Le Journal

Mendi Rodan, 15 ans

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Mendi Rodan (né Rosenblum, le  à Iași en Roumanie; décédé le  à Jérusalem) est un chef d'orchestre et violoniste israélien né roumain.

Mendi Rodan était l'un des trois enfants de Salomon et Miriam Rosenblum. Mendi a commencé à jouer du violon à l'âge de cinq ans. Ses parents se sont assurés que tous les enfants aient un soutien scolaire pour les langues, les mathématiques, l'éducation physique et la musique. En 1941, le père de Mendi et plusieurs de ses proches ont été assassinés dans les pogroms perpétrés contre les Juifs de Iași. Mendi, sa mère et ses frères ont survécu à la guerre, mais ont souffert de difficultés financières extrêmes.

Après la libération de la Roumanie de la domination fasciste, Rodan a commencé des études d'ingénieur, mais finalement il les a abandonnées. Parmi ses professeurs pour la musique on trouve Mirce Bersan, ainsi que le violoniste arménien Garabet Avakian. Il a étudié la direction d'orchestre avec le chef Constantin Silvestri à l'Académie nationale de musique roumaine à Bucarest. Dans le domaine de la musique de chambre, Rodan a été l'élève du compositeur juif Mihai Andryko. En 1957, Rodan a poursuivi des études avancées pour la direction d'orchestre et la musique de chambre à l'Université de musique Franz-Liszt de Budapest.
En 1953, Rodan a épousé Judith, avec qui il a eu deux enfants. À cette époque, il a changé son nom de famille en nom roumain, soit Rodan.

À l'âge de 16 ans, Rodan est devenu premier violon de l'Orchestre Symphonique national de la Roumanie. À l'âge de 24 ans, il est devenu son chef. Pour augmenter son salaire, il donnait des cours particuliers en mathématiques. En 1958, il a demandé un permis d'immigrer en Israël. À la suite de la demande, il ne fut plus membre de l'Orchestre National à Bucarest et il a été forcé de se déplacer à Bacau jusqu'à son départ.

En 1960, Rodan fait son alya en Israël avec sa famille et s'installe à Jérusalem. En 1961-1963, il est le chef de l'Orchestre de chambre de Ramat Gan. De 1963 à 1972, Rodan a été le chef d'orchestre et le directeur musical de l'Orchestre de la Radio d'Israël à Jérusalem.
À partir de 1964, il a été chef d'orchestre invité de l'Orchestre Philharmonique d'Israël au Festival d'Israël et au Concours Arthur Rubinstein.
En 1972-1976, il a été chef d'orchestre invité régulier par l'Orchestre Philharmonique d'Oslo en Norvège.
De 1977 à 1991, il a été directeur musical de l'« Israël Sinfonietta Beer-Sheva ».
De 1980 à1983, il a été consultant pour la musique au Centre de musique de Jérusalem - Mishkenot Sha’ananim.
De 1985 à 1989, il a été le directeur musical et le chef d'orchestre de l'Orchestre National de Belgique. Au cours de cette période, il a été le directeur artistique de l'Orchestre du Corps de l'éducation de l'armée israélienne . De 1993 à1997, il a conduit l'Orchestre ¨Philharmonique d'Israël.
Ente 1993 et 2005, il a été le directeur musical et chef principal du Rishon Lezion Symphony Orchestra.

Mendi Rodan a dirigé l'Orchestre Philharmonique de Londres et l'Orchestre Symphonique de Vienne. Il a servi en tant que professeur invité pour la direction d'orchestre dans de nombreuses universités, y compris l'École de musique Eastman à Rochester, (État de New York) et l'Université Brigham Young à Salt Lake City, Utah. Il a dirigé l'Académie de musique et de danse de Jérusalem, et a fait partie du Conseil pour l'art et de la culture du Ministère israélien de l'Éducation et du Conseil israélien de l'enseignement supérieur. De 2004 jusqu' à son décès, il était professeur de direction à l'École de musique Buchman-Mehta de l'Université de Tel-Aviv.

En 2006, Mendi Rodan a reçu le Prix Israël.

