Le compositeur autrichien Johann Georg Albrechtsberger est né le à Klosterneuburg et mort le à Vienne.
Organiste à la Cour impériale et maître de chapelle de la cathédrale Saint-Étienne de Vienne, il fut l'ami de Haydn et Mozart, et le maître de Beethoven en 1794-1795. Ce dernier ne fut d'ailleurs pas son seul élève, quantité d'autres jeunes musiciens cherchant à enrichir leur connaissances des techniques de composition.
Johann a composé beaucoup de musique religieuse -26 messes, oratorios, motets, et un Te Deum- ainsi que des préludes et fugues pour orgue, de la musique de chambre et des ouvrages théoriques. Il laisse un catalogue de 750 œuvres musicales.
En 1790, il publie à Leipzig un traité de composition dont la troisième édition paraït en 1821. Une compilation de ses écrits sur l'harmonie en trois volumes est éditée par les soins de son élève Ignaz von Seyfried (1776-1841) en 1826. Il en est tiré une traduction en anglais par Novello en 1855.
Son style de composition est inspiré par le contrepoint tel que décrit dans son Gradus ad Parnassum par Johann Joseph Fux, l'un de ses lointains prédécesseurs en tant que maître de chapelle de la cathédrale Sankt Stephan (Saint-Étienne) à Vienne.
Johann Albrechtsberger exerça une réelle influence sur l'évolution du classicisme. Ses traités sur la composition et sur la basse figurée lui valurent une reconnaissance internationale. Ses livres traitent de thèmes tels que les intervalles, les notes ayant une bonne sonorité ensemble, ou au contraire, les dissonances, la façon dont les voix du contrepoint devraient interagir. Le tout présentait une rédaction dans un langage compréhensible et pratique. Ainsi, comme le dit le livre Classica, un recueil de biographie de compositeurs : « C'est ainsi qu'alors que sa propre musique n'était nullement progressiste, ses travaux constituèrent une contribution sérieuse à la diversité de la musique de la période classique. »
Il a composé de nombreux concertos pour guimbarde après avoir rencontré un musicien particulièrement doué pour cet instrument
Le compositeur britannique William Boyce est baptisé à Londres le 11 septembre 1711 et mort le 7 mars 1779.
Choriste à douze ans, il devint apprenti organiste lorsque sa voix mua. Dans les années 1735 et 1736, Boyce fut organiste à la chapelle d'Oxford puis à Cornhill. Déjà son audition s'altérait lentement. En juin 1736 il devint compositeur à la Chapelle royale et composa de grands anthems, de la musique d'église et l'oratorio David's Lamentation over Saul and Jonathan. En 1739, il composa son Ode pour le jour de Sainte Cécile interprétée avec succès durant cinq années. En 1740, il composa un court opéra : Peleus and Thetis. En 1747, il publia ses sonates en trio pour deux violons et basse continue qui rencontrèrent un grand succès et furent remarquées par Haendel.
L'Université de Cambridge lui conféra son doctorat en musique le 3 juillet 1749 pour son anthem O be joyful. En 1750 les théâtres de Covent Garden et de Drury Lane rivalisent en présentant unCortège funèbre pour Juliette (Roméo et Juliette). Grâce à la musique de Boyce, la production de Drury Lane dirigée par David Garrick obtient plus de succès que celle de Covent Garden, sur une musique de Thomas Arne.
En 1757, Boyce succède à son maître, Maurice Greene, à la direction du festival des Sons of the Clergy à la cathédrale Saint-Paul et devient Master of the King's Music. Avec le King's Band, il produit régulièrement une ode pour célébrer la nouvelle année et une ode pour l'anniversaire du Roi. Les ouvertures de ces odes, mais aussi des masques et musiques de scène, ont été reprises dans ses huit symphonies à la beauté délicate (1760).
En 1758, il est l'un des trois organistes de la Chapelle royale. En 1759, Boyce écrit sa célèbre chanson Heart of Oak commémorant les victoires contre la France. En 1760 fut publié le premier volume de la « Cathedral Music », recueil de musique religieuse des plus célèbres compositeurs britanniques depuis les temps les plus anciens jusqu'au milieu du XVIIIe siècle, projeté par Greene et que termina Boyce.
