Le Journal

Le ténor Lando Bartolini est décédé à l'âge de 87 ans

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Né en 1937 dans la ville italienne de Prato, le ténor Lando Bartolini est décédé à l'âge de 87 ans. En 1966, il s'installe aux États-Unis et suit une formation de chanteur à la Music School of Philadelphia. Un an après son arrivée en Amérique, il remporte le Concours Mario Lanza.

Après quelques engagements mineurs aux États-Unis, il fait ses débuts professionnels au Liceu en 1973, avec l'opéra Iris de Mascagni. Dès lors, sa carrière s'est progressivement établie dans les principales maisons d'opéra du monde entier, de New York à Buenos Aires, en passant par Milan, Naples, Vérone, San Francisco, etc.

Il s'est notamment fait remarquer pour ses interprétations de rôles héroïques tels que Radamès dans Aïda et Calaf dans Turandot.

 

Rafael Kubelík, 110 ans

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Fils du célèbre violoniste Jan Kubelik, Rafael Kubelik est né le 29 juin 1914 à Bychory, près de Prague.
Il reçoit très tôt ses premières leçons de piano et de violon et commence sa formation musicale à l'âge de 14 ans au Conservatoire de Prague.
En 1934, il fait ses débuts avec l'Orchestre Philharmonique tchèque et devient directeur artistique de l'Opéra morave de Brno de 1939 à 1941.
En 1941, Kubelik succède à Vaclav Talich au poste de chef d'orchestre principal de la Philharmonie tchèque et fonde le festival "Printemps de Prague" après la fin de la Seconde Guerre mondiale.
En 1948, après la prise de pouvoir des communistes, il émigre en Angleterre, où commence sa carrière internationale. De 1955 à 1958, il a été directeur musical du Covent Garden Opera, où il a notamment dirigé la première londonienne de Jenufa de Janácek et Les Troyens de Berlioz. En 1961, il succède à Eugen Jochum au poste de chef d'orchestre principal de l'Orchestre Symphonique de la Radio bavaroise, avec lequel il remporte de nombreux succès internationaux. Il est resté lié à l'orchestre même après sa retraite en 1979 et est retourné en République tchèque en 1989, où il a dirigé plusieurs concerts de la Philharmonie tchèque, ainsi que le concert d'ouverture du "Printemps de Prague" en 1991. Rafael Kubelik est décédé le 11 août 1996 à Lucerne. Il est l'un des chefs d'orchestre les plus marquants du 20e siècle, dont l'œuvre artistique a été enregistrée sur de nombreux supports sonores.

 

Alexandre Etienne Choron, 190 ans

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Alexandre-Étienne Choron est un musicien et pédagogue français né à Caen le 21 octobre 1771 et mort à Paris le 29 juin 1834.

Il joua un rôle essentiel en France pour opérer une distinction claire entre musique sacrée et profane (l'esprit profane et la musique d'opéra se mêlaient alors au chant d'église). Choron fut aussi à l'origine de l'intérêt pour l'histoire de la musique, qui s'est perpétué jusqu'à nos jours : auparavant, on s'intéressait peu ou pas du tout aux œuvres des époques précédentes.

Choron, né et éduqué dans un milieu et dans un environnement maçonniques, fit des études de mathématiques au collège de Juilly. Quoique son père lui eût interdit d'étudier la musique, il s'initia seul aux théories de Jean-Philippe Rameau puis suivit les leçons d'harmonie de l'Abbé Roze (franc-maçon lui aussi) et de Bonesi. Ce dernier le familiarisa avec le traité de fugue et de contrepoint de Nicolo Sala (1701-1800) et avec la musique italienne. Il en tira la matière de son ouvrage : « Principes de composition des écoles d'Italie ». Il apprit l'allemand afin d'étudier les traités de musique écrits dans cette langue, puis entreprit de réformer toutes les branches de l'activité musicale.

Professeur de mathématiques à l'École polytechnique dès sa fondation, puis membre correspondant de l'Académie des Beaux-Arts, Alexandre-Étienne Choron fut chargé en 1811, par le ministre des Cultes de Napoléon Ier, de réorganiser les maîtrises avec le titre de Directeur de la musique des fêtes religieuses.

Nommé « régisseur » de l'Opéra de Paris le 18 janvier 1816, il provoqua la réouverture du Conservatoire, fermé depuis 1815, sous le nom d'École royale de chant et de déclamation. Dès le 30 mars 1817, il est contraint de démissionner de la direction de l'Opéra, sans pension, par suite du trop grand nombre de changements qu'il avait voulu apporter.

