Mots-clé : Giuseppina Bridelli

L’Orfeo de Monteverdi par Alarcón : un éblouissement

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Claudio Monteverdi (1567-1643) : L’Orfeo. Valerio Contaldo (Orfeo), Mariana Florès (La Musica, Euridice), Giuseppina Bridelli (La Messaggiera), Ana Quintans (La Speranza, Proserpina), Alejandro Meerapfel (Plutone), Salvo Vitale (Caronte), Nicholas Scott (Pastore I, Spirito III, Eco), Alessandro Giangrande (Pastore III, Apollo), Carlo Vistoli (Pastore II), Julie Roset (Ninfa), Matteo Bellotto (Pastore IV), Philippe Favette (Spirito) ; Chœur de Chambre de Namur ; Cappella Mediterranea, direction Leonardo García Alarcón. 2020. Notice en français, en anglais et en allemand. Livret en langue originale, avec traductions française et anglaise. 106.21. Un album de deux CD Alpha 720. 

Emouvantes cantates intimes d’Alessandro Scarlatti et Antonio Caldara

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Cantates pour voix seule avec violon. Alessandro Scarlatti (1660-1725) : Dove fuggo ? A che penso ? pour voix, violon et basse continue ; Appena chiudo gli occhi (Il sogno) pour voix, violon et basse continue. Antonio Caldara (1670-1736) : Vicino a un rivoletto pour voix, violon, violoncelle et basse continue ; Innocente cor mio pour voix, violon et basse continue.  Giuseppe Valentini (1681-1753) : Allettamento da camera en ré mineur, op. 8 n° 1 pour violon et basse continue. Giuseppina Bridelli, mezzo-soprano ; Quartetto Vanvitelli. 2020. Notice en anglais, en français et en italien. Textes des cantates en italien, avec traductions anglaise et française. 76.57. Arcana A487.

Ercole amante de Cavalli, une production éblouissante en DVD 

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Francesco Cavalli (1602-1676) : Ercole amante, opéra en un prologue et cinq actes. Nahuel di Pierro (Hercule), Anna Bonitatibus (Junon), Giuseppina Bridelli (Déjanire), Francesca Aspromonte (Iole), Krystian Adam (Hyllus), Eugénie Lefebvre (Pasithea, Clercica, Troisième Grâce), Giulia Semenzato (Vénus, La Beauté), Luca Tittoto (Neptune, Eurytus), Ray Chenez (Le Page), Dominique Visse (Lichas), etc. Chœur et Orchestre Pygmalion, direction Raphaël Pichon. 2019. Notice en anglais et en français. Pas de texte du livret, mais synopsis en anglais et en français. Sous-titres en italien, en anglais, en français, en allemand, en japonais et en coréen. 187.00. Deux DVD Naxos 2. 110679-80. Aussi disponible en Blu Ray.

Un faisceau de détails savoureux : les Noces de Figaro à Nancy

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Avant même qu’elle ne soit représentée, ce qui a d’abord retenu l’attention sur cette production, c’est l’identité de son metteur en scène : James Gray. Avant tout cinéaste reconnu, récompensé immédiatement en 1994 pour son premier film, Little Odessa, salué en 2013 pour The Immigrant, et tout récemment pour Ad Astra avec Brad Pitt. A Nancy, après le Théâtre des Champs-Elysées et avant Luxembourg, il était bien loin, spatio-temporellement, de l’univers de science-fiction de ce dernier film, tout en s’étant lancé un grand défi « spatial » : mettre en scène un opéra, Les Noces de Figaro, une première expérience.

Pari gagnant ! Rien de conceptuel dans son approche. Aucune « révélation » de sous-jacences historico-socio-psychologico-politiques jusqu’à lui ignorées dans l’œuvre de Mozart. Il s’en tient aux mots du librettiste et aux notes du compositeur. Même pas de vidéo chez ce cinéaste ! Rien ne vient distraire notre adhésion immédiate aux péripéties d’une intrigue exaltée par des chants superbes. Il est vrai qu’en procédant ainsi, il nous laisse libres, sans les solliciter, sans les imposer, de nos conclusions quant aux façons de procéder des « puissants » de ce monde-là, qui, humainement hélas, sont encore trop souvent les nôtres, dans leurs abus sexuels et de pouvoir.