Le Journal

Bohuslav Martinu, 65 ans

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Le compositeur tchécoslovaque, naturalisé américain Bohuslav Martinů est né le 8 décembre 1890 à Polička (royaume de Bohême) et mort le 28 août 1959 à Liestal (Suisse). Marqué à ses débuts par la musique française, celle de Maurice Ravel, Albert Roussel, Paul Dukas et surtout Claude Debussy, il reste toute sa vie enraciné dans la culture et le folklore tchèques tout en revendiquant l'héritage du madrigal anglais et du concerto grosso baroque. Il a composé une œuvre considérable avec plus de quatre cents numéros d'opus, dont un corpus imposant de pièces orchestrales largement méconnues. Sa profonde originalité et sa perfection d'écriture, dont témoignent son Double concerto pour cordes, son Concerto da camera et son Nonnette, inscrivent Martinů dans la grande tradition de la musique tchèque aux côtés de Dvořák, Janáček et Smetana.

Son père est le sonneur de cloches de la ville de Polička. Dès sa plus tendre enfance, il manifeste des dons pour la musique et apprend ensuite le violon chez J. Cernovsky, devenant même un prodige de cet instrument. Jeune, il entre au Conservatoire de Prague dans la classe de violon, mais finit par être renvoyé au bout de deux ans ; il s'y réinscrit dans la classe d'orgue, mais une deuxième fois il est renvoyé car il provoque un grave accident. Ses premières compositions, en particulier pour le piano et datant de cette période (1910-1915), reflètent déjà les ambitions du compositeur par une grande richesse d'invention.

Il poursuit donc son chemin en autodidacte. En 1920, il est engagé comme second violon à l'Orchestre Philharmonique tchèque (nouvellement créé en 1918) ; c'est là qu'il fait la connaissance du chef d'orchestre Václav Talich. Sa rencontre avec le compositeur et violoniste Josef Suk le marque à jamais. Après l'indépendance de l'État tchécoslovaque, Martinů a enfin l'occasion de partir à l'étranger. Il s'établit à Paris en 1923. Là, il devient le disciple d'Albert Roussel et croise Arthur Honegger ; l'un et l'autre jouent un grand rôle dans son existence et sa musique.

Dans les années 1920-1930, il compose beaucoup pour le piano et la voix (des cycles de petites pièces, très souvent empruntées au folklore tchèque). Ses premiers grands succès datent du milieu des années 1930, avec notamment les Inventions pour piano et orchestre, commande du Festival de Venise (1934), Kytice (Le bouquet de fleurs, 1938) et, surtout, son premier opéra, Juliette ou la clé des songes (1938), créé au Théâtre National de Prague par Václav Talich. Il compose aussi en septembre 1935, pour la claveciniste Marcelle de Lacour, son Concerto pour clavecin et petit orchestre qu'elle joue pour la première fois en janvier 1936 à Paris.

À la suite de l'occupation allemande de la Tchécoslovaquie en mars 1939, il reste à Paris puis passe en zone libre en 1940, après avoir entendu la création à Paris de sa Première Sonate pour violoncelle et piano par Pierre Fournier le 19 mai 1940. Il part finalement pour les États-Unis où il composa la majeure partie de ses œuvres pour orchestre entre 1942 et 1944. Il suscite l'admiration de chefs comme Artur Rodziński (à l'Orchestre Philharmonique de New York), George Szell (à l'Orchestre de Cleveland) et Serge Koussevitzky (à l'Orchestre Symphonique de Boston). Entre 1942 et 1943, on lui commande un nombre impressionnant d'œuvres (environ vingt-cinq) rencontrant toutes le succès.

À la fin de la guerre, il souhaite revenir en Tchécoslovaquie, mais par deux fois, il est contraint d'y renoncer. Il ne peut plus jamais retrouver son pays natal. Il ne revient pas non plus aux États-Unis (seulement quelques brefs séjours en 1955-1957), mais se fixe en France, à Nice, à Paris ainsi qu'à Vieux-Moulin, dans l'Oise, où une maison porte une plaque commémorative, ou encore en Suisse, à Schönenberg. Sa Sixième Symphonie, écrite de 1953 à 1955, est dédiée à Charles Munch. En 1955, il dédie à Pierre Fournier la révision de son Premier Concerto pour violoncelle.

