Le Journal

Prix des radios de langue française

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La pianiste française Nathalia Milstein reçoit le Prix du jeune Soliste des medias francophones publics (RTBF, Radio France, RTS et Radio Canada). Doté de 4.000 euros le prix est destiné à soutenir la carrière de jeunes artistes via des émissions des radios concernées.
Nathalia Milstein est née à Lyon en 1995. Elle débute le piano à 4 ans et rejoint en 2009 le Conservatoire de musique de Genève où elle termine ses études en 2012 avant de se tourner vers la Haute école de Musique (à Genève toujours) où elle travaille maintenant avec Nelson Goerner. Elle a déjà eu l'occasion de fouler de grandes scènes : Carnegie Hall (New York), le Wigmore Hall (Londres) et le Gewandhaus (Leipzig).

 

Salle Pierre Boulez

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A partir de ce 26 octobre, la grande salle de la Philharmonie de Paris portera officiellement le nom de Pierre Boulez, le père spirituel du projet.

Projets pour Bastille et Berthier

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Le Président Hollande et la Ministre de la Culture Audrey Azoulay ont visité hier le site des Ateliers Berthier (17e arr.) avec Stéphane Lissner (ONP), Eric Ruf (Comédie-Française), Stéphane Braunschweig (Odéon-Théâtre de l’Europe) et Claire Lasne-Darcueil (Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique) réunis autour d'un double projet.
Il s'agit d'abord de ramener à la Bastille -13000 m² sont inutilisés- les fonctionnalités assurées depuis la fin du 19e siècle par les Ateliers Berthier et d'y libérer,en 2022, de grands espaces (une salle de répétition, une salle de peinture à l’italienne, des lieux de stockage de costumes et d’accessoires, une zone logistique pour les décors). Et la Bastille verrait aussi la construction de la salle hypermodulable (incluse dans le projet original) destinée tant aux répétitions qu'à l'accueil de quelque 800 spectateurs.
Le Conservatoire, la Comédie-Française et l’Odéon pourront alors occuper les 20 000 mètres carrés des Ateliers Berthier. Réalisés par Charles Garnier avec l'aide de Gustave Eiffel, ceux-ci sont inscrits à l'inventaire des Monuments historiques depuis 1990.

 

Le Prix Giga Hertz 2016

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Ce prix dédié à la musique électronique est attribué au compositeur Curtis Roads pour son art et l'œuvre de sa vie. L'Américain compte parmi les compositeurs les plus importants dans le domaine de la musique électro-acoustique et s'est distingué aussi par ses publications.

Curtis Roads est né à Cleveland (Ohio) en 1951. Il a étudié la composition à l'Institut des Arts et à l'Université de San Diego. Il a enseigné à l'Université de Naples, à Harvard, au Conservatoire d'Oberlin, à l'Université de Paris et aux Ateliers UPIC. Il dirige le Département des arts médiatiques et de technologie de l'Université de Californie à Santa Barbara. Au-delà de ses activités d'enseignement et de composition, il est co-fondateur de l'Association internationale de musique par ordinateur (1980). Il a développé des logiciels et, depuis 2004, il est engagé dans la recherche sur de nouvelles techniques d'analyse sonore. Il a écrit de nombreuses monographies.

Chaque année depuis 2007, le Prix Giga-Hertz est décerné  par le Centre d'Art et Medias de Karlsruhe et l'atelier expérimental de la SWR de Fribourg. Il honore un compositeur de musique électronique pour l'ensemble de son oeuvre. Avant Curtis Roads, il y eut Pierre Boulez, Jonathan Harvey ou John Chowning. Le jury était composé cette année de Ludger Brümmer, Björn Gottstein, Detlef Heusinger, Atau Tanaka et Peter Weibel.

Un grand septuagénaire

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Ce 30 octobre, René Jacobs fêtera ses 70 ans.
S'il a toujours le regard vers le futur et la main à ses projets, le label Harmonia Mundi veille au grain du passé et évoque, pour la circonstance, le parcours de notre compatriote.
"Avec plus de 250 enregistrements à son actif et une intense activité comme chanteur, chef d’orchestre, chercheur et pédagogue, René Jacobs s’est imposé comme une personnalité éminente de la musique vocale baroque et classique.
Il a reçu sa première formation musicale comme petit chanteur à la cathédrale de sa ville natale, Gand. Parallèlement à des études approfondies de philologie classique à l’Université, il a étudié le chant. Ses rencontres avec Alfred Deller, les frères Kuijken et Gustav Leonhardt détermineront son orientation vers la musique baroque et le répertoire de contre-ténor où il s’impose rapidement. Dès 1977, il fonde le Concerto Vocale avec lequel il explorera ce répertoire sur les scènes européennes et au Japon. C’est alors qu’il réalise pour Harmonia Mundi une série d’enregistrements novateurs tous primés par la critique internationale.
1983 marque les débuts de son activité de chef lyrique dans la production de l’Orontea de Cesti au festival d’Innsbruck, qu’il dirigera jusqu’en 2009. Sa passion pour l’opéra vénitien, auquel il ne cesse de revenir, a donné lieu aux triomphes de deux ouvrages de Cavalli : La Calisto (dans la mise en scène de Herbert Wernicke) et Eliogabalo. Ses engagements au Staatsoper de Berlin et au Théâtre de la Monnaie à Bruxelles l’ont conduit à diriger Orpheus et La Patience de Socrate de Telemann, Cleopatra e Cesare de Graun, Opera seria de Gassmann, Croesus de Keiser, Così fan tutte de Mozart et Orlando Paladino de Haydn. Il dirige régulièrement au festival d’Aix-en-Provence (depuis 1998), au Théâtre des Champs-Élysées et à la Salle Pleyel, ainsi qu’à Vienne (Theater an der Wien), depuis 2007. Vienne et Berlin sont aujourd'hui ses deux ports d'attache pour la production d'opéra.
René Jacobs a été distingué de nombreuses fois par la critique musicale en Europe et aussi aux U.S.A, où son enregistrement des Nozze di Figaro de Mozart a reçu un Grammy Award (Best Opera 2005). La revue Classica l'élisait "Artiste de l'année 2009" pour ses enregistrements de la Brockes-Passion de Telemann, d'Idomeneo de Mozart et de La Création de Haydn. En 2010, son étonnante Flûte enchantée recevait un accueil des plus enthousiastes (CD des Jahres (Opernwelt), Preis der Deutschen Schallplattenkritik, Choc de l'année 2010, BBC Music Magazine Award). Dernièrement paraissait en première mondiale un oratorio de Pergolèse, Septem verba a Christo in cruce ainsi qu’une Passion selon saint Matthieu de Bach distinguée par un Choc de l’année 2013 et un prix ECHO 2014.
René Jacobs est Docteur honoris causa de l'Université de Gand.
Bel anniversaire, Monsieur !

