Une Tosca bien saignante…

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En fin renard toujours à la recherche d’histoires dramatiques reposant sur autant de destins contrariés, Giacomo Puccini a immédiatement été séduit par la pièce éponyme de Victorien Sardou. Le compositeur a pressenti dans ce sujet une magnifique occasion d’exploiter son talent naturel à décrire les passions humaines, et ainsi de faire briller sa veine unique qui s’inscrit dans le sillon du vérisme tout en le patinant d’un lyrisme généreux et vigoureux. L’œuvre repose sur un livret aux ressorts dramatiques accusés et sur trois personnages centraux au caractère assurément très fort, qui présentent chacun quelques failles permettant de leur dresser un profil psychologique des plus consistants. L’échec de la création de l’œuvre en 1900 a rapidement été oublié, de sorte que cet opéra figure parmi les incontournables du répertoire.

Hédonisme straussien à Dresde

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Richard Strauss (1864-1949) : Concerto pour cor et orchestre n°1, Op.11 ; Sérénade, Op.7 ; Sonatine n°1 “Aus der Werstatt eines Invaliden” ; Métamorphoses, Op.142. Robert Langbein, cor ; Staatskapelle Dresden, Christian Thielemann. DD-2014- Livret en anglais et allemand- 2 CD Profil PH 15016.

Une Cendrillon de… Pauline Viardot

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Pauline Viardot, la fille du ténor Manuel Garcia et la sœur de Maria Malibran, doit sa renommée à sa voix somptueuse de mezzo-contralto qui l’amena à créer la Fidès du Prophète de Meyerbeer, la Sapho de Gounod, l’oratorio Marie-Magdeleine de Massenet et la Rhapsodie pour contralto de Brahms. Mais sait-on qu’elle consacra une partie de sa carrière à la composition de romances et d’opéras-comiques sur des livrets de son ami intime Ivan Tourgueniev ? A l’âge de quatre-vingt-trois ans, elle élabora elle-même le texte et la musique pour une Cendrillon en trois tableaux qui fut créée à Paris, dans les salons de Mme Mathilde de Nogueiras, le 23 avril 1904.

Un bouquet de lieder

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Mark ABEL (1948) : Time and Distance, oeuvres pour voix et piano, avec orgue et percussion.  Hila Plitmann, soprano ; Janelle de Stefano, mezzo; Tali Tadmor et Carol Rosenberger, piano; Bruce Carver, percussion; Mark Abel, orgue electronique. 2018-  DDD - 57’03 - Livret en anglais - CD Delos DE 3550

Le dernier Rigoletto de Dmitri Khvorostovski

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Giuseppe VERDI (1813-1901) : Rigoletto. Dmitri KHVOROSTOVSKI (baryton), Nadine SIERRA (soprano), Francesco DEMURO (ténor), Andrea MASTRONI (basse), Oksana VOLKOVA (contralto), Eglé SIDLAUSKAITÉ (mezzo-soprano), Tadas GIRININKAS (basse), Tomas PAVILIONIS (ténor), Orchestre symphonique et chœur d’hommes de Kaunas, dir. : Constantine ORBELIAN. DDD–2017–59’ 28’’ et 67’ 30’’–Livret de présentation en anglais–Delos DE 3522

Suites à l’italienne !

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Ottorino Respighi (1879-1936) : Sonate en si mineur ; Igor Stravinsky (1882-1971) : Suite italienne de Pulcinella ; Mario Castelnuovo-Tedesco (1895-1968) : Ballade, Op.70, “Rosina” et “Figaro” ‘extrait du Barbier de Séville ; “Violetta” extrait de la Traviata. Francesca Dego, violon et Francesca Leonardi, piano. DDD-2018-Notice en anglais, italien, français et allemand. 73’06. DGG  481 7297.

Joyce DiDonato à Liège: le “best-of” d’une diva incontournable

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C’est un accueil digne de celui d’une rock-star qu’a réservé le public de l’Opéra Royal de Liège à Joyce DiDonato hier soir. On ne présente plus la “diva yankee” à la voix souple et au charisme unique. Originaire du Kansas, la mezzo-soprano s’est forgé une carrière internationale dans les salles les plus prestigieuses depuis ses débuts à l’Opéra Bastille dans le rôle de Rosina du Barbier de Séville de Rossini en 2002.

Création belge des 20 études de Philip Glass par Maki Namekawa à Bozar

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Certains concerts ont le don d’ouvrir les yeux sur les qualités d’un interprète et de révéler, du même coup, une œuvre qu’un disque n’avait pas permis d’apprécier à leur juste valeur.

Il y a quelques jours, Crescendo se faisait l’écho d’une interprétation fort convaincante de Mantra de Stockhausen, le 16 novembre 2018 à Bozar, dans le cadre du festival Ars Musica.

Même salle, même festival, mais mantras d’un tout autre genre, ce 21 novembre 2018. Le public lui-même semblait bien différent de celui composé des adeptes de l’École de Darmstadt. Composé de mélomanes manifestement issus d’horizons très divers, il était surtout très touffu ! On le sait, Philip Glass, sans faire l’unanimité dans le cénacle musical professionnel (mais quel compositeur vivant peut se targuer de le faire ?), déplace les foules.

Wolfgang Sawallisch, orchestralement votre

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Wolfgang Sawallisch, Orchestermusik. Oeuvre d’Anton Bruckner, Johannes Brahms, Hans Pfitzner, Richard Wagner, Giuseppe Verdi, Wolfgang Amadeus Mozart, Ludwig van Beethoven, Carl Maria von Weber. Margaret Price, soprano ; Thomas Allen, baryton ; Chor des Bayerischen Rundfunks, Kammerchor des Hochschule für Musik München, Bayerisches Staatsorchester, Symphonieorchester des Bayerischen Rundfunks, Wolfgang Sawallisch. ADD. Enregistré entre 1980 et 1990. Notice de présentation en : anglais et allemand. Durée : 414’41. 1 coffret de 8 CD Orfeo. C 957 188 L

A la Scala, une création mal comprise du public

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Une vieille femme est à la fenêtre et marmonne quelques bribes d’une poésie en anglais ; puis, rapidement,  le décor change pour nous faire voir une masure grisâtre, flanquée de deux autres maisons, contre laquelle sont appuyées deux citernes ; à l’avant-scène, un fauteuil roulant recouvert d’un drap. Telle est la première image que nous livre la production de Pierre Audi pour Fin de partie, l’unique opéra de György Kurtag, dont la Scala de Milan vient d’assurer la création mondiale en date du 15 novembre 2018.

Durant plusieurs décennies, le musicien a songé à composer un opéra ; mais tout aussi régulièrement, il a laissé  de côté son projet, en essayant de traiter des structures plus restreintes comme le cycle de mélodies, d’où Kafka-Fragmente pour soprano et violon (1985-87) et Hölderlin-Gesänge pour baryton et instruments (1993-97) ; et c’est pour grand orchestre qu’il a élaboré Stele en 1994 et Üzenetek (Messages) entre 1991 et 1996.