Le Journal

Kyrill Kondrashin, 120 ans

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Le chef d'orchestre russe Kirill Kondrashin (en russe : Кирилл Петрович Кондрашин) est né le  à Moscou et mort le  à Amsterdam. En 1960, il remporte un Grammy Awards de la meilleure performance classique -concerto ou soliste instrumental, avec orchestre.

Kirill est né dans une famille de musiciens moscovites : son grand-père était tromboniste, son père, Piotr Kondrachine, était altiste et sa mère, violoniste à l'orchestre du Bolchoï. Vers six ou sept ans, il commence l'étude du piano, notamment des cours privés avec Constantin Chtchedrine ; mais la musique semble peu l'intéresser.

À quatorze ans, il se prend d'un grand intérêt pour l'orchestre en tant qu'« instrument », et prend des leçons privées avec Nikolaï Djouliaïev (théorie, composition, direction, orchestration), qui vont décider définitivement de sa vocation comme chef d'orchestre.

En 1931, il entre dans la classe de direction d'orchestre au Conservatoire avec Boris Khaïkine (1904-1978), dans la droite filiation avec Rimski-Korsakov, puis Nikolaï Malko. Il obtient ses premiers engagements comme chef au Théâtre pour Enfants et au Théâtre d'Opéra Stanislavsky de Moscou. Il reçoit également des leçons d'Alexandre Gaouk.

En 1934 il est engagé comme chef assistant au théâtre Nemirovitch-Danchenko de Moscou. Il y fera ses débuts dans Les Cloches de Corneville de Planquette ().

Il poursuit ses études jusqu'en 1936 (sanctionné par un premier prix), mais obtient avant même son examen un poste au Petit Théâtre dramatique (Maly Téatr) à Léningrad, en même temps que Boris Khaïkine. Se distingue dans Pompadour d'Andreï Pachtchenko (1939), La fanciulla del West de Puccini et Kalinki de Mikhaïl Tcheriomoukhine. Il y restera jusqu'en 1943, en ayant la possibilité de diriger d'autres orchestres.

En 1938, il obtient un prix d'honneur au Grand concours de direction d'orchestre de l'Union : pour la virtuosité de sa technique de direction et la qualité de sa pédagogie avec les orchestres.

Tout juste âgé de vingt-neuf ans, à la suite d'un concert triomphal avec l'Orchestre du Bolchoï à Moscou, organisé à l'initiative de Boris Khaïkine et Dmitri Chostakovitch, il est nommé chef permanent du Théâtre Bolchoï à Moscou. Il y restera de 1943 à 1956.

Ce sera le temps de nombreuses productions -y compris des mises en scène. On peut citer parmi elles : La Fiancée vendue de Smetana, La force ennemie d’Alexandre Serov, La Demoiselle des neiges de Rimski-Korsakov (1943), Rouslan et Ludmila de Glinka, Le Prince Igor de Borodine, Halka de Moniuszko.

Après la guerre, il commence à diriger des concerts symphoniques. Vont se suivre les trois premiers Concertos pour piano de Prokofiev en un concert, avec Yakov Zak () ; un cycle de concerts avec David Oïstrakh sur les grands concertos pour violon ; la première du Concerto pour violon de Nikolaï Rakov, dédié à Oïstrakh (enregistré) (1947/48) ; un cycle de concerts sur les grands concertos pour piano avec Emil Gilels et divers orchestres, dont l'Orchestre Philharmonique de Moscou, l'Orchestre de la radio de l'URSS, l'Orchestre d'État de Moscou, la Philharmonie de Leningrad...

En 1949, il est appelé, notamment sous l'impulsion de son ami David Oïstrakh, à faire de nombreuses tournées à l'étranger.

Après treize ans, Kondrachine démissionne en affirmant que cette maison est un temple du conservatisme et qu'il lui est impossible d'y monter des spectacles de musique contemporaine, outre les changements continuels de musiciens et le manque de répétitions. Il devient chef itinérant, se produisant avec un grand nombre d'orchestres (Louhansk, Kharkov, Sverdlovsk, Rostov) et accompagnant de grands solistes, tels que Sviatoslav Richter, Mstislav Rostropovitch ou Leonid Kogan.

En 1958, le premier Concours de Piano Tchaïkovski et le triomphe de l'Américain Van Cliburn exposent Kondrachine aux médias du monde entier et lui assurent une réputation internationale.

