Mots-clé : Grand Théâtre de Genève

À Genève, une Tétralogie pour un théâtre remis à neuf

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Pour la réouverture du Grand-Théâtre, Tobias Richter, son directeur, et Daniel Dollé, son conseiller artistique, ont décidé de reprendre la production la plus marquante des dix années passées à la tête de l’Institution, Der Ring des Nibelungen, dans la mise en scène de Dieter Dorn, présentée une première fois entre mars 2013 et mai 2014. Et actuellement, le cycle complet est proposé trois fois en l’espace de cinq jours.  Et la billetterie est prise d’assaut, au point que même le Service de presse ne sait comment répondre aux sollicitations provenant de partout. Pour ma part, j’ai eu la chance d’assister, les 12 et 13 février, aux premières de Das Rheingold et Die Walküre ; et je verrai les deux autres volets en mars.

A Genève, une Carmen bien morose

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Pour l’ouverture de sa dernière saison à l’Opéra des Nations, le Grand-Théâtre de Genève choisit de reprendre Carmen, absente de son plateau depuis dix-huit ans.

« L’œuvre de Bizet…vous emporte loin du Nord humide, de toutes les brumes de l’idéal wagnérien… Cette musique est gaie, mais pas d’une gaîté française ou allemande… Quel bien nous font les après-midis dorés de son court bonheur ! ». Voilà ce qu’écrivait en 1888 Friedrich Nietzsche dans Le cas Wagner.

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Le Grand-Théâtre de Genève présente en deux concerts  l’intégralité des Troyens. Et la réussite exceptionnelle de l’entreprise est due à la baguette de Charles Dutoit, éminent berliozien s’il en est un ! Galvanisant les Chœurs du Grand-Théâtre de Genève, remarquablement préparés par Alan Woodbridge, et le Royal Philharmonic Orchestra, formation dont il est le directeur artistique et le chef principal, il fait montre, dès la scène d’entrée de La Prise de Troie, d’une énergie indomptable, presque invraisemblable chez un homme de près de quatre-vingts ans.

Un chef et un Hagen d’exception pour ‘Le Crépuscule des Dieux’ à Genève

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Sur la scène genevoise s’achève magistralement la ‘Tétralogie’ dirigée par Ingo Metzmacher et mise en scène par Dieter Dorn et Jürgen Rose. La première raison en est le chef Ingo Metzmacher, à la tête des Chœurs du Grand-Théâtre de Genève et de l’Orchestre de la Suisse Romande, pétrissant infatigablement la matière en fusion du ‘Crépuscule des Dieux’ et lui donnant une dynamique qui tient le spectateur en haleine depuis le prologue jusqu’aux dernières mesures de ce très long ouvrage ; s’estompent ainsi les trop nombreux ‘tunnels’ qui en plombent l’action.

Une Abigaille pour sauver la production de Nabucco au Grand-Théâtre de Genève

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O combien le ‘Regietheater’ s’essouffle ! Est-il nécessaire que les Hébreux de la Bible revêtent les tenues d’un Rabbi Jacob au pied du Mur des Lamentations, que Nabuchodonosor arrive en jeep avec lunettes noires et uniforme d’un chef de junte militaire, que la pauvre Abigaille doive se lover dans une gigantesque boîte à chaussures pour trier ses classeurs fédéraux et que le peuple assyrien ait tunique jaune et pantalon noir, comme s’il s’était échappé de la dernière production de ‘Turandot’ !