Le Journal

Linda Brunelle a remporté le prix Jovette-Marchessault

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Ce prix, qui vise à reconnaître et à faire rayonner la contribution de femmes artistes au milieu théâtral montréalais, s’accompagne d’une bourse de 20 000 $ offerte par le Conseil des arts de Montréal.

Cette année, le prix visait à souligner le travail des conceptrices. Trois femmes étaient en lice, soit Elen Ewing, Sonoyo Nishikawa et Linda Brunelle.

Dans sa carrière déjà longue de 30 ans, Linda Brunelle s’est illustrée au théâtre, en danse, à l’opéra, au cinéma et au cirque.
Ses créations ont aussi été incluses dans diverses expositions, notamment à Prague et à Moscou.

Ode humaniste devenu hymne d’une Europe réconciliée dans la paix

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L'Europe célèbre ce mardi le 200e anniversaire de la Symphonie n°9 de Beethoven, œuvre mythique qui a retenti pour la première fois à Vienne après avoir notamment vu le jour dans la quiétude de cures thermales près de la capitale autrichienne. Transformée en musée, «la maison de la Neuvième» montre une exposition pour l'occasion, tandis que le chef-d’œuvre de Beethoven, devenu un symbole universel des célébrations humanistes, résonnera en soirée lors de concerts anniversaires à Vienne, Paris ou encore à Milan.

D'une durée d'environ 70 minutes - presque deux fois supérieure à celle de partitions comparables - l'œuvre conquit immédiatement la salle comble, qui réserva au maître un accueil triomphal.
Ce dernier était présent sur scène, dos au public, pour donner le tempo à l'orchestre. Atteint de surdité, il ne remarqua pas l'enthousiasme du public... avant qu'un musicien ne lui fasse signe de se retourner. Bien que semblant familière dès la première écoute, la Symphonie n°9 a brisé les normes de ce qui était alors un genre «uniquement orchestral», en «intégrant la voix et donc le texte», analyse la musicologue Angelika Kraus.

Son idée d'introduire un chœur final sur l'Ode à la joie du poète Friedrich von Schiller a paradoxalement rendu sa musique plus susceptible d'être instrumentalisée politiquement D'ailleurs, un extrait du dernier mouvement, réarrangé par Herbert von Karajan, est devenu à partir de 1972 l'hymne du Conseil de l'Europe. En 1985, la Communauté européenne l'a adopté à son tour.

Gustav Klimt s'est inspiré de la symphonie pour sa frise du palais de la Sécession, Maurice Béjart lui a consacré un ballet et d'Orange Mécanique à la Casa del Papel, elle a la cote sur les écrans. «On ne se lasse pas de l'écouter car elle est pleine de surprises et de rebondissements, tout en restant agréable à l'oreille», commente Ulrike Scholda.

Devant la maison de Beethoven à Baden, Jochen Hallof, 67 ans, estime que sa rencontre avec la 9e Symphonie lorsqu'il était enfant l'a conduit sur le «chemin de l'humanisme». «L'humanisme mondial, nous en avons particulièrement besoin à l'heure actuelle. Nous devrions écouter davantage Beethoven au lieu de faire la guerre», dit-il.

La Bibliothèque d'État de Berlin exposera au public la partition originale de la 9e Symphonie de Ludwig van Beethoven à partir d'aujourd'hui et jusqu'au mois de septembre.

Nouvelle annulation de Jonas Kaufmann

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Le ténor Jonas Kaufmann ne pourra pas se produire avec son programme "The Sound of Movies" à l'Isarphilharmonie de Munich en raison d'une maladie.
"À son grand regret, Jonas Kaufmann doit annuler à la dernière minute le concert 'The Sound of Movies' avec l'Orchestre symphonique de Munich, qui avait été reporté au 7 mai 2024, en raison d'une maladie aiguë", peut-on lire dans un communiqué de l'organisateur publié la veille du concert. Il n'est pas prévu de date de remplacement pour cette saison.

Kathleen Battle au Met à 75 ans

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Kathleen Battle revient au Met de New York à l'âge de 75 ans pour un récital de chant
La soprano américaine, l'une des artistes les plus acclamées du Metropolitan Opera de New York dans les années 80 et 90, reviendra au Colisée de New York pour offrir un récital à l'âge de 75 ans.

L'événement aura lieu le 12 mai, aux côtés de la harpiste Bridget Kibbey et du guitariste Chico Pinheiro, en une seule soirée au cours de laquelle Battle interprétera des partitions de Schubert, Fauré, Purcell, Mendelssohn, Villa-Lobos et Haendel, dont elle chantera l'aria "O, Sleep, Why Dost Thou Leave Me ?" de l'opéra Semele.
À titre de curiosité, Battle interprétera deux chansons en espagnol : "Del cabello más sutil", de Fernando Obradors, et "De los álamos vengo, madre" de Joaquín Rodrigo. L'événement se terminera par une sélection de spirituals, qu'elle a chantés il y a des décennies en tant que soliste ou avec  Jessye Norman.