En 1768, il abandonne peu à peu ses fonctions à cause de la dégradation de son ouïe.
Ses douze ouvertures sont publiées en 1770.
John Wilbye est un compositeur anglais de la Renaissance, baptisé le et mort vers septembre 1638 à Colchester.
Né à Brome, près de Diss, dans le Suffolk, d'un père tanneur, il bénéficie pour son éducation du patronage de la famille Cornwallis. « À 25 ans environ, il entre au service de la famille Kytson à Hengrave Hall, près de Bury St Edmunds ». Il a les charges de l'enseignement de la musique aux enfants de la famille, de l'entretien des instruments, de la copie des partitions, ainsi que de la composition d'œuvres pour les divertissements privés de ses maîtres.
Quand Lady Élisabeth Kytson meurt en 1628, il accompagne Lady Rivers, la plus jeune des filles Kytson, dans sa résidence de Colchester. « À sa mort, il lègue une viole au Prince de Galles (futur Charles II), ce qui indique qu'il a été en contacts avec la cour »
« Il compte parmi les plus grands madrigalistes anglais, bien qu'il n'ait pas été particulièrement prolifique », car il ne publie que deux livres de madrigaux en 1598 et 1609.
Son style, influencé par Thomas Morley, est caractéristique d'une écriture vocale délicate et d'une attention aiguë au texte : il a d'ailleurs un goût pour la poésie introspective et mélancolique, bien en accord avec sa sensibilité. À la recherche constante d'une variété de couleurs, il « se plaît à isoler une voix (ou un demi-chœur) de l'ensemble ». À plusieurs reprises, l'harmonie est audacieuse, faisant usage tantôt de fausses relations entre les modes majeur et mineur, tantôt de « lignes qui tombent par degrés du supérius et du ténor syncopés, créant des discordances momentanées avec le reste de la polyphonie » C'est que le figuralisme chez Wilbye est toujours utilisé « comme une technique subtile destinée à rehausser la valeur expressive d'un mot ou d'une strophe ».
On ne connaît qu'une seule composition pour clavier de Wilbye. Elle a survécu dans le Clement Matchett's Virginal Book : il s'agit d'une transcription d'une gaillarde de John Dowland, The Frogge.
Ce 6 mars, la soprano néo-zélandaise Kiri Te Kanawa fête son 80e anniversaire.
Elle a étudié à Londres et a fait ses débuts en 1971 à l'Opéra de Covent Garden dans le rôle de la Fille aux fleurs dans Parsifal de Wagner.
En 1973, elle a chanté la Comtesse de Figaro au festival d'opéra de Glyndebourne, ce qui allait devenir l'un de ses rôles phares pendant de nombreuses années.
Elle fait ensuite ses débuts au Met en Desdemona en 1974, puis en Donna Elvira à Paris en 1975 sous la direction de Georg Solti, qui appréciait particulièrement sa voix.
Elle se produit sur toutes les grandes scènes et devient particulièrement populaire dans son pays d'adoption, l'Angleterre.
En 1984, Leonard Bernstein fait appel à elle pour l'enregistrement en studio de West Side Story et elle participe également à la création du Liverpool Oratorio de Paul MacCartney en 1991.
En 2009, elle a annoncé son départ de la scène, et l'une de ses dernières représentations a eu lieu à l'Opéra de Cologne où elle a chanté la Maréchale dans Le Chevalier à la rose.
À l'occasion de son 70e anniversaire, Warner Classics a publié un coffret de 4 CD qui offre un aperçu du vaste répertoire d'opéra de l'artiste.
Opéra de Florence : Carlo Fuortes succède à Alexander Pereira
L'ancien directeur général de la Rai et manager culturel italien Carlo Fuortes a été nommé nouveau directeur de l'opéra de Florence "Maggio Musicale Fiorentino". Il remplace le Alexander Pereira qui a démissionné l'année dernière et qui fait l'objet d'une enquête pour détournement de fonds publics.
