Mots-clé : Sergey Khachatryan

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Deux programmes symphoniques contrastés de l'Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo marquaient la fin de la saison symphonique.

Le concert symphonique donné le 11 juin par l'Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo s'intitule "Monumental". C’est un titre bien trouvé car le public monégasque a pu vivre le meilleur concert de la saison. L'OPMC était placé  sous la direction du chef slovaque Juraj Valčuha avec, en soliste, le violoniste Sergey Khachatryan. 

On ne présente plus Sergey Khachatryan, l’un des meilleurs violonistes du moment -sinon le meilleur- par sa technique impériale, par l’émotion qu’il transmet aux partitions et par la singularité et la personnalité de ses interprétations. Celle du Concerto pour violon de Beethoven est unique par sa totale maîtrise de l'instrument et sa projection d’un son à l’identité unique. Khachatryan est en osmose avec l'orchestre et le chef : pas de mouvements inutiles, de grimaces ou d'effets. Un vrai musicien qui sert l'essence divine de la composition.  Le public est transporté et il offre après plusieurs rappels une page de Bach.

L'OPMC au Palais Princier sous la direction de Kazuki Yamada

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L’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo se produit dans le cadre de ses traditionnels concerts estivaux donnés la Cour d'Honneur du Palais Princier. Les deux derniers concerts de la saison avec l'O.P.M.C. étaient placés sous la direction de Kazuki Yamada, le directeur musical et artistique de la phalange monégasque. 

Le 1er août, le public a eu le bonheur de retrouver le violoniste  Sergey Khachatryan dans le Concerto pour violon de Sibelius. Khachatryan est un musicien intègre et s'il s'était fait un peu plus rare ces dernières années,  il n’en reste pas moins  l’un des meilleurs violonistes actuels. Son interprétation du Concerto de Sibelius était phénoménale, tel un volcan dans un glacier :  sonorité superbe, technique incroyable, musicalité, intensité, lyrisme, poésie tout y était. C'était beau, profond et transcendant. Après une ovation enflammée, il donne en bis une pièce poignante pour violon solo de musique arménienne.

Le Chostakovitch de Jonathan Nott

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Selon la volonté de Jonathan Nott, son directeur artistique, la saison 2019-2020 de l’Orchestre de la Suisse Romande est placée sous l’égide de deux figures de proue du XXe siècle, Benjamin Britten et Dimitri Chostakovitch.

C’est pourquoi le premier concert du 25 septembre a débuté par les Four Sea Interludes op.33a extraits de Peter Grimes, le premier chef-d’œuvre lyrique du musicien britannique. Dawn est évoqué par les longues phrases des violons recherchant un véritable unisson, tandis que les bois accélèrent les zébrures de l’aube, avant de se parer de nervures astringentes afin de dépeindre un Sunday Morning dont les cuivres imitent les carillons. Moonlight tient ici du thrène pesant tandis que, ponctuée par une percussion martelant la basse, déferle la houle de Storm au travers de laquelle affleurera une ultime supplique des violons en quête de rédemption salvatrice.