Carlo Maria Giulini, 110 ans

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Le chef d'orchestre italien Carlo Maria Giulini est né le 9 mai 1914 à Barletta. À partir de 1930, il étudia l'alto et la composition à l'Academia Nazionale di Santa Cecilia à Rome. Il a d'abord été musicien d'orchestre, notamment sous la direction d'Otto Klemperer et de Bruno Walter, avant de décider de suivre une formation de chef d'orchestre auprès de Bernadino Molinari. A partir de 1946, il dirigea pour la radio italienne et en 1950, il prit la direction de l'Orchestra Sinfonica di Milano della RAI lors de sa création en 1950. Depuis, il fut un chef d'orchestre et d'opéra très demandé au niveau international. En tant que chef d'orchestre principal, il a notamment dirigé l'Orchestre symphonique de Vienne et l'Orchestre philharmonique de Los Angeles. Il a mis fin à son activité de chef d'orchestre en 1998. Son activité est documentée par de nombreux enregistrements discographiques, notamment avec l'Orchestre philharmonique de Vienne. Depuis 1976, Giulini était membre d'honneur de la Société des amis de la musique à Vienne. En 1988, il a reçu un prix Antonio Feltrinelli et en 2001, il a reçu le prix "Yehudi Menuhin" de la reine Sofia d'Espagne. Giulini est décédé le 14 juin 2005 à Brescia après une longue maladie.

 

Reinhard Schwarz-Schilling,120 ans

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Reinhard Schwarz-Schilling ( à Hanovre –  à Berlin) est un compositeur allemand.

Fils d'un industriel chimiste, Schwarz-Schilling a commencé ses études musicales en 1922, d'abord à Munich et ensuite à Cologne, entrecoupées par plusieurs séjours en Italie. De 1927 à 1929, il a eu comme professeur Heinrich Kaminski, qui a eu aussi comme élève Carl Orff. En 1938, il a obtenu un poste d'enseignant à la Hochschule für Musik und Darstellende Kunst de Berlin (actuellement Université des arts).

Profondément catholique, Schwarz-Schilling écrit une musique très souvent inspirée par des thèmes religieux et spirituels. Son langage tonal est dans la tradition de Johann Sebastian Bach et est fortement influencé par celui de son professeur Heinrich Kaminski. Son œuvre la plus connue est la Cantate Die Botschaft ("La Nouvelle"), composée entre 1979 et 1982, mais il a aussi composé un grand nombre de pièces pour orchestre, musique de chambre et musique chorale. La Symphonie en ut majeur(1963), la Sinfonia diatonica (1957) et Introduction & Fugue pour orchestre à cordes (1948) ont été enregistrés par Naxos.

 

Claude Balbastre, 225 ans

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Claude Balbastre (parfois cité comme Claude Bénigne Balbastre), né le 8 décembre 1724 à Dijon et mort le 9 mai 1799 à Paris, est un organiste, claveciniste et compositeur français.

Il est baptisé en l'église Saint-Michel de Dijon le 9 décembre 1724, fils de Bénigne Balbastre, organiste à la cathédrale de Dijon, son premier professeur, et de Marie Millot. Son parrain est Maître Claude Fyot, correcteur à la chambre des comptes, et sa marraine Demoiselle Pierrette Tortochaut, épouse de Pierre Phosson, conseiller et notaire royal.

A la mort de son père lorsqu'il n'a que 13 ans, il poursuit sa formation auprès de Claude Rameau, frère de Jean-Philippe Rameau, qui lui succède. En 1743, il reprend la tribune de la cathédrale à la suite de son maître. Il bénéficie de l'aide bienveillante de ce dernier lorsqu'il s'installe à Paris en 1750 et peut ainsi se faire connaître de la haute société : le 21 mars 1755, il débuta au Concert Spirituel par un concerto d'orgue fort admiré. Il est nommé organiste à l'église Saint-Roch à Paris en 1756. Il accède progressivement aux postes les plus prestigieux : organiste à Notre-Dame de Paris en 1760, claveciniste à la Cour de France où il enseigne à Marie-Antoinette, et il devient l'organiste du Comte de Provence et de la Chapelle royale.

Le 2 janvier 1763, en l'église Saint-Roch à Paris, il épouse Marie-Geneviève Hotteterre, fille de Jacques-Martin Hotteterre et descendante de cette célèbre famille de musiciens normands. Le compositeur et biographe anglais Charles Burney visita Balbastre en 1770, dans ses appartements rue d'Argenteuil et mentionna dans une lettre le magnifique clavecin Ruckers en possession du musicien : « [J'ai pu] voir et entendre un remarquable clavecin Ruckers qui est en tout point un bijou … Il est peint et vernis comme une tabatière. Sur l'extérieur se trouve la naissance de Vénus ; l'intérieur du couvercle, l'histoire de l'opéra le plus fameux de Rameau, « Castor et Pollux » ; la Terre, l'Enfer et l'Élysée y sont représentés ; en Élysée, assis sur une berge, ce célèbre compositeur lui-même tient une lyre à la main … Le son de cet instrument est plus délicat que puissant ; l'un des registres est en buffle, mais très doux et agréable ; le toucher est très léger en raison des becs qui en France sont toujours faibles »

À partir de 1776, il est organiste de Monsieur frère du Roi, professeur du Duc de Chartres, de la Reine Marie-Antoinette, et tient l'orgue à l'Abbaye de Notre-Dame aux Bois. Enfin, il reçoit un quartier à l'orgue de la Chapelle royale à Versailles.

