Un vent frais venu de Grande-Bretagne

par

Ralph VAUGHAN WILLIAMS (1872-1958)http://www.elidur.de/index.php/100-free-online-dating-sites-usa/
Concerto pour hautbois
James MacMILLAN (né en 1959)
Concerto pour hautbois-One
Benjamin BRITTEN (1913-1976)
Suite on English Folk Tunes opus 90
Nicholas DANIEL (hautbois, chef), Britten Sinfonia, dir.: James MacMILLAN
2014-SACD-65'57-Textes de présentation en anglais, allemand et français-Harmonia Mundi HMU 807573

Grâce soit rendue à Harmonia Mundi de se pencher sur un répertoire que les éditeurs non britanniques n'avaient pas ou prou inclus dans leur catalogue. Déjà l'un ou l'autre disque du label français s'était intéressé à l'oeuvre de Finzi, Warlock ou Vaughan Williams. Verra-t-on une large part du legs britannique (hors Britten) de la première moitié du 20ème siècle enfin se répandre sur toute l'Europe et quitter son statut très insulaire? C'est à espérer. La parution que voici devrait d'ailleurs y contribuer par son niveau artistique et son originalité. Le concerto pour hautbois de Ralph Vaughan Williams est l'une de ces pages assez discrètes comme savent les concocter les compositeurs anglais mais qui distillent un charme et une émotion sans pareils. L'interprétation en est excellente mais est-il réellement possible de « rater » cette musique? John MacMillan dirige ensuite deux de ses propres compositions, One et un concerto pour hautbois. Dans la première oeuvre, fort courte, l'influence de la musique traditionnelle écossaise et irlandaise est prépondérante. Dans la seconde, MacMillan ne cherche pas une quelconque voie avant-gardiste mais, tout en se voulant moderne, reste dans l'esprit des grands Anglais du 20ème siècle. Musique virevoltante, étourdissante par moments, où le hautbois est soumis à des exercices de haute voltige, elle se laisse aborder sans peine et se révèle de plus en plus attachante en cours d'écoute. Enfin, la suite A time there was opus 90 de Benjamin Britten clôture dignement ce festival, série de pièces au caractère exacerbé et encline à l'optimisme malgré une maladie cardiaque qui avait déjà condamné le compositeur sans retour. Créatifs, complexes, inattendus dans leurs sonorités, ces courts morceaux semblent initier de nouveaux processus compositionnels, lesquels ne seront jamais menés complètement à terme, malheureusement. Une parution utile et réjouissante.
Bernard Postiau

Son 10 - Livret 10 - Répertoire 10 - Interprétation 10

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