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Première édition du Festival de Música Sacra de Granada (MUSAG)

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La première édition du Festival de Música Sacra de Granada MUSAG, sous la direction artistique du claveciniste et chef d'orchestre Darío Tamayo, débute demain, le 3 octobre. L'objectif de MUSAG est de mettre en relation le répertoire sacré de différentes époques (avec une attention particulière pour le répertoire baroque espagnol et latino-américain) avec les espaces monumentaux les plus représentatifs du patrimoine historique et artistique de Grenade.

Jusqu'au 23 octobre, le MUSAG proposera cinq concerts et deux conférences, dont l'entrée sera gratuite jusqu'à ce que la salle soit pleine. L'ensemble Íliber sera le résident permanent du festival. En outre, le cycle cherchera à soutenir la composition musicale contemporaine, une idée qui se cristallisera dans les éditions futures à travers la commande de musique nouvelle et la création de la figure du compositeur en résidence.

Le concert inaugural sera donné ce jeudi par le groupe hispano-allemand GeheimMusik, dirigé par le flûtiste à bec Moisés Maroto, dans le cadre du programme "La música secreta de Cristóbal de Morales : Entre lo sagrado y lo profano" (La musique secrète de Cristóbal de Morales : Entre le sacré et le profane).

MUSA lance un nouvel outil de carrière pour les jeunes musiciens

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Le 12 octobre à Bruxelles, Le Dimore del Quartetto (une entreprise culturelle créative qui soutient les jeunes quatuors à cordes et ensembles de musique de chambre) doit célébrer les réalisations du projet MUSA (European young MUsicians soft Skills Alliance). Musa est la concrétisation d'un outil de carrière essentiel pour cette nouvelle génération de musiciens qui font les premiers pas de leur carrière dans un paysage transformé qui exige de nouvelles compétences, déclare Francesca Moncada, fondatrice et présidente de Le Dimore del Quartetto. Ce nouvel outil d'apprentissage a été développé par le centre de recherche ASK de l'Università Bocconi de Milan et sera mis gratuitement à la disposition des musiciens, des professionnels, des académies et des conservatoires, afin de renforcer les compétences entrepreneuriales de ceux qui souhaitent poursuivre une carrière artistique dans la musique au cours de notre siècle. Il s'agit en fait d'un manuel destiné aux programmes d'enseignement supérieur en entrepreneuriat culturel pour les jeunes musiciens, intitulé "The Entrepreneurial String Quartet : Key Learnings from the MUSA Project", et une recherche -étude de cas sur Le Dimore del Quartetto. Le manuel et la recherche sont le résultat du travail effectué pendant les 25 mois d'activités de MUSA dans les trois pays partenaires : Italie, Portugal et France.

MUSA est un projet européen de formation professionnelle dédié aux jeunes quatuors à cordes âgés de 20 à 35 ans et visant à développer des connaissances, des aptitudes et des compétences entrepreneuriales cruciales pour leur carrière mais presque totalement absentes de leur cursus général. La gestion, la communication, la connaissance du potentiel du croisement de différentes disciplines artistiques, la production, la distribution, l'entraînement physique et mental sont des compétences essentielles pour transformer la passion en profession.

Le programme MUSA, qui s'est déroulé d'octobre 2020 à octobre 2022, a impliqué neuf quatuors à cordes originaires de France, d'Allemagne, de Pologne, de Roumanie, d'Espagne et des Pays-Bas et s'est développé en trois phases principales : la première portait sur la communication et la stratégie d'image ; la deuxième était axée sur le croisement de différents arts ; et enfin, la troisième abordait les questions liées aux droits d'auteur, à l'enregistrement et à la distribution, ainsi qu'à la préparation physique et mentale.

Le projet se terminera en octobre 2022 à Bruxelles, où une évaluation finale de l'expérimentation sera mise en œuvre par le Centre de recherche ASK de l'Université Bocconi, par le biais d'un manuel déjà mentionné pour les programmes d'enseignement supérieur en entrepreneuriat culturel pour les jeunes musiciens.

