Le Journal

Le danseur Julio Bocca, nouveau directeur artistique du Teatro Colón de Buenos Aires

par

Vendredi, les médias argentins ont été surpris par la nouvelle du départ de Jorge Telerman du poste de directeur artistique du Teatro Colón de Buenos Aires, qu'il occupait depuis mars 2022.

Quelques heures plus tard, le nom de son successeur a été annoncé, le danseur argentin Julio Bocca (Buenos Aires, 1967), qui sera chargé de la partie artistique en collaboration avec Gerardo Grieco (Montevideo, 1964), qui sera chargé de la partie administrative, après son passage au Teatro Solís de Montevideo. Bocca et Grieco ont déjà collaboré de la même manière à la SODRE de Montevideo.

Julio Bocca est l'une des figures les plus importantes de la danse argentine. En tant que danseur, avant de se retirer de la scène en 2007, il s'est produit dans les plus grandes salles du monde entier.

 

La Kölner Klavierzimmer, 4e édition

par

Pour la quatrième année consécutive, Cologne accueille une rencontre musicale au caractère unique en Europe : du 28 août au 1er septembre 2024 aura lieu la « Kölner Klavierzimmer », un concours international pour pianistes amateurs. Une fois de plus, la passion pour le piano est au cœur du concours et réunit des participants de tous âges. 118 pianistes de plus de 20 pays seront présents cette année. Outre les participants européens, des contributions sont attendues, entre autres, des États-Unis, des Émirats arabes unis, de Hong Kong et de Chine.

En plus des catégories déjà existantes -Solo, Piano Duo et Musique de chambre piano/violon- s'ajoute cette année le « Trio avec piano ».

Prolongation du contrat de Leo McFall

par

Le chef d'orchestre reste à l'Orchestre symphonique du Vorarlberg jusqu'en 2030

Depuis la saison 2020-21, Leo McFall est le chef d'orchestre principal de l'Orchestre symphonique du Vorarlberg. Après quatre séries de concerts variés et avant même la fin officielle de son contrat l'année prochaine, le Londonien prolonge son engagement jusqu'en 2030. Le président et les représentants de l'orchestre parlent d'une aubaine pour l'ensemble, qui poursuivra son chemin professionnel avec le chef d'orchestre britannique.

 

"Zyklus" de Karlheinz Stockhausen, 65 ans

par

Zyklus für einen Schlagzeuger (Cycle pour un percussionniste en allemand) est une œuvre composée en 1959. C'est la neuvième dans le catalogue des œuvres du compositeur.

Zyklus est créé le 25 août 1959 à Darmstadt, lors du festival Internationale Ferienkurse für Neue Musik, par Christoph Caskel.

C'est l'une des œuvres les plus jouées du compositeur, considérée comme « un classique moderne ».
Le percussionniste doit jouer de plusieurs instruments à percussion : marimba, vibraphone (moteur éteint), 4 toms, caisse claire, güiro (un ou plusieurs), 2 tambours à fente africains (de deux hauteurs différentes), 2 cymbales suspendues de différentes tailles, charleston, 4 almglocken (suspendu, battant ôté), un ensemble de cloches suspendues (de préférence des cloches indiennes ou un tambourin monté sur un pied), au moins 2 triangles à registre aigu, gong et tam-tam.

Gunnar Berg, 35 ans

par

Gunnar Berg (11 janvier 1909 - 25 août 1989) est un compositeur danois né en Suisse. Principal représentant du sérialisme au Danemark, il est considéré comme ayant écrit la première pièce sérielle danoise, sa Cosmogonie pour deux pianos, en 1952.

Berg est né de parents danois et suédois. Il étudie avec Herman David Koppel de 1938 à 1943, puis s'installe à Paris en 1948, où il fréquente Honegger et Messiaen. En 1952, il épouse la pianiste Béatrice Duffour, qui enregistrera plus tard une grande partie de sa musique pour piano. La même année, il devient le premier Danois à participer aux cours d'été de Darmstadt.

