Le Journal

Le CMIREB 2026 en route vers les 1/2 finales

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Du lundi 11 au samedi 16 mai, le Studio 4 de Flagey accueille la demi-finale du Concours Reine Elisabeth 2026 dédié au violoncelle, à raison de deux séances quotidiennes (15h et 20h).

Vingt-quatre candidats en lice

Les vingt-quatre demi-finalistes retenus à l'issue des éliminatoires sont : Andrew Ilhoon Byun, Roric Cunningham, Clara Dietlin, Léo Ispir, Tae-Yeon Kim, Yo Kitamura, Leland Ko, Theresa Laun, Isaac Lottman, Álvaro Lozano Cames, Lionel Martin, Anna Meipariani, Krzysztof Michalski, Marcus Michelin, Dilshod Narzillaev, Ettore Pagano, Ivan Sendetsky, Michael Song, Simon Tetzlaff, Michael Wehrmeyer, Alexander Wollheim, Jiaxun Yao, Maria Zaitseva et Arne Jesper Zeller. Le profil détaillé de chacun est disponible sur concoursreineelisabeth.be, ainsi que l'ordre de passage et le programme complet.

Gabriela Lena Frank lauréate du Prix Pulitzer de Musique

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La compositrice américaine Gabriela Lena Frank (née en 1972) a été honorée du prestigieux Prix Pulitzer de Musique pour son œuvre Picaflor: A Future Myth. Cette pièce a été co-commandée et créée en 2025 par le Philadelphia Orchestra sous la direction de Marin Alsop.

Picaflor, fruit d'une collaboration entre le Philadelphia Orchestra, l'Oregon Symphony et le Bravo! Vail Music Festival, s'inspire d'une histoire originale puisant ses racines dans la mythologie andine péruvienne, réimaginée dans un contexte futuriste. Cette distinction vient couronner une œuvre qui, selon les critiques, brise les barrières de genre, de handicap et culturelles dans le monde de la musique classique, tout en offrant une richesse orchestrale et une profondeur narrative remarquables.

Joseph Bastian au Asian Youth Orchestra

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Le chef d'orchestre franco-suisse Joseph Bastian, 44 ans, vient d'être nommé Chef Principal de l'Asian Youth Orchestra – l'orchestre pré-professionnel de référence en Asie. Il succède à Richard Pontzious, disparu récemment, qui avait cofondé l'ensemble avec Yehudi Menuhin en 1987.

Joseph Bastian occupe actuellement les fonctions de Directeur musical et Chef principal de l'Orchestre Symphonique de Munich ainsi que de Chef principal de l'Orchestre Dijon Bourgogne.

Décès de Michel Debost

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Michel Debost s'est éteint le 2 mai 2026 à Levallois, à l'âge de 92 ans, après une brève hospitalisation. Figure majeure de l'école française de flûte, il laisse derrière lui une carrière de soliste, de pédagogue et d'auteur qui a marqué l'instrument pendant plus d'un demi-siècle.

Né à Paris le 20 janvier 1934, il étudie au Conservatoire de Paris auprès de Gaston Crunelle et Marcel Moyse. Lauréat des concours de Genève, Prague et Moscou, il s'impose rapidement parmi les voix marquantes de sa génération.

Pendant plus de vingt ans, il occupe le pupitre de flûte solo de l'Orchestre de Paris, jouant sous la direction d'Herbert von Karajan, Georg Solti et Daniel Barenboim. Cette période est aujourd'hui considérée comme un sommet du son français à l'orchestre, alliant élégance, clarté et intelligence expressive.

Successeur de Jean-Pierre Rampal comme professeur de flûte au Conservatoire de Paris, il poursuit son enseignement au Conservatoire d'Oberlin, aux États-Unis, de 1989 à 2011. Parmi ses élèves figurent Emmanuel Pahud, Leone Buyse, Claire Chase, Molly Barth, Brandon Patrick George et Eric Lamb.

