Le Journal

Louis Claude d’Aquin, 330 ans

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Louis-Claude Daquin (ou D'Aquin), né à Paris le 4 juillet 1694, et mort à Paris le 15 juin 1772, est un compositeur, organiste et claveciniste français.

Louis-Claude Daquin est le fils de Claude Daquin, bourgeois de Paris d'origine juive, et d’Anne Tiersant. Les Daquin sont des d'Aquino venus d'Italie. Un de ses grands-oncles est professeur d'hébreu au Collège de France. Il commence une carrière d’enfant prodige en étant présenté à la Cour de Louis XIV à l’âge de six ans, comme avant lui Élisabeth Jacquet, sa marraine, et Jean-François Dandrieu.

Il épousa en 1722 Denise-Thérèse Quirot, fille d'un greffier des bâtiments. Il était alors organiste du roi en la chapelle royale du Palais et ordinaire de la musique du Prince de Conti.

Il cumula les titres prestigieux : préféré à Rameau au poste d'organiste de l'Église Saint-Paul à Paris, il succède à son ancien maître, Louis Marchand, en 1732 à l'orgue des Cordeliers, à Jean-François Dandrieu en 1739 à la Chapelle Royale, puis devient titulaire des orgues de la cathédrale Notre-Dame de Paris en 1755 comme successeur de Guillaume-Antoine Calvière. Virtuose éblouissant aux claviers, il est hautement apprécié de l'aristocratie et son jeu à l'orgue attire des foules considérables.

Il est le père de Pierre-Louis d'Aquin de Château-Lyon (1720-1796), écrivain, auteur du Siècle littéraire de Louis XV.

De nombreuses œuvres vocales et instrumentales connues par les documents d'époque sont actuellement perdues. Seuls nous sont parvenus :

- en 1735, un Premier Livre de Pièces de Clavecin (en 4 suites) qui juxtapose des airs de danse dans la grande tradition française, des « pièces de caractère » dans la manière de Couperin, des pièces imitatives (Le Coucou, Les Vents en courroux, etc.) ou à programme (Les Plaisirs de la chasse) qui en appellent parfois à de grandes difficultés d'exécution : celles-ci évoquent plutôt la manière de Rameau.

- en 1757, un Nouveau Livre de noëls, recueil de noëls variés « pour l’orgue et le clavecin, dont la plupart peuvent s’exécuter sur les Violons, Flutes, Hautbois, &c. », le plus abouti de ce genre typiquement français ;

- une cantate.

Il existe aussi, sous forme manuscrite, deux messes, un Te Deum, un Miserere, des Leçons de Ténèbres et une petite suite pour flûte à bec et basse continue.

Christoph Müller reprend le festival de musique au Tessin

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Le manager culturel suisse Christoph Müller sera le nouveau directeur artistique des Settimane Musicali Ascona (SMA) en 2026. Comme l'a annoncé mardi le festival de musique classique tessinois, le conseil de fondation a élu à l'unanimité cet homme de 54 ans pour succéder au pianiste Francesco Piemontesi. Ce Bâlois d'origine devra également conseiller le festival riche en traditions dans son développement et son repositionnement.

Müller devrait commencer son travail à Ascona à l'automne 2025 et présenter son premier programme début 2026. En tant que directeur artistique, il aura pour mission d'orienter les semaines musicales fondées en 1946 vers de nouveaux horizons.

Violoncelliste de formation, il est depuis 2011 délégué artistique et concert-manager de l'Orchestre de chambre de Bâle, auquel il est lié depuis 1996 par différentes fonctions. En 2002, il est arrivé à la tête du Menuhin Festival Gstaad, d'où il prendra congé à l'issue du cycle de trois ans "Wandel 2023-2025". Outre des programmes de concerts dans les domaines de la musique de chambre, de la musique symphonique et de l'opéra concertant, il y a notamment été responsable depuis 2008 de la mise en place de la Gstaad Academy et de l'Orchestre du Festival. Le violoniste Daniel Hope succède à Müller au Menuhin Festival.

 

Leos Janacek, 170 ans

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Le compositeur tchèque Leoš Janáček est né le 3 juillet 1854 à Hukvaldy et mort le 12 août 1928 à Ostrava.

C'est l'un des plus grands compositeurs tchèques modernes avec Bohuslav Martinů et Jan Václav Hugo Voříšek, en incluant bien sûr les représentants de l'école tchèque du XIXe siècle, Bedřich Smetana et Antonín Dvořák.