Arrivé à Paris en 1948, il s'inscrit dans le mouvement moderniste international de l'Europe de l'après-guerre en rejoignant le cercle d'Olivier Messiaen. Il y fait des rencontres inspirantes avec des personnalités telles que John Cage, Pierre Boulez et Karlheinz Stockhausen. L'organisation sérielle commence à s'imposer dès la Pièce pour trompette, violon et piano du nouveau venu, en 1949. Désormais, Berg restera fidèle, sans compromis mais à sa manière, au mode d'expression complexe du modernisme musical et composera toujours dans le cadre théorique et esthétique du sérialisme.

Le centenaire de la naissance de Gunnar Berg a été célébré par des concerts, des programmes radiophoniques, des rééditions de CD, des écrits, des partitions imprimées et des expositions au Danemark, en Suisse, en France, en Allemagne, en Autriche, aux États-Unis, en Ukraine et en Chine. Ces activités ont entraîné un changement significatif dans la compréhension et le respect de son œuvre artistique, qui est loin d'être un jeu mathématique et spéculatif froid.

Le groupe de travail Gunnar Berg -Agneta Mei Hytten, Erik Kaltoft et Jens Rossel- a été créé après la mort de Gunnar Berg en 1989 par le compositeur Tage Nielsen (1929-2003), l'éditeur et ancien chef de la section musicale de DR, Mogens Andersen (1929-2008), le pianiste Erik Kaltoft et Jens Rossel, dans le but de mieux faire connaître et comprendre la musique de Gunnar Berg.

Le groupe de travail a déposé la plus grande partie des manuscrits et des objets laissés par Gunnar Berg à la Bibliothèque royale de Copenhague, a publié deux doubles CD avec des enregistrements historiques de la musique pour piano de Gunnar Berg chez Danacord Records et a coordonné les diverses activités du centenaire de la naissance de Gunnar Berg.

Set Svanholm, 120 ans

par

Set Svanholm, né à Västerås le  et mort le  à Saltsjö-Duvnäs (près de Stockholm), est un ténor suédois.

Il est d'abord organiste, à Tillberga (en 1922) puis à Säby (en 1924). Il commence sa formation vocale en 1927 à Stockholm puis la poursuit avec John Forsell en 1929-30.

Il fut essentiellement connu dans les grands rôles héroïques wagnériens (Siegfried, Tannhäuser, Siegmund, etc.) et fut un des grands heldentenor de son temps, à une époque où ces rôles étaient tenus par des chanteurs tels que Lauritz Melchior, Max Lorenz, et Franz Völker par exemple. Sa carrière fut à son sommet de la fin des années 1930 au milieu des années 1950.

Il débuta comme baryton en 1930, dans le rôle de Silvio (dans Paillasse de Leoncavallo) et Figaro de Rossini, et chanta dans ce registre durant six ans, avant de décider de passer ténor, où il se sentait plus à son aise. Il débuta dans ce registre par Radamès (Aïda, de Verdi) puis dans Max (Freischütz de Weber) et Don José (Carmen de Bizet).

En 1937, il chanta ses premiers Wagner : Siegmund et Lohengrin, et Bruno Walter l'invite à chanter à Vienne l'année suivante Stolzing et Tannhäuser. En 1942, pendant la guerre, il chante à Bayreuth Siegfried et Tannhäuser à la Scala de Milan et, en 1945, Peter Grimes de Benjamin Britten à Stockholm qu'il est le premier ténor à chanter hors d'Angleterre.

Comme on semble ne pas lui avoir tenu rigueur d'avoir continué à chanter pendant toute la guerre dans l'Allemagne nazie (il est par exemple le Siegfried du dernier Crépuscule des Dieux de cette période à Bayreuth en 1942), il débute au Metropolitan Opera de New York en 1946, dans le rôle du jeune Siegfried, puis succédera à Melchior quand celui-ci prend sa retraite, comme Heldenténor principal jusqu'en 1956. Il chantera en tout dans dix-sept rôles à New-York.

Dans les années d'après-guerre, il est également invité à Covent Garden, La Scala, Hambourg, Berlin, Budapest, Los Angeles et Rio de Janeiro.

En dehors de Wagner, son répertoire incluait Idomenée, Bacchus, Florestan, Hérodes, Vasco de Gama, Samson, Calaf, Canio, Radames, Othello, et d'autres rôles encore.