Sa discographie couvre le grand répertoire et la musique française du XXe siècle, avec des références durables dans Mozart, Poulenc et le répertoire hexagonal. Son ouvrage The Simple Flute: From A to Z et sa chronique « Debost's Comments » sont devenus des outils de référence pour les flûtistes du monde entier.

Il résumait sa démarche par une formule restée célèbre : « Ne séparez jamais l'instrument de la musique. » Sa fille, Jeanne Debost, lui a rendu hommage en évoquant « une personne immense, un père extraordinaire et un artiste unique en son genre ».

Concours Reine Elisabeth 2026, ce sera dès ce lundi !

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Concours Reine Elisabeth 2026 : la première épreuve du violoncelle s'ouvre ce lundi à Flagey

Le Concours Reine Elisabeth entame ce lundi 4 mai sa première épreuve consacrée au violoncelle, au Studio 4 de Flagey. Jusqu'au samedi 9 mai, à raison de deux séances quotidiennes (15h et 20h), 64 candidats — deux désistements ayant réduit l'effectif initial — se succéderont devant le jury. La proclamation des 24 demi-finalistes est attendue dans la nuit du 9 mai.

Cette session 2026 revêt une dimension particulièrement symbolique : le Concours fête ses 75 ans, la Reine Elisabeth aurait eu 150 ans cette année, et 2026 marque également le 150e anniversaire de la naissance de Pablo Casals. Une triple commémoration qui place l'édition sous le signe de l'héritage humaniste de la souveraine et de son amitié avec le violoncelliste catalan. Point d'orgue de ces célébrations : le violoncelle Goffriller « Casals » de 1733 sera prêté pour quatre ans au Premier Lauréat — un geste sans équivalent dans l'histoire récente des grands concours internationaux.

Un jury renouvelé pour cette première étape

Présidé par Gilles Ledure, le jury de la première épreuve réunit notamment Natalie Clein, Roel Dieltiens, Valentin Erben, Ophélie Gaillard, Anne Gastinel, Marie Hallynck, Anssi Karttunen, Sharon Robinson, Jan Vogler et Jian Wang. Empêchée pour raisons personnelles, Myung-Wha Chung est remplacée par Benjamin Glorieux pour les deux premières étapes ; Gregor Horsch siégera quant à lui en finale.

Un programme exigeant

Les candidats interpréteront de mémoire une sonate de Boccherini (au choix parmi G.8, G.9 ou G.15) avec accompagnement de violoncelle, une pièce avec piano (au choix entre la Méditation de Roslavets, la Ballade op. 3 de Suk ou les 3 Pièces de Nadia Boulanger) et la Lullaby pour violoncelle seul de Kaija Saariaho. La présence de Roslavets et Saariaho aux côtés du répertoire historique souligne l'attention portée par le Concours aux esthétiques du XXe et du XXIe siècles.

Diffusion et billetterie

Grâce au partenariat avec la RTBF et la VRT, l'intégralité des prestations sera retransmise en direct sur le site du Concours et sur RTBF AUVIO, avec possibilité de réécoute. Des places restent disponibles à Flagey à des tarifs accessibles (11 € l'après-midi, 14 € la soirée, 21 € la journée ; tarifs réduits pour les moins de 26 ans).

Une année commémorative étalée sur tout le mois de mai

Plusieurs rendez-vous prolongent l'événement : exposition Queen Elisabeth Competition: 75 Years of History à Flagey jusqu'au 16 mai, nocturne All Over the P(a)lace à Bozar le 21 mai avec récital de Victor Julien-Laferrière, journée VIVA Elisabeth ! le 23 mai, exposition du violoncelle de Casals du 25 au 30 mai à Bozar, et rencontre EKHO du 28 au 30 mai réunissant luthiers et archetiers contemporains. bpost a par ailleurs émis le 13 avril un timbre commémoratif représentant la Reine Elisabeth avec son violon.