En 1817, il fonda et dirigea l'« Institution royale de musique classique et religieuse ». Elle s'installa en 1825 au 69, rue de Vaugirard. Son influence fut considérable. Elle forma ou influença des artistes parmi les plus importants de cette époque, notamment la célèbre cantatrice Rosine Stoltz et l'actrice Rachel. Elle publia et fit interpréter lors de célèbres exécutions publiques des œuvres chorales anciennes, notamment celles de Palestrina, Bach et Haendel.

Avec la Révolution de 1830, le gouvernement lui retira ses subsides et l'institution connut de graves difficultés. Choron mourut peu après, en 1834. L'institution fut ressuscitée sous le nom de « Conservatoire royal de musique classique de France » - ou « École Niedermeyer » - par Louis Niedermeyer qui assura la pérennité des principes et de l'enseignement de Choron.

Choron a publié de nombreux ouvrages de musique. Il a aussi laissé des papiers volumineux, conservés à la Bibliothèque Nationale de France.

CATICAT à Barcelone

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Le Museu de la Música de Barcelona a présenté le projet CATICAT, un catalogue en ligne qui recense plus de 4 000 instruments de musique dans 31 musées et collections publiques de Catalogne. L'Auditori, le siège du musée, présente la proposition comme "un échantillon du patrimoine musical catalan qui constitue un point d'accès unique" à la collection d'instruments de musique du territoire.

Dirigé par le Museu de la Música, le projet CATICAT a été lancé en 2001 dans le but de localiser, inventorier et documenter les collections publiques d'instruments de musique de Catalogne, en constituant une base de données décrivant le nom, les dimensions, l'emplacement et la classification organologique de chacun d'entre eux.

Les avantages de la numérisation ont incité le Centre Robert Gerhard à reprendre le projet en 2020. Complétant et élargissant les informations collectées lors de la première phase de l'initiative, le portail web a été créé pour permettre l'accès au catalogue d'instruments en ligne.

CATICAT s'inspire de l'initiative MIMO (Musical Instrument Museums Online), qui fait partie d'Europeana et qui répertorie le patrimoine culturel européen en ligne. Des projets similaires existent également en Angleterre - MIMIM-UK, Musical Instruments Interface for Museums and Collections, du Royal College of Music de Londres - et en France - Base Nationale des Instruments de Musique, de la Philharmonie de Paris et du Musée de la Musique de Paris.

 

Paul Dessau, 45 ans

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Paul Dessau est né le 19 décembre 1894 à Hambourg (Allemagne) et mort le 28 juin 1979 à Königs Wusterhausen (République démocratique allemande).

Le compositeur et chef d'orchestre allemand est issu d'une famille qui, en plus de son père mélomane, compte un oncle, Bernard Dessau, violoniste au Königlichen Oper Unter den Linden de Berlin, un grand-père chantre à la synagogue et un cousin, Jean Gilbert, chef d'orchestre et compositeur.

Initié jeune au violon, il étudie la direction d'orchestre à Berlin de 1909 à 1913.

Après la Grande guerre, Paul Dessau occupa des postes de chef d'orchestre à Hambourg, Cologne, Mayence et Berlin, tout en composant une musique d'avant-garde notamment pour le cinéma.

Engagé plutôt à gauche et d'origine juive, il quitta l'Allemagne dès 1933 pour la France, puis les États-Unis, avant de revenir en Europe après la Guerre et de se fixer à Berlin-Est. Il collabora alors avec Bertolt Brecht pour les musiques de scène de « Mère courage » et du « Cercle de craie caucasien ».

D'abord attiré par la musique dodécaphonique, il s'en est éloigné pour s'attacher à une musique réaliste, volontiers engagée et accessible au plus grand nombre.

Parallèlement à la composition d'œuvres pour le cinéma et le théâtre, il a écrit des œuvres chorales (In memoriam Bertolt Brecht, Requiem pour Lumumba, Lénine) et des opéras (Lancelot, Einstein).

Lotte de Beer prolonge à Vienne

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Lotte de Beer restera cinq ans de plus à la tête du Volksoper de Vienne. Son deuxième mandat après son contrat actuel s'étend de 2027 à 2032, a annoncé mercredi la secrétaire d'État aux Arts et à la Culture Andrea Mayer. Treize candidatures avaient été déposées pour ce poste, dont cinq en provenance d'Autriche. La décision de prolonger de Beer a été prise à l'unanimité.