En 1777, il est signalé comme organiste à l'église Saint-Roch de Paris.

Malgré ses états de service, il parvient, en se ralliant -au moins en apparence- aux idées nouvelles, à traverser la Révolution et à conserver son poste à Notre-Dame (transformée en temple de la Raison) où il exécute ses adaptations des hymnes révolutionnaires à l'orgue. Il est vrai que son jeu a toujours été prisé du public : sa fantaisie est telle, même à l'église, qu'en 1762, l’Archevêque de Paris lui fait interdiction de jouer pendant la messe de minuit « à cause la multitude qui venait entendre l’organiste et qui ne conservait pas le respect dû à la sainteté du lieu. ». En 1766, le même prélat interdit ses Te Deum de la veille de saint Roch, « parce qu'ils attiraient trop de monde à l'église ».

Il meurt à Paris, sur la paroisse Saint-Roch, le 20 floréal an VII (9 mai 1799), oublié de tous.

« Pacific 231 » d’Arthur Honegger, 100 ans

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Pacific 231 ou Mouvement symphonique no 1 (H. 53) est une œuvre orchestrale composée en 1923 et créée le 8 mai 1924 à l'Opéra Garnier sous la direction de Serge Koussevitzky. Premier des trois mouvements symphoniques écrits par le compositeur, elle précède Rugby créé en 1928 et le Mouvement symphonique no 3 créé en 1933 dont le succès, quoique décroissant, s'inscrit dans la culture nouvelle du XXe siècle.

Ce projet est issu de la musique d'accompagnement du film « La Roue » d'Abel Gance.

Il s'agit d'un parcours musical classique à bord de la célèbre locomotive à vapeur éponyme. La pièce imite divers bruitages grâce aux instruments de l'orchestre symphonique : grincements de ferraille et fuites de vapeur rendus par les glissandi d'instruments aigus (violons), lourdeur du train au démarrage rendue par les instruments graves (cuivres), grand bruit de la pleine vitesse (tutti orchestral), fracas violent du freinage (percussions). Il y a de plus un aspect répétitif des bruits de roues à différentes allures, Honegger simulant l'aspect de rotation par des croches/triolets/ou doubles-croches longuement répétés, l'accélération du train grâce à des valeurs rythmiques en diminution (valeurs de plus en plus courtes), puis la décélération du train par la technique opposée, c'est-à-dire l'augmentation des valeurs rythmiques (valeurs de plus en plus longues).

L'utilisation du bruit dans la musique en tant que recherche maximale des possibilités sonores deviendra progressivement la norme musicale dominante dans la deuxième partie du XXe siècle, surtout dans la musique électroacoustique qui, par contre, abandonnera les instruments de musique au profit des objets-instruments, des bruits du quotidien et des sonorités électroniques.

Pacific 231 est une pièce qui peut faire penser à ce qu'allait être la musique répétitive, c'est-à-dire avec une forte composante rythmique plus que mélodique, encore qu'on puisse facilement isoler plusieurs thèmes mélodiques. Le compositeur américain du XXe siècle Steve Reich, adepte de la musique répétitive, a lui aussi composé une œuvre sur les trains : Different trains.

Ce poème symphonique est considéré comme l'une des premières œuvres musicales dites urbanistes, c'est-à-dire inspirées par la révolution technologique du début du XXe siècle. Le succès international de cette œuvre fut indéniable. Bien que n'étant pas la plus importante de son auteur, elle a fait le tour du monde, et elle a eu un impact culturel important à l'époque. La Symphonie n°2, dite « de fer et d'acier », de Sergueï Prokofiev a été inspirée par l'écoute de la création de Pacific 231.

 

Ethel M. Smyth, 80 ans

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Ethel Smyth, née à Sidcup (Londres) le 22 avril 1858 et morte à Woking (Surrey) le 8 mai 1944, est une compositrice, cheffe d'orchestre, autrice et suffragette britannique.