Infos pratiques 👉 Programme complet et profils des candidats : concoursreineelisabeth.be 👉 Page dédiée aux commémorations : concoursreineelisabeth.be/fr/75-150-ans/ 👉 Billetterie : flagey.be

Elim Chan, nouvelle Artistic Partner des Wiener Symphoniker

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Dès la saison 2026-2027, la cheffe d'orchestre hongkongaise Elim Chan sera Artistic Partner des Wiener Symphoniker. Elle succède à Marie Jacquot, première cheffe invitée de l'orchestre durant trois saisons.

Elim Chan a été cheffe principale de l'Antwerp Symphony Orchestra de 2019 à 2024 et première cheffe invitée du Royal Scottish National Orchestra de 2018 à 2023. Elle fera, en 2027, ses débuts avec les Berliner Philharmoniker.

Le festival Ravel 2026 à  Saint-Jean-de-Luz

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España ! España ! Pour son édition 2026, le Festival Ravel se laisse porter par le grand courant qui a uni Paris et Madrid, Saint-Jean-de-Luz et l'Andalousie, Ravel et Falla. Sous la direction artistique de Bertrand Chamayou, qui célèbre cette année le cent cinquantième anniversaire de la naissance de Manuel de Falla, la programmation explore les fertilités croisées entre la France et l'Espagne au tournant du XXe siècle — cette « école espagnole de Paris » où Albéniz, Granados et Falla ont dialogué avec Ravel et Debussy, où le pianiste Ricardo Viñes a tissé les amitiés décisives, et où Picasso, Gris et Miró ont prolongé en peinture ce que la musique pressentait.

Une affiche de haute tenue. Le festival s'ouvre à l'église Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-de-Luz par une Nuit dans un jardin d'Espagne confiée à l'Orchestre national du Capitole de Toulouse, dirigé par le chef catalan Josep Pons, avec Bertrand Chamayou au piano. Suivent onze jours d'événements répartis entre Saint-Jean-de-Luz, Ciboure et Urrugne : Barbara Hannigan en hommage à García Lorca, Nicolas Altstaedt et l'Orchestre des Champs-Élysées dans un programme Boccherini-Haydn à la cour d'Espagne, Nelson Goerner dans l'intégrale d'Iberia d'Albéniz, Javier Perianes en récital « 100 % Falla », Yulianna Avdeeva pour un Chopin à Valldemossa, le Quatuor Quiroga avec Tabea Zimmermann, ou encore Xavier de Maistre et la castagnettiste Lucero Tena pour une Serenata Española haute en couleurs. Le ciné-concert Buñuel-Dalí sur une partition de Martin Matalon (Ensemble 2e2m, Léo Margue) et L'Heure espagnole de Ravel par l'Orchestre National Bordeaux Aquitaine sous la baguette de Valentina Peleggi figurent parmi les rendez-vous attendus.

L'esprit « Générations Ravel ». Fidèle à sa philosophie, le festival fait dialoguer les solistes de l'Académie Ravel avec les grandes figures invitées : Jean-François Heisser (qui consacre par ailleurs un récital à Federico Mompou), Benjamin Alard, Jean-Frédéric Neuburger, Alphonse Cemin. Deux conférences musicologiques — Màrius Bernadó sur l'amitié Ravel-Viñes, Katia-Sofía Hakim sur Falla — éclairent le propos.

Infos pratiques.

Ekho #6 : la lutherie et l'archèterie contemporaines investissent BOZAR

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Du 28 au 30 mai 2026, l'asbl bruxelloise Ekho posera ses ateliers et ses instruments dans la Rotonde Bertouille de BOZAR, à l'occasion de sa sixième édition. Une première dans ce lieu emblématique, qui coïncidera avec les finales du Concours musical Reine Élisabeth — édition violoncelle 2026 — dont l'événement est partenaire depuis ses origines.

