Le Journal

Lorenzo da Ponte, 275 ans

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Lorenzo da Ponte, né Emanuele Conegliano le  à Ceneda (commune de Vittorio Veneto, république de Venise), mort le  à New York, poète et librettiste vénitien, a eu une vie riche en péripéties. On lui doit les livrets des trois grands opéras de Mozart.

Da Ponte est né dans une famille juive à Ceneda où son père était cordonnier. Après la mort de sa mère et le remariage de son père en 1763 avec une jeune catholique de vingt ans sa cadette, toute la famille se convertit au catholicisme et prend le nom de da Ponte, celui de l’Evêque de Ceneda. Répondant aux instances de l’évêque et de son père, il entre au séminaire de Portogruaro où il découvre Dante, Plutarque. Ordonné prêtre en 1773, il enseigne au séminaire de Portogruaro dans la chaire de rhétorique puis celui de Trévise où il est renvoyé après avoir défendu les idées de Rousseau qu'en 1776. Il s’installe à Venise où il mène une vie rocambolesque et donjuanesque, ce qui le fait poursuivre par les autorités.

En 1781, il s’établit à Vienne où, protégé par l’Empereur Joseph II, il est nommé « poète impérial », fonction littéraire importante à la Cour, succédant au grand Métastase. Il écrit notamment des livrets pour le théâtre italien, livrets qu’il rédige pour de nombreux compositeurs dont les célèbres compositeurs du temps Martín y Soler (notamment Una cosa rara et l’arbori di Diana) et Salieri (entre autres Axur re d’Ormus d’après "Tarare" de Beaumarchais) ; mais il est surtout connu aujourd’hui pour sa collaboration fructueuse avec Wolfgang Amadeus Mozart pour trois de ses plus fameux opéra : Les Noces de Figaro (1786), Don Giovanni (1787) et Così fan tutte (1790).

En 1790, à la mort de l’Empereur Joseph II, il quitte Vienne pour Prague et Dresde où il retrouve Casanova qu’il avait connu à Venise et revu à Prague lors de la création de Don Giovanni. En 1792, il s’installe à Londres, où il enseigne l’italien et écrit des livrets pour une compagnie d’opéra italienne, le King’s Theatre.

En 1805, pour échapper à ses créanciers à la suite d’opérations financières douteuses, il émigre à 56 ans en Amérique avec sa compagne Anna Celestina Grahl (dont il eut 5 enfants). Il tente de gagner sa vie dans le commerce du tabac et de l'alcool, l’épicerie et la librairie avant de devenir professeur de langue et de littérature italiennes au Columbia College de New York (qui deviendra l’Université Columbia) où il eut de nombreux élèves.

En 1826, il organise à New York avec Manuel Garcia, le célèbre ténor, la première américaine de Don Giovanni, (avec Maria Malibran dans le rôle de Zerlina). En 1833, il lève des fonds pour la création d’un opéra italien à New York et fait venir Pietro Maroncelli mais ce sera un échec.

À partir de 1830, âgé de 81 ans, il écrit ses Mémoires, régulièrement rééditées, dans lesquelles il raconte, en l’enjolivant et en se donnant le beau rôle, mais avec beaucoup de talent, sa vie aventureuse.

Il meurt à New York en 1838 et aura droit à des funérailles imposantes dans la cathédrale Saint Patrick de Mulberry Street.

Homme de lettres et aventurier, ami de Casanova, il fut également l’introducteur et le propagateur de la langue, de la littérature et de l’opéra italien en Amérique.

 

Décès de Makoto Shinohara

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Makoto Shinohara (篠原 眞, Shinohara Makoto, 10 décembre 1931 - 3 mars 2024) était un compositeur japonais.

Né à Osaka, Shinohara étudie à l'Université des arts de Tokyo de 1952 à 1954, étudiant la composition avec Tomojirō Ikenouchi, le piano avec Kazuko Yasukawa, et la direction d'orchestre avec Akeo Watanabe et Kurt Wöss.
De 1954 à 1960, il étudie à Paris avec Tony Aubin, Olivier Messiaen, Simone Plé-Caussade, Pierre Revel et Louis Fourestier.
De 1962 à 1964, il étudie à la Hochschule für Musik München et au Siemens-Studio für elektronische Musik ; il étudie ensuite avec Bernd Alois Zimmermann et Gottfried Michael Koenig à la Rheinische Musikschule de Cologne, puis avec Karlheinz Stockhausen de 1964 à 1965.
Il a bénéficié d'une bourse de l'Office allemand d'échanges universitaires en 1966 et 1967 et d'une bourse du gouvernement italien en 1969.
En 1971, il a reçu le prix Rockefeller du Columbia Princeton Electronic Music Center et, en 1978, une bourse du gouvernement néerlandais.

