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Beethoven Celtique à Rennes

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Lorsqu’un magicien à la flûte celtique reprend les thèmes beethoveniens, le public n’a qu’à le suivre. S’agit-il d’un autre hommage rendu à Beethoven ? Visiblement non, car le symbole même de la culture germanique n’est ici qu’un point de départ pour une odyssée autour de la culture celte.

Le plus cosmopolite des orchestres français, l’Orchestre National de Bretagne (ONB) a démarré sa nouvelle saison au son des danses celtiques. Sous la direction de Grant Llewellyn, Carlos Núñez, cornemuses et flûtes celtiques, ainsi que le baryton basse Bryn Terfel ont envoûté la musique de Beethoven, trop souvent associée aux héroïsmes. Justement, ce n’est pas le caractère teutonique, mais bien les délicieuses sonorités folkloriques qui ont donné le ton de la soirée. 

Après des mois de silence, l’ONB a réveillé son public en déconstruisant le rite sacré qu’est l’exécution d’une symphonie sans interruption et sans applaudissement entre les mouvements. Divisé en quatre groupes géographiques (Irlande, Écosse, Pays de Galles et Bretagne) dont chacune contenait un mouvement de la 7e Symphonie, le concert a posé son regard sur le lien unissant Beethoven et le monde celtique. Pour une fois, le public n’a pas été jugé à cause de son enthousiasme exprimé par des ovations. En effet, les trois volets d’Omaggio de Benoît Menut sont venus se glisser à la fin de chaque mouvement de la 7e Symphonie, qualifiée par Richard Wagner de « l’apothéose de la danse ». En partant des thèmes, des rythmes et des idées orchestrales de Beethoven, Omaggio a prolongé l’expérience beethovenienne en l’enveloppant dans des sonorités plus contemporaines. Une vraie extension d’une symphonie en forme plus concise.

Le concert européen du Berliner Philharmoniker dans la nef du Musée d’Orsay

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Depuis la chute du mur de Berlin et la réunification de l’Allemagne, l’orchestre Philharmonique de Berlin investit chaque 1er mai un lieu phare du patrimoine culturel européen pour un concert hors-les-murs. Il commémore ainsi l’anniversaire de sa fondation. Cette année, l’Orchestre a choisi le Musée d’Orsay, succédant à l’Acropole d’Athènes, à l’église Sainte-Irène d’Istanbul ou au Palazzo Vecchio de Florence pour ne citer que ces lieux.

Sous la direction de Daniel Harding, l’Orchestre a proposé un programme extatique composé d’œuvre de Wagner, de Berlioz et de Debussy, sous le signe de l'amour : amour mystique et religieux, amour platonique, amour fusionnel… La plus grande partie du concert se déroule comme une succession d’harmonies envoûtantes dont l’ivresse musicale, dans une acoustique plus que généreux de la nef éclairée par une douce lumière du printemps à travers les verrières, devient presque léthargique. Placés entre les statues, les musiciens doivent adopter une configuration peu habituelle, comme les premiers violons et les contrebasses contournant La Liberté éclairant le monde de Frédéric-Auguste Bartholdi, fondue en 1889 en l’honneur du centenaire de la Révolution française d’après un prototype de la statut géante de New York (1886). Si, dans une salle de concert avec un acoustique précise, cette disposition devrait altérer sensiblement l’équilibre sonore, le grand espace du Musée d’Orsay, sous un très haut plafond, fait fondre et fusionner les sons, ce qui joue en faveur de ce programme. Autant dire que le choix est intelligent et ingénieux, parfaitement adapté au lieu.

Pappano domine

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La production de Madame Butterfly de Puccini du Royal Opera House Covent Garden date de 2003 mais la mise en scène de Moshe Leiser et Patrice Caurier dans des décors de Christian Fenouillat, costumes de Agostino Cavalca et des lumières de Christophe Forey se porte encore toujours très bien. Le décor est simple : une grande chambre aux parois coulissantes, très sobrement meublée, avec vue sur le port de Nagasaki ou le jardin fleuri, des lumières aux couleurs tamisées et des costumes japonais et européens d’époque.

Bryn Terfel, Hollandais humain et imposant

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Bryn Terfel (le Hollandais) et Adrianne Pieczonka (Senta) © ROH 2015 - Clive Barda

Pas d’entr' acte ni rédemption dans la version du Fliegende Holländer que le Royal Opera propose,  dans une reprise de la production de 2009 de Tim Albery, avec à nouveau le superbe baryton gallois Bryn Terfel dans le rôle-titre. Son Hollandais est un être humain tourmenté, pas un personnage mythique ou diabolique.

Et Satan conduit le bal...

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Bryn Terfel en Mephistohélès © ROH Bill Cooper

Faust de Gounod à Londres
Cela fait déjà dix ans que le Royal Opera présentait pour la première fois le Faust de Gounod mis en scène par David McVicar dans les décors de Charles Edwards et costumes de Brigitte Reiffenstuel. En 2004, c’était Antonio Pappano (devenu Sir Antonio Pappano !) qui dirigeait une distribution réunissant Angela Gheorghiu (Marguerite), Roberto Alagna (Faust), Bryn Terfel (Méphistophélès), Simon Keenlyside (Valentin) et Sophie Koch (Siébel). Pour la reprise de cette saison, Anna Netrebko était annoncée mais la diva russe a finalement décidé de ne pas ajouter le rôle de Marguerite (qu’elle devait aussi chanter à Vienne et Baden-Baden) à son répertoire puisque entretemps sa voix a considérablement évolué. Le spectacle, lui, reste une vraie fête vocale et la production de McVicar tient toujours le coup.

Bryn Terfel époustouflant avec l’ONB !

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Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Ouverture (Don Giovanni, KV 527), Aria "Madamina! il catalogo è questo" (Don Giovanni, KV 527), Aria "Io ti lascio", KV 245 - Pyotr Tchaikovsky (1840-1893) : Polonaise (Evgeny Onegin) - Charles Gounod (1818-1893) : "Le veau d'or est toujours debout" (Faust), "Vous qui faites l'endormie" (Faust) - Giuseppe Verdi (1813-1901) : Ouverture (Nabucco), "Ehi Paggio ! l'onore ! Ladri !" (Falstaff) - Richard Wagner (1813-1883) : Prélude à l'Acte II (Lohengrin), "Was duftet doch der Flieder" (Die Meistersinger von Nürnberg), "O du, mein holder Abenstern" (Tannhäuser), La chevauchée des Walkyries (La Walkyrie, acte 3), Feuerzauber (Die Walküre), Wotans Abschied (Die Walküre)
Orchestre National de Belgique, Gareth Jones, direction - Bryn Terfel, baryton