Le 3 juillet 1854 à Hukvaldy, Amálie Janáček donne le jour à Leoš, neuvième enfant d'une famille qui en vit naître treize. Son père Jiří, instituteur du village, l'envoie à onze ans dans l'Abbaye Saint-Thomas de Brno où il étudie la musique sous la direction de Pavel Křížkovský. Il est remarqué grâce à ses prestations dans le chœur du monastère. Ses études le mènent alors pour deux ans à l'école d'orgue Skuherský à Prague, puis aux Conservatoires de Leipzig où il reçoit notamment l'enseignement de Carl Reinecke. En 1873, il prend la direction du chœur Svatopluk pour lequel il compose ses premières œuvres.

Il rencontre en 1874 Antonín Dvořák à Prague. C'est le début d'une longue amitié. Antonín Dvořák critiquera à titre amical ses premières compositions et influencera durablement Leoš Janáček par sa manière de composer en épousant les intonations de la langue parlée.

En 1881, année de son mariage avec Zdenka Schulzová, il retourne à Brno pour se consacrer à l'enseignement de la musique. Il y fonde une école d'orgue qu'il dirigea jusqu'en 1920 ; cette école va d'ailleurs devenir plus tard le Conservatoire de Brno. Il aura deux enfants : le premier meurt en bas âge en 1890, la seconde, Olga, à l'âge de 20 ans (15.08.1882 - 26.02.1903). La mort de cette dernière est contemporaine de l'achèvement de son opéra Jenůfa et lui inspire ses plus belles pages, marquant ainsi une rupture stylistique, ce qui permet de ranger le compositeur aux côtés des découvreurs de la musique du XXe siècle tels Kodaly, Bartók, Szymanowski ou Enesco, et même Stravinsky, bien loin des romantiques ou post-romantiques comme son ami Dvořák. Sa réputation reste jusque-là cantonnée à sa province mais la création en 1916 d'une version remaniée de son opéra Jenůfa lui ouvre les portes de la capitale et une certaine reconnaissance. Il tombe alors amoureux d'une femme mariée, Kamila Stösslová, amour platonique car Kamila, qui a 38 ans de moins que le compositeur, est totalement indifférente. Déçu et obsédé par sa passion, il fera un portrait à charge de Kamila dans L'Affaire Makropoulos sous les traits de l'héroïne Emilia Marty soulignant sa froideur et sa dureté.

Comme beaucoup de musiciens d'Europe centrale, il va recueillir un certain nombre de musiques folkloriques de sa province (Moravie) pour s'en inspirer. Il se laisse influencer également par des sources slaves, notamment dans les thématiques de certains de ses opéras (dont Katya Kabanova) ou pour sa Messe glagolitique. La littérature russe exerce aussi une profonde source d'inspiration : son poème symphonique Taras Bulba s'inspire de la nouvelle de Nicolas Gogol, et son opéra De la Maison des Morts est inspiré de l'ouvrage de Dostoïevski. Quant à son premier quatuor à cordes (1923), il porte le sous-titre de « Sonate à Kreutzer » en référence à la nouvelle homonyme de Tolstoï, elle-même écrite en référence à la 9e Sonate de Beethoven.

Il meurt le 12 août 1928 des suites d'une pneumonie contractée lors d'une promenade en forêt près de Hukvaldy. Selon sa volonté, le final de La Petite Renarde rusée sera joué à ses funérailles.

Ce n'est qu'à 61 ans, à l'occasion de la reprise à Prague de l'opéra Jenufa que Janáček atteint une reconnaissance internationale. Sa musique est singulière, portée par une écriture étrange et reconnaissable entre mille. Sa complexité rythmique et son orchestration éclatée ont pu passer pour de la gaucherie. Le chef d'orchestre Charles Mackerras est à l'origine de la redécouverte du compositeur dans les années 1950 en revenant à la verdeur et la causticité des partitions originales et en propageant ses opéras dans la langue du compositeur.

Louis Théodore Gouvy, 205 ans

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Louis Théodore Gouvy est un compositeur français, né à Goffontaine (un quartier de Sarrebruck en Allemagne) le  et mort à Leipzig le . Il est enterré à Hombourg-Haut en Lorraine.