Disparition d'un témoin

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Pariscope, c'est fini !
L'hebdomadaire des sorties culturelles fondé en 1965 par Daniel Filipacchi et Philippe Grumbach tire sa révérence. C'est le témoin d’une époque qui s'efface.

"La fin de Pariscope, c’est un peu comme la disparition des ouvreuses des salles de cinéma. C’est un compagnon de la séance qui s’en va, au même titre que le chocolat « carrément bon » que l’on déballait en essayant de faire le moins de bruit possible… Certes, ces dernières années, les Parisiens et visiteurs de passage achetaient moins ­souvent l’hebdomadaire (pour 50 centimes d’euro), repérant gratuitement les sorties culturelles sur une application de leur téléphone portable ou de leur tablette. Ce phénomène, conjugué à l’érosion du réseau de kiosques à journaux, a fait chuter les ventes : en juin 2016, celles-ci s’éta­blissaient à 21 000 exemplaires, contre 45 000 en 2012.
Il n’empêche, l’annonce de l’arrêt du titre, mercredi 19 octobre, cinquante et un ans après le lan­cement du premier numéro a surpris." (Le Monde)

Garanti sans tabac !

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Un violon fabriqué en 1956 par William Robinson sera vendu aux enchères ce 25 octobre chez Ingles & Hayday (Londres). Sa particularité : le bois vient d’une boite de cigares ayant appartenu à Winston Churchill. Au dos, on peut d'ailleurs lire Made in Havana – Cuba.
Yehudi Menuhin l'a joué en 1958 pour une radio aux Etats-Unis et, plus récemment, Classic FM a demandé son avis à Kerenza Peacock : C’est un défi de le jouer car il est très petit ! C’est comme un violon d'enfant. Mais il a un son très mature, doux et agréable. Il sonne bien et j’aime son histoire. Je n’arrive pas à croire qu’il a été fabriqué avec une boite de cigares ! Heureusement il ne sent pas le tabac. »
Mise à prix : entre 500 et 1 000 livres.

Ivan Fischer quitte Berlin

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Iván Fischer a annoncé qu'il ne renouvellera pas son contrat de chef principal et directeur artistique du Konzerthaus de Berlin à la fin de la saison 2017-18 pour se consacrer davantage à la composition.
Mais l'orchestre maintient le lien : avec le titre de chef honoraire, il assurera quatre programmes par saison à partir de 2018.

Un chef danois à Victoria

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Le jeune chef danois Christian Kluxen (34 ans) sera le nouveau directeur musical de l'Orchestre Symphonique de Victoria (Canada) à partir de la saison 2017-18 .
Après trois années de travail avec le Royal Scottish National Orchestra en 2013, Kluxen a rejoint Gustavo Dudamel à l'Orchestre Philharmonique de Los Angeles (saison 14-15).
En Europe, il a dirigé de nombreux orchestres dont le London Philharmonic, le Royal Northern Sinfonia, le Royal Philharmonic, le Turku Philharmonic, le Copenhagen Philharmonic et le Sud Danemark Philharmonic.
Le monde de l'opéra lui est familier aussi : acclamé par la critique pour Madame Butterfly à l'Opéra national danois, il est sollicité en Norvège (Opéra Arctique) et en Allemagne (Komische Oper Berlin).

Palmarès du Concours Wieniawski

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Les résultats du Concours Wieniawski qui se déroulait à Posnan (Pologne) ont été publiés cette nuit.
C'est la violoniste Veriko Tchumburidze d'origine géorgienne qui emporte le Premier Prix.
Elle est suivie de Bomsori Kim (Corée du Sud), Seiji Okamoto (Japon), Luke Hsu (USA) et Richard Lin (Taiwan/Etats-Unis).

Cette édition du concours a suscité la colère de Zakhar Bron, membre du jury dont l'élève Mone Hattori n'a pas été retenu pour la finale. En radio, il a dénoncé des "concertos désastreux" et "de nombreuses décisions erronées de la part du jury".