 

Le Teatro Real crée la version scénique de l'opéra "Tenorio" de Tomás Marco

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Le Teatro Real de Madrid produit la première en version scénique de l'opéra Tenorio de Tomás Marco créé en version de concert en 2017 au Teatro Auditorio de San Lorenzo de El Escorial.

Avec un livret du compositeur lui-même sur des textes de Zorrilla, Da Ponte, Tirso de Molina, Molière et Lord Byron, entre autres, il sera proposé en collaboration avec les Teatros del Canal de Madrid sous la direction de Santiago Serrate, avec l'Agrupación Señor Serrano qui lui donnera vie sur scène.

 

 

« 9e Symphonie » de Ludwig van Beethoven, 200 ans

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La Symphonie no 9, op. 125 est une symphonie chorale en ré mineur en quatre mouvements pour grand orchestre, solos et chœur mixte. Elle a été composée de la fin de l'année 1822 à février 1824 et créée à Vienne le 7 mai 1824 en hommage au Roi Frédéric-Guillaume III de Prusse. Son final (25 minutes environ) est à lui seul aussi long que la totalité de la Huitième symphonie ; il introduit des sections chantées sur l' « Ode à la joie » (Ode an die Freude) de Friedrich von Schiller.

Cette œuvre monumentale, en laquelle Richard Wagner voyait « la dernière des symphonies », a marqué un tournant décisif dans ce style musical et elle est souvent considérée comme un chef-d'œuvre du répertoire occidental et l'une des plus grandes œuvres musicales de tous les temps.

Elle est contemporaine de la Missa Solemnis op. 123, des 33 Variations sur une valse de Diabelli op. 120 et de La Consécration de la maison op. 124.
Œuvre de la dernière période créatrice de Beethoven, elle eut une genèse extrêmement complexe, dont la compréhension nécessite de remonter à la jeunesse du compositeur et de bien distinguer l'élaboration des trois premiers mouvements de celle du quatrième et de son « Hymne à la Joie », dont la synthèse s'est opérée très tardivement.

 

2019 Georg Katzer, 5 ans

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Georg Katzer (10 janvier 1935 - 7 mai 2019) est un compositeur et professeur allemand. Dernier élève de Hanns Eisler, il a composé de la musique dans de nombreux genres, y compris des œuvres pour la scène.
Katzer a été l'un des pionniers de la nouvelle musique électronique en République démocratique allemande et le fondateur du premier studio de musique électronique en RDA.
Il a occupé des postes de direction dans des organisations musicales, d'abord à l'Est (Akademie der Künste der DDR), puis dans l'Allemagne unifiée (Academy of Arts, Berlin, et Deutscher Musikrat), et il a reçu de nombreuses récompenses, dont le prix artistique de la République démocratique allemande, le prix national de la République démocratique allemande, l'ordre du mérite de la République fédérale d'Allemagne et le prix des auteurs de musique allemands.

 

Joachim Andersen, 115 ans

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Carl Joachim Andersen est un flûtiste, chef d'orchestre et compositeur danois né le  à Copenhague et mort le  à Bagsværd. Il fut cofondateur de l'Orchestre Philharmonique de Berlin.

Carl Joachim Andersen apprend la flûte, en même temps que son jeune frère Viggo, auprès de son père, le flûtiste Christian Joachim Andersen. Encore enfant il joue avec succès au théâtre du Casino accompagné par le jeune harpiste Frantz Pønitz. Dès l'âge de treize ans et jusqu'en 1868, il est première flûte dans l'orchestre de Niels Gade à Copenhague.

En 1869 il entre à l'Orchestre Royal du Danemark mais il en démissionne après une année de congé en 1878. Rêvant de grands défis il part à l'étranger. Sa première halte est à Saint-Pétersbourg (1878-1880) où il intègre l'Orchestre Philharmonique. Il se rend ensuite à Berlin où il est engagé comme flûte solo dans l'orchestre de Benjamin Bilse en même temps qu'à l'Opéra Royal allemand.

En 1882 il fonde l'Orchestre Philharmonique de Berlin avec Ludwig von Brenner et cinquante-deux autres musiciens dissidents de l'orchestre de Bilse. Tout en continuant son métier de flûtiste, il commence à diriger. Il est notamment durant huit saisons le chef de l'un des deux concerts d'été quotidiens à Scheveningen.

