Scènes et Studios

Que se passe-t-il sur les scènes d’Europe ? A l’opéra, au concert, les conférences, les initiatives nouvelles.

Mirga Grazinyte - Tyla : elle a tout d’une grande

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Exactement un an après sa réouverture, la salle Reine Elisabeth d’Anvers recevait le City of Birmingham Symphony Orchestra. On se souviendra que Simon Rattle -qui fut son directeur musical de 1990 à 1998- avait réussi à faire de cet honorable orchestre de province un des meilleurs ensembles britanniques, même si depuis lors l’orchestre avait nettement moins fait parler de lui, jusqu’à ce qu’il confie la saison dernière sa direction à la jeune cheffe lituanienne Mirga Grazinyte-Tyla qui se produisait pour la première fois dans notre pays dans la magnifique salle anversoise dont la rénovation est un régal pour l’oeil.

Les Prima Donnas de l'Opéra de Vienne

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Jendrik Springer et Krassimira Stoyanova

Pour quatre représentations le Staatsoper de Vienne à repris la production de « Adriana Lecouvreur » l’opéra de Francesco Cilea (créé au Teatro Lirico de Milan en 1902) basé sur le personnage de Adrienne Lecouvreur, la grande actrice de la Comédie-Française du 18ième siècle. « Adriana Lecouvreur » reçut sa première viennoise en 1969 au Volksoper et entra seulement au répertoire du Staatsoper en 2014 dans la production de David McVicar, (créée au Covent Garden de Londres en 2010). Le point de mire était bien sûr le début viennois de Anna Netrebko dans le rôle- titre qu’elle avait abordé seulement pour la première fois quelques mois auparavant au Mariinsky de Saint-Petersbourg.

Un chef-d'oeuvre du Grand Opéra Français

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© Lorraine Wauters

La Favorite de Gaetano Donizetti
Dans un avenir incertain,  après la destruction de la nature, une secte dirige le monde en cultivant des vestiges du passé dans des bocaux, conservés à l'intérieur d'un gigantesque tableau périodique. Les hommes sont séparés des femmes : privées de tous droits, elles élèvent une génération de soldats. Tout cela est bien joli, mais où est le rapport avec le livret de Scribe et consorts pour ce grand opéra de Donizetti, créé à Paris en 1840 ?

Michel Chapuis : Roland Servais, son disciple, témoigne...

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Chapuis

Accord de sol majeur « fourni » par Michel Chapuis à l’orgue de Souvigny : https://youtu.be/Jw5_dRVXRVw, à 6’48

Ses mains étaient comme des racines…
Des mains d’artiste ? Généralement, on les imagine longues, fines, soignées…
Michel Chapuis n’était pas de ces mains-là… Les siennes étaient robustes, noueuses,
tannées. Des mains d’artisan qu’il frottait volontiers l’une contre l’autre après avoir
joué, réjoui par le bel ouvrage accompli.

Un passionnant programme à l’OSR 

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Pour la série ‘Grands classiques’ de l’Orchestre de la Suisse Romande, Jonathan Nott, le directeur musical et artistique, conçoit une thématique : pour la soirée du 15 novembre, il utilise une date pivot, 1928, qui a vu la composition du Boléro de Maurice Ravel et la création des Variations pour orchestre op.31 d’Arnold Schoenberg.

Une soirée sous le signe de la femme

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Louise Farrenc (1804 - 1875)

Un des pôles majeurs de la vie musicale luxembourgeoise, l'Ensemble "Solistes Européens" (SEL) rassemble des musiciens originaires des meilleurs orchestres du vieux continent qui, depuis plus de vingt ans se réunissent régulièrement à Luxembourg pour des répétitions, des concerts et des enregistrements, et qui régulièrement aussi partent en tournées. Lundi dernier, il investissait le Grand Auditorium de la Philharmonie pour un concert placé sous le signe de la femme : les compositrices Tatsiana Zelianka (° 1980), Louise Farrenc (1804-1875) et la soliste Elisabeth Leonskaja. 

Mitsuko Ushida, l'orfèvre du clavier

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Rarement un piano déploie autant de couleurs. Mistsuko Ushida se fait orfèvre du clavier pour nous dire Schubert. Trois sonates étaient au rendez-vous ce 12 novembre à la Philharmonie de Luxembourg : la n°19 en ut mineur D. 958 (1928), la n°13 en la majeur op. 120 D. 664 (1819) et la n°78 D. 894, "Sonate Fantaisie" de 1826, soit une des trois sonates de sa dernière année de vie, la poétique et fraîche sonate d'un jeune homme de vingt-deux ans et la Fantaisie truffée d'alternances quasi improvisées. 

Bonnes gens, tous à Lausanne pour AMAHL !  

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La plupart des théâtres lyriques d’aujourd’hui affichent un souverain mépris à l’égard de la production de Giancarlo Menotti. Mais depuis le début de son mandat à la tête de l’Opéra de Lausanne, Eric Vigié a présenté sa propre mise en scène d’Amelia al ballo et de The Telephone ; et aujourd’hui, il récidive en affichant en une judicieuse traduction française Amahl and the Night Visitors (Amahl et les Visiteurs du soir), une commande de la NBC diffusée par la télévision le 24 décembre 1951 sous la direction musicale d’un Thomas Schippers âgé de vingt-et-un ans.