Née d'une mère française et d'un père Général britannique, elle grandit dans une famille de huit enfants près d'Aldershot. À l'âge de douze ans, elle décide de devenir compositrice. Malgré le refus de ses parents, elle parvient en 1877 à rejoindre l'école de musique de Leipzig (elle est la première femme à suivre les cours de composition dans cette école).

À Leipzig, elle étudie auprès de Carl Reinecke. Elle y rencontre Johannes Brahms, Clara Schumann et Piotr Ilitch Tchaïkovski, qui l'encourage à suivre sa voie et qui écrivit à son propos, dans ses Mémoires : Mademoiselle Smyth est l’une des quelques compositrices qui comptent parmi les personnes qui travaillent dans le domaine de la musique… Elle a composé plusieurs œuvres intéressantes, dont j’ai entendu la meilleure, une sonate pour violon, extrêmement bien jouée par la compositrice elle-même. Elle a donné la promesse pour l’avenir d’une sérieuse et talentueuse carrière.

Lors de ses études à Leipzig, elle fait la connaissance de Livia Frege par l'intermédiaire des époux Julius et Amanda Röntgen-Maier, ainsi que Lili Wach et Elisabeth von Herzogenberg. Elle étudie avec Heinrich von Herzogenberg et entretien notamment une relation amoureuse avec Elisabeth qu'elle surnomme « Lisl ».

Elle rencontre à Florence, en 1882, Henry Bennet Brewster, un écrivain qui devient l'un de ses plus proches amis et écrit pour elle des livrets d'opéra.

En 1890, elle revient en Angleterre. Sa Sérénade en ré majeur est créée la même année au Crystal Palace. Puis, en 1893, le Royal Albert Hall voit représenter la Messe en ré avec le soutien de l'Impératrice Eugénie ; une œuvre dont la compositrice avait elle-même eu l'occasion de chanter quelques extraits à la Reine Victoria.

De nombreux succès ponctuent la carrière d'Ethel Smyth, notamment entre 1893 et 1910. En 1898, son premier opéra est monté à Weimar : Fantasio. Puis deux opéras sont représentés à Berlin et au Royal Opera House de Londres : Der Wald (La Forêt, 1902), également accueilli en 1903 par le Metropolitan Opera de New York, et The Wreckers (1910), monté grâce au célèbre chef Thomas Beecham, lié à Ethel Smyth et grand défenseur de son œuvre.

 

Louis Moreau Gottschalk, 195 ans

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Louis Moreau Gottschalk (8 mai 1829 à La Nouvelle-Orléans en Louisiane - 18 décembre 1869 à Rio de Janeiro) est un compositeur et pianiste virtuose américain qui a fait le tour du monde pour interpréter ses propres œuvres.

Il naît d'un père juif anglais de Londres et d'une créole blanche originaire de l'île de Saint-Domingue (aujourd'hui Haïti). Enfant prodige, il commence à étudier avec François Letellier, organiste et maître de chapelle à la Cathédrale Saint-Louis de La Nouvelle-Orléans. Il donne un premier concert à l’âge de huit ans.

En 1841, il va à Paris perfectionner son éducation musicale. Il n'est pas admis au Conservatoire, sa candidature ayant été rejetée par Zimmermann qui lui reproche « ses origines sauvages ». Charles Hallé et Camille-Marie Stamaty plus particulièrement, sont ses professeurs (Stamaty qui sera plus tard le professeur de Camille Saint-Saëns). Gottschalk prend également des cours privés de composition avec Pierre Maleden.

En 1845, il donne son premier concert chez Camille Pleyel qui le prend en grande affection. Chopin également témoigne sa vive sympathie au jeune artiste qui joue, à cette occasion, son Concerto pour piano en mi mineur.

En 1850, Gottschalk fait un voyage en Savoie et en Suisse où il donne une série de concerts à Genève, Aix-les-Bains, Lausanne, Vevey, Yverdon et Neuchâtel. Après un court passage à Paris, il part pour l’Espagne pour une tournée de concerts. Par ailleurs, la Cour d’Espagne l'invite à donner un concert privé à l’Escurial.

