Une Veuve joyeuse « glamour fashion » à Lausanne

par https://heritage1000.com/is-john-doing-his-homework-is-dad-working-in-the-garden/

En hommage à Jérôme Savary, l’Opéra de Lausanne reprend la production de La Veuve joyeuse qu’il avait conçue pour l’Opéra de Lausanne en décembre 2006 ; et Frédérique Lombart qui en avait été l’assistante en retrouve le ‘glamour’ hollywoodien dans les somptueux décors d’Ezio Toffolutti et costumes de Michel Dussarat. Le french cancan, exécuté par l’Ecole-Atelier Rudra Béjart Lausanne dans une chorégraphie de Nadège Maruta émoustille le dernier tableau au point de laisser au spectateur une saveur de plaisir euphorique que renforce la prestation du Chœur de l’Opéra de Lausanne (préparé par Jacques Blanc) et du Sinfonietta de Lausanne dirigés par Cyril Diederich.
Sur scène, Brigitte Hool possède le charme envoûtant d’une Missia Palmieri consciente de la fascination qu’elle peut exercer sur n’importe quel homme, même si ses aigus sont parfois un peu raides. Le Danilo de Régis Mengus est le fêtard blasé qui se surprend lui-même à céder à l’amour. Christophe Berry dessine un Camille de Coutançon qui a le cœur sur la main face à Julie Mossay qui n’a qu’un timbre sans charme à offrir à Nadia. Frédéric Longbois est un Figg irrésistible de drôlerie, Patrick Rocca, un Baron Popoff tout aussi cocasse. André Gass a l’élégance racée de D’Estillac, tandis que Patrick Lapp (Lérida), Richard Lanady (Kromski), Jean-Raphaël Lavandier (Bogdanovitch) et Pierre-Yves Têtu (Pritschitch) complètent cette distribution adéquate pour une agréable soirée de fin d’année.
Paul-André Demierre
Lausanne, le 23 décembre 2014

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