"Depuis son entrée en fonction, Lotte de Beer a donné un nouveau souffle au Volksoper - et je ne parle pas seulement de la façade de la maison, mais aussi du programme varié et de grande qualité artistique". La directrice continuera sur sa lancée, "en invitant de nouveaux publics, en faisant preuve d'une grande compétence de direction et en proposant des moments forts inoubliables dans le programme", a souligné Mayer.

 

Guido Sant'Anna, prix d'encouragement du Rheingau Musik Festival

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Le prix d'encouragement du Rheingau Musik Festival est attribué cette année au violoniste Guido Sant'Anna. Avec un prix de 15.000 euros, il s'agit de l'un des prix pour jeunes artistes les mieux dotés d'Allemagne et il est décerné cette année pour la 16e fois.

"Guido Sant'Anna est un talent artistique exceptionnel qui, dès son plus jeune âge, est devenu un porteur d'espoir pour toute une génération (musicale) dans son pays d'origine, le Brésil, un jeune ambassadeur culturel que nous soutenons avec conviction", tel est le verdict du jury. Celui-ci était composé cette année du chef d'orchestre et pianiste Christoph Eschenbach, chef principal du Konzerthausorchester Berlin, de l'intendant et directeur du Rheingau Musik Festival, Michael Herrmann, de Martin Blach, directeur de Lotto Hessen, et des collaborateurs du programme du Rheingau Musik Festival.

 

Puccini photographe

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Le Teatro Real s'apprête à explorer une facette inédite de Giacomo Puccini : la photographie.
Dans le cadre de sa première collaboration avec PHotoESPAÑA, le Teatro Real exposera, du 1er au 21 juillet, la collection photographique du compositeur italien, sous le titre Puccini photographe. Avec la participation de l'Institut culturel italien de Madrid, de la Fondation Ragghianti, de la Fondation Simonetta Puccini et du Centre d'études Giacomo Puccini, l'exposition rendra hommage au compositeur à l'occasion du centenaire de sa mort et ajoutera une nouvelle dimension à la connaissance de sa vie et de son œuvre. Puccini a découvert la photographie vers 1894 ; dès lors, l'appareil photo a été un compagnon assidu tant dans ses voyages (New York, Égypte, Argentine) que dans la représentation de la nature et dans les autoportraits.

Ruth Schonthal, 100 ans

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Ruth Schönthal (née le  à Hambourg et morte le  à Scarsdale) est une pianiste et compositrice américaine d'origine allemande.

Ses parents étaient originaires de Vienne en Autriche. À l'âge de cinq ans, elle commence à composer et devient la plus jeune élève admise au Conservatoire Stern à Berlin. En 1935, Schönthal et sa famille doivent quitter l'Allemagne nazie pour Stockholm en raison de leur origine juive. Schönhtal étudie alors à l'École royale supérieure de musique de Stockholm, où elle publie sa première sonatine à l'âge de quatorze ans.
À Stockholm, elle étudie la composition avec Ingemar Liljefors et le piano avec Olaf Wibergh. De nouveau contrainte de fuir en raison de la tension politique, elle s'installe finalement à Mexico, où, à 19 ans, elle se produit en concert en exécutant ses propres compositions, dont son 1er Concerto pour piano, au Palais des beaux-arts de Mexico. Elle rencontre le compositeur allemand Paul Hindemith, lui-même exilé à Mexico ; celui-ci lui obtient une bourse pour étudier avec lui à Yale à partir de 1946. Elle est l'un des rares étudiants d'Hindemith à avoir obtenu son diplôme du Conservatoire avec mention.

En 1950, Schönthal épouse le peintre Paul Bernhard Seckel (né en 1918) et s’installe à New York, avant de s’installer à New Rochelle, où elle passera la plus grande partie de sa vie. L'un de ses trois fils est Al Seckel, spécialiste en matière d'illusions visuelles.

Schönthal reçoit des commandes de musique de chambre, d'opéras, de compositions symphoniques ainsi que des œuvres pour orgue et piano. Elle enseigne la composition et la théorie de la musique à l'Université de New York jusqu'en 2006, date à laquelle la détérioration de son état de santé l'oblige à démissionner. Elle enseigne aussi la composition et le piano à titre privé ; elle est la première professeure de composition du compositeur américain Lowell Liebermann. L'une de ses étudiantes entre 2003 et 2005, Stephanie Germanotta, a connu une grande renommée dans le monde de la musique pop sous le nom de Lady Gaga.

