La donna del lago (français : La Dame du lac) est un opera seria en deux actes de Rossini, sur un livret d'Andrea Leone Tottola d'après le poème de Walter Scott « The Lady of the Lake » (1810). Il est créé le 24 septembre 1819 au Teatro San Carlo à Naples.
Première à Paris, au Théâtre Italien en 1824, première américaine en 1829, première reprise moderne au Mai musical florentin en 1958 sous la direction de Tullio Serafin avec Rosanna Carteri et Cesare Valletti.
C’est le premier livret d’opéra qui s’inspire de Walter Scott, et il sera suivi de bien d’autres, notamment Lucia di Lammermoor de Donizetti (1835). Rossini le reçoit en traduction française, car il est initialement destiné à Spontini, mais ce dernier quittant la France pour rejoindre la Cour du roi de Prusse, le livret échoit à Rossini. Sous l’influence de l’écrivain, mais aussi de son temps, Rossini aborde l’univers romantique, délaissant l’univers du XVIIIe siècle de ses partitions précédentes, et notamment d’Ermione, donné six mois auparavant, qui fut un échec cuisant, et qui reprenait le thème antique d’Andromaque dans une musique inspirée de Gluck et de Métastase. Il fallait donc tenter autre chose.
L’action se déroule en Écosse, dans les Highlands, à Stirling, en 1530, à l’époque de la révolte des montagnards des Highlands contre le jeune Roi Jacques V d'Écosse (James, Giacomo) (1512-1542), qui a donc ici 18 ans.
L’opéra exalte à la fois la nature, la virtuosité, les sentiments et la beauté, dans une atmosphère champêtre, avec de brillants claquements d’oriflammes, des chants religieux et guerriers, inhabituels chez Rossini, et un côté couleur locale, lui aussi nouveau. Autant dire que les mises en scène modernes sans poésie, qui répugnent à représenter la nature, sont assez éloignées de l’esprit de Walter Scott et de Rossini.
La musique est gracieuse, faisant parfois penser au Freischütz de Weber créé moins de deux ans plus tard (1821), fort expressive, et pourtant, après la période de sa création, elle ne fut reprise qu’en 1958, au Mai musical florentin, disparaissant comme tous les opera seria de Rossini de sa période napolitaine. Pour Kobbé, c’est pourtant « l’une des partitions lyriques les plus attrayantes qu’ait écrit Rossini », mais trois facteurs expliquent pour lui cet oubli de plus d’un siècle : le rôle d'Elena, écrit pour Isabella Colbran, comporte une aria finale diaboliquement difficile, que la plupart des sopranos et des mezzos ne peuvent assumer (à Florence, elle fut en partie omise). Les deux rôles de ténor sont hérissés de notes élevées, également hors de portée de l’immense majorité des chanteurs. Enfin, si la musique est belle, les héros ne peuvent rivaliser avec Norma, Lucia, et les héroïnes de la première période de Verdi.
Après plusieurs mois de maladie, le claveciniste, chef d'orchestre et musicologue anglais Christopher Hogwood est décédé le 24 septembre 2014, deux semaines après son 73e anniversaire, à son domicile de Cambridge.
Né en 1941 à Nottingham, Hogwood a étudié la philologie classique et la musicologie à Cambridge, ainsi que le clavecin avec Rafael Puyana et Gustav Leonhardt.
Il a commencé sa carrière musicale comme claveciniste de l'Academy of St. Martin-in-the-Fields, tout en étant cofondateur de l'Early Music Consort of London.
En 1973, Christopher Hogwood a fondé l'Academy of Ancient Music, le premier orchestre baroque britannique, avec lequel il a enregistré plus de 200 disques, dont la première intégrale des symphonies de W. A. Mozart selon les principes de la pratique d'exécution historiquement informée.
De 1986 à 2001, il a également dirigé la Boston Handel and Haydn Society, fondée en 1815, et a ramené cet ensemble riche en traditions à ses origines grâce à l'approche d'interprétation historiquement informée.