Le but ultime de MUSA est d'améliorer les perspectives professionnelles des jeunes quatuors à cordes européens, de fournir aux organisations engagées dans ce domaine une nouvelle proposition de formation, et de renforcer la relation entre la musique, les autres disciplines artistiques et le patrimoine culturel dans la poursuite d'un véritable emploi et d'un développement économique et social.

(d'après pizzicato.lu)

Une occasion unique et amusante...

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La Philharmonie de Los Angeles a annoncé une nouvelle initiative, unique en son genre, qui offre à un violoniste international de talent l'occasion d'interpréter le Concerto pour 2 violons en ré mineur (BWV 1043) de Bach sur scène, avec l'orchestre et le violoniste Ray Chen.

Intitulé Play with Ray, un concours réunira trois finalistes choisis parmi les candidatures en ligne, qui se rendront à Los Angeles pour assister à des ateliers de maître et à des concerts, puis le lauréat rejoindra Ray et le LA Phil sur la scène du Hollywood Bowl le 8 août. Je veux offrir aux gens du monde entier une occasion unique et amusante... a déclaré le  violoniste australien.

Pour le concert, Tarisio Fine Instruments and Bows mettra un instrument italien de qualité à la disposition du lauréat.

Intéressé ? www.playwithray.la
Les candidatures doivent être introduites au plus tard le 1er mai.

Deux opérettes amusantes, mais légère déconvenue tout de même...

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A Paris
Croquefer ou le dernier des paladins
L’Île de Tulipatan
(Offenbach)
Parmi la quelque centaine d’ouvrages composés par Offenbach pour la scène, seules les “grandes” opérettes sont régulièrement montées : Orphée aux enfers, La Belle Hélène, La Grande-duchesse de Gerolstein, La Vie parisienne  ou encore La Périchole. C’est oublier le nombre impressionnant d’oeuvrettes en un acte créées aux Bouffes Parisiens, et qui ne connaissent de reprises que très occasionnellement (sans parler d’enregistrements, rarissimes).

Paavo Järvi : ambitions festivalières à Pärnu

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Les journées de Paavo Järvi à Pärnu sont extrêmement chargées : répétitions avec l'orchestre, masterclasses de l'Académie, concerts en soirée. Il a néanmoins accepté de nous consacrer quelques instants pour évoquer le festival, l'Académie et ses ambitions pour celle-ci, la programmation 2026 et le futur.

Nous sommes à Pärnu, c'est votre festival, dont c'est la 16e édition. Pourquoi avoir décidé de créer un festival de musique classique ici, à Pärnu ?

Tout d'abord, la ville est très chère à mon cœur. Enfant, j'ai passé tous mes étés ici. Trois mois chaque année, nous étions à Pärnu. C'étaient des moments merveilleux parce qu'il y avait les vacances scolaires, on courait partout, on s'amusait, on était en famille ! Le bonheur de ces instants chéris dans l'insouciance de l'enfance !

Deuxièmement, bien sûr, dans toute l'histoire de Pärnu, il y a une tradition de festivals de musique qui date déjà de l'époque soviétique. Des gens comme Oïstrakh, Chostakovitch, Rojdestvenski, Kremer et d'autres venaient ici. C'était le lieu le plus occidental où l'on pouvait aller à l'intérieur de l'Union soviétique, sans quitter l'Union soviétique — parce que nous n'avions pas le droit de partir.

Et puis, bien sûr, la nécessité d'un festival avec de la musique classique. Il y avait un besoin. Mais pas un festival en plus siur la cartographie des manifestations musicales estivales avec les mêmes affiches interchangeables. Je voulais un festival avec un concept différent et original, un festival ancré dans son territoire.

Vous avez également voulu un festival avec un volet pédagogique ?

