Elektre côté Sophocle
Dès la première seconde, le sable de l'arène, les murs clos d'une citerne, les ombres prostrées qui tentent en vain de fuir l'annoncent: les instruments d'une cérémonie sacrificielle où le sang et la mort sont conviés sont ici réunies. Cérémonie d'où les dieux sont bannis. Sacrifice réclamé par l'aveugle destin. Car, c'est du côté de Sophocle plutôt que celui d’Eschyle que penchent la conception straussienne d'Elektra et celle du metteur en scène Robert Carsen.