Ce jeudi 17 novembre 20h00, dans l'acoustique naturelle de l’Eglise protestante de Bruxelles, Ars Musica propose un concert réunissant les Quatuors Amôn, Donnacorda, MP4 et Zerkalo,quatre quatuors à cordes belges, professionnels, de la nouvelle génération, pour un programme exceptionnel :
- deux oeuvres écrites pour 4 quatuors à cordes : Perspectives création pour quatre quatuors à cordes d'Annelies Van Parys (1975) en création mondiale (commande d'Ars Musica) et Towards Silence pour quatre quatuors à cordes et 1 grand bol tibétain de John Tavener. L'oeuvre explore l’expérience ésotérique du parcours initiatique de « l’après », méditation sur quatre états de l’Atma dans la conscience universelle. - et quatre quatuors de Toshio Hosokawa, l’un des plus grands compositeurs du siècle: Landscape I, Silent Flowers, Blossoming et Kalligraphie.
Le Son du Silence, pour Toshio Hosokawa, est inspiré par l’énergie du geste et de ce qui l’entoure dans la calligraphie ainsi que par la puissance de vie du végétal et de son environnement dans l’expression temporelle de force et de fragilité.
Les 24 et 25 novembre prochains auront lieu au Conservatoire de Bruxelles deux concerts d'hommage au grand pianiste et pédagogue Eduardo del Pueyo, proposant au public les cinq concertos pour piano et orchestre de Beethoven interprétés par cinq anciens élèves du Maître : Michel Scohy, Pascal Sigrist, Burkard Spinnler, Mitchiko Tsuda et Jean-Claude Vanden Eynden. Ils seront accompagnés par l'Orchestre National de Belgique sous la baguette du chef britannique Christopher Warren-Green.
Né à Saragosse en 1905 et décédé à Rhode-St-Genèse il y a aujourd'hui 30 ans, Eduardo del Pueyo a profondément marqué les jeunes pianistes qui l'ont approché. Pour mieux comprendre le sens de ces deux soirées et en communiquer l'essence à ceux qui ne l'ont pas connu; nous avons donné la parole à David Baltuch"Tous les dix ans, depuis la mort d'Eduardo del Pueyo en 1986, des hommages sont organisés par ses élèves en Espagne (son pays natal) et en Belgique (son pays d'accueil). Ce fait est suffisamment singulier pour être mentionné et provoquer notre questionnement. Par delà l'affection naturelle et spontanée d'un élève pour son professeur, quelle est la nature des relations qui continuent d'unir del Pueyo à ses élèves ? Il n'y pas de réponse facile à cette question mais il est intéressant de retracer les grands traits de l'enseignement du Maître pour mieux comprendre la gratitude de ses élèves envers la personne qui le leur a prodigué.
Les témoignages sur del Pueyo mentionnent de façon récurrente quatre mots : rigueur, générosité, authenticité et intégrité. Rigueur dans son enseignement et sa pratique pianistique, générosité dans sa relation aux élèves, authenticité dans ses rapports au compositeur et à la partition, et intégrité de l'homme et de l'artiste sur un plan éthique et humain.
Issu d'une longue dynastie musicale et pianistique remontant à J.S. Bach (C-P E. Bach, Beethoven, Czerny, Liszt, Marie Jaëll et Jeanne Bosch formant les maillons de cette chaîne) l'intégrité artistique d'Eduardo del Pueyo semble ancrée dans l'appartenance à une tradition non seulement musicale mais aussi spirituelle et humaniste. Si une certaine prédestination semble avoir joué un rôle dans la direction artistique prise par del Pueyo, il serait important de souligner le rôle du libre arbitre dans cette démarche. Ces deux pôles, décrits avec éloquence tant dans les Entretiens sur le piano écrits par le Maître quelques mois avant sa mort que dans le documentaire « Eduardo del Pueyo ou la volonté d'être pianiste » (RTBF, 1978) doivent s'harmoniser, se conjuguer pour former une destinée. Le refus de tout dogme préétabli, la recherche constante d'une vérité musicale, pianistique et pédagogique, l'ouverture aux avancées scientifiques pour conforter l'intuition artistique, sont autant de facettes de ce libre arbitre (qu'il n'a jamais cessé de recommander à ses élèves, les engageant à se détacher dès que possible d'une attitude d'élève pour se positionner en véritables artistes).
