Le Journal

Anton Beer-Walbrunn, 95 ans

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Anton Beer-Walbrunn, né le  à Kohlberg et mort le  à Munich, est un compositeur allemand.

Il a étudié à Munich avec Josef Rheinberger et Ludwig Abel.
Ensuite, il enseigna la composition, le Contrepoint rigoureux, le piano à l'académie de musique de Munich.
Il a eu de nombreux étudiants importants dont Alfred Einstein, Carl Orff et Wilhelm Furtwängler.
Il a composé des opéras dont, en 1894, la Pénitence sur un texte du poète Theodor Körner et, en 1908, un Don Quichotte et La Tempête.
Il a aussi composé, entre autres, une symphonie, un concerto pour violon, de la musique de chambre, des œuvres pour piano et pour orgue.

Ludwig Stark, 140 ans

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Ludwig Stark (19 juin 1831 - 22 mars 1884) était un pianiste, compositeur, professeur et musicologue allemand.

Stark est né à Munich. Il étudie la philosophie et la musique à l'Université de Munich et, à l'âge de vingt-six ans, cofonde le conservatoire de Stuttgart.
Il y enseigne également l'harmonie, le chant et l'histoire de la musique.
En 1858, il collabore avec Sigmund Lebert pour publier la "Grosse theoretisch-praktische Klavierschule", une méthode de piano traduite en plusieurs langues et largement diffusée en Europe et en Amérique.

Stark meurt à Stuttgart à l'âge de 52 ans.

La Tétralogie à l'Opéra de Paris

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La Tétralogie wagnérienne avec une mise en scène de Calixto Bieito et une direction musicale de Pablo Heras-Casado, débutera en janvier 2025 avec L'Or du Rhin.
Ludovic Tézier incarnera Wotan pour la première fois, et Ève-Maud Hubeaux sera Fricka, avec Brian Mulligan en Alberich et Simon O'Neill en Loge.
Le Ring se déroulera sur trois saisons et culminera avec Le Crépuscule des dieux à la fin de l'année 2026.

Le Prix Jan Wallander 2024

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Le contrebassiste Hugo Löf, originaire de Piteå, âgé de 21 ans, est le lauréat cette année du Prix Jan Wallander.
Le prix consiste dans le fait que pendant les huit prochaines années, il pourra jouer une contrebasse fabriquée en 1830.

Maria Callas, nouveaux biopics

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La réalisatrice Niki Caro va adapter un nouveau biopic sur Maria Callas.
Le nouveau regard sur Maria Callas sera incarné par l'actrice Noomi Rapace.
Niki Caro a déjà réalisé des films tels que "Lamb", "Prometheus", "Alien Covenant" et la série "Millenium" sur les livres de Stieg Larsson.

Un autre biopic sur la soprano, signé par Pablo Larraín ("Spencer", "The Club", ... ) et mettant en scène Angelina Jolie est également prévu.

Création du Prix de composition Fanny Mendelssohn

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Dans le cadre d'une nouvelle collaboration entre le festival KlangART Vision de Saxe-Anhalt, le Fanny Mendelssohn Förderpreis de Hambourg et la Moses-Mendelssohn-Akademie de Halberstadt, le "Fanny Mendelssohn Kompositionspreis", doté d'un prix de 10.000 €, est créé pour la première fois cette année.

L'élément central du prix est la commande d'une oeuvre de musique de chambre inspirée par un instrument ou une formation finaliste du "Fanny-Mendelssohn-Förderpreis".
Cette année, c'est le trio Elster, composé de Wassili Wohlgemuth (violon), Davide Carlassara (violoncelle) et Jacopo Giovannini (piano), qui a été choisi à cet effet.

Célébration d'un centenaire autour du "Pierrot lunaire"

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Le 4 avril 1924, Arnold Schoenberg dirigeait son Pierrot lunaire à Padoue : 100 ans plus tard, les Amici della Musica di Padova commémorent cette date en proposant le Pierrot Lunaire le 4 avril à l'Auditorium Pollini.
La voix récitante est la violoniste Patricia Kopatchinskaja, l'ensemble dirigé par Alexander Lonquich (piano) est composé d'Irena Kavcic (flûte), Tommaso Lonquich (clarinette), Ilya Gringolts (violon), Enrico Bronzi (violoncelle).

Karel Mark Chichon prolonge

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L'Orquesta Filarmónica de Gran Canaria vient d'annoncer le renouvellement du mandat de Karel Mark Chichon jusqu'à la fin de la saison 26/27,
Cette nouvelle contraste avec les déclarations faites en 2023 par le chef d'orchestre lui-même, qui avait déclaré : "Je considère que l'année 2025 marquera la fin d'une période idéale pour un chef d'orchestre et directeur artistique d'un orchestre".
Chichon est le chef principal de l'orchestre depuis 2017, et sera donc au moins dix ans à la tête de l'ensemble après la prolongation de son contrat.