En 1957, il est lauréat du Prix de Rome américain (Rome Prize) en composition musicale.

Il meurt d'un cancer le 28 août 1959 à Liestal, près de Bâle. Sa femme Charlotte est morte en 1978.

Martinů est avec Smetana, Dvorák et Janáček l'un des grands représentants de la musique tchèque ; il est également le plus connu des compositeurs de l'École de Paris (au sein de laquelle il a notamment côtoyé le hongrois Tibor Harsányi, le roumain Marcel Mihalovici ou le polonais Alexandre Tansman).

Il a laissé un imposant catalogue d'œuvres les plus diverses : sur environ 400 œuvres, on distingue 6 symphonies (commandées en majorité par des orchestres américains entre 1942 et 1945), plusieurs grandes fresques orchestrales (Mémorial pour Lidice, Fresques de Piero della Francesca, Paraboles...), environ 90 œuvres de musique de chambre pour ensembles divers (7 quatuors à cordes, des trios, duos et quintettes, Le Bouquet de Fleurs...), une douzaine d'opéras (Juliette, Mirandolina, La Passion grecque, Ariane...), près de 150 mélodies, des concertos (5 pour piano, 3 pour violoncelle, 2 pour violon, un Double concerto pour cordes, piano et timbales, une admirable Rhapsodie-concerto pour alto...) et une abondante littérature pour piano (Špalíček, Marionnettes, Miniatures, préludes, fantaisie et toccata, Études et polkas, Sonate...), toutes basées sur l'harmonie (des modulations fréquentes et « osées »), faisant de Martinů un compositeur très apprécié aux États-Unis et en France.

Harry Halbreich a publié en 1968 le catalogue chronologique de son œuvre comportant 387 numéros. On retrouve souvent la numérotation de cet auteur en guise d'opus.

 

Anatoly K. Liadov, 110 ans

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Le compositeur et chef d'orchestre russe Anatoli Constantinovitch Liadov est né à Saint-Pétersbourg le 11 mai 1855 et mort à Polinovka le 28 août 1914.

Famille
- son grand-père du côté de son père, Nicolas Liadov, était un chef d'orchestre de la Société Philharmonique de Saint-Pétersbourg
- son père Constantin Liadov, chef d'orchestre de l'Opéra impérial du théâtre Mariinsky
- sa mère V. Antipova, pianiste
- sa sœur Valentina K. Liadova, actrice dramatique
- le premier mari de sa sœur Mikhaïl Sariotti, célèbre chanteur d'opéra russe ; le second est le musicien Ivan Pоmazansiy
- son oncle Alexandre Liadov (1818-1871), chef de l'orchestre de la salle de bal impériale
- sa cousine Vera Liadova, célèbre actrice et chanteuse russe dans les opérettes
- le mari de sa cousine Lev Ivanov, célèbre chorégraphe russe

Fils du chef d’orchestre du théâtre Mariinsky, Constantin Liadov (1820-1871), il reçoit ses premières leçons de musique à l’âge de cinq ans. En 1870, il entre au Conservatoire de Saint-Pétersbourg comme pianiste et violoniste et s’intéresse beaucoup à la théorie musicale. Ses premiers essais de compositions sont bien appréciés par Modeste Moussorgski et Liadov devient élève de Nikolaï Rimski-Korsakov.
En 1876, il est expulsé du Conservatoire pour son absentéisme. Deux ans plus tard, rétabli au Conservatoire, il passe les examens et en devient professeur. On compte parmi ses élèves Nikolaï Miaskovski, Boris Assafiev, Sergueï Prokofiev, Vladimir Chtcherbatchev, Mikhaïl Gnessine et d’autres.
Dans les années 1870, il est en relation avec le Groupe des Cinq, plus tard il se tourne vers le Cercle Belaïev.

