Scènes et Studios

Que se passe-t-il sur les scènes d’Europe ? A l’opéra, au concert, les conférences, les initiatives nouvelles.

Le goût du quatuor

par
Quatuor Emerson

Le Quatuor Emerson © Lisa-Marie Mazzucco

Si beaucoup de musiciens voient dans le quatuor à cordes la forme la plus parfaite de la musique de chambre, le genre intimide encore beaucoup de mélomanes moins avertis qui le trouvent austère, voire intimidant. C’est donc peu dire que l’originale initiative de Flagey -qui présente cette saison un cycle de quatre soirées de quatuors précédées chaque fois d’une introduction originale- vient à son heure.

Un Offenbach à découvrir, Fantasio !

par

En coproduction avec l’Opéra-Comique qui l’avait affiché sur la scène du Châtelet en février 2017, le Grand-Théâtre de Genève présente à l’Opéra des Nations un fascinant ouvrage de Jacques Offenbach encore méconnu, Fantasio. Le sujet de cet opéra-comique en trois actes est librement inspiré de la pièce du même nom d’Alfred de Musset dont son frère, Paul, avait plus ou moins adroitement tiré un livret.

Un basson pour Rossini

par
Azzolini

Sergio Azzolini © Giacomo Fornari

Dans la programmation de ses concerts à la tête de l’Orchestre de la Suisse Romande, Jonathan Nott, le directeur musical et artistique, tente d’élargir les horizons en présentant des pages peu connues. Ce fut le cas le mercredi 1er novembre avec un Concerto a fagotto principale (Concerto avec basson soliste) de Gioacchino Rossini.

A Wexford, le sort d'une femme dans l'opéra italien

par

Anne Sophie Duprels dans "Risurrezione" de Alfano © Clive Barda

Lors de sa 66e saison (19 octobre-5 novembre) le Wexford Festival Opera a de nouveau donné l’occasion de découvrir un répertoire peu populaire, souvent négligé mais pas moins intéressant. A l’affiche cette année « Medea » de Luigi Cherubini, « Margherita » de Jacopo Foroni et « Risurrezione » de Franco Alfano.

L'opera seria peut se révéler passionnant

par
Lucio Silla

Jeremy Ovenden, Lenneke Ruiten © BUhlig

L'opera seria reste éprouvant pour nos sensibilités du XXIe siècle. Cette avalanche quasi ininterrompue de récitatifs et d'arias a de quoi éreinter le plus bienveillant des mélomanes, même si elle est signée Haendel ou Vivaldi. Le jeune Mozart livre, en 1772, à 16 ans, ce Lucio Silla, oeuvre charnière, qui se situe entre son premier essai du genre, Mitridate, et La Finta Giardiniera, parfaite réussite dans l'opera buffa.

Une chanteuse intelligente : Marie-Nicole Lemieux

par

Au cours de chaque saison, le Grand-Théâtre de Genève organise quatre ou cinq récitals de chant avec piano. Samedi 28 octobre, en dialogue avec Roger Vignoles, Marie-Nicole Lemieux a ouvert les feux avec un programme d’une rare intelligence ayant pour figures de proue deux génies de la poésie, Johann Wolfgang von Goethe et Charles Baudelaire. La quarantaine passée, l’artiste canadienne est au sommet de ses moyens : la voix possède le medium et le grave somptueux du contralto tout en conservant la souplesse d’émission qui lui permet d’accéder facilement à l’aigu.

9e Concours International de Chant-Piano Nadia et Lili Boulanger 2017

par
Boulanger

Grand Prix de Duo Chant-Piano : Ambroisine Bré, mezzo-soprano et Qiaochu Li, pianiste

Voici de retour le délicieux rendez-vous des amoureux de la Mélodie et du Lied : Salle ravissante, organisation parfaite, répertoire rare... Sa plus grande originalité ? Comme la danse sur glace ou le tennis en double, la discipline du duo « Mélodie, Lied » présente la particularité de propulser le piano hors de l'ombre et d'en faire -non plus le faire valoir- mais l'alter-ego de la voix ; elle exige par ailleurs, une symbiose aussi instinctive qu'artistique entre deux partenaires qui ne font pas nécessairement carrière commune ; et enfin, elle plonge dans un vaste répertoire, parfois très peu fréquenté, qui va de Bach à Beethoven, Wolf ou Dutilleux, en passant par le si émouvant Gérald Finzi.

Un violoniste pour la Journée des Nations Unies 

par
Frank Peter Zimmermann

Frank Peter Zimmermann

A l’occasion de la Journée des Nations Unies et pour marquer le quinzième anniversaire de l’adhésion de la Suisse à l’ONU, l’Orchestre de la Suisse Romande donne un concert spécial qui a la durée d’une heure. Il est placé, cette fois-ci, sous la baguette du jeune Matthias Pintscher, directeur musical de l’Ensemble Intercontemporain, depuis le début de la saison 2016-2017, chef principal du Festival de l’Orchestre du Festival de Lucerne et de celui de la BBC Ecossaise, depuis 2017, compositeur en résidence et artiste principal de la nouvelle salle de l’Elbphilharmonie de Hambourg.

Osmose verdienne sur lit de cendre

par

Comprenne qui pourra ! On nous explique que le Grand opéra français genre auquel appartient ce  Don Carlos « doit » comporter cinq actes, une scène de foule, des faits historiques et un ballet - conditions auxquelles s'est conformé Verdi. Par souci d'authenticité, on restitue ici les coupures pratiquées par l'auteur. Fort bien. Mais, en revanche, voilà le ballet banni ! Et pourquoi ? Parce que « d'un point de vue dramaturgique sa présence n'aurait aucun sens » écrit Philippe Jordan dans le livret de présentation.