Après 33 ans, Christopher Hogwood s'est retiré en 2006 de la direction de l'Academy of Ancient Music pour se consacrer à la recherche musicologique et à une activité de chef d'orchestre dans le monde entier, couvrant la musique jusqu'au 20e siècle.
Mátyás Seiber (Budapest, – Le Cap, ) est un compositeur hongrois naturalisé britannique, qui a organisé le premier enseignement universitaire structuré du jazz.
Mátyás Seiber développe comme première compétence musicale celle du piano, sa mère Berta Patay étant une pianiste réputée, puis à dix ans il commence à étudier le violoncelle. De 1918 à 1925, il étudie le violoncelle puis la composition à l'Académie de musique de Budapest, où Zoltán Kodály est son professeur. Il s'intéresse au plain-chant médiéval, et se base sur les recherches de Kodály et Bartók pour créer des arrangements de chansons de tradition populaire de plusieurs peuples. Il est un peu déçu par la musique en Europe, notamment lorsqu'en 1925 son sextuor (Serenade for six wind instruments) n'obtient pas un prix et que Bartók proteste en se retirant du jury.
Son diplôme obtenu, il devient professeur à partir de 1925 dans une école privée de musique à Francfort, puis deux ans plus tard s'engage comme violoncelliste sur un bateau allant en Amérique du Sud, et a ainsi la possibilité de faire connaissance de plus près avec la musique de l'« Amérique noire », le jazz.
Il revient à Francfort en 1928, où il est chef d'orchestre dans deux théâtres et donne des concerts de violoncelle en solo, et ses œuvres sont jouées au festival de Munich grâce au soutien de Karl Amadeus Hartmann. Bernhard Sekles, directeur du Conservatoire Hoch de Francfort, lui confie alors en 1928 la direction du premier programme rigoureusement établi d'enseignement du jazz dans un établissement d'enseignement supérieur. Seiber y enseigne le piano-jazz et dirige les cours d'orchestration. Il publie en 1929 le manuel "Schule für Jazz-Schlagzeug" ("L'école de la percussion de jazz") qui est la description pratique de ce qui est requis par sa théorie du jazz.
Lorsque les Nazis prennent le pouvoir, la réussite du département de jazz ne dure pas et en , on en retire les enseignants juifs ou étrangers, dont Sekles et Seiber.
Seiber n'arrive pas à s'installer en Hongrie, et travaille en Union soviétique en tant que consultant musical pendant deux ans, mais on ne lui propose pas ensuite de travail1.
Il part alors pour l'Angleterre, où il devient enseignant privé de composition et de violoncelle et consultant à la filiale londonienne de Schott, et compose également des musiques de film, notamment pour "La Ferme des animaux" (1954) et "A Town Like Alice" (1956), ainsi qu'un opéra de marionnettes (Eva Spielt mit Puppen, 1934).
À partir de 1942, invité par Michael Tippett à l'établissement de formation pour adultes Morley College à Londres, il y enseigne la composition, l'esthétique musicale et la théorie de la musique1. En tant que professeur de composition, il est aussi à l'aise dans le domaine de la musique de Bach que de Schönberg, et sa méthode encourage les étudiants à se rendre compte des raisons de chaque note et de chaque harmonie ; sa réputation d'enseignant s'accroît et il forme toute une nouvelle génération de compositeurs venus étudier au Royaume-Uni depuis toute l'Europe et même au-delà, comme Don Banks, Peter Racine Fricker, Peter Schat, Ingvar Lidholm et Hugh Wood.
Il fonde en 1945 le chœur de musique de chambre Dorian Singers qu'il dirigera jusqu'à sa mort.
Il épouse en 1946 la danseuse Lilla Bauer, enseignante au Goldsmiths College5 et exilée hongroise comme lui, et s'installe avec elle à Caterham dans le Surrey.
