Une interprétation sans ampleur

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Edward ELGAR (1857-1934)
Symphonie n°1, op. 55 - Cockaigne (In London Town), op. 40
Royal Stockholm Philharmonic Orchestra, dir.: Sakari ORAMO 2014-DDD-67' 17''- Notice en anglais, allemand et français- BIS - 1939 En fait, le problème, avec Elgar, c'est que nous avons déjà tellement de belles interprétations "définitives" que celles qui arrivent ne nous paraissent plus toujours nécessaires. C'est dur à reconnaître, mais c'est un peu vrai : la preuve avec cette interprétation de la première symphonie, que nous pourrions rapprocher de celle, aussi récente, de Barenboïm pour la deuxième. Un disque tout aussi inutile. Et c'est dommage car tant l'orchestre que le chef sont excellents. Alors, que s'est-il passé ? Dès l'introduction du premier mouvement, l'orchestre est pesant, exagérant le caractère "nobilmente" de la verve edwardienne , typique certes, mais qu'il ne faut pas appuyer. Tempi lents, silences trop longs, manque de souffle, tout semble indifférent, malgré d'exquis et délicats passages aux bois. La tension se perd, et la coda est morne. Le scherzo, un peu léger et comme survolé, n'excite pas plus. Par contre, Oramo entame très bien la transition si subtile avec l'adagio. Mais le bonheur ne dure pas, dû à un manque net de dynamique. Le magnifique finale, sommet de l'oeuvre, débute fort bien, angoissant, lugubre comme il le faut, et se poursuit correctement. Somme toute, voilà le mouvement le plus réussi de cette exécution. Belle force instrumentale et mise en place équilibrée. Il était temps. Mais pourquoi Oramo s'est-il réveillé si tard ? Il n'y a aucune trajectoire, aucune vision, aucune ampleur surtout. Retournons vite à Barbirolli, Boult, Solti ou, plus récent, Bryden Thomson. L'ouverture Cockaigne (In London Town), bien exécutée sans plus, ne change rien à mon opinion. Bruno Peeters

Son 8 - Livret 10 - Répertoire 10 - Interprétation 10

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