Né dans une famille francophone en Sarre peu après qu'elle est devenue prussienne en 1815 à la suite de la bataille de Waterloo et du traité de Paris, Gouvy est prussien de naissance alors que deux de ses frères aînés (nés à Goffontaine, antérieurement encore en France) sont français. Il est scolarisé au collège de Sarreguemines, puis au lycée de Metz.

Il étudie le droit puis la musique à Paris. Le Conservatoire de Paris lui demeurant fermé en raison de sa nationalité prussienne, il suit des cours privés avec Antoine Elwart et Pierre-Joseph Zimmerman. Il se perfectionne également au contact des musiciens de Francfort, Leipzig et Berlin, où il rencontre entre autres Franz Liszt. Il séjourne ensuite à Rome où il fréquente un cercle de musiciens parmi lesquels Karl Anton Eckert, Eduard Franck et Niels Gade. Il n'accède à la citoyenneté française par naturalisation qu'à 32 ans.

Hector Berlioz écrit dans le Journal des Débats du  : « Qu'un musicien de l'importance de M. Gouvy soit encore si peu connu à Paris, et que tant de moucherons importunent le public de leur obstiné bourdonnement, c'est de quoi confondre et indigner les esprits naïfs qui croient encore à la raison et à la justice de nos mœurs musicales. »

Mais Berlioz n'y change rien et Gouvy reste largement ignoré jusqu'à la fin du XXe siècle. C'est toute l'action entreprise dans sa région, la Lorraine, et la redécouverte de son Requiem, avec son vigoureux Dies iræ, qui le fait sortir à nouveau de l'ombre en 1994.

Gouvy obtient le prix Chartier de l'Institut (1875), devient correspondant de l'Académie des beaux-arts en France (1894) puis membre de l'Académie royale de Berlin (1895). Il est également membre fondateur de la Société nationale de musique. Bien que résident en Allemagne après le Traité de Francfort par lequel l'Alsace-Lorraine est annexée à l'Empire allemand, Théodore Gouvy est nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1876.

L'œuvre de Gouvy demeure largement méconnue bien qu'elle comporte plus de 300 compositions, dont 90 opus publiés de son vivant. Il a notamment écrit 25 compositions pour grand orchestre dont neuf symphonies, des ouvertures et des variations. La musique de chambre occupe également une place importante dans sa production musicale avec notamment quatre sonates en duo, cinq trios avec piano, onze quatuors, sept quintettes, un énorme répertoire pour piano  -à deux et quatre mains et pour deux pianos- , plusieurs partitions pour ensembles à vent, ainsi que de très nombreuses mélodies et des Lieder. On connaît aussi cinq grandes cantates dramatiques - Aslega, Œdipe à Colone, Iphigénie en Tauride, Électre et Polyxène-, deux opéras -Le Cid et Mateo Falcone- ainsi que des grandes œuvres religieuses, dont un Requiem, un Stabat Mater, une Messe brève et la cantate Golgotha.

Les œuvres sans numéro d'opus sont inédites.

Wilhelmine von Bayreuth, 315 ans

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Frédérique Sophie Wilhelmine de Prusse, Margravine de Bayreuth, est la fille aînée du Roi de Prusse Frédéric-Guillaume Ier, et sœur du grand Frédéric II de Prusse, née le  morte le .

Comme son frère cadet, le futur Frédéric II dont elle est très proche, elle a beaucoup à souffrir dans sa jeunesse des violences de leur père le Roi Frédéric-Guillaume Ier de Prusse. Ainsi qu'elle l'écrit dans ses Mémoires écrits en français : J'étais occupée tous les jours par mes maîtres et mon unique récréation était de voir mon frère. Jamais tendresse n'a égalé la nôtre.

Elle épouse en 1731 un cousin, héritier du Margraviat de Bayreuth Frédéric de Brandebourg-Bayreuth. Le couple n'a qu'un enfant, Élisabeth Frédérique Sophie de Brandenbourg-Bayreuth (1732-1780), décrite par Casanova comme la plus belle fille d'Allemagne, qui se marie au Duc Charles II de Wurtemberg en 1748.

Proche de Voltaire qui écrit une Ode sur sa mort, la Margravine laisse des Mémoires (de 1706 à 1742), qui ne paraissent qu'en 1810 et sont réimprimés à Paris en 1845. Ils offrent les détails les plus intéressants sur la vie à la Cour de Prusse avant que ce pays ne devienne une puissance européenne dans la première partie du xviiie siècle.