La rigueur du Maître s'appliquait tant au travail au clavier (et hors clavier) qu'au rapport à la partition, qu'il exigeait qu'on approchât avec curiosité, intelligence et une attention soutenue au moindre indice pouvant guider l'interprète vers l'intention du compositeur. Le travail au clavier, et surtout hors clavier, constitue peut-être l'aspect le plus visible et le plus original de la pédagogie del Pueyo mais qui, seul, n'aurait pas porté les fruits que l'on sait. C'est que sa vision de la main dépassait de loin la simple physiologie, et celle de la musique le simple phénomène sonore, l'une et l'autre s'alimentant mutuellement. De fait, la musique constituait pour Eduardo del Pueyo une forme de spiritualité et le moyen de la communiquer (de communier pourrais-je dire), et la main représentait non seulement un outil de travail mais également, peut-être même surtout, le reflet d'une organisation mentale, éminemment humaine, et le moyen d'agir sur ce mental. C'est ainsi, je crois, que doivent être compris ses exercices hors clavier destinés à unifier notre main et l'image que nous nous en faisons, et à ouvrir des champs de sensations nouvelles permettant à la main de s'unir au clavier dans un geste toujours plus juste. Le travail en quasi apesanteur de la chaise basse forme la suite logique de cette pédagogie et fournit les conditions de cette union.
La générosité du Maître, enfin, formait le volet humain si nécessaire par lequel il encourageait ses élèves à croire dans leurs propres progrès, malgré l'aridité du travail. À croire en eux, en somme."
Le trompettiste américain Nico Segal, communément appelé Donnie Trumpet, a fait savoir qu'il ne veut plus désormais de ce surnom "trop proche du nom de nouveau Président élu".
"Je ne veux pas être lié au ton haineux de Trump ou à son message blessant. Les positions de Trump ne sont pas les miennes. A partir de maintenant, appelez-moi Nico. Je suis fier de faire partie d'une famille multiculturelle de la grande ville de Chicago. Je suis fier et reconnaissant de la diversité de mes amis et de ma famille qui m'ont enseigné, ont cru en moi et m'ont encouragé" a-t-il précisé.
Nous apprenons le décès de Sir Ralph Kohn.
Docteur en pharmacologie et à la tête d'une entreprise pharmaceutique, c'est lui qui, parmi d'autres causes, financé la série des Catates de Bach de John Eliot Gardiner.Né le 9 décembre 1927, il a créé en 1991 la Fondation Kohn qui soutient la recherche et l'innovation en sciences et en médecine ainsi que dans les domaines des arts et de l'éducation et qui attribue des prix à de jeunes scientifiques et musiciens.
Lui-même baryton, il n'a jamais fait mystère de son intérêt pour la musique et les musiciens : "Nous devons leur donner les moyens qui leur permettent de mener une existence raisonnable où ils peuvent se consacrer avec cœur, âme et corps à leur travail" avait-il affirmé, reprenant pour conclure les mots de Clifford Curzon : "N'est-il pas agréable de donner quelque chose aux jeunes artistes pour qu'ils puissent approcher des étoiles?"
Baryton enthousiaste, il a lui-même publié des enregistrements de Lieder de Schubert et Schumann, accompagné par Graham Johnson.
Il était membre honoraire de la Royal Academy of Music et président du Wigmore Hall International Song Competition.
Jonas Kaufmann a annulé son retour sur scène à Gütersloh ce soir, à cause d'un refroidissement. Il est désormais attendu au Teatro Real à Madrid le 22 de ce mois, avant de s'envoler pour trois concerts au Japon.
Nous annoncions le 26 octobre la création à Bruxelles, à l’initiative de la marque japonaise Honda et de sa filiale Benelux, d'un nouveau concours, la Honda Competition for Classical Music, qui mettra en lices des étudiants et jeunes diplômés des deux conservatoires bruxellois -le Conservatoire Royal de Bruxelles et le Koninklijk Conservatorium Brussel, School of Arts van de Erasmushogeschool Brussel, du Conservatoire Royal de Liège, de l’Ecole Supérieure des Arts de Mons Arts², de l’IMEP (Institut Supérieur de Musique et de pédagogie) à Namur, du Koninklijk Conservatorium Gent, du Koninklijk Conservatorium Antwerpen et du Lemmens Instituut Leuven.