L'idée était aussi de démarrer un programme de direction d'orchestre, parce que quelqu'un m'a enseigné : mon père m'a enseigné, j'ai eu de très bons professeurs plus tard dans d'autres écoles, au Curtis Institure de Philadelphie, et puis j'ai commencé à collaborer avec Leonard Bernstein. Je suis donc bénéficiaire de grands musiciens qui ont partagé leurs connaissances avec moi tout au long de ma vie. Et je pense que c'est le moment de renvoyer l'ascenseur. Cela fait maintenant quarante ans que je dirige — en 1985, c'était mon premier concert professionnel, à Trondheim en Norvège.

Et même si cela peut sembler un peu sévère — ce n'est pas mon intention — je constate qu'il n'y a pas assez de chefs de premier plan aujourd'hui. Il y a beaucoup de jeunes talents qui parviennent à construire une carrière tout à fait honorable, mais leur parcours est fragilisé par un déficit de préparation technique. Le métier est devenu davantage un jeu de personnalité : il faut être une personnalité singulière pour émerger. Et une fois qu'on est remarqué, la compétence technique redevient essentielle : il faut comprendre comment faire répéter l'orchestre, comment amener un accelerando ou un rallentando sans devoir arrêter les musiciens pour leur expliquer. Il y a aussi tout un travail sur la dimension visuelle du geste, qui est fondamentale. À l'opéra en particulier, vous devez pouvoir avancer dans le travail de répétition et tout organiser presque sans parler. Cette capacité-là doit vraiment être nourrie aujourd'hui. Il y a beaucoup de musiciens accomplis, mais qui n'ont pas encore une vision claire de ce qu'est réellement une technique de direction.

Sur l'Académie de direction, le programme est très riche et il y a de la musique estonienne : Pärt, Tüür et Eller. Est-ce important pour vous d'aider les jeunes chefs à découvrir la musique estonienne ?

C'est très important ! Je veux qu'ils connaissent ces noms, qu'ils commencent peut-être à aimer cette musique, qu'ils puissent peut-être la programmer ailleurs.

Quelle est la qualité centrale pour un jeune chef ou une jeune cheffe en devenir ?

La curiosité ! Il y a certaines choses qui restent prioritaires, comme Mozart, Beethoven, Brahms et le répertoire standard. Mais c'est le début d'une sorte de prise de conscience : vous devez être curieux si vous êtes chef. Vous devez connaître davantage de répertoire. Vous n'avez pas besoin de le diriger, vous devez juste connaître beaucoup de choses. Vous devez lire, vous devez écouter, vous devez avoir des opinions différentes sur l'interprétation — j'aime cette version plus, cette version moins, pourquoi j'aime celle-ci davantage. C'est bien plus impliqué que juste « oh, vous savez, j'aime la musique, donc je pense que j'ai commencé à diriger ». Il n'y a aucun sens à être chef si vous vous en tenez au minimum. Vous devez passer les nuits à écouter de la musique et à en discuter. C'était génial. C'est comme cela que nous avons grandi.

Certes, j'ai eu la chance d'avoir un père passionné par la découverte. Une semaine à la maison, on disait que Glazounov était à connaître et à étudier, puis Kurt Atterberg ou Franz Schmidt, c'était fantastique. Chaque semaine, il y avait un autre compositeur ! Il est essentiel pour les jeunes chefs de développer cette curiosité.

Bomba Flamenca : Simon-Pierre Bestion embrase les funérailles imaginaires de Charles Quint

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Bomba Flamenca. Œuvres de Clément Janequin (c. 1485-1558), Mateo Flecha (1481-1553), Luis de Narváez (c. 1500-c. 1552), Cristóbal de Morales (c. 1500-1553), Nicolas Gombert (c. 1495-c. 1560), Maître Albert de Paris (XIIe siècle), Juan del Encina (1468-1529), Pedro de Escobar (c. 1465-after 1535), Marbriano de Orto (c. 1460-1529), Antonio de Cabezón (1510-1566). La Tempête, direction Simon-Pierre Bestion. 2025. Texte de présentation en français, anglais et allemand. 82'23. Alpha Classics ALPHA 1216.