Après un bref retour en France, il prend, en décembre 1852, le bateau au Havre pour les États-Unis. Il donne le 11 février 1853 un premier concert à New York qui rencontre un franc succès. Il s'agit de la première d’une longue série de concerts aux États-Unis, à Cuba et au Canada.
De 1857 à 1862, on le retrouve dans les Caraïbes. Il réside à Cuba, Porto Rico, la Guadeloupe, la Martinique, au Venezuela, dans les Guyanes et au Brésil, composant et donnant des concerts.
En 1863, Gottschalk a probablement collaboré avec George William Warren sur sa pièce pour piano solo The Andes, Marche di Bravoura, inspirée par le grand tableau sud-américain de 1859 de Frederic Edwin Church « The Heart of the Andes ».

À partir de février 1862, il écume à nouveau les salles de concert des États-Unis parcourant en train, selon ses estimations, quelque 95 000 miles entre 1862 et 1865.
Mais lors d'une série de concerts donnés à San Francisco, une relation amoureuse avec une fille un peu trop jeune déclenche un scandale qui l’oblige à un départ précipité vers le Pérou. Il voyage ensuite en Amérique centrale et du Sud, séjournant en Argentine, en Uruguay, à Panama, au Chili, au Brésil et au Pérou.

Il meurt le 18 décembre 1869 dans un hôtel de Tijuca, près de Rio de Janeiro, vraisemblablement d'une appendicite.

Il serait l'un des premiers compositeurs américains et le précurseur du ragtime et du jazz.

Gottschalk s'est astreint à tenir un journal de ses pérégrinations et le témoignage qui en ressort touche au domaine du grand reportage dans des pays en pleine ébullition (guerre de Sécession ou révolutions latino-américaines).

Ses écrits ont été réunis par Serge Berthier pour les Éditions Pierre-Marcel Favre dans un ouvrage intitulé : « les Voyages extraordinaires de L. Moreau Gottschalk, pianiste et aventurier ».

Conjointement à la parution de ce livre, en 1985, est sorti un enregistrement de l'œuvre pour piano de L. Moreau Gottschalk, interprété par Noël Lee et publié dans la collection « Interfaces » par les disques Erato (NUM 75190).

 

Mauro Giuliani, 195 ans

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Mauro Giuliani, né le 27 juillet 1781 à Bisceglie et mort le 8 mai 1829 à Naples, est un guitariste virtuose et un compositeur italien.
Il est le père de Michele Giuliani (1801-1867), guitariste, compositeur et professeur de chant au Conservatoire de Paris, et d'Emilia Giuliani-Guglielmi (1813-1850), guitariste et compositrice, et le frère aîné de Nicolas Giuliani (fl. 1847), maître de chapelle à Saint-Pétersbourg, attaché au service de l'Impératrice de Russie.

 

Henry Du Mont, 340 ans

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Henry de Thier, dit Henry Du Mont, né en 1610 à Looz, près de Tongres, et mort le 8 mai 1684 à Paris, est un organiste et compositeur de la période baroque originaire de la principauté de Liège, dont la carrière se déroule essentiellement à Paris.
Figure importante de la vie musicale de la première partie du règne de Louis XIV, dirigeant (avec son collègue Pierre Robert) la musique religieuse de la Cour jusqu’en 1683, il sera une source d’inspiration majeure pour des compositeurs comme Lully et de Lalande.

Les œuvres d’Henry Du Mont (et tout particulièrement ses motets) font preuve d’une grande science du contrepoint et d’une remarquable modernité. Elles seront louées et appréciées longtemps après la disparition de leur auteur, des musicologues comme Sébastien de Brossard ne manquant pas d’en souligner toutes les qualités.

Henry de Thiers a Monte est né à Looz mais sa famille se déplace ensuite à Maastricht, où il devient enfant de chœur de l'église Notre-Dame en 1621. Formé par les maîtres Jean Saucinus puis Nicolas Haccourt, il étudie également l’orgue. Lui et son frère font leurs humanités chez les Dominicains et les Jésuites de cette ville. Il devient clerc tonsuré en 1626 et est nommé organiste en 1629.

Commence alors une série de voyages dès 1630 : plusieurs fois à Liège où il se perfectionne probablement à la cathédrale Saint-Lambert auprès de Lambert Pietkin et Léonard de Hodemont. Il est remplacé à l’orgue de Maastricht en 1632.

Après quelques années où il n’est pas bien localisé, il s’installe à Paris en 1638 et y est engagé vers 1639-1640 comme organiste de l’église paroissiale Saint-Paul. Le contrat qu’il signe en 1643 avec la fabrique de Saint-Paul précise ses devoirs et prévoit 400 livres tournois de salaire annuel de même qu’un logement gratuit.