Devenu directeur de l'Opéra Royal de Stockholm en 1957, il chantera encore une fois Tristan en 1963 à Düsseldorf.

Niccolo Jommelli, 250 ans

par

Niccolò Jommelli (né le 10 septembre 1714 à Aversa, en Campanie, Italie - mort le 25 août 1774 à Naples) est un compositeur italien du XVIIIe siècle, représentant important de l'école napolitaine, principalement dans le domaine de l'opera seria.

Jommelli commence par composer des ballets et une cantate d'église qui le font remarquer. En 1737, il use d'un pseudonyme pour son premier opéra, L'errore amoroso, tant il est incertain de son talent. La première exécution, à Naples, est un succès qui l'encourage à composer son deuxième opéra, Odoardo.

En 1740, Jommelli gagne Rome et écrit Ricimero et Astianatte, deux opéras qui accroissent sa renommée. Il reçoit alors une commande de la ville de Bologne, ce qui lui donne l'occasion de rencontrer le Padre Giovanni Battista Martini -le plus célèbre musicien italien d'alors, dont Wolfgang Amadeus Mozart est élève. En 1747, son prestige est si grand qu'il lui est demandé de sélectionner le candidat pour le poste de maître de chapelle à Naples.

En 1748, la création, à Vienne, de son opéra Didone lui assure l'admiration de Marie-Thérèse d'Autriche et Pietro Metastasio. Ce dernier prétend que sa musique « avait justement surpris et enchanté tant la cité que la cour. Elle est pleine de grâce, de profondeur, de nouveauté et d'harmonie, et par-dessus tout, d'expression. Tout s'exprime, des violons aux contrebasses. Jusqu'à présent, je n'ai rien entendu d'aussi convaincant. » Le César des poètes écrit, à la demande de l'Empereur Charles VI d'Autriche, le livret de l'oratorio La Passione di Nostro Signore Gesù Cristo (1749), initialement mis en musique par le célèbre compositeur vénitien Antonio Caldara (1670-1736).

Jommelli revient à Rome en 1749, où il est nommé maître auxiliaire de chapelle.
En 1753, il est appelé par le Duc de Würtemberg à Stuttgart où, seize ans durant, il est Oberkapellmeister de sa Cour, avec salaire annuel exceptionnel de 4000 florins. Il compose à Stuttgart en 1756, pour commémorer la mort de la mère de son employeur, son Requiem en mi bémol majeur pour soli, chœur et orchestre.
La santé de son épouse le ramène en Italie en 1769.
Le roi du Portugal l'invite pour composer des opéras mais, trop fatigué, il doit décliner l'offre et continue de composer à Aversa.
En 1770, son opéra Armida est entendu à Naples par Mozart, alors âgé de quatorze ans, qui l'apprécie beaucoup.
En 1771, l'opéra Ifigenia est un échec qui détourne Jommelli du genre. Il se consacre alors à la musique religieuse, produisant un magnifique Miserere.

Niccolò Jommelli laisse une centaine d'œuvres variées : opéras, sérénades, cantates et pièces liturgiques diverses, telles les Lamentations de Jérémie (1750).

Giancarlo Guerrero à l'Orchestre de Sarasota

par

L'orchestre de Sarasota aux États-Unis vient d'annoncer la nomination de Giancarlo Guerrero comme septième directeur musical, poste qu'il occupera à partir de l'automne 2025.
"Le Sarasota Orchestra entame un nouveau voyage musical avec Giancarlo Guerrero, six fois lauréat d'un GRAMMY Award, en tant que septième directeur musical à partir de l'automne 2025", explique l'orchestre sur les médias sociaux. "Il s'agit d'un moment décisif dans l'héritage de 76 ans de l'Orchestre de Sarasota, car nous préparons le terrain pour une croissance artistique passionnante et la vision d'un nouveau centre musical transformateur", conclut l'institution.

Tobias Theorell, directeur artistique de l'Opéra royal de Stockholm

par

Tobias Theorell est nommé directeur artistique de l'Opéra royal de Stockholm (Kungliga Operan) à partir du début de l'année 2025, au plus tard le 28 février. Il prendra la succession de Michael Cavanagh décédé en début d'année et qui occupait ces fonctions depuis 2021.
Ellen Lamm, qui assurait l'intérim, poursuivra sa mission en tant que directrice artistique du programme « Young Opera » de la maison lyrique suédoise.