Liadov possédait un grand talent en composition, mais à cause de son manque d’assurance, il ne concrétisa jamais ses promesses. Son œuvre ne comporte que de petites compositions. De même que Nikolaï Rimski-Korsakov, Liadov s’inspire souvent de sujets fantastiques empruntés aux contes russes. C’est le cas de ses œuvres pour orchestre les plus connues: Baba Yaga, Le Lac enchanté, Kikimora. Ses pièces pour piano ont eu aussi un certain succès, particulièrement la Tabatière à musique, une valse burlesque imitant les sons d’un instrument mécanique. Une autre source d’inspiration pour sa musique est l’art vocal folklorique de son pays. En collaboration avec Mili Balakirev et Sergueï Liapounov, il recueille et publie de nombreux chants populaires russes.

Une anecdote raconte que Serge Diaghilev, espérant avoir une musique grotesque et fantastique d'une couleur russe, passa sa commande pour L'Oiseau de feu à Liadov mais, à cause de la paresse et du manque de concentration du compositeur, Serge Diaghilev se tourna plutôt vers Igor Stravinsky. Il est à noter que les œuvres orchestrales de jeunesse de Stravinsky (le Scherzo fantastique et Feu d'artifice) portent quelque influence de Liadov.

Liadov mena aussi une carrière de chef d’orchestre, principalement dans le répertoire russe. En 1902, il crée la Deuxième symphonie d’Alexandre Scriabine.

 

Karl Böhm, 130 ans

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Il y a 130 ans, le 28 août 1894, le chef d'orchestre Karl Böhm naissait à Graz.
Fils d'un juriste, il étudia également le droit à la demande de son père, avant de se former aux Conservatoires de Graz et de Vienne.
En 1917, il devint répétiteur à l'opéra de sa ville natale, puis 2e chef d'orchestre en 1919 et 1er chef d'orchestre un an plus tard.
Bruno Walter le fait venir à Munich en 1921, et en 1927, il devient GMD à Darmstadt.
De 1932 à 1942, il est chef d'orchestre au Semperoper de Dresde, où il dirige entre autres les premières des opéras de Strauss La femme silencieuse et Daphné (ce dernier lui est dédié). Une étroite amitié le lia à Richard Strauss jusqu'à la mort du compositeur.
Après la Seconde Guerre mondiale, il a dirigé l'Opéra d'État de Vienne de 1954 à 1956, s'est rendu au Met de New York en 1957 avec Don Giovanni de Mozart et a régulièrement dirigé le Festival de Bayreuth de 1962 à 1971.
Eminent chef d'orchestre de Mozart, Strauss et Wagner, Karl Böhm était l'un des représentants les plus célèbres de la grande tradition autrichienne de la direction d'orchestre. Son héritage artistique est documenté sur de nombreux supports sonores.
En 1968, son autobiographie "Ich erinnere mich ganz genau" est parue aux éditions Diogenes à Zurich.

Peter von Winter, 270 ans

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Peter von Winter (baptisé le  à Mannheim, décédé à Munich le ) est un compositeur bavarois d'opéra qui a suivi Mozart et précédé Weber, agissant comme un pont entre les deux dans le développement de l'opéra allemand.

Enfant prodige du violon, il a joué dans l'orchestre de la Cour de Mannheim dès l'âge de dix ans1. Il a étudié avec Antonio Salieri à Vienne. S'installant à Munich en 1778, il est devenu directeur du théâtre de la Cour où il a commencé à écrire des œuvres de théâtre, d'abord des ballets et des mélodrames. Il est devenu vice-maître de chapelle à Munich en 1787 et maître de chapelle en 1798. un titre qu'il a gardé le reste de sa vie.