Du Mont restera à ce poste -et à ce domicile- jusqu’à sa mort ; entretemps il fait reconstruire l’orgue par le facteur Pierre Thierry vers 1645-1646.
C’est dans ce domicile qu’il accueille Mechtel Loyens, fille du bourgmestre de Maastricht, épousée en 1653 à Maastricht mais morte dès 1660.

Il obtient en 1647 ses lettres de naturalité et postule à des bénéfices ecclésiastiques (il obtient en 1648 une cure, dont il se décharge dès 1650). Il se partage entre ses instruments, des leçons, la composition, et des concerts donnés ici ou là avec d’autres virtuoses de la viole, du théorbe, du clavier ou du chant... Dès 1652 il est claveciniste du Duc d’Anjou.

La publication des Cantica sacra en 1652 puis celle des Meslanges en 1657, la protection de Charlotte d’Ailly (veuve du Duc de Chaulnes), de même que l’accession à une charge de clavecin du Duc d’Anjou, frère cadet de Louis XIV (avant 1655) révèlent que Du Mont atteint la célébrité dès les années 1650. Sa correspondance avec Constantijn Huygens (lui-même au centre de tout un réseau de musiciens français) le montre bien introduit dans le milieu artistique.

Le mariage de Louis XIV et de Marie-Thérèse d'Autriche en 1660 est l’occasion d’obtenir la charge d'organiste de la Reine (qu’il revend en survivance en 1677 mais qu’il conserve jusqu’à la mort de la Reine en 1683). Il cumule cette charge avec celle de maître de musique de 1673 environ à 1682.

Peu après, la mort de Jean Veillot en 1662 laisse la charge de sous-maître de la chapelle royale vacante. Elle est alors divisée en quatre quartiers (trimestres) et partagée entre Du Mont, Pierre Robert, Thomas Gobert et Gabriel Expilly. Il devient aussi compositeur de la musique de la chapelle en 1672.

L’Abbaye de Silly lui est attribuée en commende en 1667, assortie de 2400 lt de revenus. Il aura à cœur de suivre la gestion de l’Abbaye d’assez près, la visitant régulièrement et passant contrat avec ses procureurs. Il reçoit également du Roi une pension de 1200 lt prise sur les revenus de l’Abbaye de Saint-Évroult. Durant cette période, Du Mont reste attaché à sa patrie, voyage de temps en temps à Maastricht, y obtient un bénéfice en 1676, veille à la sécurité de sa parentèle et celle de son épouse.

La parution de ses Motets à deux voix (1668), des Cinq messes en plain-chant (1669), la réimpression des Meslanges (1678), des Motets (1681) révèlent une célébrité à son sommet, encore couronnée par la publication posthume des Motets pour la chapelle du Roi (1686).

Les revenus de Du Mont peuvent, à ce sommet de sa carrière, être évalués à environ 8.000 lt par an, tandis que son intérieur et son train de vie restent modestes. En 1681 et 1682, Du Mont cède ses charges à la Cour et meurt peu après, veuf depuis longtemps.

 

Le Prix Mauricio Kagel à Manos Tsangaris

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Le compositeur, percussionniste et artiste d'installation Manos Tsangaris reçoit cette année le prix musical Mauricio Kagel. La distinction est dotée de 80.000 euros. Elle comprend une subvention de 50.000 euros pour l'exécution d'une œuvre en cours de création avec un ensemble de Rhénanie-du-Nord-Westphalie.
Le natif de Düsseldorf est un multivers artistique, a expliqué le conseil artistique du prix de musique. "Dans les projets détaillés de Manos Tsangaris, les expériences et les perceptions de l'individu deviennent le point de départ d'une conscience générale et sociale aiguisée -c'est un concept actuel et nécessaire pour notre présent, qui peut en même temps être considéré comme l'héritage de Mauricio Kagel".
Tsangaris a lui-même étudié de 1976 à 1983 avec le compositeur germano-argentin Kagel (1931-2008).Le prix musical de la Kunststiftung NRW récompense des compositeurs internationaux hautement qualifiés qui, en étroite collaboration avec des ensembles de la Rhénanie-du-Nord-Westphalie, poursuivent de manière critique des questions qu'ils ont eux-mêmes choisies concernant la production et la réception de la musique.
La fondation rend ainsi hommage à des formes d'expression créatives à l'interface entre la musique et les autres arts.Le prix musical Mauricio Kagel a été décerné tous les deux ans entre 2011 et 2017. Il a été attribué à Georges Aperghis, Michel van der Aa et Rebecca Saunders et Simon Stehen-Andersen.