Scènes et Studios

Que se passe-t-il sur les scènes d’Europe ? A l’opéra, au concert, les conférences, les initiatives nouvelles.

Le Sérail enlevé, que reste-t-il ?

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Bassa Selim et Konstanze

Die Entführung aus dem Serail à l'ORW
Composé immédiatement après Idoménée, L'Enlèvement au Sérail (1782) est l'opéra le plus heureux de Mozart, un de ses plus grands succès aussi. Dans un équilibre unique, il conjugue la verve enjouée du Singspiel avec un message inattendu, incorporé fort heureusement dans ce genre nouveau : la tolérance, issue de la philosophie des Lumières.

Verdi chez Napoléon III

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A deux pas du Palais Garnier, dans la petite rue Volney, s'érige un splendide hôtel de maître, commandé par un prince russe sous le Second Empire. Après avoir été propriété d'une banque, l'immeuble, actuellement "Centre d'art et de danse", fait fonction de salle d'expositions et de concerts, sous le curieux nom d'"Eléphant Paname". C'est dans ce magnifique écrin que se tient, pour le moment, une exposition consacrée à Verdi, à l'occasion du bicentenaire.

Retour gagnant de Boreyko à l’ONB

par

© Marcel Grubenmann

Alexandre Tansman (1897-1986), Stèle in memoriam Igor Stravinsky – Franz Liszt (1811-1886), Concerto pour piano et orchestre n°2 en la majeur – Igor Stravinsky (1882-1971), L’oiseau de feu, suite (1945).
Orchestre National de Belgique, Andrey Boreyko, direction – Mateusz Borowiak, piano
Après l’incroyable soirée proposée par le Koninklijk Concertgebouworkest, l’Orchestre National de Belgique et son directeur musical, Andrey Boreyko n'ont pas démérité.

Concertgebouworkest : inoubliable !

par

Anton Webern (1883-1945) Six pièces pour orchestre, op.6 – Richard Strauss (1864-1949), Quatre derniers lieder, Robert Schumann (1810-1856), Symphonie n°2 en do majeur, op.61
Koninklijk Concertgebouworkest, Daniel Harding, direction – Emily Magee, soprano
Concert remarquable au Palais des Beaux-Arts avec le Koninklijk Concertgebouworkest, sous la baguette de Daniel Harding avec Emily Magee (soprano).

Un lent et poignant crescendo

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© Vincent Pontet

La Vestale aux Champs Elysées
Phare de l'art napoléonien, La Vestale de Spontini (1807) poursuit la réforme de la tragédie lyrique entreprise par Gluck, sublime les opéras de l'époque (Méhul, Lesueur) et annonce le Grand Opéra français par un saisissant climat préromantique. Elle n'est jamais vraiment tombée dans l’oubli, grâce à des reprises périodiques dues à certaines grandes interprètes telles Maria Callas ou, plus près de nous, Montserrat Caballé ou Renata Scotto.

Sauvés par la musique et les chanteurs

par

© Jean-Louis Fernandez

Dialogues des Carmélites à Lyon
« Il est préferable quelle n’en croie pas d’abord ses yeux ni ses oreilles ». Cette phrase de la Nouvelle Prieure des Carmélites pourrait être une recommandation au public qui assiste à la nouvelle production de « Dialogues des Carmélites » à l’Opéra de Lyon.
Ses yeux, confrontés à la mise en scène très discutable de Christophe Honoré dans le décor d’Alban Ho Van et les costumes de Thibault Vancraenenbroeck. Ses yeux et ses oreilles devant une action scénique constamment en contradiction avec le texte de Bernanos.

Hourvari !

par

Luciana d'Intino (Amneris), Oksana Dyka (Aida) et Marcelo Alvarez (Radamès)
© Opéra national de Paris/ Elisa Haberer

Aida à Opéra Bastille
Il y a bien longtemps que l'Opéra de Paris n'avait connu pareil hourvari! Car ce fut un beau tumulte. A la Générale, une dame s'écria à l'adresse du metteur en scène «Vous avez trahi Verdi!». A la Première du 10 octobre, ce fut bien pire. Car si pendant le spectacle, en présence de la ministre de la culture recroquevillée sur son siège, on notait des «mouvements divers», à la fin ce fut un tonnerre digne d'Hernani!

Un orchestre exceptionnel dans un programme un peu court…

par

Joseph Canteloube (1879-1957), Chants d’Auvergne (extraits) – Pyotr Tchaïkovski (1840-1893), Symphonie n°6 en si mineur « Pathétique »
Brussels Philharmonic, Hervé Niquet (direction), Anne Sofie von Otter (mezzo)
Courte soirée d'une heure et quelques minutes. Débutant directement avec l’invitée, Anne Sofie von Otter, les musiciens ont exécuté une œuvre peu connue du grand répertoire : les Chants d’Auvergne (extraits) de Joseph Canteloube (1879-1957).

Une Armide sombre, dramatique

par

© Monika Rittershaus

Armide occupe une place particulière dans l’oeuvre de Gluck. Opéra atypique? Oui, certes. Il est tout d’abord le seul dont la trame ne soit pas mythologique, s’inspirant du merveilleux chrétien de la Jérusalem délivrée du Tasse. Ensuite, cette trame est construite sur un livret datant du siècle précédent : Gluck, en effet, dans un superbe défi (1777), a repris le vieux livret de Quinault pour l’Armide de Lully (1686), geste assurément unique dans l’histoire du théâtre lyrique.