Sur plus de trente opéras écrits par Winter entre 1778 et 1820, très peu ont été des insuccès. Son œuvre la plus populaire, Das unterbrochene Opferfest, a été produite en 1796 à Vienne, où, en 1797-1798, il compose Die Pyramiden von Babylone et Das Labyrinth oder Der Kampf mit den Elementen, tous les deux écrits pour lui par Emanuel Schikaneder, comme une suite de La Flûte enchantée de Mozart. Il est retourné à Munich en 1798. Cinq ans plus tard, il s'est rendu à Londres, où il a produit La Grotta di Calipso en 1803, Il ratto di Proserpine en 1804 (tous les deux sur des livrets de Lorenzo da Ponte), et Zaira en 1805, avec un grand succès.

Maometto (1817) est sans doute son opéra le plus célèbre, encore joué de nos jours et dont il existe un excellent enregistrement. Son dernier opéra, Der Sänger und der Schneider, a été produit en 1820 à Munich, ville où il est mort. En 1814, la Cour lui décerne un titre de noblesse pour ses longues années de service.

Outre ses œuvres dramatiques, il a composé des concertos pour vent et orchestre et de la musique sacrée (dont 26 messes), 4 symphonies, un concerto pour violon, un concerto pour flûte.

Le compositeur Alexander Goehr meurt à l'âge de 92 ans

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Le compositeur Alexander Goehr est décédé hier, 26 août, à l'âge de 92 ans, à son domicile du Cambridgeshire. Compositeur et professeur de renom, Goehr a eu un impact considérable sur la musique contemporaine en Grande-Bretagne.

Né à Berlin le 10 août 1932, fils du chef d'orchestre Walter Goehr, il est arrivé en Angleterre alors qu'il n'était encore qu'un enfant, en 1933, lorsque sa famille a émigré en raison de la montée du nazisme en Allemagne. En Angleterre, Goehr a étudié avec Richard Hall au Royal Manchester College of Music. Plus tard, il s'est également formé à Paris auprès d'Olivier Messiaen et d'Yvonne Loriod.

À Manchester, avec Harrison Birtwistle, Peter Maxwell Davies et John Ogdon, Goehr a formé le New Music Manchester Group. Au début des années 1960, il travaille pour la BBC et forme le Music Theatre Ensemble. À partir de la fin des années 1960, il a enseigné au New England Conservatory de Boston et, en 1975, il a été nommé professeur à l'Université de Cambridge, où il est resté professeur émérite jusqu'à sa mort. Il a également enseigné en Chine et a été deux fois compositeur en résidence à Tanglewood.

Comme le rapporte son agence : « L'année où Goehr a été nommé professeur à Cambridge a coïncidé avec un tournant dans sa production, avec la composition d'une version en notes blanches du Psaume IV (1976). La sonorité modale simple et lumineuse de cette pièce marque un éloignement du sérialisme d'après-guerre et un engagement en faveur d'un monde sonore plus transparent. Goehr a trouvé un moyen de contrôler le rythme harmonique en fusionnant son propre langage harmonique modal avec la pratique longtemps abandonnée de la basse chiffrée, réalisant ainsi une fusion très idiosyncrasique du passé et du présent. La production des années suivantes témoigne du désir de Goehr d'utiliser ce nouveau langage pour explorer des idées et des genres qui étaient déjà des caractéristiques constantes de son travail ».

Les œuvres orchestrales de Goehr comprennent quatre symphonies, des concertos pour piano, violon, alto et violoncelle, des œuvres pour orchestre de chambre, à cordes et à vent, ainsi que des œuvres d'ensemble. Il a écrit cinq opéras, plusieurs partitions vocales ambitieuses et un riche corpus de musique de chambre.
Goehr a entretenu une relation de travail particulièrement étroite avec Oliver Knussen, qui a enregistré et créé un grand nombre de ses œuvres. Les collaborations avec d'autres orchestres, solistes et chefs d'orchestre de renommée mondiale ont donné lieu à de nombreuses œuvres : le concerto pour violoncelle Romanza (1968) a été écrit pour Jacqueline du Pré et Daniel Barenboim ; Bernard Haitink et l'Orchestre philharmonique de Londres ont créé Metamorphosis/Dance (1973-1974) ; l'Orchestre symphonique de Boston a créé Colossos or Panic (1991-1992) sous la direction de Seiji Ozawa ; et Two Sarabandes (2014) a été commandé par l'Orchestre symphonique de Bamberg, qui a créé l'œuvre avec Lahav Shani.