Shinohara a travaillé avec la musique électronique à l'Institut de sonologie d'Utrecht, au studio électronique de la Technische Universität Berlin, au Columbia Princeton Electronic Music Center à New York (1971-72) et au Studio NHK (Nippon Hōsō Kyōkai) à Tokyo. En 1978, Shinohara est professeur invité de composition à l'université McGill de Montréal, au Canada.

À partir des années 1970, il est surtout connu pour sa combinaison de musique occidentale et de musique traditionnelle japonaise, ainsi que pour ses expérimentations variées avec la musique acoustique et électronique occidentale.

Shinohara est décédé d'un cancer de l'estomac le 3 mars 2024, à l'âge de 92 ans.

 

L'Ensemble Modern retourne aux Etats-Unis

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Une tradition et une amitié étroites et de longue date lient l'Ensemble Modern à la musique de Kurt Weill et au chef d'orchestre et compositeur viennois HK Gruber. Aujourd'hui, le spécialiste de Weill est à nouveau l'invité de l'Ensemble Modern. Avec la soprano canadienne Wallis Giunta et l'ensemble a cappella Amarcord, ils se rendent aux États-Unis avec un programme "Weimar". Les concerts auront lieu à Houston et au Zankel Hall du Carnegie Hall à New York. Il s'agit du premier voyage aux Etats-Unis de l'Ensemble Modern depuis 2011.

Premières à Leipzig la saison prochaine

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A la tête du Gewandhaus, Andris Nelsons fera ses débuts à l'Opéra de Leipzig, la saison prochaine, avec Lady Macbeth von Mzensk dans le cadre du festival Chostakovitch qui célèbre le 50e anniversaire de la mort du compositeur.
Le cantor Thomas Andreas Reize dirigera lui aussi pour la première fois un opéra dans cette maison : ce sera Amadis, le chevalier de Johann Christian Bach,
Le nouveau directeur musical de la  Musikalische Komödie, Michael Nündel, débute avec la première de la comédie musicale juke-box Hello ! Again ?

Pour le Voyage à Reims Rossini, ce sera une première à Leipzig aussi.

"Les joyeuses Commères de Winsor" d’Otto Nicolaï, 175 ans

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Die lustigen Weiber von Windsor, en français Les Joyeuses Commères de Windsor, est un opéra-comique et fantastique en trois actes avec un livret de Salomon Hermann Mosenthal (1821-1877), inspiré par la comédie du même nom de William Shakespeare.

La création eut lieu à Berlin, au Hofoper, le 9 mars 1849, deux mois avant la mort du compositeur.

La pièce de Shakespeare « Les Joyeuses Commères de Windsor », pièce de circonstance bâtie sur une intrigue bien faible -écrite en deux semaines pour satisfaire la Reine Élisabeth Ire qui, ayant apprécié le personnage de Falstaff dans Henri IV, avait émis le souhait de le retrouver sur scène- inspirera par la suite à Verdi son ultime opéra (Falstaff, 1893), bien plus connu que celui d'Otto Nicolaï.

Seule l’ouverture, particulièrement l’adagio final, connaîtra un certain succès en France -l'emploi de mélodies enlevées proches de celle des Strauss y est certainement pour quelque chose- et passera à la postérité. Il est encore utilisé de temps en temps en illustration sonore (par exemple la scène du tennis dans le film « Les aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec »).

La présence sur le marché de plusieurs versions discographiques allemandes (notamment Artur Rother en 1943, Robert Heger en 1963, Fritz Rieger en 1967, Bernhard Klee en 1976, Helmut Froschauer en 2002 et Ulf Schirmer en 2007) indique que l'opéra Die lustigen Weiber von Windsor a eu une plus belle carrière outre-Rhin.

Gérard Mortier, 10 ans

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Pendant des décennies, Gérard Mortier a marqué le paysage culturel européen comme personne, notamment en tant que directeur du Festival de Salzbourg.
Né le 25 novembre 1943 à Gand, il est le fils d'un boulanger.
En 1965, il obtient un doctorat en droit à l'Université de Gand et termine en 1967 un deuxième cursus en sciences de la communication.
Il a commencé sa carrière de directeur d'opéra et de théâtre en 1968 en tant qu'assistant du Festival de Flandre.

De 1973 à 1980, il travaille à Düsseldorf, Francfort, Hambourg et Paris sous la direction de Christoph von Dohnányi et Rolf Liebermann.
En 1981, il a finalement pris la direction de La Monnaie, poste qu'il a occupé pendant dix ans. Ses programmes d'opéra progressistes et couronnés de succès ont attiré l'attention internationale, si bien qu'en 1991, il a été appelé au Festival de Salzbourg, dont il a également été le directeur pendant dix ans. Il devait également rendre le festival intéressant pour un public plus jeune. Durant son mandat, il a mis en scène 25 opéras du 20e siècle.
En 2002, il a conçu le premier cycle de la Ruhrtriennale d'Essen en tant qu'intendant et a finalement dirigé l'Opéra de Paris de 2004 à 2009.

