Le Journal

Hans Graf à Singapour

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Hans Graf (70 ans) sera le chef principal de l'Orchestre Symphonique de Singapour à partir de la saison 2020-21, succédant à Lan Shui qui a démissionné au début de l'année après 22 ans de bons et loyaux services.

Hans Graf est né en 1949 à Marchtrenk en Autriche et, enfant, il a étudié le violon et le piano. Diplômes de piano et de direction d'orchestre de la Musikhochschule de Graz en poche, il suit les master classes de Franco Ferrara, Sergiu Celibidache et Arvid Jansons.  Il remporte le Concours de direction d'orchestre Karl Böhm en 1979 et fait ses débuts à l'Opéra de Vienne avec Petruschka (Stravinsky) en 1981.
De 1984 à 1994, Graf est à la tête de l'Orchestre du Mozarteum de Salzbourg et ils enregistrent les oeuvres symphoniques de Mozart.
De 1995 à 2003, il dirige l'Orchestre Philharmonique de Calgary et, de 1998 à 2004, l'Orchestre National Bordeaux Aquitaine. En 2001, il prend la tête du Houston Symphony Orchestra où il reste jusqu'en 2013, l'année où il devient professeur de direction d'orchestre à l'Université Mozarteum de Salzbourg.

Plouf !

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Un bref communiqué de presse sur le site des Chorégies d’Orange annonce l'annulation de la soirée de gala du 20 juillet où le Théâtre antique devait accueillir Anna Netrebko et son mari Yusif Eyvazov.

La raison ?  Des circonstances indépendantes de la volonté des producteurs.
C'est un peu court pour un public attiré par les têtes d'affiche et pour une soirée annoncée superlative dans le cadre du 150e anniversaire des Chorégies :  Les plus grandes stars actuelles de l'opéra, la soprano Anna Netrebko et le ténor Yusif Eyvazov, feront leurs débuts cet été aux Chorégies d'Orange. Unique occasion d'entendre, dans la nuit du Théâtre Antique, ce couple maintenant légendaire, qui se donne tout entier au beau chant et à l'amour, à la scène comme à la ville. Une soirée d'exception consacrée aux grands airs et duos d'opéra italiens, accompagnés par les musiciens de l'Orchestre national de Lyon. Un des sommets du rendez-vous lyrique de l'été.

Le couple est actuellement aux Arènes de Vérone où la star fait ses débuts en Leonora d'Il trovatore avec son mari dans le rôle-titre.

Concours International Carl Nielsen de Musique de Chambre 2019

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On connait les candidats au Concours International Carl Nielsen de Musique de Chambre qui se tiendra à Odense (Danemark) du15 au 19 octobre.

Section Quatuors :
- Balourdet String Quartet (Etats-Unis)
- Gyldfeldt Quartett (Allemagne)
- Kleio Quartet (Angleterre)
- Lorne String Quartet (Canada)
- Novo Quartet (Danemark)
- Quatuor Elmire (France)
- Quatuor Mona (France)
- Selini Quartet (Autriche)
- Simply Quartet (Autriche))
- The Julius Quartet (Etats-Unis)

Section Quintettes :
- Auris Ensemble (Autriche)
- Barialro Quintet (Suisse)
- Dandelion Quintett (Allemagne)
- Ensemble Ouranos (France)
- Pacific Quintet (Allemagne)
- Quinteto O’Globo (Espagne)
- Quintette Promenade (France)
- Gunst Quintett (Allemagne)
- Valborg Quintet (Suède)
- V Coloris (Danemark)

Le Concours s'adresse aux ensembles de toutes nationalités jusqu'à l'âge de 35 ans.
Le lauréat de chaque catégorie recevra un montant de 15,000 €

Le jury "Quatuor" : Günter Pichler (Président), Asbjørn NørgaardGunvor SihmBjørg Lewis et David Geber.

Le jury "Quintette" : Bjørn Carl NielsenOle Kristian Dahl,Ulla MiilmannMichael Hasel et Andreas Sundén.

ÇA BALANCE Musique contemporaine 2019

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Ça balance est un programme d'accompagnement musical initié par le Député provincial-Président en charge de la Culture et organisé par Liège Province Culture à l'intention  des jeunes groupes, auteurs et compositeurs belges (jazz, world, rock, pop, hip hop, chanson française, électro, musique contemporaine) qui présentent des compositions originales.