Du baroque au jazz avec Matthias Höfs en résidence à Munich

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L'Orchestre de la Radio de Munich accueille le trompettiste de renommée internationale Matthias Höfs en tant qu'artiste en résidence pour la saison 2024-25. Le premier concert du mercredi, la série de concerts thématiques animés Afterwork, se concentrera sur le virtuose de la trompette et l'art de jouer de la trompette à différentes époques. On entendra ainsi des œuvres de Georg Friedrich Händel à George Gershwin et Michel Legrand en passant par Gioachino Rossini ; le chef d'orchestre principal de l'Orchestre de la Radio de Munich, Ivan Repusic, en assurera la direction.
Lors de ce premier concert, il fera le lien entre la virtuosité perlée des sons baroques de la trompette et la diversité sonore des concertos classiques-romantiques et des pièces de caractère, jusqu'au son soyeux et souple de la blue-note du célèbre Summertime  de Gershwin.

Formé à la Hochschule für Musik und Theater de Hambourg et à l'Académie Karajan de l'Orchestre philharmonique de Berlin, Matthias Höfs est considéré comme un ambassadeur passionné de son instrument. Pendant 16 ans, il a été trompette solo de l'Orchestre philharmonique d'État de Hambourg et a ainsi pu profiter du monde de l'opéra avant de revenir -toujours dans la métropole de l'Elbe- sur le lieu de ses études en tant que professeur. Matthias Höfs est en outre très demandé en tant que soliste et musicien de chambre et a enregistré de nombreux CD en solo. Depuis 1985, il fait partie de l'ensemble primé « German Brass », pour lequel  il a écrit de nombreux arrangements « sur mesure ». Son esprit de pionnier le guide également lorsqu'il collabore avec des compositeurs ou des facteurs d'instruments.

L'ORF Radio-Symphonieorchester Wien (ORF RSO Wien), lauréat du Prix autrichien du théâtre musical 2024

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L'ensemble reçoit le prix spécial « Orchestre », ont annoncé vendredi les organisateurs.

Cette distinction est « une reconnaissance bien méritée des performances de pointe constantes de l'ORF Radio-Symphonieorchester », a souligné Karl-Michael Ebner, initiateur et président du Prix autrichien du théâtre musical. Il souligne une fois de plus « le rayonnement de ce corps sonore unique, tant au niveau national qu'international ».

Décès du baryton Siegfried Lorenz

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On a appris le décès du professeur Siegfried Lorenz, Kammersänger, six jours avant son 79e anniversaire.

Né à Berlin, Lorenz a été baryton lyrique permanent au Staatsoper Unter den Linden à Berlin-Est de 1977 à 1992. Il a ensuite été professeur de chant à l'Université des arts de Berlin.

Il a réalisé de nombreux enregistrements à Leipzig avec Kurt Masur, qui l'a nommé premier vocaliste de l'orchestre du Gewandhaus en 1973.

Il a couvert toute la gamme du répertoire allemand, de Bach à Pfitzner.

José Peris, 100 ans

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José Peris Lacasa (Maella, Saragosse ; 27 août 1924-Madrid, 5 avril 2017) était un compositeur, pédagogue, enseignant et organiste espagnol.
Élève de Carl Orff, Nadia Boulanger et Óscar Esplá, il a remporté plusieurs prix pour son travail. Le conservatoire de musique d'Alcañiz (Teruel) porte son nom et il a été le fondateur et le directeur artistique du festival international de musique de la ville d'Alicante. Il a également été organiste honoraire de la chapelle du palais royal de Madrid et professeur de musique à l'Université autonome de Madrid, où il a été le pionnier de l'instauration d'études musicologiques dans l'université espagnole.