Il continue à s'intéresser au jazz, composant notamment avec John Dankworth à la demande de l'Orchestre Philharmonique de Londres Improvisations for Jazzband and Orchestra (1959). Il revient aussi dans les années 1950 à la musique moderne et au dodécaphonisme. Il compose également, parfois sous le nom G. S. Mathis, de la musique populaire, notamment By the Fountains of Rome qui obtient un prix Ivor Novello (Most Outstanding Song of the Year, 1957), ainsi qu'un ballet (The Invitation, 1960).
Mais invité à une tournée de conférences en Afrique du Sud en 1960, il a un accident automobile lors d'une visite du parc national Kruger, et meurt peu après dans un hôpital du Cap.
En sa mémoire, Kodály lui dédie son œuvre chorale Media vita in morte sumus, et Ligeti, que Seiber avait aidé à fuir la Hongrie, lui dédie son œuvre pour orchestre Atmosphères (1961).
L'œuvre de Mátyás Seiber a relié entre elles et développé de nombreuses influences musicales, depuis la tradition hongroise de Bartók et Kodály, en passant par la musique européenne et sérielle, jusqu'au jazz et à la musique traditionnelle et populaire plus légère.
Edwin Henry Lemare ( - ) est un organiste et compositeur anglais, surtout connu pour ses arrangements d'œuvres orchestrales à l'orgue.
Né à Ventnor, sur l'Île de Wight, il reçut sa première formation musicale de son père à l'église de la Sainte-Trinité. Il passa trois ans à l'Académie Royale de Musique à partir de 1876 et obtint en 1886 le F.R.C.O., diplôme décerné par le Collège Royal des Organistes (Royal College of Organists). Il devint en 1892 professeur d'orgue et examinateur pour l'Académie Royale.
Edwin Lemare gagna sa célébrité en donnant deux récitals par jour (plus d'une centaine au total) sur l'orgue Brindley & Foster lors de l'Exposition Internationale sur les Inventions de Londres en 1884.
Il quitta l'Angleterre en 1900 pour une série de concerts aux États-Unis, et y resta jusqu'à la fin de sa vie. Il effectua également des tournées dans toute l'Europe, en Australie, en Nouvelle-Zélande...
Sir Andrzej Panufnik, né le 24 septembre 1914 à Varsovie et mort le 27 octobre 1991 à Twickenham (Londres), est un compositeur et chef d'orchestre polonais.
Ayant échoué à l'entrée au Conservatoire de Varsovie dans la classe de piano, Panufnik y est admis en classe de percussion qu'il abandonne rapidement pour la composition et la direction d'orchestre.
Son diplôme en poche en 1936, il va étudier à Vienne avec Felix Weingartner en 1937 après avoir été exempté de service militaire. Il revient rapidement en Pologne peu après l'Anschluss.
Il vit quelques mois à Paris et Londres où il retrouve Felix Weingartner et où il compose sa Première Symphonie. Malgré la situation, il retourne en Pologne.
Pendant l'occupation allemande, il forme un duo avec Witold Lutosławski et compose des chants de résistance. Il compose à cette époque son Ouverture Tragique et sa Seconde Symphonie. Son frère Mirosław Panufnik, membre de l'Armia Krajowa, est tué pendant l'insurrection de Varsovie.
Après la guerre, il s'installe à Cracovie où il compose des musiques de film pour l'Armée, puis devient le chef principal de l'Orchestre Philharmonique de cette ville. Pendant cette période, il ré-écrit ses compositions précédentes perdues pendant la guerre. Il est par la suite, en 1946-1947, nommé directeur musical de l'Orchestre Philharmonique de Varsovie et chef invité de l'Orchestre Philharmonique de Berlin.