Sa Correspondance avec Frédéric II est imprimée en partie dans les Œuvres du roi.

Wilhelmine est aussi une compositrice et s'emploie à développer la vie musicale de Bayreuth et en fait une des villes les plus brillantes de l'époque. Elle engage, à la Cour, le futur maître de chapelle Johann Pfeiffer qui lui enseigne la composition. Elle compose un opéra, Argenore, sur un livret de A. Galetti, en l'honneur de l'anniversaire de son mari, un concerto pour clavecin et de la musique de chambre.

Paul Constantinescu, 115 ans

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Paul Constantinescu (30 juin 1909 - 20 décembre 1963) est un compositeur roumain d'origine juive, membre de l'Académie roumaine depuis 1963, professeur au Conservatoire de Bucarest et, outre la musique, Constantinescu est doué de talents artistiques pour la littérature (la poésie), l'art (dessin, caricature), la cinématographie. Il manifeste une préoccupation constante pour le folklore et la musique de la liturgie byzantine, se transformant en chercheur passionné et en créateur de formes sonores innovantes. Contrairement à la génération précédente qui fait ses études à l'étranger, Constantinescu trouve ses professeurs dans le pays et, à son tour, il enseigne avec la flamme pédagogique. Il réussit à tirer ses sources d'inspiration de sa terre natale, même dans ses premières œuvres.

Paul Constantinescu commence ses études musicales à Ploiești en 1919, puis au Conservatoire de Bucarest (1929-1933) où il a comme professeurs Mihail Jora (harmonie, composition, contrepoint), Constantin Brăiloiu (histoire de la musique), Dimitrie Cuclin (esthétique musicale). De 1933 jusqu'en 1935 et se perfectionne à Vienne avec Franz Schmidt, Oscar Kahasta et Joseph Marx (composition).

Constantinescu est d'abord professeur d'harmonie, de contrepoint et de composition à l'Académie de musique religieuse (1933-1941) ainsi qu'à l'École de musique militaire (1941-1944) et au Conservatoire de Bucarest jusqu'à sa mort (1941-1963).

En 1935, il fait ses débuts à l'opéra, avec Une Nuit orageuse.

Outre son activité d'enseignant, il a de multiples activités en tant que violoniste, chef d'orchestre et compositeur. Il entreprend une vaste collection de pièces du folklore (plus tard il travaille avec Ion Petrescu), présente des conférences, des émissions de radio et de télévision. Il est aussi conseiller pour le ministère de la Cinématographie -dépendant du ministère de la Propagande- à Bucarest et à la radio roumaine. Il est élu à l'Académie roumaine en 1963.

Le titre de Citoyen d'honneur de la municipalité de Ploieşti a été attribué de manière posthume Paul Constantinescu le 28 mai 2009 à l'occasion du 100e anniversaire de sa naissance, pour sa contribution exceptionnelle à l'enrichissement du patrimoine musical de la ville de Ploiesti ainsi que pour la promotion de l'image de la ville, à travers la création de son compositeur, à l'échelle nationale et internationale.

Il a reçu deux Prix Enesco de composition (1932 et 1938) et un Prix d'État en 1952.

Concours Paul-Constantinescu
Chaque année est organisé à Ploieşti le Concours national musical d'interprétation et de création Paul Constantinescu, pour les élèves, les étudiants et les diplômés, avec les sections piano, violon, chant, composition.

L'ensemble de la création du musicien montre l'orientation pour exploiter les ressources du folklore et de la musique religieuse byzantine. Il compose dans pratiquement tous les genres de musique classique, dans « un langage clair et direct » : opéra, mélodies, ballet, concerts symphoniques, musique de film, jusqu'à l'oratorio.

Brillant orchestrateur, il imite parfois les instruments folkloriques ou réalise des effets comiques dans une utilisation ludique des instruments à vent.

Colmar Symphonic Mob 2024 avec l'Orchestre symphonique de La Monnaie et Alain Altinoglu

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Le festival international de Colmar ouvrira le 5 juillet prochain avec 2 concerts de l’Orchestre symphonique de La Monnaie sous la direction d’Alain Altinoglu, son directeur musical mais également chargé de la direction artistique du festival.

L’un des évènement du week-end d’ouverture sera la seconde édition du  Symphonic Mob©,  Alain Altinoglu sera accompagné des musiciens professionnels de son Orchestre de la Monnaie auxquels se joindront les musiciens et chanteurs amateurs qui se seront inscrits. Il s’agit d’une première pour l’Orchestre symphonique de La Monnaie. Au programme de cette édition, des airs et des tubes de Bizet, Haendel, Prokofiev, Verdi….