Il commence son apprentissage musical à Maella, puis au Conservatoire de Saragosse, d'où il part pour Madrid sur les conseils de ses professeurs. Il y étudie le piano avec Enrique Aroca et Javier Alfonso, l'harmonie et le contrepoint avec Enrique Massó et Julio Gómez et la composition et l'orgue avec Jesús Guridi au Conservatoire royal de musique de Madrid, obtenant le prix extraordinaire de composition et le prix national de fin d'études.

Au cours de cette période, il rencontre les musiciens de la République Fernando Remacha, Jesús Guridi et, surtout, Óscar Esplá avec qui il entretient une étroite amitié personnelle et musicale. Il reçoit ensuite une bourse pour étudier à Paris avec Nadia Boulanger.

En 1952, impressionné par la musique de Carl Orff, il décide de se rendre à Munich pour étudier avec lui. Il y resta plusieurs années, ce qui fut peut-être la plus grande influence sur son travail créatif. Orff et Karl Amadeus Hartmann sont ses parrains lorsqu'il est admis à la Société allemande des auteurs (GEMA) en 1958.

Au début des années 1960, José Peris a pris une décision qui allait complètement changer l'orientation de sa carrière professionnelle : contre la volonté d'Orff, qui préférait qu'il développe ses activités en Allemagne, Peris a choisi de suivre l'appel d'Esplá et de retourner en Espagne. En 1962, il obtient les postes de professeur d'harmonie et de contrepoint et fugue au Conservatorio Superior de Música de Alicante. A partir de ce moment, et avec le soutien d'Esplá et de Remacha, il consacre une grande partie de ses efforts à l'introduction de l'œuvre pédagogique d'Orff en Espagne. Ce ne sera que l'une de ses activités pédagogiques : par exemple, à partir de 1965, il dirige pendant huit ans les cours de formation des enseignants de l'EGB et de la BUP pour la musique élémentaire et le mouvement.

En 1973, il a commencé à collaborer avec l'Université autonome de Madrid en tant qu'organisateur d'activités musicales, ce qui l'a amené à devenir professeur de musique à la faculté de philosophie et de lettres en 1978. Dans cette université, il travaille à l'instauration du doctorat en histoire et science de la musique, reconnu par le ministère de l'éducation et unique en Espagne, en dirigeant la première thèse de doctorat sur le sujet pour le guitariste madrilène Alfredo Vicent, qui lui succédera à la tête du Centro Superior de Investigación y Promoción de la Música de l'UAM et de son cycle de concerts. Après cette première thèse, il en dirigera huit autres.

De 1982 à 2013, il est conseiller musical du Patrimoine national, un poste qui implique un intense travail de programmation.

L'intense travail pédagogique de José Peris s'est également traduit par une réduction de la production de ses propres œuvres musicales.

Il a également été organiste honoraire de la chapelle du palais royal de Madrid. En 2010, sa version retravaillée des Sept dernières paroles du Christ en croix de Joseph Haydn, qu'il avait créée en 2008 au Palais royal de Madrid, a été jouée à Rome devant le pape Benoît XVI.

En 2013, il a été décoré de la Grand-Croix de l'Ordre du mérite civil6.

Suivant les traces de son maître Orff, la musique de José Peris se caractérise par une force rythmique et une instrumentation organique, spontanée et raffinée. Les techniques de composition sont utilisées avec une grande liberté, allant des sons les plus modernes (clusters) au contrepoint le plus traditionnel. Ce dernier point lui a valu d'être critiqué dans certains milieux comme étant un compositeur démodé. Son œuvre est internationalement connue et jouée, en particulier sa musique religieuse.

 

Le Roi Charls III a nommé Mme Errollyn Wallen CBE au poste de Maître de la Musique

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Sa Majesté le Roi a nommé Mme Errollyn Wallen CBE au poste de Maître de la Musique du Roi ; la première nomination à ce poste de son règne.

Mme Wallen, 66 ans, succède à Dame Judith Weir qui occupait cette fonction depuis juillet 2014. La nomination est un cadeau du monarque, délivré sur avis des comités habituels.

Née au Belize, Errollyn Wallen a composé des œuvres à l'occasion des jubilés d'or et de diamant de la Reine Élisabeth II.