Pour une quête intérieure, avec Satie, Poulenc et Cage

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Caesura 65:41’’. Erik Satie (1866-1925) : Sports et Divertissements, extraits ; Trois Mélodies ; Quatre petites mélodies : Chanson à boire ; Ogives 1 et 2 ; Je te veux - Valse pour piano ; Élégie. Francis Poulenc (1899-1963) : Violon ; Hôtel ; Miel de Narbonne ; Montparnasse ; La dame de Monte Carlo ; Enfant de troupe. John Cage (1912-1992) : A Flower ; She is asleep ; The Wonderful Widow of Eighteen Springs ; Sonnekus2. Lore Binon, soprano ; Inge Spinette, piano. 2024. Notice en néerlandais, en anglais et en français. Textes chantés reproduits. 65’ 41’’. Passacaille 1165.

Raretés romantiques du piano anglais et belge, avec Naruhiko Kawaguchi et Christopher Howell

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Adieu. Romantic Flemish piano music. Edgar Tinel (1854-1912) : Morceaux de fantaisie Op. 2. Chanson Op. 7 no 2. Sonate Op. 9. Jan Blockx (1851-1912) : Nocturne. Suite dans le style ancien. Intermezzo. Valse noble. Berceuse. Naruhiko Kawaguchi, piano. Octobre 2023. Livret en anglais, flamand. 66’58’’. Et’Cetera KTC 1840

Charles Hubert Parry (1848-1918) : Sonate no 2 en la majeur. Sonnets and Songs without Words, -Book II. Hands across the centuries. Christopher Howell, piano. Février, mars, novembre 2023. Livret en anglais. 56’27’’. Da Vinci Classics C01138

Anneleen Lenaerts entraîne ses partenaires chambristes à la conquête de sonorités inouïes

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French Trios . Claude Debussy (1862-1918) : Sonate pour flûte, alto et harpe, CD 145 ; Prélude à l'après-midi d'un faune. Louis Vierne (1870-1937) : Deux Pièces pour piano et alto, op. 5. Jacques Ibert (1890-1962) : Deux Interludes pour flûte, violon et harpe. Maurice Ravel (1875-1937) : Sonatine en trio pour flûte, alto et harpe ; Ma mère l'Oye. Joseph Jongen (1873-1953) : Deux Pièces en trio, op. 80. Adam Walker, flûte ; Timothy Ridout, alto ; Anneleen Lenaerts, harpe. Texte de présentation en anglais, français et allemand. 76'30''. Warner Classics 1200214336233.

Bruno de Sá, un sopraniste en majesté tous azimuts

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Heitor Villa-Lobos (1887-1959) : Bachianas brasileiras n°5. Camille Saint-Saëns (1835-1921) : « Le Rossignol et la Rose », « Le Cygne ». Joseph Canteloube (1879-1957) : « Lou Coucut », « Malurous qu'ouno fenno », « Lo Fiolairé ». Richard Strauss (1864-1949) : « Kling ! ». Alberto Nepomuceno (1864-1920) : « As Uyaras ». George Gershwin (1898-1937) : « The Lorelei ». Maurice Ravel (1875-1937) : « Vocalise-étude en forme de habanera ». Enrique Granados (1867-1916) : « La maja y el ruiseñor ». Sergueï Rachmaninov (1873-1943) : « Vocalise op. 34 n°14 ». Heinrich Proch (1809-1878) : Aria e Variazioni « Deh, torna mio bene ». Bruno de Sá, sopraniste ; Comunicantus Choir ; Opéra Orchestre Normandie Rouen, direction Pierre Dumoussaud. Texte de présentation en français, anglais et allemand. 59'00''. Erato 0827568014917.

Ravel retrouvé, Ravel métamorphosé

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Maurice Ravel (1875-1937) : Sites auriculaires (orchestration de Kenneth Hesketh) ; Une barque sur l'océan, Alborada del gracioso ; Deux mélodies hébraïques ; Chanson hébraïque ; Rapsodie espagnole ; Bolero. Rinat Shaham (mezzo-soprano) ; Orquestra Simfònica de Barcelona i Nacional de Catalunya, direction Ludovic Morlot. 2025 et 2026. Livret en anglais, français et catalan. 61'14''. L'Auditori

Gatti et la Staatskapelle de Dresde face à la Dixième de Mahler

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Ce lundi 19 octobre, la Sächsische Staatskapelle Dresden se produit au Semperoper de Dresde sous la direction de son chef principal, Daniele Gatti, en poste depuis la saison 2024-2025. Ce concert s’inscrit dans le cycle Mahler de la Staatskapelle, consacré cette saison à la question de l’adieu et aux œuvres tardives du compositeur.

La Dixième Symphonie en fa dièse majeur de Gustav Mahler occupe une place singulière dans l’histoire de la musique. Composée en 1910, durant une période de profonde crise personnelle, elle demeure inachevée à la mort du compositeur, en mai 1911. Seul le premier mouvement avait alors été entièrement orchestré. Les quatre autres mouvements nous sont parvenus sous différentes formes de manuscrits et d’esquisses.

La version proposée par la Sächsische Staatskapelle Dresden est celle élaborée par le musicologue britannique Deryck Cooke, qui s’est attaché à rendre l’œuvre jouable en complétant avec prudence les éléments manquants, sans prétendre remplacer le travail de Mahler. Devenue la plus célèbre des reconstitutions de cette symphonie, elle permet d’entendre les cinq mouvements dans leur continuité.

D’Irgens-Jensen à Schubert, une soirée de contrastes avec Tabita Berglund

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Ce vendredi 16 octobre, l’Orchestre de la Philharmonie de Dresde se produit dans cette même salle sous la direction de sa première cheffe invitée, la Norvégienne Tabita Berglund. Trois œuvres sont au programme de la soirée : la Passacaille pour orchestre de Ludvig Irgens-Jensen, la Symphonie concertante en mi bémol majeur pour violon, alto et orchestre, KV 364, de Wolfgang Amadeus Mozart, et la Symphonie en si mineur, D. 759, dite « Inachevée », de Franz Schubert. Les deux solistes du soir sont le violoniste tchèque Josef Špaček et l’altiste chinois Diyang Mei.

Longtemps resté méconnu en dehors de la Norvège, Ludvig Irgens-Jensen (1894-1969) signe, avec sa Passacaille pour orchestre (1928), une œuvre orchestrale ambitieuse, récompensée lors d’un concours organisé à l’occasion du centenaire de la mort de Schubert. Durant près de vingt minutes, le compositeur norvégien y déploie une architecture monumentale, entre variations, fugues et sombres éclats orchestraux. L’interprétation met en valeur les contrastes de l’œuvre, entre tension dramatique, puissance orchestrale et passages mystérieux. On peut toutefois regretter une balance sonore parfois inégale entre les pupitres. L’entrée de l’orgue dans le final fait néanmoins vibrer toute la salle dans un grand moment de gloire, avant que la musique ne s’éteigne progressivement dans un morendo aussi saisissant qu’incertain. En somme, cette œuvre constitue une très belle découverte pour le public, au sein d’un programme qui l’associe à deux pages célèbres de Mozart et de Schubert.