Séduisant livre-disque pour découvrir les recueils polyphoniques de la Renaissance en Loire

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Ma Dame tresgente et belle. Polyphonies courtoises des « Chansonniers du Val de Loire ». Œuvres de Johannes Ockeghem (c1410-1497), Antoine Busnoys (c1430-1492), Guillaume Dufay (c1400-1460), Firmin Caron (fl c1460-1475), Barbingant (fl c1445-1460), Walter Frye ( ?-c1475) etc & anonymes. Diabolus in Musica. Axelle Tamby Bernage, superius. Alban Robert, superius, contreténor altus. Raphaël Boulay, ténor. Romain Bockler, contreténor bassus. Marie-Domitille Murez, harpe. Freddy Eichelberger, clavicythérium. Nicolas Sansarlat, rebec, vièle. Bor Zuljan, luth. Disque et livre de Jane Alden, en anglais et français ; paroles en langue originale, traduction en anglais. Avril 2024. 65’09’’. Bayard Musique 308 696-2

Philippe Jaroussky, aiguillon de la jalousie dans cinq cantates de chambre

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Gelosia! Alessandro Scarlatti (1660-1725) : Ombre tacite e solo. Antonio Vivaldi (1678-1741) : Cessate, omai cessate RV 684. Nicola Porpora (1686-1768) : Perdono, amate Nice S. 88b. George Frideric Handel (1685-1759) : Mi palpita il cor HWV 132c. Baldassare Galuppi (1705-1785) : La Gelosia. Artaserse. Philippe Jaroussky, conteténor. Serge Saïtta, traverso. Raùl Orellana, José Manuel Navarro, violon. Marco Massera, alto. Ruth Verona, violoncelle. Paolo Zapico, théorbe, guitare baroque. Yoko Nakamura, clavecin. Livret en anglais, français, allemand. Février 2024. 70’58’’. Erato 5054197998713

Couleurs du Baroque. Œuvres de George Frideric Handel (1685-1759), Giovanni Bononcini (1670-1747), Johann Sebastian Bach (1685-1750), Antonio Vivaldi (1678-1741), Nicolas Chédeville (1705-1782). Alexis Vassiliev, contralto. Philippe Foulon, viole, violoncelle d’amour. Olivier Dekeister, Gaétan Jarry, orgue. Emer Buckley, clavecin.Livret en français. Dates d’enregistrements non précisées ; paroles traduites en français. 50’30’’. Continuo CCC777 846

Antonio Pappano : la nouvelle vie à la tête du London Symphony Orchestra

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Le label LSO Live, émanation de l'Orchestre symphonique de Londres, a été sacré « Label de l'année » par les International Classical Music Awards. À cette occasion, Kai Luehrs-Kaiser, membre du jury de l'ICMA pour le magazine Das Orchester, s'est entretenu avec le nouveau chef principal du LSO, Antonio Pappano.

Un nouveau rythme sans maison d'opéra

Monsieur Pappano, pour la première fois de votre carrière, vous n'êtes rattaché à aucune maison d'opéra. Appréciez-vous cette situation ?

J'avoue éprouver une sensation étrange. J'avais l'habitude de fréquenter quotidiennement un théâtre lyrique, d'y travailler de manière très physique. Désormais, mon rythme est tout autre. Sans ancrage dans un opéra, et à la tête d'un orchestre symphonique, tout est bien plus effréné. Je dois diriger des œuvres différentes en permanence. Comme je travaille énormément et que j'ai le souci d'une préparation méticuleuse, j'ai parfois l'impression d'être encore étudiant.

Ceci dit, mes liens avec le Royal Opera House demeurent excellents. Nous achevons actuellement un nouveau cycle du Ring sous la direction de Barrie Kosky. Quant au London Symphony Orchestra, j'y dirige également des opéras, mais en version de concert.

L'idée d'un mandat permanent dans un opéra appartient-elle au passé ?

J'ai 65 ans. Je ne suis pas certain d'avoir encore l'envie ou l'énergie de me lancer dans une nouvelle aventure de cette envergure. L'envie, sans doute, car j'ai officié dans ce milieu pendant 35 ans. Mais je reste, avant tout, un homme de théâtre.