Après la démission de Pereira en février 2023, l'opéra de Florence a été placé sous la surveillance d'un commissaire du gouvernement,dont le mandat a entre-temps expiré. Pereira, qui dirigeait le prestigieux théâtre depuis 2019, avait tiré avec sa démission les conséquences d'une enquête du parquet en cours contre lui pour des soupçons de détournement de fonds du théâtre.
La Fenice à Venise reprend Maria egiziaca d'Ottorino Respighi
A partir de vendredi et pour 5 cinq représentations, le Teatro La Fenice de Venise récupère l'un des opéras du compositeur Ottorino Respighi : Maria egiziaca, vraiment rare dans la programmation lyrique.
Sur un livret de Claudio Guastalla, elle fut créée en 1932 au Carnegie Hall de New York. Pleine d'archaïsmes, la partition contient des échos de chant grégorien, de musique de la Renaissance et de Monteverdi. Marie, une prostituée, ressent le besoin de se rendre à Jérusalem. Là, elle se repentira de ses péchés et un ange la conduira au désert, où elle priera jusqu'à la fin de ses jours. L'abbé Zosimo la trouve mourante et creuse sa tombe avec l'aide d'un lion.
La mise en scène sera assurée par Pier Luigi Pizzi et la direction de Manlio Benzi. Le rôle-titre revient à la soprano Francesca Dotto entourée de Vincenzo Costanzo, Michele Galbiati et Simone Alberghini.
Le violoniste John Sherba et l'altiste Hank Dutt, deux des membres fondateurs du quatuor ultra-moderniste Kronos, ont décidé de prendre leur retraite après 46 ans.Ils seront remplacés par Gabriela Díaz, violon et Ayane Kozasa, alto.De la formation originale, il ne reste que le premier violon David Harrington.
Dutt a rejoint le groupe en 1977 ; lui et Harrington ont recruté Sherba en 1978.
Le label Chandos désormais dans le giron de Klaus Heymann
L'un des derniers labels classiques indépendants, Chandos, a été vendu au fondateur de Naxos, Klaus Heymann.
En 44 ans, Chandos a constitué un catalogue de 3 000 enregistrements, servant de rampe de lancement à des artistes d'époque tels que Mariss Jansons, Neeme Jarvi, Edward Gardner et feu Richard Hickox.
"Le Déserteur" de Pierre-Alexandre Monsigny, 255 ans
Le Déserteur est un opéra-comique (« drame en prose mêlé de musique ») en trois actes et quatre tableaux sur un livret de Michel-Jean Sedaine, créé le 6 mars 1769 à l'Hôtel de Bourgogne par la troupe de la Comédie-Italienne.
Inspirée d'un fait divers récent -survenu en 1767 devant Louis XV-, l’œuvre mêle pour la première fois tragédie et vaudeville dans ce genre théâtral. Créée en présence notamment des Ducs d'Orléans et de Chartres, elle connaît un succès immédiat et restera au répertoire de l'Opéra-Comique jusqu'au début du XXe siècle.
Elle est ainsi reprise le 1er avril 1790 au Théâtre-Italien (salle Favart) avec Jean Elleviou dans le rôle d'Alexis, le 28 juillet 1802 au théâtre Feydeau et le 30 octobre 1843 à l'Opéra-Comique (salle Favart) dans une nouvelle orchestration d'Adolphe Adam, sous l'appellation « opéra-comique ». La dernière représentation y a lieu le 26 octobre 1911.
Chef d'orchestre, violoniste et compositeur américain, Lorin Varencove Maazel est né le à Neuilly-sur-Seine et mort le en Virginie à l'âge de 84 ans.