Schönthal a composé une centaine d’œuvres, dont trois opéras, tous centrés sur des personnages féminins : The Courtship of Camilla (1979-80), Princess Maleen (1988) et Jocasta (1996-97), une version féministe de la légende d'Œdipe.

En 1994, Schonthal reçoit l'Internationaler Kunstlerinnen Preis de la ville de Heidelberg. Aux États-Unis, elle reçoit plusieurs récompenses décernées par l'ASCAP, ainsi que le prix Delta Omicron International pour son premier quatuor à cordes. Elle reçoit un certificat de mérite de l'Université de Yale pour son service exceptionnel à la musique et un prix de musicien exceptionnel de l'Université de New York. Elle parvient au rang de finaliste du concours de l'Opéra de New York (The Courtship of Camilla).

Johann Friedrich Reichardt, 210 ans

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Johann Friedrich Reichardt, né à Königsberg le 25 novembre 1752 et mort à Giebichenstein (arrondissement de Halle) le 27 juin 1814, est un compositeur et critique prussien, membre de la seconde école de Berl.

Fils du musicien Johann Reichardt, Johann Friedrich Reichardt est, dès l'enfance, initié à la musique, en particulier au violon. À l'âge de dix ans, il entreprend en compagnie de son père une tournée de concerts d'« enfant prodige » dans toute la Prusse-Orientale. Il étudie la philosophie à Leipzig de 1769 à 1771.
Après avoir offert son opéra La feste galanti à Frédéric II de Prusse, il est nommé, en 1775, maître de chapelle de la Cour de Prusse, un poste précédemment détenu par Carl Heinrich Graun.
En 1777, il épouse la chanteuse, pianiste et compositrice de lieder Juliane Benda (née le 14 mai 1752 à Potsdam et morte le 9 mai 1783 à Berlin), fille de Franz Benda.

Partisan des idéaux politiques de la Révolution française, il rédige en 1792 ses « Vertrauten Briefe » (littéralement : Lettres intimes) qui lui valent d'être congédié de la Cour sans salaire. Il vit un temps à Hambourg où il collabore au journal Frankreich. En 1796, on lui pardonne ses incartades et il obtient un poste de directeur d'une mine de sel, mais il continue à composer des opéras et se rend à Berlin pour assister aux premières. C'est dans cette ville que sa femme meurt prématurément en 1783.

Après sa mort, Reichardt séjourne en Italie. Sur le chemin du retour, il s'arrête à Vienne où il rencontre l'Empereur Joseph II et le compositeur Christoph Willibald Gluck. À partir de 1786, il développe des relations étroites avec Goethe, Herder, Schiller et Hamann.

Un voyage à Paris en 1802 amoindrit grandement sa fascination pour les politiques français : il devient même un adversaire de Napoléon Ier. Quatre ans plus tard, son manoir est pillé par les troupes françaises et il doit fuir à Dantzig où il participe au combat patriotique pour la liberté. En dépit de l'hostilité du compositeur envers les Français, Jérôme Bonaparte, le frère de Napoléon, alors installé à Cassel, permet à Reichardt d'obtenir en 1807, pendant neuf mois, le poste de directeur du théâtre de la ville.

En novembre 1809, Reichardt se rend à Vienne en quête de succès. Après avoir entendu la musique de Haydn, Mozart et Beethoven, il marque un penchant pour le classicisme viennois. Cependant, il revient bientôt à Giebichenstein où il meurt seul, d'une maladie gastrique. Ses œuvres scéniques furent rapidement oubliées après sa mort mais ses Lieder et Ballads im Volkston strophiques (de style folklorique) connurent une popularité considérable tout au long du XIXe siècle, avec l'aide du mouvement Wandervogel.

De son vivant, et même après sa mort, Reichardt conserve une réputation d'excellent compositeur pour la voix. On lui doit plus de 1500 lieder, sur des textes de près de 125 poètes qui ont marqué le jeune Franz Schubert. Plusieurs de ses lieder choisissent des textes de Goethe mais il a aussi mis en musique 49 lieder sur des poèmes de Johann Gottfried Herder.

Il est aussi connu pour ses nombreux singspiel, dont Die Geisterinsel (1798), ainsi que ses opéras et ses opérettes.