. André CAPLET (1878-1925) : Une flûte invisible, pour voix, flûte et piano ; Ecoute mon cœur, pour voix et flûte. Maurice EMMANUEL (1862-1938) : Trois Odelettes anacréontiques op. 13, pour voix, flûte et piano. Maurice RAVEL (1875-1937) : Shéhérazade : La Flûte enchantée, pour voix, flûte et piano. Charles KOECHLIN (1867-1950) : Sonate pour deux flûtes op. 75. ; Poèmes d’automne op. 13 : Le Nénuphar, pour voix, flûte et piano. Albert ROUSSEL (1869-1937) : Deux Poèmes de Ronsard op. 26, pour voix et flûte ; Les Joueurs de flûte op. 27 pour flûte et piano. Maurice DELAGE (1879-1961) : Hommage à Roussel, pour voix, flûte et piano. Claude DEBUSSY (1862-1918) : La Flûte de Pan (Syrinx), pour flûte et narrateur. Georges HÜE (1858-1948) : Soir païen, pour voix, flûte et piano. Alexis Kossenko, flûte ; Anna Reinhold, mezzo-soprano ; Emmanuel Olivier, piano ; Sabine Devieilhe, soprano ; Magali Mosnier, flûte. 2020. Livret en français et en anglais. Textes des poèmes en français, traduits en anglais. 68.00. Aparté AP227.

Le Wanderer ou l'Esthétique de la distance (4) : Schubert ou l'Esthétique de la distance

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Si l'on avait dit à sa bande de copains qu'il serait associé au voyageur,  Schwind (le peintre), Hüttenbrenner (le frère du librettiste), Vogl (le chanteur), Schober (le poète), Spaun (l'ami de toujours) et les autres auraient été sidérés. Franz Schubert lui-même s'en serait amusé car il n'y a pas plus sédentaire compositeur que lui dans toute l'histoire de la musique, ou presque.

Né à Vienne, mort à Vienne (à l'âge de trente et un ans), il ne quitta la capitale que deux fois, pour la Hongrie (chez le comte Esterhazy), et de rares étés avec Vogl, près de Steyr ou dans le Salzgamergut.

Chez les Esterhazy, en 1818, il est un valet de musique, composant à volonté, donnant des leçons de piano aux deux jeunes filles de la maison, et lutinant la servante, Pepi. Lorsqu'il y revient en 1824, sa réputation l'autorise à prendre ses repas avec les maîtres, à composer moins, et à tomber follement amoureux de la fille cadette, Karoline.

Avec Vogl, le voyage ne manque pas de confort. Le chanteur est riche, reconnu, adulé des mélomanes. Imaginez-vous voyager avec Ruggiero Raimondi...