Tobias Theorell, 55 ans, est metteur en scène et actuellement directeur artistique du Folkoperan de Stockholm.

 

(ResMusica)

Niels Viggo Bentzon, 105 ans

par

Niels Viggo Bentzon, né à Copenhague le  et mort dans la même ville le , est un compositeur et pianiste danois.

Bentzon est le fils de Viggo Bentzon (1861-1937), recteur de l’Université de Copenhague, et de Karen Hartmann (1882-1977), pianiste de concert descendant de la famille de musiciens et de compositeurs Hartmann.

De 1938 à 1942, Niels fait ses études à l'Académie royale danoise de musique à Copenhague avec Knud Jeppesen et Christian Christiansen. Il enseigne ensuite au Conservatoire Royal de Musique d'Aarhus (1945-1950), puis au Conservatoire royal de musique de Copenhague (1950-1988).

Pianiste virtuose, il laisse de nombreux enregistrements d’œuvres de Beethoven à Scriabine, Busoni, Schoenberg ou Petrassi, ainsi que de ses propres œuvres.

Doué pour l’improvisation, il a pu par exemple improviser dans une même soirée une sonate entière et une suite, tellement abouties que celles-ci ont pu être notées et enregistrées ensuite (notamment la suite en 8 mouvements, transcrite et interprétée par Tonya Lemoh).

Ces qualités le placent dans la grande tradition des compositeurs-interprètes, virtuoses/improvisateurs.

Son « œuvre » la plus jouée reste cependant le jingle D/S/B (ré /mi bémol/si bémol), sur l'acronyme de "Danske Statsbaner" (Chemins de fer danois), qu'on entend à l’arrivée des trains dans les gares danoises.

Personnage haut en couleur, il fait de nombreuses apparitions médiatiques et télévisées. Il est un temps un «phénomène culturel». Sa réputation d'original peut occulter la qualité de son œuvre.

Bentzon souffre de dépressions sérieuses qui l’obligent par intermittences à être soigné dans des institutions psychiatriques.

Bentzon a composé 664 numéros d'opus. Son œuvre comporte 24 symphonies, des opéras, ballets, concertos pour presque tous les instruments (dont sept pour piano), 16 quatuors à cordes et des sonates pour les instruments les plus divers, en solo ou avec piano.

Un tiers de son œuvre est consacré à son instrument, le piano : 31 sonates (dont plusieurs ne sont pas numérotées), nombreuses pièces (partitas, suites, toccatas, études et autres)1. Les plus importantes sont les 13 séries distinctes de 24 préludes et 24 fugues, connues sous le nom du «Clavier tempéré» (par opposition au «Clavier bien tempéré» de Bach - le mot «tempered» en anglais signifiant aussi «avec humeur»). Bentzon a lui-même enregistré ce corpus d'une musique écrite dans les 24 tonalités majeures et mineures (une 14ème série a été commencée mais non achevée).

Son mode d'expression est largement «néo-classique», avec des influences de Paul Hindemith, Johannes Brahms, Béla Bartok et Carl Nielsen. Plus tard on trouve aussi des influences de Benjamin Britten, Alban Berg et Igor Stravinsky.

Ses œuvres se caractérisent par leur fougue, avec des passages plus joyeux ou méditatifs. Ses sonates pour piano ont une parenté avec celles de Prokofiev. Dans les années 1950, il s’essaye à la technique de la métamorphose, et écrit des œuvres dodécaphoniques, tout en gardant son style. C'est un style fait d’expressivité, de thèmes marquants et de contrastes forts. Nombreuses de ses oeuvres sont devenues des classiques du répertoire au Danemark. Son rôle dans la musique danoise et scandinave de la seconde moitié du xxe siècle est notoire.

Bentzon est aussi un écrivain qui publie des romans, des nouvelles, des recueils de poésies, des livres sur Beethoven, Hindemith ou la Musique dodécaphonique. Et dans son temps libre, il aimait peindre et dessiner.