Mots-clé : Chiara Skerath

Une histoire sans fin… et magique

par dubai dating telegram group

« Der Freischütz » de Carl Maria von Weber, dirigé par Laurence Equilbey et mis en scène par Clément Dutilleul & Raphaël Navarro –

L’œuvre romantique fondatrice de l’opéra allemand ? Radicalement déspatialisée, radicalement détemporalisée, magique ! Au diable le kitsch forêts sombres, villages-colombages, culottes de peaux ! Place au concept. Dont la concrétisation visible convainc heureusement plus que les textes dramaturgiques qui prétendent le justifier.

Laissons-nous aller à notre bonheur de spectateur. Nous retrouvons le pauvre Max qui doute de ses talents de chasseur et redoute de ne pas réussir l’épreuve qui lui permettra non seulement de devenir le garde-chasse du prince, mais ainsi d’épouser la tendre Agathe. Il accepte la proposition de « balles franches » que lui fait le sinistre Kaspar, en dette d’âme avec le diabolique Samiel. 

Salzbourg 2019 : une exploration des mythes !

par

Du 20 juillet au 31 août, le festival de Salzbourg présente 199 représentations (opéra, concert, théâtre). Neuf opéras sont à l’affiche, dont cinq nouvelles productions : Idomeneo (Mozart), Médée (Cherubini), Œdipe (Enescu), Orphée aux Enfers (Offenbach) et Simon Boccanegra (Verdi) ; deux reprises : Alcina (Händel) et Salome (R. Strauss) ; et deux en version concert : Adriana Lecouvreur (Cilea) et Luisa Miller (Verdi). Et aussi la production destinée aux enfants : Der Gesang der Zauberinsel (Marius Felix Lange) interprété par les membres du « Young Singers Project ».

Les opéras en version concert sont surtout des attelages de stars, moins alléchants quand la star en question, Anna Netrebko en l’occurrence, déclare forfait pour Adriana Lecouvreur et que le public trouve alors le prix des places (jusqu’à 330 euro) quand même un peu cher !

Quatre des opéras en version scénique étaient inspirés des mythes anciens : Médée, Idomeneo, Orphée aux Enfers et Œdipe. Leurs représentations ne pouvaient être des plus différentes ! Mais Médée, Orphée et Œdipe avaient malheureusement en commun la mauvaise projection du texte français dont il était souvent impossible de comprendre un seul mot !