Il est le premier chef d'orchestre soviétique à diriger aux États-Unis et le premier artiste soviétique à être reçu à la Maison-Blanche par Eisenhower. Suivent des disques : Concerto pour piano no 1 de Tchaïkovski avec Van Cliburn avec l'Orchestre RCA Victor. Enfin la tournée se termine avec la représentation d'un opéra à Chicago : Madame Butterfly, avec Renata Tebaldi et Giuseppe Di Stefano.

Il devient directeur musical de l'Orchestre Philharmonique de Moscou de 1960 jusqu'à son départ de l'URSS en 1975 et élevant l'orchestre à un niveau international. Il entreprend des tournées avec l'orchestre de Moscou dès 1963 en URSS d'abord, puis à l'étranger.

Kondrachine était un grand pédagogue et adorait enseigner. Il fut titulaire de la classe d'orchestre au Conservatoire de Moscou et donna leur chance à de nombreux jeunes chefs de l'école russe, Oleg Caetani, Igor Golovchine ou Woldemar Nelsson et Vassili Sinaïski qui furent ses assistants à Moscou.

Kondrachine reçut la médaille de la Société internationale Mahler (basée à Vienne) pour ses activités de promoteur de la musique de Mahler en URSS, notamment par des enregistrements historiques.

Il a écrit trois livres sur la direction d'orchestre et un sur les symphonies de Tchaïkovski.

En , Kondrachine décide de passer à l'Ouest, « afin de jouir entièrement de sa liberté artistique », laissant ses trois fils en URSS. Il est reçu par les Pays-Bas où Bernard Haitink lui propose de partager avec lui le poste de chef permanent du Concertgebouw d'Amsterdam, orchestre qu'il avait régulièrement dirigé depuis 1968. Il dirige aussi régulièrement l'Orchestre de la Radio Bavaroise.

Aux Pays-Bas, il épouse son assistante interprète, la musicologue Nolda Broekstra (née en 1944). À leur première rencontre vers 1975, Nolda Broekstra avait trente ans de moins et ne parlait pas russe ; tous deux étaient mariés et ne parlaient pas couramment l'anglais. Pourtant, ils sont tombés amoureux, ont essayé d'être ensemble quand ils le pouvaient et ont échangé des lettres. Nolda Broekstra commença diligemment à étudier le russe et l'anglais et maîtrisa rapidement les deux langues. Leur vie de couple aux Pays-Bas a été courte, Kondrachine étant décédé d'une crise cardiaque à Amsterdam : il meurt dans la nuit du 7 au , à l'issue d'un concert qu'il avait donné au pied levé, à la tête de l'Orchestre Symphonique de la NDR de Hambourg. Il y dirigeait la 1ère Symphonie de Mahler.

On ne connait presque rien de sa carrière à l'opéra jusqu'en 1956, mais il semble que Kondrachine ait été empêché ensuite d'y revenir.

Son répertoire était largement plus vaste que ne le laisse penser sa discographie. Ainsi les classiques Mozart, Haydn, Mendelssohn, Schubert ou Schumann étaient couramment joués, mais il reste très peu de traces de ce travail. De même il est très surprenant de trouver si peu de Tchaikovski alors qu'on sait les affinités qu'il entretenait avec ce compositeur par ses livres ou de rares concerts parvenu jusqu'à nous, comme les interprétations avec le Concertgebouw.

Spécialiste de la musique russe et particulièrement de Dmitri Chostakovitch dont il a créé les 4e et 13e (Babi Yar) Symphonies en 1961 et 1962, il enregistre également les Danses symphoniques de Sergueï Rachmaninov.

Il a également réalisé des gravures de la quasi-totalité des symphonies de Gustav Mahler- dont les 5e et 7e.

Ses collaborations avec Oïstrakh, Kogan, Richter ou Janis ont donné quelques-uns des plus grands disques de l'histoire de l'enregistrement.

Concours Reine Elisabeth, 69 candidats pour la Première épreuve dont une Belge

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209 candidats ont soumis leur candidature fin 2023 : ils devaient s’inscrire sur le site du Concours et proposer un enregistrement vidéo où ils interprétaient différents morceaux imposés, une sonate pour violon seul de Johann Sebastian Bach, un caprice de Niccolò Paganini, le premier mouvement d’une sonate (ou sonatine) de Mozart,  Beethoven ou Schubert et une œuvre au choix avec accompagnement de piano.