Son objectif est d'améliorer la maîtrise musicale et développer le réseau professionnel des artistes soutenus.
La concurrence au sein du marché musical (belge et étranger) et la reconnaissance par les radios et le public exigent une maîtrise musicale qui requiert formation et pratique. D'où la nécessité de stages, d'ateliers et de séances personnalisés avec des "musiciens conseil" et des coaches chevronnés capables de diagnostiquer les besoins des groupes et de mettre en œuvre un programme pédagogique spécifique et évolutif.
Ça balance propose aussi d'aider les musiciens à développer leur réseau de contacts professionnels pouraméliorer la promotion et la diffusion de leur production.

Un jury de professionnels de la musique se réunit une fois par an pour écouter les candidatures et sélectionner les lauréats.
Ceux-ci bénéficient alors d'un enregistrement en studio, un encadrement par un musicien conseil, des séances de coaching, des ateliers, des master classes et une aide à la promotion et à la diffusion au niveau national et international (France-Canada-Suisse).

Ça Balance Musique contemporaine vient de  publier le résultat de la session 2019.
Parmi les 12 propositions candidates, le jury composé de  Claude Ledoux, Daniel Capelletti, Michel Fourgon,Stijn Boeve, Benoît Mernier, Cédric Hustinx et Robert Coheur (avec Jean-Marc Onkelinx pour Médiateur du jury) a choisi Et sous Mossoul d'Apolline Jesupret
(pour voix, flûte, clarinette percussions, violon, violoncelle et piano) qu'on pourra entendre le 27 novembre prochain au Théâtre de Liège.

En 2012, la jeune belge Apolline Jesupret débute ses études de piano aux Arts2 du Conservatoire royal de musique de Mons dans la classe de Rosella Clini. En plus du répertoire classique, elle s'intéresse à la composition, à l'improvisation et à la théorie musicale et, en 2015, elle entre dans la classe de composition de Claude Ledoux.
Un an plus tard, elle est sélectionnée comme jeune commentatrice pour le Concours Reine Elisabeth de Piano et elle y apporte sa vision analytique de compositrice. En 2017, elle part à Montréal pour une maîtrise en piano et en pédagogie pianistique.
Esprit créatif, Apolline Jesupret met toute son énergie dans des projets qui lui tiennent à cœur : composition de musique de film, œuvres pour piano de jeunes compositeurs, commandes de composition. Auteur, compositeur et interprète, elle est aussi le chef de file du groupe Mademoiselle Apolline, un projet dédié à la chanson française où la poésie et l'humour jouent un rôle majeur dans les textes, et elle est membre du groupe Blind Embrace, spectacle multidisciplinaire d'art numérique et musique contemporaine pour piano quatre mains.

 

 

 

Je vous parle d'un temps...

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Il y a 50 ans, le 5 juillet 1969, un des pianistes les plus importants de la première moitié du XXe siècle décédait à Villach (Autriche).

Wilhelm Backhaus
était né à Leipzig né le 26 mars 1884.  Il est le fils de l'architecte Otto Ferdinand Willibald Backhaus.
Il suit d'abord des cours de piano au Conservatoire de Leipzig avec Alois Reckendorf, puis avec Eugen d'Albert à Francfort.
Il a 11 ans lorsqu'il rencontre Johannes Brahms lors d'une exécution du second concerto par Eugen d'Albert sous la direction du compositeur dont les oeuvres nourriront son répertoire de prédilection, au même titre que Beethoven.
À 16 ans, il se produit pour la première fois dans une tournée de concerts à Londres où il accompagne un chanteur italien. La même année (1900), il est nommé professeur au Royal College de Manchester mais sa popularité de concertiste est telle qu'il réduit ses cours à des classes de maître.
En 1905, il remporte  à Paris le Prix Anton Rubinstein devant Béla Bartók qui termine deuxième.
Le 5 janvier 1912, il fait ses débuts aux États-Unis dans L'Empereur de Beethoven avec Walter Damrosch et l'Orchestre de New York et, l'année suivante, il grave son premier disque : le Concerto de Grieg.

Tout au long de sa vie, il voyagera beaucoup, enchaînant les concerts à un rythme soutenu (ainsin,en 1921, il se produit 17 fois à Buenos Aires en moins de trois semaines).
En 1930, il s'installe à Lugano, enseigne et devient citoyen suisse.

Wilhelm Backhaus est considéré comme l'un des premiers grands pianistes modernes. Son jeu alliant grandeur, pureté, dépouillement stylistique et une expressivité intens l'on fait entrer dans la légende.