Pendant trois jours, de 9h à 21h (vernissage le 28 mai à 18h), violons, altos, violoncelles et archets sortis des ateliers contemporains seront proposés à l'essai au public, aux étudiants et aux professionnels. Près de 70 luthiers et archetiers venus d'Europe, d'Asie et d'Amérique sont attendus, fidèles à la formule éprouvée d'Ekho : un espace ouvert où les instruments neufs peuvent être joués, comparés et confrontés au regard des interprètes, dans une logique de laboratoire vivant.

L'édition fait également la part belle à la dimension pédagogique : trois masterclasses seront données en matinée au Musée des instruments de musique (MIM), nouveau partenaire culturel d'Ekho, animées par des membres du jury du Concours Reine Élisabeth, parmi lesquels le violoncelliste Daniel Müller-Schott. Le quatuor étudiant Desguin Quartet sera quant à lui invité à explorer la question — centrale pour tout ensemble — du choix d'un instrument au sein d'une formation de chambre.

Lancée il y a plus de douze ans par les luthiers et archetiers fondateurs Joanne Van Bosterhaut, Victor Bernard et Eric Fournier, Ekho a accueilli au fil de ses éditions le Quatuor Danel, Philippe Graffin,  Liya Petrova, Sonia Wieder-Atherton, ...

L'édition 2024 marquait les dix ans de l'événement ; celle de 2026 confirme son installation durable parmi les rendez-vous internationaux de la facture instrumentale.

Cette sixième édition bénéficie du soutien de Musiq3, de la Cocof, de la Loterie Nationale, de la Commune d'Ixelles, ainsi que de partenaires privés (Rothschild & Co, Van Ecke & Co, Despiau, Corelli) et d'un nouveau partenariat avec la maison de ventes Aguttes.

Infos pratiques — Ekho #6, BOZAR (Rotonde Bertouille), rue Baron Horta 11, 1000 Bruxelles. Du 28 au 30 mai 2026, de 9h à 21h. Vernissage le 28 mai à 18h. www.ekho-violins.com

Le Festival Studio PBA dévoile sa programmation 2026

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Du 22 au 24 mai 2026, le Palais des Beaux-Arts de Charleroi accueillera la nouvelle édition du Festival Studio PBA, point d'orgue d'un dispositif de formation transdisciplinaire piloté par Patrick Leterme, artiste associé de l'institution carolorégienne jusqu'en 2028. Pensé comme une vitrine pour les jeunes chanteurs lyriques, danseurs, rappeurs et slammeurs réunis durant quatre mois autour d'un projet commun, le festival déploie cette année un programme particulièrement ambitieux, soutenu par la Loterie Nationale.

Le coup d'envoi sera donné le vendredi 22 mai à 20h avec Histoires ~toutes~ naturelles, spectacle articulé autour des Histoires naturelles de Maurice Ravel et de pages de Georges Bizet. La soirée d'ouverture sera précédée d'une table ronde consacrée aux grands enjeux de la scène lyrique contemporaine, qui réunira Sarah Defrise, Bernard Foccroulle, Christina Scheppelmann, Claire Pasquier, Sophie Van Der Stegen et Patrick Leterme, sous la modération de Sarah Théry.

Les samedi 23 et dimanche 24 mai, deux créations occuperont le devant de la scène. La Leçon de chant électro-magnétique, librement adaptée de la bouffonnerie d'Offenbach par Patrick Leterme et Oren Boneh dans une mise en scène de Mathylde Demarez et Ludovic Barth (Clinic Orgasm Society), interroge avec malice les promesses technologiques d'hier et d'aujourd'hui. Dans le Bruit du Monde, sortie de résidence portée par Luca Latte, propose pour sa part un théâtre musical urbain où chant lyrique, rap, slam et danse contemporaine s'entrelacent autour d'une jeunesse en quête d'unité.

Le festival se refermera le dimanche 24 mai à 14h avec Singing Mozart, masterclass publique réunissant les jeunes artistes du Studio PBA 2025-2026.