Un jury international, présidé par Gilles Ledure et composé de : Augustin Dumay, Lorenzo Gatto, Philippe Graffin, Victor Kissine, Tatiana Samouil et Vineta Sareika a sélectionné 70 candidats pour la première épreuve, et après un désistement, ils ne sont plus que 69. Parmi eux, une jeune violoniste belge dnt nous avons eu l'occasion de parler à plusieurs reprises, Pauline Van der Rest, qui n'en est pas à ses premiers pas.

On entendra 32 hommes, 37 femmes, 24 nationalités, avec une majorité de candidats américains : ils sont 13, suivis de près par les candidats chinois, 11, et pour une fois, on ne pourra plus parler de vague coréenne, puisqu’ils ne sont que 6.

4 candidats russes ont été retenus, avec 2 candidats ukrainiens, le Concours ne voulant pas pénaliser les candidats provenant de ces 2 pays en conflit.

Le profil de chaque candidat est en ligne sur le site du Concours.

Pauline van der Rest est née à Bruxelles en août 2004.

Elle fait ses débuts au violon à l’âge de 7 ans avec Igor Tkatchouk, d’abord en privé, et depuis 2016, en tant que Jeune Talent à l’IMEP de Namur. Depuis 2020, elle étudie avec Boris Garlitsky à la Folkwang Universität der Künste de Essen, en Allemagne.

Elle participe chaque année avec succès à des compétitions nationales ou internationales, et collectionne déjà 17 premiers prix.

Parmi ces concours : Concorso Postacchini en Italie, Concours International Grumiaux à Bruxelles, Concours International d’Odessa en Ukraine , Concours Spohr en Allemagne.

Elle a été élue « Jeune Talent de l’année 2018 » de la province de Namur .

Pauline est régulièrement invitée à des festivals, notamment Art Dialog en Suisse, le Festival musical de juillet de Saint-Hubert, Musicorum de Bruxelles, le Festival d’Auvers-sur-Oise en France, mais également au Portugal, en Estonie, en Ukraine, en Italie, en Turquie, en Allemagne, en Grèce, en Croatie, en Suède, et en Russie : la fondation Spivakov de Moscou l’a sélectionnée pour représenter l’école russe en Belgique. Pauline a participé au concert donné à Maredsous en hommage à Arthur Grumiaux, avec l’ensemble Arthur Grumiaux.

Pauline a joué avec divers orchestres dont l’Orchestre Philharmonique Royal de Liège, ainsi que la Musique Royale des Guides et l’Ensemble Grumiaux. Elle a joué dans des salles renommées, telles que Bozar et Flagey à Bruxelles, la Salle Philharmonique de Liège, la Laeiszhalle à Hambourg, la Maison Internationale de La Musique de Moscou.

Elle a suivi des masterclasses avec Albert Markov, Aleksey Semenenko, Boris Garlitsky, Hrachya Avanesyan, Iossif Ivanov, Lorenzo Gatto et Leonidas Kavakos. Ce dernier lui a donné l’occasion exceptionnelle de recevoir une bourse lui permettant de suivre des cours avec lui en 2020 et en 2021.

 

La garde-robe de Teresa Berganza

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"Combien de fois Teresa Berganza, avec son savoir faire rossinien, a-t-elle chanté cette phrase dans laquelle Rosine découvre qu'elle est la bien-aimée de son Lindoro !
Cette citation de Il barbiere di Siviglia sert de publicité à l'exposition qui présente à la Escuela Superior de Canto de Madrid une sélection de la garde-robe de l'éminente chanteuse madrilène. Là, où Berganza a étudié avec sa bien-aimée Lola Rodríguez Aragón, sont présentés quelques-uns des beaux costumes qui ont marqué la carrière de la mezzo-soprano. Dès le début de sa carrière professionnelle, Teresa Berganza s'est attachée à faire appel aux meilleurs stylistes pour ses costumes de concert. Elle tenait également un journal détaillé de la robe qu'elle portait pour chaque concert et dans chaque ville, afin de ne pas répéter le même style dans la même ville.

Des noms comme Balenciaga, Bernhayer, Caruncho, Azzaro, Dior, Lacroix, Saint Laurent, ont jalonné une belle carrière de chanteuse, de la robe de cocktail des années 50 d'Enrique Caruncho à l'ensemble de gaze noire et de paillettes du début des années 2000 de Loris Azzaro, en passant par l'étincelant modèle de Christian Lacroix [photo] spécialement créé pour l'ouverture de l'Opéra Bastille en 1989, chaque pièce est accompagnée dans l'exposition de sa fiche technique complète et d'une photographie de Teresa Berganza portant le modèle.

