La Messe en si de Bach par Raphaël Pichon : une esthétique dramatique

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Johann Sebastian Bach : Messe en si mineur BWV 232. Julie Roset, soprano ; Beth Taylor, mezzo-soprano ; Lucile Richardot, alto ; Emiliano Gonzalez Toro, ténor ; Christian Immler, basse ; Pygmalion, direction Raphaël Pichon. 2024. Notice en français, en anglais et en allemand. Textes chantés insérés, avec traductions en trois langues. 107’ 20’’. Un album de deux CD Harmonia Mundi HMM902754.55. 

Entre Italie et Pays Bas, floraison du répertoire pour flûte au tournant du XVIIe siècle

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Dolce accenti. Œuvres de Giovanni Battista Fontana (1589-1630), Girolamo Frescobaldi (1583-1643), Giovanni Bassano (c1560-1617), Francesco Rognoni Taeggio ( ?-p1626), Tarquinio Merula [attrib.] (c1594-1665), Giovanni Martino Cesare (c1590-1667), Giovanni Picchi (1572-1643), Giovanni Battista Riccio (1563-p1622), Biagio Marini (1594-1663), Peter Philips (c1560-1628), Jacob van Eyck (c1589-1657), Nicolaes a Kempis (c1600-1676), Johann Caspar Kerll (1627-1693), Dario Castello (1602-1631). Peter Van Heyghen, flûtes à bec. Kris Verhelst, orgue, clavecins. Janvier 2023. Livret en anglais, français, allemand. 73’08’’. Passacaille PAS 1139

Johann Joseph Abert : un portrait musical

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Johann Joseph Abert (1832-1915) : en musikalisches Portrait. Larissa Wäspy, soprano ; Thomas Pfeiffer, baryton ; Martin Nagy, ténor ; Roswitha Sicca, mezzo soprano ; Claus Temps, Baryton basse ; Ljiljana Borota, Meguni Sano, Heike Blechmann, Ira Marina Witoschynskyj ; Joachim Drahim, piano ; Jürgen Rieger, orgue; Abert Quartett Stuttgart. 2025. Notice en allemand et en anglais. 68’’49’.  ARS Produktion 38 679.  

Le Corsaire : ballet classique en grande pompe pour conclure la saison à l’Opéra de Bordeaux

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Le lundi 7 juillet se presse une foule de tout âge place de la Comédie à Bordeaux pour voir la dernière (mais pas des moindres) production chorégraphique de la saison : Le Corsaire. 

Ballet d’une autre époque certes (créé en 1856 inspiré par les poèmes de Lord Byron datant de 1814 avec son lot d’orientalisme, d’esclaves, d’enlèvements et de ventes de femmes…) mais revisité avec talent par José Martinez, donnant à danser aux superbes danseurs de la compagnie. 

L'orchestre national de Bordeaux Aquitaine dirigé par Maria Seletskaja interprète la partition d’Adolphe Adam et Léo Delibes. On y retrouve de nombreux extraits d’autres ballets ce qui provoque parfois un effet de superposition où l’on pense inconsciemment aux autres chorégraphies proposées sur cette musique. 

Brahms en fil rouge au Festival International de Colmar

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L’un des points forts du Festival International de Colmar est sans aucun doute le partage de l’affiche entre jeunes artistes tout juste sortis du conservatoire et grands solistes internationaux installés depuis de nombreuses années. 48 ans séparent la naissance de Tom Carré, premier soliste de la journée, et celle de Grigory Sokolov, en clôture de soirée. 

La journée a donc débuté par un récital du jeune pianiste français Tom Carré. Nous avons pu entendre les Quatre Klavierstücke Op.119 de Brahms, les Danses de Marosszék de Zoltán Kodály, trois préludes de Rachmaninov (No. 4-5-6 de l’opus 23) ainsi que la Sonate No.4 en ut mineur Op.29 de Prokofiev. Tom Carré brille par la lisibilité de son jeu. Que ce soit dans les traits les plus virtuoses ou les passages polyphoniques, chaque note est très justement prononcée, nous permettant ainsi de profiter pleinement de ces magnifiques pièces. Impassible, le français nous a offert en bis une interprétation tout en introspection de La vallée des cloches de Ravel. Par cette lecture très personnelle de cette pièce, Tom Carré prouve qu’il est d’ores et déjà un musicien mature, capable de faire transparaître son univers dans son jeu. 

Bach à Namur et Groningen : les Chorals de Leipzig par Martin Gester et Masaaki Suzuki

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Johann Sebastian Bach (1685-1750) : les dix-huit chorals « de Leipzig » BWV 651-668. Variations canoniques sur le choral Vom Himmel hoch BWV 769. Martin Gester, orgue Thomas de l’église Saint-Loup de Namur. Présentation en français sur le rabat intérieur du digipack. 2024. Deux CD 60’30’’ + 48’44’’. Paraty 2025005

Masaaki Suzuki plays bach Organ Works, vol. 7. Johann Sebastian Bach (1685-1750) : sept chorals « de Leipzig » BWV 662-668a. Chorals « Schübler » BWV 645-650. Masaaki Suzuki, orgue Schnitger de la Martinikerk de Groningen. Livret en anglais, allemand, français. 2023. 54’23’’. SACD BIS-2741

Concerts de prestige au Festival International de Colmar

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Pour sa troisième année à la direction artistique du Festival International de Colmar, Alain Altinoglu continue d’attirer les plus grands artistes et les ensembles les plus prestigieux. Lors de cette édition 2025 nous pouvons notamment citer Gautier Capuçon, Bertrand Chamayou et Yuja Wang, ou encore le Mahler Chamber Orchestra et les Belgian Brass. Comme on ne change pas une formule à succès, deux à trois concerts sont proposés chaque jour, faisant la part belle aux jeunes artistes, aux ensembles de musique de chambre installés et aux plus grandes stars internationales. 

Ce 9 juillet, nous avons pu assister à deux magnifiques concerts. Le premier, à 18h, fut assuré par Anastasya Terenkova au piano et Georgi Anichenko au violoncelle. Ils nous ont proposé un programme retraçant l’évolution de l’écriture pour leur formation. Nous avons ainsi pu entendre la Sonate pour violoncelle et piano de Claude Debussy, la Fantasiestücke Op.73 de Robert Schumann, les Sept Variations sur le thème “Bei Männern, welche Liebe fühlen” de La flûte enchantée, en mi bémol majeur, WoO 46 de Beethoven ainsi que la Sonate pour violoncelle et piano en la mineur, Op.36 d’Edvard Grieg. Georgi Anichenko a livré une prestation exceptionnelle, usant de toutes les ressources de son instrument pour donner vie à ces magnifiques pièces. La finesse déployée dans son Beethoven, le déchirement ressenti dans son interprétation du premier mouvement de Grieg et l’énergie palpable tout au long du concert furent un véritable régal. Anastasya Terenkova a quant à elle livré une prestation légèrement plus contrastée. Nous avons parfois manqué de matière, notamment dans le Debussy, où elle a plus pris un rôle d’accompagnatrice que de chambriste. Malgré tout, la douceur de son jeu et sa palette de nuances piano furent le terreau de moments tout simplement magiques. En bis, nous avons pu entendre le mouvement lent d’une sonate de Jean-Sébastien Bach.