La première édition du Symphonic Mob© au Festival international de Colmar, l’été dernier avec été couronnée de succès avec 1500 spectateurs ! qui ont partagé la joie des 500 musiciens et choristes, amateurs et professionnels de jouer tous ensemble à l’unisson les plus grands tubes du répertoire classique sous la direction d’Alain Altinoglu ! 

Rendez-vous le dimanche 7 juillet au Parc du Champ de Mars ! 

Une aventure musicale que l’on espère retrouver rapidement à Bruxelles !

Symposium sur la musique et le genre à l'Opéra national de Vienne

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Ce 30 juin, le Wiener Staatsoper (Opéra d'État de Vienne) accueille un symposium sur un sujet d'actualité et de longue date, la relation entre le genre, le sexe et la musique.

Comme l'indique l'institution elle-même : "Le genre et le sexe : un sujet qui accompagne le théâtre musical avec plus ou moins de conscience depuis des siècles. Le potentiel de discussion, de débat et de recherche est vaste, le lien entre la recherche et la pratique vécue, entre la vision intérieure des artistes et la perspective du public est passionnant. Pour la première fois, un symposium sur ce thème est organisé à l'Opéra national de Vienne, à l'initiative de Cecilia Bartoli dans le cadre de son spectacle invité à l'Opéra de Monte-Carlo.

Le symposium comprend des exposés aux titres aussi suggestifs que "La biologie du développement de la voix", "Les castrés dans l'histoire de l'opéra" ou "La pratique médicale chez les musiciens dans une perspective de genre".

 

"Ópera a quemarropa", le nouveau festival d'opéra de chambre de la Communauté de Madrid

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Il se déroulera du 12 au 27 juillet et tentera de faire découvrir l'opéra à un public plus large et plus général, peu habitué aux formats opératiques, dans plusieurs lieux différents de la Communauté de Madrid. Le cycle est dirigé artistiquement par Ruth González et Ricardo Campelo, du Teatro Xtremo, et commence par six productions à Alcalá de Henares, San Lorenzo de El Escorial et Aranjuez.

La première édition va des classiques de Kurt Weill et Ermanno Wolf-Ferrari aux pièces contemporaines de compositeurs tels que María Herrero, David del Puerto, Dahooud Salim Álvarez et Aday Cartagena. Ainsi, à côté de titres comme Mahagonny et Les sept péchés capitaux, de Kurt Weill et du dramaturge Bertold Brecht, on jouera Il segreto di Susanna d'Ermanno Wolf-Ferrari, et des pièces nouvellement créées comme Cassandra o ellogio del fracaso, A solas con Marilyn de l'Espagnol David del Puerto et deux productions du projet La Plaza, une initiative du festival pour soutenir les jeunes artistes qui réunit 8 d'entre eux, dont des compositeurs, des directeurs, des instrumentistes et des chanteurs, seront jouées en première.

 

Le Tribunal de Nanterre a tranché

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Le tribunal de Nanterre a débouté les ayants droit de Maurice Ravel et du décorateur russe Alexandre Benois, qui demandaient à la Société française des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (Sacem) de reconnaître ce dernier comme coauteur du Boléro.

Le tribunal a rejeté les demandes des ayants droit de Maurice Ravel et d’Alexandre Benois au sujet du Boléro, une des œuvres les plus jouées et diffusées au monde, déclare le tribunal, le ballet reste par conséquent dans le domaine public. Concernant l’hypothèse d’un co-autorat de M. Benois, le tribunal a estimé que les pièces fournies ne démontraient pas sa qualité d’auteur de l’argument du ballet. La thèse d’une autre coautrice lésée, la chorégraphe Bronislava Nijinska, a également été écartée par ce jugement, l’artiste n’ayant jamais figuré sur la documentation du 'Boléro' comme coauteur.

En France, les droits d’auteur sur une composition musicale durent toute la vie de son auteur puis les 70 ans qui suivent. Elle peut ensuite être utilisée librement.

Le Boléro a été protégé pendant 78 ans et quatre mois, car la loi prévoit des prorogations qui visent à compenser le manque à gagner des artistes français durant les deux guerres mondiales, ce qui portait la protection jusqu’au 1er mai 2016.