Malade de la syphilis, en 1893 il est contraint de quitter son emploi à cause d'une paralysie de la langue et retourne à Copenhague où il travaille comme compositeur. Il compose notamment, parmi de nombreuses autres pièces, la musique des concerts pour les Jardins de Tivoli.
Il fonde en 1897 une école d'orchestre qu'il dirige et où il est professeur de direction jusqu'à sa mort. En 1905 il est décoré par le roi Christian IX du Danemark de l'Ordre de Dannebrog. Il meurt le  à Bagsværd

À la fois comme virtuose et compositeur pour la flûte il est considéré comme l'un des meilleurs de son temps. Il fut un chef solide et son exigence lui permit d'atteindre avec ses orchestres un niveau élevé. Son style lui valut d'être surnommé « le Chopin de la flûte »

Concours Reine Elisabeth 2024, la candidate belge Pauline van der Rest,

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Le tirage au sort des candidats et candidates a eu lieu vendredi 3 mai vers 18h, et il établit un ordre de passage qui va suivre les violonistes tout au long des trois épreuves du Concours.

Cette année, une violoniste belge a été sélectionnée, et elle se présentera le jeudi 9 mai dans la séance du soir, vers 20h. Il s’agit de Pauline van der Rest, que nous avons déjà eu l'occasion d'évoquer largement. A 19 ans, Pauline Van der Rest se situe parmi les plus jeunes candidats de cette session.

Pour rappel :

Pauline van der Rest est née à Bruxelles en août 2004.
Elle fait ses débuts au violon à l’âge de 7 ans avec Igor Tkatchouk, d’abord en privé, et à partir de 2016, en tant que Jeune Talent à l’IMEP de Namur. Depuis 2020, elle étudie avec Boris Garlitsky à la Folkwang Universität der Künste de Essen, en Allemagne.

Elle participe chaque année avec succès à des compétitions nationales ou internationales, et collectionne déjà 17 premiers prix.

Parmi ces concours : Concorso Postacchini en Italie, Concours International Grumiaux à Bruxelles, Concours International d’Odessa en Ukraine , Concours Spohr en Allemagne.

Elle a été élue « Jeune Talent de l’année 2018 » de la province de Namur .

Pauline est régulièrement invitée à des festivals, notamment Art Dialog en Suisse, le Festival musical de juillet de Saint-Hubert, Musicorum de Bruxelles, le Festival d’Auvers-sur-Oise en France, mais également au Portugal, en Estonie, en Ukraine, en Italie, en Turquie, en Allemagne, en Grèce, en Croatie, en Suède, et en Russie : la fondation Spivakov de Moscou l’a sélectionnée pour représenter l’école russe en Belgique. Pauline a participé au concert donné à Maredsous en hommage à Arthur Grumiaux, avec l’ensemble Arthur Grumiaux.

Pauline a joué avec divers orchestres dont l’Orchestre Philharmonique Royal de Liège, ainsi que la Musique Royale des Guides et l’Ensemble Grumiaux. Elle a joué dans des salles renommées, telles que Bozar et Flagey à Bruxelles, la Salle Philharmonique de Liège, la Laeiszhalle à Hambourg, la Maison Internationale de La Musique de Moscou.

Elle a suivi des masterclasses avec Albert Markov, Aleksey Semenenko, Boris Garlitsky, Hrachya Avanesyan, Iossif Ivanov, Lorenzo Gatto et Leonidas Kavakos. Ce dernier lui a donné l’occasion exceptionnelle de recevoir une bourse lui permettant de suivre des cours avec lui en 2020 et en 2021.

Georg Josef Vogler, 210 ans

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Georg Joseph Vogler, plus connu sous le nom de l’Abbé Vogler, est un compositeur, organiste, pédagogue et théoricien allemand né à Wurtzbourg le 15 juin 1749 et mort à Darmstadt le 6 mai 1814.

Compositeur particulièrement fécond, Vogler s’est essayé à tous les genres musicaux, en se montrant particulièrement habile dans le traitement de l’orchestre et de la voix. Il a composé de nombreuses œuvres de musique vocale (tant profane que sacrée), mais aussi des opéras et des musiques de scène, des mélodrames, ballets, symphonies et concertos, de la musique de chambre ou des pièces pour pianoforte. Les compositions de Vogler sont cependant « complètement tombées dans l’oubli », la postérité semblant reprendre à son compte le jugement de Mozart qui qualifiait le compositeur de « bouffon musical » qui « pense beaucoup de bien de lui-même sans être capable de grand-chose » après l’avoir rencontré à Mannheim en 1777.
Selon H. Rosenthal et John Warrack, le style de ses opéras « se situe dans l’orbite de Gluck avec d’intéressantes innovations sur le plan de l’harmonie et de l’orchestration ».