Scènes et Studios

Que se passe-t-il sur les scènes d’Europe ? A l’opéra, au concert, les conférences, les initiatives nouvelles.

Couleurs et contrastes à l’ONB

par
Pierre Bartholomée

Pierre Bartholomée

Pierre BARTHOLOMEE
(°1937)

Deuxième symphonie, création mondiale
Joseph HAYDN
(1732-1809)
Symphonie concertante en si bémol majeur pour hautbois, basson, violon, violoncelle et orchestre Hob.I :105 – Symphonie n°102 en si bémol majeur Hob.I :102
Jörg WIDMANN
(°1973)
Elégie pour clarinette et orchestre
Orchestre National de Belgique, Garrett Keast, direction – Jörg Widmann, clarinette – Dimitri Baeteman, hautbois – Luc Loubry, basson – Filip Suys, violon – Olsi Leka, violoncelle – Teodoro Anzellotti, accordéon

Flocon de neige à l'Opéra de Paris

par

Snegourotchka, la pesanteur et la grâce
Les aventures d'un « Flocon de neige »  au printemps - titre que l'on préférera à « Fille de neige » -  : est-ce là un sujet d'opéra ? Il faut être né en terre russe pour ressentir l'extase lyrique que peut procurer la sublime et fragile beauté d'un flocon de neige ! Et utiliser ensuite les réactions du poète-berger, de la rivale, du tsar - allant de l' émerveillement à l' indifférence - comme ressorts dramatiques... C'est tout le mérite de la mise en scène du troisième opéra de Rimski-Korsakov (1844-1908) par Dmitiri  Tcherniakov.

Lamentation, exotisme et flamboyance

par

C'est un orchestre de La Monnaie en toute grande forme qu'a dirigé son nouveau directeur musical, Alain Altinoglu. Programme hybride, vaguement relié à l'actualité lyrique de la maison : Takemitsu, Saint-Saëns, Janacek. Peu importe, le concert fut superbe.

A la Scala, une Anna Bolena mi-figue mi-raisin

par

Le 14 avril 1957, Anna Bolena était affichée à la Scala de Milan dans une mise en scène de Luchino Visconti, des décors et costumes de Nicolas Benois ; sur scène triomphaient Maria Callas et Giulietta Simionato sous la direction de Gianandrea Gavazzeni. Ce spectacle aujourd’hui mythique a marqué le début de la ‘Donizetti Renaissance’ ; et il a fallu attendre février 1982 pour voir la reprise de cette production par Sandro Sequi et une Caballé mal préparée invoquant un état de santé précaire mais qui, lourdement contestée par un public en furie, ne chanta qu’un seul soir et fut remplacée par une débutante, Cecilia Gasdia.

La saison 2017-2018 de l'Opéra Royal de Wallonie

par

Conférence de presse, ce 18 avril, par Stefano Mazzonis di Pralafera, directeur général et artistique de l'Opéra Royal de Wallonie présentant la saison nouvelle. Mais avant de citer les oeuvres programmées, il a tenu à rendre quelques hommages particuliers. A Paolo Arrivabeni, tout d'abord, le chef d'orchestre en partance, si apprécié (mais qui reviendra fin de saison). Mais aussi à Speranza Scappucci, grandement applaudie dans le récent Jérusalem de Verdi, nommée "chef principal attitré" : elle ne participera pas aux choix des titres et des distributions, mais se concentrera uniquement sur la direction musicale.

 A la Scala, une Gazza ladra de référence 

par
La Gazza Ladra

© Marco Brescia and Rudy Amisano

Pour la plupart des mélomanes, La Gazza ladra se limite à une ouverture, l’une des plus célèbres de Rossini avec son double roulement de tambour amenant le ‘tutti’. Quelques-uns, plus avisés, citeront la ’cavatina’ d’entrée de Ninetta, « Di piacer mi balza il cor » que chantaient une Lina Pagliughi ou une Mady Mesplé. Mais l’ensemble de cette longue partition, comportant un premier acte de 100 minutes, un second de 90 minutes, demeure méconnu.

La perfection existe en ce monde

par

La venue, à Bruxelles, du Koninklijk Concertgebouw Orkest Amsterdam - car tel est son nom complet - faisait l'événement, bien sûr, et la grande salle Henry Le Boeuf du Palais des Beaux-Arts était pleine à craquer. Le pianiste Yefim Bronfman et le chef Andris Nelsons avaient concocté un programme entièrement russe.

Pappano domine

par

La production de Madame Butterfly de Puccini du Royal Opera House Covent Garden date de 2003 mais la mise en scène de Moshe Leiser et Patrice Caurier dans des décors de Christian Fenouillat, costumes de Agostino Cavalca et des lumières de Christophe Forey se porte encore toujours très bien. Le décor est simple : une grande chambre aux parois coulissantes, très sobrement meublée, avec vue sur le port de Nagasaki ou le jardin fleuri, des lumières aux couleurs tamisées et des costumes japonais et européens d’époque.