Dans les années suivantes, englué dans le réalisme soviétique et les commandes officielles comme beaucoup d'autres compositeurs, tels Dmitri Chostakovitch et Aram Khatchatourian, il décide d'émigrer en Grande-Bretagne en 1954, à la fois pour des raisons politiques et personnelles ; les circonstances de son passage à l'Ouest sont rocambolesques. Il est alors considéré comme un traître par les autorités communistes polonaises. Quelques-unes de ses œuvres sont alors données aux États-Unis sous la baguette de Leopold Stokowski.
Il est chef de l'Orchestre Symphonique de Birmingham de 1957 à 1959, ce qui réduit considérablement son activité de composition.
Après 1963, il a une activité de composition de plus en plus importante jusqu'à sa mort en 1991.
Il est fait Chevalier le 21 décembre 19901.
Il est le père de la compositrice classique Roxanna Panufnik, née le 24 avril 1968 et du musicien électro et DJ Jeremy Panufnik, né en juin 1969, issus de son mariage en 1993 avec la photographe et écrivaine anglaise Camilla Jessel-Panufnik.
Julius Klengel, né le et mort le , est un violoncelliste allemand qui est surtout connu pour les études et les solos qu'il a composés pour son instrument.
Il était le frère du chef d'orchestre Paul Klengel. Membre de l'Orchestre du Gewandhaus de Leipzig à 15 ans, il fit de nombreuses tournées en Europe à titre de violoncelliste et de soliste du quatuor du Gewandhaus. Il eut notamment pour élèves Emanuel Feuermann, Gregor Piatigorsky et Alexandre Barjansky.
Né à Leipzig, fils d'un avocat qui était un bon musicien amateur et un ami de Mendelssohn, Klengel étudie avec Emil Hegar dans sa jeunesse. À l'âge de 15 ans, il devient membre de l'Orchestre du Gewandhaus de Leipzig, où Hegar est premier violoncelle, et commence à faire des tournées en Europe et en Russie. Il joue alors souvent en solo.
Klengel devient premier violoncelle de l'orchestre en 1881 à l'âge de 22 ans et le demeure durant plus de quarante ans. Pendant cette période, Klengel est aussi professeur au Conservatoire de Leipzig et commence à composer. Il finit par composer des centaines de morceaux pour le violoncelle, dont quatre concertos pour violoncelle, deux doubles concertos pour violoncelles, des quatuors, une sonate pour violoncelle et nombre de caprices, d'études et d'autres morceaux techniques.
Pour célébrer le jubilé de cinquante ans de service de Klengel en 1924, Wilhelm Furtwängler dirige un concert où ce musicien joue la partie du violoncelle dans le double concerto qu'il a composé pour l'occasion.
Dans l'œuvre de Klengel, les deux volumes d'études techniques pour violoncelle demeurent au répertoire ; trois concertos pour violoncelle ont été enregistrés en 2001 par Christoph Richter et l'Orchestre Philharmonique de la NDR sous la direction de Bjarte Engeset.
Klengel a eu pour élèves Guilhermina Suggia, Paul Grümmer, William Pleeth, Hideo Saito et Gregor Piatigorsky.
La finale de l’édition 2024 de la compétition a eu lieu à Bombay ce 21 septembre.
Premier prix
Kathleen O’Mara, soprano, USA
Le Bu, bass-baritone, China
Deuxième prix
Elmina Hasan, mezzo-soprano, Azerbaijan
Angel Romero, tenor, USA
Troisième prix
Sun-Ly Pierce, mezzo-soprano, USA
Meridian Prall, mezzo-soprano, USA
Polina Shabunina, soprano, Russia
Vladislav Chizhov, baritone, Russia
Prix Birgit Nilsson
Kathleen O’Mara, soprano, USA
Le Bu, bass-baritone, China
Prix Pepita Embil de la Zarzuela
Elmina Hasan, mezzo-soprano, Azerbaijan
Prix Don Plácido Domingo Ferrer de la Zarzuela
Angel Romero, tenor, USA
Prix Rolex du public
Elmina Hasan, mezzo-soprano, Azerbaijan
Jack Lee, baritone, UK
Johann Theodor Römhildt (né le à Salzungen - décédé le à Mersebourg) est un compositeur baroque allemand.