Après des débuts précoces d'enfant prodige aux États-Unis, il connaît une carrière de chef d'orchestre aussi bien en Europe que sur le sol américain, en tant que directeur musical de certains orchestres et opéras parmi les plus prestigieux du monde, notamment l'Orchestre de Cleveland, l'Orchestre National de France, l'Orchestre Symphonique de la radiodiffusion bavaroise et l'Orchestre Philharmonique de New York. Malgré un caractère autoritaire et les reproches quant à son obsession du détail au détriment de la forme et de l'expression, il reste admiré pour sa mémoire infaillible, et pour l'activité qu'il a menée sans relâche jusqu'à un âge avancé. Il laisse également un important legs discographique couvrant essentiellement le répertoire orchestral romantique et post-romantique, ainsi que l'opéra, de Mozart à Puccini.
Né dans une famille de musiciens américains, il est élevé par ses parents Lincoln Maazel (chanteur et comédien, par exemple dans le film de 1977 "Martin") et Marion Shulman Maazel, à Los Angeles aux États-Unis, où ils retournent en 1930 Son grand-père Isaac Maazel, juif d'origine russe, est violoniste au Metropolitan Opera. Lorin reçoit ses premières leçons de violon à l'âge de cinq ans auprès de Karl Moldrem, et de direction orchestrale à l'âge de sept ans auprès de Vladimir Bakaleïnikov, ami de la famille et chef associé de l'Orchestre Philharmonique de Los Angeles.
Il fait ses débuts en public à l'âge de huit ans avec l'orchestre de l'Université de l'Idaho, dirigeant la Symphonie Inachevée de Franz Schubert, et il dirige un grand nombre d'orchestres américains entre neuf et quinze ans, notamment l'Orchestre Symphonique de la NBC en 1941, à l'invitation d'Arturo Toscanini, l'Orchestre Philharmonique de New York au Lewisohn Stadium en 1942, et l'Orchestre de Cleveland en 1943.
Il poursuit des études à l'Université de Pittsburgh où il entre en 1946, à 16 ans, et étudie les langues, les mathématiques et la philosophie, tout en jouant comme violon au sein de l'Orchestre Symphonique de Pittsburgh dont il devient aussi chef assistant en 1949.
Il fonde à la même époque le Fine Arts Quartet of Pittsburgh.
Il est également invité par Serge Koussevitzky pour se produire au festival de Tanglewood, en 1951 et de nouveau en 1952.
Il bénéficie d'une bourse Fulbright qui lui permet d'achever sa formation en Italie à partir de 1951, pour étudier la musique baroque. Résidant à Milan, il fait ses débuts de chef sur le sol européen à Catane, au théâtre Bellini où il remplace un chef souffrant, le .
Lorin Maazel acquiert bientôt une réputation grandissante. Le , il fait ses débuts à La Scala de Milan, dans un concert symphonique où il accompagne le violoniste Leonid Kogan.
En 1960, à trente ans, il est le premier chef américain et le plus jeune chef de l'histoire à être invité au festival de Bayreuth, pour diriger le Lohengrin de Wagner. La même année, il fait ses débuts à Londres avec le BBC Symphony Orchestra dans une exécution de la Symphonie n° 2 de Mahler avec Maureen Forrester. L'année suivante, il est appelé à diriger le Boston Symphony Orchestra. En 1963, il est cette fois invité au festival de Salzbourg5.
Il obtient son premier poste permanent à la Deutsche Oper de Berlin en 1965, où il prend la succession de Ferenc Fricsay, ainsi qu'à la tête de l'orchestre résident, le Radio-Symphonie-Orchester, avec lequel il crée l'opéra Ulisse de Luigi Dallapiccola. Il permet aussi à la Deutsche Oper de se produire au Kennedy Center de Washington, lors de sa dernière saison comme directeur musical, en 1975, pour une série de représentations de Lohengrin dans une mise en scène de Wieland Wagner.
Chef assistant (apprentice conductor) de Otto Klemperer au New Philharmonia Orchestra (1970-1972), Lorin Maazel obtient bientôt un poste prestigieux, à la tête de l'Orchestre de Cleveland, où il succède à George Szell en 1972, après deux ans d'intérim de Pierre Boulez.