L'entrée est libre sur réservation. Programme complet sur pba.be.

Du 22 au 24 mai 2026, le Palais des Beaux-Arts de Charleroi accueillera la nouvelle édition du Festival Studio PBA, point d'orgue d'un dispositif de formation transdisciplinaire piloté par Patrick Leterme, artiste associé de l'institution carolorégienne jusqu'en 2028. Pensé comme une vitrine pour les jeunes chanteurs lyriques, danseurs, rappeurs et slammeurs réunis durant quatre mois autour d'un projet commun, le festival déploie cette année un programme particulièrement ambitieux, soutenu par la Loterie Nationale.

Le coup d'envoi sera donné le vendredi 22 mai à 20h avec Histoires ~toutes~ naturelles, spectacle articulé autour des Histoires naturelles de Maurice Ravel et de pages de Georges Bizet. La soirée d'ouverture sera précédée d'une table ronde consacrée aux grands enjeux de la scène lyrique contemporaine, qui réunira Sarah Defrise, Bernard Foccroulle, Christina Scheppelmann, Claire Pasquier, Sophie Van Der Stegen et Patrick Leterme, sous la modération de Sarah Théry.

Les samedi 23 et dimanche 24 mai, deux créations occuperont le devant de la scène. La Leçon de chant électro-magnétique, librement adaptée de la bouffonnerie d'Offenbach par Patrick Leterme et Oren Boneh dans une mise en scène de Mathylde Demarez et Ludovic Barth (Clinic Orgasm Society), interroge avec malice les promesses technologiques d'hier et d'aujourd'hui. Dans le Bruit du Monde, sortie de résidence portée par Luca Latte, propose pour sa part un théâtre musical urbain où chant lyrique, rap, slam et danse contemporaine s'entrelacent autour d'une jeunesse en quête d'unité.

Le festival se refermera le dimanche 24 mai à 14h avec Singing Mozart, masterclass publique réunissant les jeunes artistes du Studio PBA 2025-2026.

L'entrée est libre sur réservation. Programme complet sur pba.be.

Crédits photographiques : (c)Leslie Artamonow

Disparition de Colette Geneste, figure de l'édition musicale française

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C'est par l'une de nos fidèles lectrices que nous avons été informés du décès, de Colette Geneste, ancienne dirigeante des Éditions Combre. Le monde de l'édition musicale française perd avec elle une figure majeure.

L'histoire de cette maison familiale remonte à 1958, lorsque Marcel Combre, son père, racheta les Éditions Philippo — qui avaient elles-mêmes intégré les fonds Roudanez, Marchetti et Hérelle — ainsi que les prestigieuses Éditions Gallet, spécialisées dans la musique classique et contemporaine. À sa mort, son épouse Marie-Rose Combre prit la relève durant vingt-six ans, ouvrant largement le catalogue à la création contemporaine.

À la fin des années 1980, Colette Geneste reprit le flambeau familial et entreprit de restructurer la maison tout en élargissant ses domaines d'excellence. Elle développa considérablement les catalogues de piano, de violon et d'orgue, édita des Prix de Rome, valorisa un fonds remarquable d'œuvres du XIXe siècle et maintint un engagement pédagogique fort, en lien avec les professeurs du CNSMD de Paris. Audacieuse, elle prit le risque de donner leur chance à de jeunes compositeurs et défendit des voix classiques injustement méconnues, à l'image du Belge Désiré Paque (1867-1939), dont elle préserva les 144 opus. Cette exigence éditoriale s'accompagnait d'un soin tout particulier porté à la qualité matérielle des partitions — papier, gravure, mise en page — et d'une présence régulière aux grands rendez-vous professionnels, de Musicora à Paris à la Foire de Francfort.

En 2010, à l'heure de la retraite, Colette Geneste céda son fonds à Pierre Lemoine, PDG des Éditions Henry Lemoine.