Johann Theodor était le fils du vicaire Johann Elias Roemhildt et de Johanna Elisabetha, fille du pasteur G. Christian Silchmüller de Gumpelstadt. Il a sans doute reçu ses premières leçons de musique de son père. Roemhildt a étudié à Ruhla encore enfant avec Johann Jacob Bach puis, à partir de l'âge de treize ans, à la Thomasschule zu Leipzig, avec Johann Schelle et Johann Kuhnau. Là, il a eu comme compagnons Christoph Graupner, Johann Friedrich Fasch et Johann David Heinichen. En 1705, Roemhildt est entré à l'Université de Leipzig et après seulement six semestres, il a obtenu son premier emploi en tant que professeur de musique et chef de chœur à Spremberg. En 1714 on lui confie le poste de recteur de l'école locale, pas pour des raisons pédagogiques, mais parce que ce poste devait être donné à un Cantor.
En 1715, il est allé en tant que directeur de la musique à l'église de Freystadt (Basse-Silésie). En plus de son poste de cantor, Roemhildt devait enseigner au lycée, un lycée de 150 élèves. Deux ans plus tard, il a refusé un poste à Luckau et est resté jusqu'en 1726 à Freystadt.
Il est devenu maître de chapelle de la Cour de Henri Duc de Saxe (1661-1738) à Mersebourg, où il est décédé plus tard. Après la mort de l'organiste Georg Friedrich Kauffmann en 1735, Roemhildt a repris sa fonction. Le cantor de la cathédrale et de la ville était à cette époque August Friedrich Graun, l'aîné des frères Graun.
Le temps passé à Mersebourg correspond à une période de production très riche pour Roemhildt. Karl Theodor Paulke estime que quelque 200 œuvres vocales et pièces d'orgue ont été composées pendant cette période. Roemhildt a travaillé dans cette ville pendant 25 ans, comme organiste et maître de chapelle titulaire (le poste a été supprimé peu de temps après la mort du Duc Henri en 1738). Il semble qu'il a exercé sa fonction jusqu'à sa mort. Cependant on a souvent écrit que durant les dernières années de Roemhildt, il a été remplacé par un certain Johann Elias Seydel, qui plus tard a concouru pour lui succéder.
La Roemhildt Societät Bochum e.V. étudie la biographie et l'œuvre de Johann Theodor Roemhildt, édite en collaboration avec d'autres musicographes les œuvres existantes non encore publiées et s'est fixé l'objectif de faire connaître le compositeur.
Le catalogue des œuvres (Roemhildt-Verzeichnis) de Johann Theodor Roemhildt a été répertorié par C. Ahrens et S. Dierke, chaque œuvre portant un numéro RoemV. 236 cantates nous sont parvenues, ainsi qu'une Passion selon saint Matthieu, 4 messes et des œuvres instrumentales diverses.
Le concours de piano de Leeds a été remporté par un jeune Canadien de 24 ans.
Jaeden Izik-Dzurko a triomphé en interprétant le 2e Concerto pour piano de Brahms. Il remporte 30 000 livres sterling et une foule d'engagements orchestraux.
La présidente du jury, Imgoen Cooper, a déclaré : « Notre objectif était de trouver non seulement le meilleur pianiste, mais aussi le musicien le plus complet, et avec Jaeden, nous y sommes parvenus. Il a fait preuve d'une maturité artistique et d'une imagination exceptionnelles, d'une maîtrise technique remarquable et d'une profonde capacité à captiver et à transporter le public par ses récits et sa poésie tout au long du concours, avec en point d'orgue une prestation finale véritablement inoubliable."