Pour le bonheur des mélomanes, il laisse un legs important qui compte, entre autres, la première intégrale des Études de Chopin (1928) considérée aujourd'hui encore comme une référence tout comme son intégrale des Sonates de Beethoven chez Decca.
Il y aura aussi
Bach, Suite anglaise no 6, BWV 811 ; Préludes et fugues BWV 860 & 884 (1956-1957, Decca 433 901-2)
Beethoven, BrahmsMozart (no 27) et Schumann, Concertos pour piano ; Orchestre Philharmonique de Vienne, dir.Hans Schmidt-Isserstedt, Clemens Krauss (Beethoven 4 et 5 en 1951 et 1953), Karl Böhm, Günter Wand (1950 à 1967, 8CD Decca)
Brahms, Concerto pour piano no 2 ; Staatskapelle de Dresde, dir. Karl Böhm no 2 (1939, EMI)
Brahms, Concertos 1 et 2 et Capriccio op. 76/2 ; Intermezzo op. 117/1 ; Rhapsodie op. 79/1 ; Intermezzi op. 116 et 119 ; 6 pièces, op. 118 ; (1953-1967, Decca)
Chopin, Sonate no 2, extraits des Études op. 10/2, 5, 8,10 et 25/1-3, 6-9, 11, Ballade no 1, Mazurkas no 17, 20 et 24, Valse brillante (juillet et septembre 1950, octobre 1952, Testament SBT 1335)
Mozart, Sonates pour piano K.282, 283, 330 et 332 ; Haydn, Sonates Hob.XVI 48 & 52 - (1957-1966, Decca 433 900-2)

 

 

Nouvelle salle

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L’architecte new-yorkais Steven Holl et Nagata Acoustic ont remporté le concours pour la construction d’une salle de concert de 1 300 personnes à Ostrava, la ville tchèque où est décédé Leos Janacek.

Claude-Henri Bonnet reste à Toulon

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Nous venons d'apprendre la reconduction pour 3 ans de Claude-Henri Bonnet au poste de directeur général et artistique de l’Opéra de Toulon.

"Claude-Henri Bonnet et son équipe de direction en particulier Jérôme Gay, directeur adjoint et Delphine Fontana, directrice administrative et financière, vont ainsi poursuivre leur politique d’ouverture et de découverte débutée en 2003, avec aux côtés des grands classiques du répertoire, des chefs-d’œuvre lyriques « inédits » à Toulon. Ainsi les comédies musicales américaines, devenues des rendez-vous incontournables : Street Scène, Follies, Wonderful Town (dont l’enregistrement DVD a reçu cette année le prestigieux Prix de l’Académie Charles Cros), et la saison prochaine South Pacific, sont le reflet de la volonté de créer en France les grands chefs-d’œuvre du musical américain.

L’Opéra de Toulon passe commande à de jeunes compositeurs comme Hugo Gonzalez-Pioli, Lionel Ginoux ou Camille Pépin d’œuvres programmées dans le cadre de ses saisons symphoniques très attendues du public. Il s’est aussi lancé dans l’enregistrement d’œuvres rares ou inconnues (4 CD depuis 2017).

L’Opéra de Toulon s’est attaché à diffuser la musique classique à travers des concerts dans la Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur et a participé à la programmation de festivals reconnus.

Dans une volonté d’offrir une diversité artistique plus large, l’Opéra de Toulon accueille depuis plusieurs saisons des festivals en résidence : le Festival International des Musiques d’Écran, le Festival Présences Féminines, le Festival de Musique de Toulon et sa région, Midi Toulon Festival et plus récemment le Festival Rade Side.

La sensibilisation auprès des moins de 26 ans est un des objectifs prioritaires de l’Opéra de Toulon qui voit chaque année un nombre croissant de jeunes franchir les portes de l’Opéra de Toulon.

En 2018, 85 000 spectateurs dont plus de 20 000 jeunes ont été accueillis dans ce haut lieu de la vie culturelle toulonnaise."

 

 

Orgue à Monaco

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C'est ce soir que débute à Monaco le 14e Festival International d'Orgue articulé cette année en deux "grands week-ends" (jeudi-dimanche) en divers lieux de la Principauté autour du "foyer" que constituent naturellement la Cathédrale Notre-Dame-Immaculée et l'instrument remarquable dont elle dispose depuis 2011.