Rappelons que les demi-finales se dérouleront ce mercredi 16 novembre dans la grande salle des Conservatoires de Bruxelles où les 16 candidats sélectionnés présenteront une ou plusieurs œuvres de leur choix durant 30 minutes maximum. Le jury sera composé d’enseignants (un par école participante) et présidé par une personnalité du monde musical. Leurs noms seront connus juste avant l'épreuve.
Pour les finales (le 19 février 2017, dans la même salle), les trois candidats retenus par le jury proposeront un programme de leur choix d’une durée de 45 minutes et le jury sera élargi de deux personnalités du monde musical.
Le Premier Prix de la Honda Competition for Classical Music est de 8 000 euros, le 2e Prix de 5 000 euros et le 3e Prix de 3 000 euros.
Honda Benelux s’est engagé à soutenir financièrement ce concours pour trois ans. À travers ce mécénat, Honda soutient une initiative qui contribue au bien-être général, jouit d’un rayonnement sur l’ensemble de la Belgique et met l’accent sur deux autres de ses valeurs importantes : l’éducation et l’excellence, se réjouit Monsieur Tomasek, son Président
Le gouvernement allemand a décidé de consacrer un budget de 27 millions d'euros aux célébrations du 250e anniversaire de la naissance de Ludwig van Beethoven (Bonn, 1770).
De nombreux projets fleurissent partout dans le pays, même s'il est évident que sa ville natale aura un rôle particulier à jouer. Ashok Sridharan, le Maire de Bonn, est membre du conseil d'administration de la société créée pour l'anniversaire qui a son siège dans la ville et coordonne les célébrations.
Après le Wall Street Journal il y a quelques jours, c'est le New York Times qui serre la ceinture et annonce qu'il réduira désormais la couverture des événements locaux "qui ne présentent pas d'intérêt pour abonnés en ligne" : les concerts uniques, les spectacles sold-out, ceux qui ne sont pas dirigés par des stars, les spectacles de cabaret et les petites galeries d'art.
La Chambre régionale des Comptes Aquitaine, Limousin, Poitou-Charentes a sanctionné trois comptables publics pour "défaut de contrôle" dans la gestion de l’Opéra National de Bordeaux face à la fraude de l'ancienne régisseuse, Corinne Auguin, qui a détournée 2,3 millions d’euros sur dix ans.
La chambre des comptes reproche aux trois comptables publics de ne pas avoir effectué les contrôles qui leur incombaient et qui auraient permis d’identifier et d’empêcher la fraude.
Pour rappel, l’ancienne régisseuse a été condamnée en janvier à trois ans de prison ferme, son époux à deux ans de prison ferme, et le couple a été condamné solidairement à verser 2,2 millions d’euros de dommages et intérêts à la Régie de l’Opéra.
Ense connectant depuis un ordinateur ou un smartphone à la plateforme Google Arts & Culture, l'internaute peut désormais se déplacer de manière virtuelle au sein du palais des Beaux-Arts à Bruxelles. La collaboration avec le Google Cultural Institute offre, selon l'institution, la possibilité d'une expérience artistique à 360° degrés mais aussi l'accès à divers documents d'archives inédits.
La visite virtuelle du bâtiment de Victor Horta constitue en outre le prolongement de l'exposition The Center for Fine Arts of Victor Horta qui s'y déroule actuellement.
L'exposition en ligne Inside the Centre for Fine Arts: looking at 90 years of art exhibitions in Brussels propose, elle, "un regard passionnant sur le 20e siècle à travers l'histoire et la vie du Palais des Beaux-Arts".
Cette nouvelle application offre aussi à ceux qui auraient manqué la dernière édition du Bozar Electronic Arts Festival (BEAF) la possibilité de se rattraper et de revoir de cette manière l'installation Bois Mort conçue par Felix Luque et Damien Gernay, mêlant sons et tubes de lumière.
La collaboration avec Google Arts & Culture est une belle étape pour BOZAR car elle propose aux visiteurs une expérience digitale plus forte", souligne Paul Dujardin. "BOZAR a l'ambition de devenir un laboratoire d'innovation culturelle et sociétale. Notre nouvelle plateforme numérique propose aux visiteurs différents outils pour accéder à la culture virtuellement et différemment, mais elle encourage aussi les artistes et les chercheurs à explorer ensemble de nouveaux champs et outils."