Reconnu par la Société Radio-Canada en 2021 comme l'un des « 30 musiciens classiques canadiens de moins de 30 ans », le pianiste Jaeden Izik-Dzurko est en train de se forger une réputation de jeune artiste prometteur. Reconnu par le public, les chefs d'orchestre, les compositeurs et les critiques pour l'exceptionnelle puissance de communication et le caractère réfléchi de ses interprétations, « ...il projette une personnalité musicale distincte qui imprègne de caractère et d'individualité même les passages les plus routiniers » (Calgary Herald).
Jaeden s'est produit aux côtés du Bilbao Orkestra Sinfonikoa, du Calgary Philharmonic Orchestra, du Hilton Head Symphony Orchestra, de l'Okanagan Symphony Orchestra, du Kamloops Symphony, du Jove Orquestra Nacional de Catalunya, du Lions Gate Sinfonia, de l'Orquesta Sinfónica de Madrid, de l'Orquesta Sinfónica de RTVE et du Real Orquesta Sinfónica de Sevilla. Il a été diffusé dans le cadre de l'émission In Concert de la radio de la CBC, de l'émission Young Artists Showcase de WQXR et de l'émission Performance Today de l'APM.
Récitaliste expérimenté, Jaeden s'est produit dans des salles telles que le Wigmore Hall à Londres, la salle Cortot à Paris et l'Auditorio Nacional de Música à Madrid. Ses débuts en octobre 2022 au Weill Recital Hall de Carnegie Hall ont été salués par la New York Concert Review : « ...l'une des palettes tonales les plus raffinées qu'il m'ait été donné d'entendre, associée à une technique polie et proche des touches, et à une certaine humilité fondamentale au service de la musique. »
Jaeden a remporté le premier prix du concours international de piano Hilton Head 2022 et du Concours international de musique Maria Canals 2022. Plus récemment, il a reçu le premier prix, le prix du public Canon et le prix de la musique de chambre au 20e Concours international de piano Paloma O'Shea Santander. Il est également lauréat du Grand Prix du Concours national de la Fédération canadienne des festivals de musique, lauréat de la bourse Gina Bachauer de Juilliard, et Deuxième Prix et Prix J.S. Bach du Concours de l'OSM. Jaeden est récipiendaire d'une bourse du Borletti-Buitoni Trust pour 2024.
Né à Salmon Arm, en Colombie-Britannique, Jaeden a obtenu sa licence de musique à la Juilliard School avec Yoheved Kaplinsky et sa maîtrise de musique à l'Université de Colombie-Britannique avec Corey Hamm. Il a également été l'élève de Ian Parker. Il étudie actuellement avec Jacob Leuschner à la Hochschule für Musik Detmold et Benedetto Lupo à l'Accademia Nazionale di Santa Cecilia.
L'Or du Rhin (Das Rheingold) constitue le prologue des trois « festivals scéniques » qui composent avec lui Der Ring des Nibelungen (L'Anneau du Nibelung ou Tétralogie).
La première eut lieu au théâtre national de la Cour de Munich le 22 septembre 1869 sous la direction de Franz Wüllner avec August Kindermann dans le rôle de Wotan, Heinrich Vogl dans le rôle de Loge et Wilhelm Fischer dans le rôle d'Alberich.
Comme l'ensemble du Ring, L'Or du Rhin est inspiré de la mythologie germanique et nordique. Selon Deryck Cooke, c'est la Völsunga saga (une source scandinave) qui a influencé en plus grande partie le Ring, cette saga couvrant toute la vie de Sigurd (Siegfried) décrit les relations entre Sigurd et Brünnhilde. Elle propose une histoire détaillée des origines du héros. La source germanique, Das Heldenbuch (en) rédigé au XIIIe siècle, a également inspiré Wagner en grande partie pour L'Or du Rhin ; c'est la seule source dans laquelle Elberich apparaît comme étant un nain très puissant qui possède un anneau magique qui le rend invisible.