Sa candidature commune avec Nike Wagner pour la direction du festival de Bayreuth n'a cependant pas été couronnée de succès. Son engagement auprès du New York City Opera, qu'il aurait dû reprendre en 2009, a également été infructueux.

Suite à la crise financière, Mortier ne s'est plus senti en mesure de proposer un programme artistiquement exigeant et a résilié son contrat prématurément malgré une préparation de deux ans.
En 2010, il a pris la direction du Teatro Real à Madrid. Là aussi, il a été contraint de prendre des mesures d'économie drastiques en raison de la crise économique en Espagne.

En septembre 2013, l'administration a voulu mettre un terme aux conflits liés aux coupes budgétaires constantes en licenciant sans préavis le directeur en invoquant un cancer préalablement diagnostiqué. Cette décision a suscité une vive indignation et des protestations au niveau international, si bien que l'on s'est vu contraint d'offrir à Mortier au moins la fonction de conseiller artistique. Afin de ne pas mettre en péril les projets déjà en cours, il a accepté.

Le 8 mars 2014, il a toutefois succombé à un cancer à Bruxelles.
L'Université de Gand lui a décerné un doctorat honoris causa à titre posthume.

Imogen Holst, 40 ans

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Imogen Clare Holst, née Imogen Clare von Holst le  et morte le , est une compositrice et cheffe d'orchestre britannique qui est le seul enfant du compositeur Gustav Holst.

Imogen Holst est élevée dans l'ouest de Londres et fait ses études à la Froebel Demonstration School et à la St Paul's Girls' School, où son père est directeur de musique. Elle travaille avec Herbert Howells avant d'entrer au Royal College of Music (RCM) en 1926 pour étudier la composition avec George Dyson et Gordon Jacob, l'harmonie et le contrepoint avec Ralph Vaughan Williams et la direction d'orchestre avec William H. Reed. Elle gagne plusieurs prix de composition, dont le prix Cobbett en 1928 pour un quatuor à cordes.

En 1931, Imogen Holst commence à gagner sa vie comme musicienne pigiste, mais son espoir de devenir pianiste concertiste est brisé par une phlébite naissante au bras gauche.

En , Imogen Holst part étudier en Suisse et retourne au Royaume-Uni juste avant le déclenchement de la guerre. Elle fait partie du comité de Bloomsbury House pour les réfugiés et travaille avec des musiciens d'Autriche et d'Allemagne. En , Sir Henry Walford Davies la choisit pour l'un des six musiciens chargés d'inspirer et d'organiser des manifestations musicales pour les civils des milieux ruraux. Cette formule, financée d'abord par le Pilgrim Trust, est reprise par le nouveau Council for the Encouragement of Music and the Arts, prédécesseur du Conseil des arts de Grande-Bretagne.

En , elle reprend sa carrière de pigiste, et à l'automne de 1952, le compositeur Benjamin Britten lui demande de venir à Aldeburgh, dans le Suffolk, pour l'aider dans son opéra Gloriana. Elle a fait la connaissance de Britten et de son partenaire, le ténor Peter Pears, dans les années 1940, et ils sont devenus des amis intimes. Elle vit à Aldeburgh (dans une maison dessinée par l'architecte H. T. Cadbury-Brown) jusqu'à la fin de sa vie et collabore d'abord étroitement avec Britten tant comme adjointe musicale que pour le Festival d'Aldeburgh, dont elle est la directrice artistique de 1956 à 1977.

En 1953, elle adapte pour un orchestre à cordes la composition pour clavier de William Byrd fondée sur le vieil air irlandais Sellinger's Round. Cette adaptation sert de base aux Variations on an Elizabethan Theme, composition collective de Britten, de Lennox Berkeley, d'Arthur Oldham, de Michael Tippett et de William Walton. La première de cette œuvre a lieu au Festival d'Aldeburgh en 1953 en l'honneur du couronnement d'Élisabeth II.

En 1963, Imogen Holst publie "An ABC of Music", introduction à la théorie de la musique qui est encore en librairie.

En 1964, Imogen Holst quitte Aldeburgh pour se concentrer sur l'enregistrement et l'édition de la musique de son père. Avec le compositeur Colin Matthews, elle publia des éditions savantes des œuvres de son père, dont quatre volumes de fac-similés, et dresse l'ouvrage "A Thematic Catalogue of Gustav Holst's Music" (1974).

Elle est nommée membre du RCM en 1966, membre honoraire de la Royal Academy of Music en 1970 et commandeur de l'Ordre de l'Empire britannique (CBE) en 1975. Elle reçoit des doctorats honoris causa des Universités de l'Essex (1968), d'Exeter (1969) et de Leeds (1983).