A Stockholm, Víkingur Ólafsson transforme les Variations Goldberg en un voyage spatial poétique

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En compagnie de Vikíngur Oláfsson, les Variations Goldberg deviennent une promenade printanière -non pas sur les sommets des montagnes, mais bien à travers les labyrinthes du jardin baroque, où des arabesques éblouissantes et des danses de cour ensoleillées viennent de résonner alors que l'obscurité descend autour de la couveuse au crépuscule. Le mathématicien à l'esprit clair, le pianiste au toucher sec et clair se métamorphosent dans la quinzième variation en expressionniste chargé d'émotion à partir d'albums qui mélangent les genres comme "Bach reworked" et l'élégant "Glassworks". Juste au moment où l'auditeur commence à se sentir en sécurité dans la virtuosité arrogante de Vikíngur Ólafsson, la réalité éclate en rubatos assourdis et en accords mineurs brisés, comme si les brumes s'étaient dissipées et que le château dans le parc était devenu une ruine.

Il faut un moment avant que le pianiste s'arrête de jouer. Le mouvement de la musique se propage dans la salle, alors que les pas et les voix qui semblent littéralement provenir de la musique s'avèrent réels.

 

Tournée en Europe pour l'OSM

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L’Orchestre Symphonique de Montréal (OSM) entreprendra le 19 novembre prochain une tournée de huit villes européennes.
Dirigé par le chef Rafael Payare, il s’arrêtera d’abord à Londres, puis au Luxembourg, à Paris, à Hambourg, à Berlin, à Amsterdam, à Munich et à Vienne.

C’est le pianiste russe Daniil Trifonov qui accompagnera l’OSM durant cette tournée -la quatrième de Rafael Payare depuis qu’il a pris la tête de l’orchestre.

Les compositrices françaises sont moins programmées que les compositeurs, une surprise ?

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Les compositrices de musique classique sont moins jouées que les compositeurs. C’est l’enseignement principal de l’étude « Compositrices : quelle place dans les programmations françaises ? » Pour arriver à ce constat, 3 365 programmes de musique classique d’orchestres, d’opéras, de festivals et de lieux de diffusion de musique classique de la saison 2022-2023 en France ont été passés au peigne fin.

Sur les 14 892 œuvres jouées sur cette période, seulement 951 ont été écrites par des femmes et les compositions masculines représentent 96 % du temps total de programmation en France.

A l’Opéra, les compositrices sont moins jouées que dans les autres salles. Seulement 4 % des œuvres programmées, et quatre opéras, ont été conçus par des femmes.

Midori Seiler au festival de musique ancienne de Cologne à partir de 2025

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La violoniste Midori Seiler sera la nouvelle directrice artistique du zamus : early music festival, qui a lieu chaque année en mai à Cologne, à partir de 2025.
L'artiste, qui vit à Cologne, enseigne le violon baroque à l'Université Folkwang des Arts d'Essen et est très demandée à l'échelle internationale, assurera la direction artistique du festival pendant trois ans (de 2025 à 2027). Elle succède ainsi à Ira Givol, conformément au principe de rotation. Depuis 2020, le violoncelliste a considérablement renouvelé et enrichi le célèbre zamus : early music festival, qui met l'accent sur la musique ancienne. Ira Givol présentera sa dernière édition du festival du 21 au 29 mai 2024 à Cologne.

 

Création de "Hymn" à Barcelone

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Le 10 mars, le concours international de musique María Canals entamera sa 69e édition au Palau de la Música Catalana de Barcelone. Cette année, 73 candidats de 32 nationalités différentes ont été sélectionnés pour participer aux différentes phases du concours et remporter plus de 80 000 euros de prix.

Dans le but de soutenir la création contemporaine et d'encourager son exécution parmi les jeunes générations de pianistes, ainsi que sa diffusion auprès du public, les organisateurs du concours commandent depuis des années une nouvelle œuvre à différents compositeurs. En 2024, l'élue est la compositrice et pianiste Sira Hernández, qui a composé l'œuvre Hymn. L'œuvre peut être choisie par les candidats pour faire partie de leur audition.