Très respecté et admiré, notamment pour sa profonde connaissance du répertoire romantique et des œuvres de Gustav Mahler, Jean Sibelius, Giacomo Puccini ou encore Richard Strauss, dirigeant toujours de mémoire, il est successivement le directeur musical de certains des plus grands orchestres du monde. Il est aussi l'un des chefs les plus souvent invités par l'Orchestre Philharmonique de Vienne, qu'il dirige notamment dans onze concerts du nouvel an, entre 1980 et 2005 (dont neuf fois en dirigeant du violon).
Directeur musical du New York Philharmonic à la suite de Kurt Masur, entre 2002 et 2009, Lorin Maazel crée dès son entrée en fonction la pièce On the Transmigration of Souls, composée par John Adams en hommage aux victimes des attentats 11 septembre. L'œuvre et l'enregistrement dont elle fait l'objet reçoivent le Prix Pulitzer de musique et trois Grammy Awards (meilleure composition contemporaine, meilleur enregistrement orchestral et meilleur album de musique classique).
Lorin Maazel fait de nouveau l'actualité avec l'orchestre new-yorkais en dirigeant un concert à Pyongyang, en Corée du Nord, au cours d'une tournée asiatique, le . L'événement est présenté comme un acte de diplomatie culturelle, mais est fortement critiqué sur le sol américain6. Il quitte son poste au terme de la saison 2008-2009, et ne conserve que des postes permanents sur le sol européen, à l'Opéra de Valence et l'Orquestra de la Comunitat Valenciana, qu'il dirige depuis sa création en 2006, et à la tête de l'Orchestre Philharmonique de Munich de 2011 jusqu'à sa mort, en 2014.
Au cours de sa carrière, pendant 72 ans, il dirige plus de deux cents orchestres différents, au cours de 7 000 concerts et de représentations d'opéra, demeurant très actif jusqu'à la fin de sa vie avec plus d'une centaine de concerts par an..
Il reçoit le Prix Sibelius en Finlande, est fait commandeur de l'Ordre du Mérite de la République fédérale d'Allemagne, et deux fois commandeur de la Légion d'honneur par le gouvernement français. Lorin Maazel a été honoré en d'un buste à son effigie à l'Opéra de Vienne, aux côtés de Gustav Mahler et de Herbert von Karajan.
Il connaît toutefois plusieurs conflits avec les musiciens sous sa direction, notamment à ses débuts au Royal Opera House en 1978, pour Luisa Miller, et à l'Opéra d'État de Vienne, où son contrat de quatre ans est rompu après seulement deux ans, en 1984. Son successeur à la tête de l'Orchestre de Cleveland, Christoph von Dohnanyi, relaie également les critiques de ses musiciens, qui reprochent à Maazel son autoritarisme et son unique souci de battre la mesure au détriment du phrasé. Mais sa plus grande déception concerne la succession d'Herbert von Karajan à la tête de l'Orchestre Philharmonique de Berlin, qu'il espérait, avant qu'elle n'aille dans une relative surprise à Claudio Abbado.
Par la suite, Lorin Maazel décide de ne plus se produire avec cet ensemble, qu'il dirigera néanmoins en 2000 lors d'un concert Wagner dont l'enregistrement est disponible dans les archives de la Philharmonie, et dont le programme est identique à celui d'un concert qu'il avait dirigé avec cet orchestre en 1987.
Ses interprétations sont également parfois critiquées, à partir des années 1980 surtout, pour un souci excessif du détail au détriment de la forme et de l'expressivité, reproches qui culminent notamment dans ses interprétations tardives de Mahler.
Au printemps 2014, en raison de son état de fatigue, Lorin Maazel est contraint de quitter son poste de directeur musical de l'Orchestre Philharmonique de Munich et annonce l'annulation de ses engagements pour la saison 2014-2015, afin de se reposer. Il faut attendre une année entière pour que l'orchestre en question trouve un successeur.
Lorin Maazel meurt le des suites d'une pneumonie, pendant le festival de Castleton, fondé en 2009 par le chef et son épouse, dans l'ancienne ferme où ils résident, en Virginie. Il avait dirigé quelques jours auparavant, le , Madame Butterfly de Giacomo Puccini, pour l'ouverture du festival.