L'occasion d'un rappel historique et d'un lumineux cocorico
La cathédrale fut construite à partir de 1874 sur les restes de l’ancienne église St-Nicolas (1252) lorsque le diocèse de Monaco fut créé et elle fut consacrée en 1911.
Un premier instrument de 11 jeux y fut construit en 1887.
En 1922, cet instrument trop petit fut vendu à l’église St André des Cordeliers
de Gap et remplacé par un nouveau grand orgue Charles Mutin de 50 jeux inauguré en 1922 par Emile Bourdon, son titulaire jusqu’en 1968.
Puis il resta muet jusqu’en 1973, date de l’arrivée du Chanoine Henri Carol, son nouveau titulaire qui était jusque là directeur de la maîtrise de la cathédrale (depuis 1946). Avec Pierre Cochereau, le chanoine va initier le projet de remplacer l’instrument.
En 1975 et 1976, le facteur Boisseau construit alors un grand instrument de 60 jeux de style classique français. Les fonds en bois de Mutin sont conservés tout comme le Hautbois 8’ du Récit qui provenait du Cavaillé Coll de l’église St Patern d’Orléans (1881). La transmission des claviers était mécanique et celle des jeux pneumatique.
En 1984, René Saorgin succède au Chanoine Henri
Carol et, en 1988, la maison Tamburini de Crema (Italie) restaure et agrandit l’instrument et transforme la traction des jeux en électromécanique avec un combinateur électronique.
René Saorgin prend sa retraite en 2005 et passe la main à 
Olivier Vernet, mais l’instrument pose problème : son emplacement en renfoncement au dessus du grand portail n’est pas idéal et l’entretien est défaillant.
Le diocèse et la Principauté envisagent alors la reconstruction et la restructuration de l’orgue, et c'est à notre compatriote Dominique Thomas qu'ils confient l'ouvrage.
De 2009 à 2011, le nouveau grand-orgue de 74 jeux prend donc forme dans les ateliers de Ster Francorchamps.
La plupart du matériel sonore de Boisseau a été conservé et le Récit a été retravaillé dans le style de Cavaillé-Coll. Le buffet a été avancé de 3 mètres vers la nef et la façade moderne a reçu des fines plaques d’altuglas permettant de réaliser des jeux d’éclairages par leds tout à fait originaux. La Principauté s'en félicite car ce très important travail est largement à la hauteur des espérances de tous ceux qui s’y sont consacrés. L’orgue n’est plus étouffé comme l’ancien et sa sonorité est exceptionnelle.

A la Ruhrtriennale

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La Suissesse Barbara Frey prendra la direction de la Ruhrtriennale à partir de novembre 2020 pour un mandat de 3 ans.

Barbara Frey (*1963 à Bâle) a étudié la langue, la littérature et la philosophie allemandes à Zurich. Sa carrière à la scène a débuté en 1988 comme musicienne et assistante à la mise en scène au Théâtre de Bâle sous la direction de Frank Baumbauer. Depuis 1992, Barbara Frey met en scène à Zurich, Mannheim,Hambourg, Berlin, Bâle, Munich, Salzbourg...

La Ruhrtriennale se déroule de la mi-août à la mi-octobre. Sa fondation en 2002 par le gouvernement de la Rhénanie du Nord-Westphalie et Gérard Mortier n'avait pu échapper à aucun Belge tant la presse en a répercuté les moindres tressaillements.
Le festival s'est organisé en cycles de trois ans, avec chacun son propre thème. Il compte  80 représentations de 30 productions.

Nike Wagner va passer la main

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Nike Wagner, l'arrière-petite-fille de Richard Wagner qui assure la direction du Festival Beethoven à Bonn depuis 2014, quittera ses fonctions à la fin de son contrat, après les célébrations du 250e anniversaire de Ludwig van Beethoven (2020).

Nike Wagner est née en 1945 au bord du lac de Constance. Elle s'est formée dans les domaines de la musique, du théâtre et de la littérature à Munich, Berlin et aux Etats-Unis. En 1967-68, elle a été rédactrice adjointe à la chaîne publique Norddeutscher Rundfunk. Elle a obtenu son doctorat en 1973 (une étude sur Karl Kraus) à la Northwestern University en Illinois où elle était assistante d'enseignement (1971-1974). Depuis 1975, elle écrit et prend part à de nombreux colloques sur la musique et la littérature. Avant de prendre ses fonctions à Bonn, elle a dirigé le Weimar Art Festival et enseigné à l'Université de Heidelberg.

Le Festival Beethoven a lieu chaque année en septembre. Il a été fondé en 1845 pour le 75e anniversaire du compositeur. De 1931 au début de la Seconde Guerre mondial, il s'est déroulé chaque année puis, à partir de 1947, tous les deux ans. Il a développé une carrure internationale à partir de l'inauguration de la Beethovenhalle (dont nous évoquions hier, ici même, la calamiteuse rénovation). A partir de 1974, il doit réduire sa fréquence pour des raisons budgétaires mais, à partir de 1994, la Ville de Bonn lui alloue une subvention qui lui permet de repartir sur une base annuelle.