Elle meurt en , à l'âge de 76 ans, et est enterrée dans le cimetière de l'église Saint Peter and Saint Paul (Saint-Pierre-et-Saint-Paul) à Aldeburgh. Sa tombe se trouve juste derrière celles de Benjamin Britten et de Peter Pears. Holst ne s'est pas mariée.

En 2007, la société Boydell Press publie "Imogen Holst: A Life in Music" sous la direction de Christopher Grogan et de Rosamund Strode, pour célébrer le centenaire de sa naissance.

Le Metropolitaan Opera Orchestra annonce une tournée

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C'est confirmé, le Metropolitan Opera Orchestra et son chef  Yannick Nézet-Séguin feront en juin une tournée qui les mènera et Corée, au Japon et à Taiwan.

 

L'ensembe roumain "Madrigal - Marin Constantin" en tournée au Pérou.

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Du 10 au 20 mars 2024, le Chœur de chambre national roumain  "Madrigal - Marin Constantin", dirigé par Anna Ungureanu et Cezar Verlan, sera en République du Pérou dans le cadre de sa première tournée en Amérique du Sud.

Le Chœur Madrigal se produira à Lima et Cusco, mais aussi à Machupicchu (Aguas Calientes), la ville la plus proche du site historique inca.

Le concert à Machupicchu sera suivi d'un tournage dans la « cité perdue des Incas » - la citadelle sacrée du Machu Picchu.

La tournée marque la célébration des 85 ans des relations diplomatiques roumano-péruviennes, ainsi que l'accession par l'ambassade de Roumanie à Lima à la présidence du Festival Francophonie Pérou 2024.

Barthold Kuijken célèbre son 75e anniversaire

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Le flûtiste (flûte traversière) et chef d'orchestre belge Barthold Kuijken fait partie de la "génération fondatrice" de la scène de la musique ancienne, qu'il a marquée de manière décisive avec ses deux frères Wieland (viole de gambe) et Sigiswald (violon).

Il est né le 8 mars 1949 à Dilbeek, en Flandre, dans un environnement familial très musical. Il a d'abord reçu une formation musicale au Conservatoire de Bruges, puis il a poursuivi ses études musicales à Bruxelles et à La Haye.
Il s'est intéressé très tôt à la musique "ancienne" et s'est spécialisé dans le jeu de la flûte traversière après être entré par hasard en possession d'un instrument original de G.A. Rottenburgh (env. 1760).
Comme ses frères, il a acquis la pratique historique du jeu en grande partie de manière autodidacte par l'étude intensive d'écrits et de sources originaux des 17e et 18e siècles, qu'il a transposés de manière aussi authentique que possible dans une pratique de jeu adéquate, en se basant sur les sources.

Loin de se cantonner à la musique des 17e et 18e siècles, Barthold Kuijken a prouvé, par sa participation à l'ensemble Musiques Nouvelles, dans lequel jouaient également ses deux frères, que ses intérêts musicaux étaient vastes et dépassaient les époques pour s'étendre jusqu'aux temps modernes.

A partir de 1970, son activité artistique s'est toutefois concentrée sur la musique baroque. Avec la fondation de l'ensemble La Petite Bande en 1972 sous la direction de son frère Sigiswald, il était pour ainsi dire le "chef de file" de la musique baroque.

Il a transmis ses connaissances théoriques et la mise en pratique de ses techniques de jeu à des élèves intéressés en tant que professeur dans les Conservatoires de Bruxelles et de La Haye. En outre, il s'est produit en tant que soliste en concert dans le monde entier, a donné des masterclasses, a été membre du jury et, à plusieurs reprises, président du jury du Concours international Telemann de Magdebourg.

Depuis 2021, il est membre d'honneur de l'Internationale Telemann-Gesellschaft e.V.
À partir de 1986, Barthold Kuijken est apparu de plus en plus comme chef d'orchestre. Il est actuellement directeur artistique de l'Indianapolis Baroque Orchestra.
En 2007, Barthold Kuijken a été le premier musicien à obtenir le titre de "docteur en arts" à l'Université de Bruxelles avec la thèse "The Notation is not the Music - Reflections on more than 40 years intensive practice of Early Music".

En 2014, il a cessé d'enseigner la flûte baroque aux Conservatoires royaux de Bruxelles et de La Haye afin de pouvoir se consacrer davantage aux concerts.

En 2024, le Prix Georg Philipp Telemann lui a été décerné par la capitale du Land de Magdebourg pour son "étude excellente, large et durablement efficace de la musique du 18e siècle et en particulier de l'œuvre de Georg Philipp Telemann".

Son travail est très bien documenté dans de nombreux enregistrements CD en solo et en ensemble.