Selon Sira Hernández, lorsque, fin mai 2023, le Concours María Canals m'a demandé de composer et d'écrire une nouvelle œuvre pour piano, il m'a semblé que la chose la plus appropriée à faire était d'écrire une pièce qui soit un hymne à la Vie et à l'Espérance. Et quoi de mieux qu'un Hymne ? Un hymne qui montrerait la force et la vitalité de la jeunesse, ainsi que la volonté et l'espoir de surmonter et de s'élever au-dessus de ce qui se passe dans le monde. C'est donc un hymne à la vie et à l'espoir.

Sira Hernández, née à Barcelone, a fait ses débuts à l'âge de 16 ans dans l'auditorium du Conservatoire G. Verdi de Turin. Elle y étudie la musique sous la direction de Remo Remoli, disciple d'Arturo Benedetti Michelangeli, et de Felice Quaranta, alors directeur du conservatoire, ainsi que compositeur et pianiste de renom.

Après avoir terminé ses études à Turin, elle retourne à Barcelone où elle perfectionne ses études de piano à l'Académie Marshall où elle travaille avec Alicia de Larrocha. Entre 1993 et 1994, elle étudie le contrepoint et la fugue ainsi que la composition avec Manuel Oltra, prolongeant ainsi les études quelle avait commencées avec Felice Quaranta à Turin, et commence ensuite ses études d'improvisation avec Emilio Molina, professeur à l'Escuela Superior de Música de Cataluña (ESMUC) et à l'Escuela Superior de Música Reina Sofía.

Elle a participé, en tant qu'interprète et compositrice, à différents cycles de concerts et festivals internationaux.

Au disque, elle a reçu des critiques exceptionnelles pour ses enregistrements de compositeurs tels que D. Scarlatti, J. S. Bach, F. Chopin, I. Albéniz et M. Oltra, et ses enregistrements de la Música Callada de F. Mompou et du Padre Antonio Soler ont été salués par les critiques musicaux spécialisés.

Outre son activité d'interprète, Sira Hernández a collaboré et développé différents projets artistiques en tant que compositrice, avec des danseurs, des acteurs, des poètes et des artistes plasticiens, proposant des récitals et des spectacles où la musique entre en dialogue avec les autres arts.

L'Initiación a la Sombra, inspirée par les vers d'Ángel Crespo, son étroite collaboration avec Pablo Arán, premier danseur de la compagnie Wüpperthal Tanztheater de Pina Bausch, ou ses projets avec la plasticienne Stella Rahola ou l'acteur Manuel Galiana, entre autres, ont conduit Sira Hernandez à développer des projets artistiques en tant que compositrice avec des danseurs, des acteurs et des poètes, à se plonger dans le domaine de la composition, ce qui l'a amenée en 2017, au Teatre Akademia de Barcelone, à créer sa propre musique pour piano dans le spectacle "L'altra voce", du metteur en scène et chorégraphe italien Moreno Bernardi, inspiré par les vers du grand poète italien Alda Merini.

Buchbinder passe la main

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Le Festival de Grafenegg, près de Vienne, a été fondé par le pianiste Rudolf Buchbinder en 2007 qui le dirige depuis lors.

A 77 ans, Buchbinder a décidé de céder son poste de directeur artistique à l'Autrichien Johannes Neubert, actuellement à la tête de l'Orchestre National de France. Buchbinder deviendra président de Grafenegg.

Né en 1969 à Iéna, Johannes Neubert a déjà occupé de 2005 à 2010 le poste de directeur opérationnel du festival de Grafenegg qu'il a cofondé. En 2011, il est devenu directeur général de l'Orchestre symphonique de Vienne, avant de rejoindre en 2019 l'Orchestre national de France/Radio France en tant que directeur opérationnel. La nouvelle nomination de Neubert à Grafenegg s'est faite en étroite concertation avec Buchbinder, a-t-on appris.

En tant que directeur artistique, Neubert sera responsable de toutes les manifestations propres au festival de Grafenegg, dont les concerts de l'Orchestre des musiciens en résidence et les programmes éducatifs tels que la Grafenegg Academy et la résidence de l'European Union Youth Orchestra. L'accent doit continuer à être mis sur la saison estivale des festivals. Il ne peut pas encore annoncer de détails sur la saison 2027.

Un nouveau directeur au BBC Orchestra

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Le BBC Concert Orchestra, qui était destiné à être fusionné avec le Symphony Orchestra dans le cadre des réductions prévues l'année dernière, a reçu une nouvelle assurance de sa sécurité avec l'embauche d'un nouveau directeur, qui commence à travailler ce mois-ci.

Il s'agit de Matthew Swann, ancien directeur général du City of London Sinfonia.