"Sinfonia domestica" de Richard Strauss, 120 ans

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La Sinfonia Domestica Op.53 (Symphonie domestique) a été composée en 1902.
Il s'agit de la seconde œuvre d'inspiration autobiographique du musicien, écrite peu après Une vie de héros de la même veine. Elle est d'ailleurs dédiée à sa femme et à son fils, Franz.

Le terme « symphonie » est paradoxalement rare dans l'œuvre de Strauss : si on excepte deux compositions de jeunesse, il n'en a écrit qu'une seule autre intitulée Une symphonie alpestre. La structure de sa Sinfonia Domestica est d'ailleurs inhabituelle, avec cinq parties de taille très inégale, s'apparentant sans doute plus à un poème symphonique de grande ampleur qu'à une symphonie traditionnelle. Strauss en parle d'ailleurs en employant à plusieurs reprises ce premier terme.

Le côté « domestique » contraste avec la particulière richesse de l'orchestration dont est coutumier Strauss. Il décrit l'atmosphère familiale sereine à trois, avec ses moments de tendresse et de disputes.

La première a lieu le 21 mars 1904 au Carnegie Hall de New York avec le Wetzler Symphony Orchestra sous la direction du compositeur.
Anecdotiquement, les représentations suivantes eurent lieu dans le hall d'un grand magasin de la cité américaine.
La première européenne a lieu peu après à Francfort, puis Gustav Mahler dirige la partition à Vienne au cours de cette même année. L'écrivain Romain Rolland en fait, plus tard, une critique privée élogieuse, mais entend faire abstraction du côté musique à programme de l'œuvre.

Des thèmes de sa symphonie domestique seront repris par Strauss dans deux partitions postérieures : son Prélude nuptial et son Parergon zu Sinfonia Domestica (additif à la symphonie domestique), ce dernier étant une pièce "pour la main gauche" pour piano et orchestre écrite à la demande du pianiste Paul Wittgenstein qui avait perdu sa main droite au cours de la Première Guerre mondiale.

L'œuvre se compose de cinq mouvements et la durée d'exécution est d'environ trois quarts d'heure.

9e Symphonie "Grande" de Franz Schubert, 185 ans

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La Symphonie no 9 en ut majeur, D. 944, connue sous le nom de « Grande Symphonie », est la dernière à avoir été achevée.

Le compositeur l'avait d'abord surnommée « Grande ut majeur » afin de la distinguer de son autre symphonie en ut majeur, la Sixième ou « Petite Symphonie », mais ce surnom est aujourd'hui souvent considéré comme le reflet de l’œuvre, de par sa longueur et sa majesté. Son exécution dure environ de 55 à 65 minutes.

Cette symphonie ne put être exécutée du vivant de Schubert, les orchestres du conservatoire de Vienne la trouvaient trop longue et n'arrivaient pas à surmonter des difficultés techniques. Les musiciens de la Gesellschaft der Musikfreunde la jugèrent « difficile et pompeuse » (« schwierig und schwülstig »), au point que lors du concert posthume du 14 décembre 1828, elle fut remplacée par la « Petite ».

En 1838, dix ans après la mort de Schubert, Robert Schumann se rendit sur la tombe du compositeur puis rencontra son frère aîné Ferdinand Schubert, qui disposait d'une copie de la symphonie que Schumann ramena à Leipzig où il la fit exécuter (dans une version écourtée) par l'Orchestre du Gewandhaus de Leipzig sous la direction de Felix Mendelssohn lors du concert du 21 mars 1839. Schumann en rendit compte dans sa gazette Neue Zeitschrift für Musik à travers un article élogieux, admiratif de la « longueur divine » de cette symphonie.

La pièce ne reçut pas un bon accueil à Londres, où la répétition dirigée par François-Antoine Habeneck fut ponctuée de rires des violonistes lors du dernier mouvement qui est techniquement difficile. La pièce fut finalement donnée aux États-Unis avant Paris, où elle ne fut jouée qu'en 1851.

Souvent considérée comme la meilleure pièce symphonique de Schubert, la Grande Symphonie en ut majeur est aussi l'une de ses œuvres les plus novatrices. Si l'on retrouve encore le style de Beethoven dans le développement thématique de l'œuvre, le soin apporté à la mélodie est très personnel, ce qui, de la part d'un maître du lied, ne saurait surprendre. Ce nouveau style a incité Schumann à poursuivre ses propres ambitions symphoniques.