Le Journal

Isabella Leonarda, 320 ans

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Isabella Leonarda, née le  à Novare (Piémont) et morte le  dans la même ville, est une religieuse et compositrice italienne du XVIIe siècle.

Elle est née au sein d'une riche et illustre famille de la ville : elle est la fille du Comte Giannantonio et d'Apollonia Sala.

À l'âge de 16 ans, Isabella Leonarda entre au Collegio di Sant'Orsola, un couvent d'Ursulines, où elle apprend la musique. Les jeunes femmes de ces familles de la noblesse étaient assez souvent dirigées vers la vie monastique afin de ne pas réduire le patrimoine familial. Elle y reçoit une formation musicale, par une organiste dénommée Elisabetta Casata. Puis, montrant ses capacités dans ce domaine musical, Gasparo Casati, maître de chapelle de Novare, est probablement devenu son maître de composition.
Elle devient mère supérieure en 1686, et à partir de 1696, elle est nommée madre vicaria.

C'est aussi l'époque de l'émergence en Italie de la musique baroque, avec la musique religieuse de Claudio Monteverdi, même si les compositions sont encore marquées par la Renaissance. Les compositrices féminines ont marqué en Italie les créations, profanes ou religieuses, de cette époque, et leur souvenir persiste.

Leonarda a écrit plus de 200 œuvres. Ces créations répondent aux besoins de la pratique musicale dans les couvents de femmes. Les chroniques de l'époque rapportent le haut degré de spécialisation vocale et instrumentale des ensembles actifs dans les couvents les plus importants de l'Italie du Nord. Son premier recueil est contenu dans la collection de Gasparo Casati. Le genre musical privilégié par Isabella Leonarda est le motet pour soliste particulièrement bien adapté à son style et aux besoins des chorales.

Ses œuvres sont réparties en 20 opus. Il est probable qu'elle écrivit beaucoup des textes qu'elle a illustrés de sa musique. Elle a aussi composé des messes, des psaumes et des sonates, utilisant parfois les violons dans les messes et les motets pour supporter les voix. Ses œuvres utilisent un vocabulaire harmonique riche et étendu. Elle utilise aussi occasionnellement des vocalises dans les sections des alleluia extatiques.
Elle-même était peut-être violoniste : elle est l'une des premières compositrices de cette époque à publier des sonates pour 1, 2, 3 et 4 instruments, dont la plus intéressante du point de vue formel est celle pour violon seul.

Johann Philipp Krieger, 375 ans

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Johann Philipp Krieger (aussi orthographié Kriger, Krüger, Krugl, parfois italianisé en Giovanni Filippo Kriegher), né le  et mort le , est un compositeur et organiste allemand de la période baroque. Il est le frère aîné du compositeur et organiste Johann Krieger (1651 - 1735).

Les frères Krieger sont issus d'une famille de fabricants de tapis de Nuremberg. D'après Johann Mattheson (Grundlage einer Ehren-Pforte), Johann Philipp aurait commencé à étudier le clavier à l'âge de huit ans, auprès de Johann Drechsel, l'un des élèves de Froberger, ainsi que d'autres instruments auprès de Gabriel Schütz. Il se serait révélé très doué, jouant devant un public nombreux et composant après un an d'études musicales.
Il quitte Nuremberg pour Copenhague, où il passe quatre ou cinq ans à étudier l'orgue auprès de Johann Schröder, alors organiste royal, et la composition avec Kaspar Förster. Les dates exactes de son séjour à Copenhague sont inconnues : 1665-1670 d'après Mattheson, 1663-1667 d'après Doppelmayr, auteur d'une biographie des habitants célèbres de Nuremberg en 1730. Pendant son séjour, Johann Philipp se voit proposer une charge d'organiste à Christiania, qu'il refuse.
Il séjourne à Zeitz avec son frère pour y étudier la composition, puis à Bayreuth, où il est successivement organiste de cour et maître de chapelle, Johann lui succédant comme organiste de cour. Mattheson et Doppelmayr diffèrent également en ce qui concerne la suite de la carrière de Johann Philipp : il est à Bayreyth en 1669-1670 d'après Doppelmayr, tandis que Mattheson le donne présent à Zeitz en 1670-1671 et simultanément à Bayreuth en 1670-1672. Les registres de la ville de Zeitz ne mentionnent ni l'un ni l'autre frère. Ceux de Bayreuth attestent la présence de Johann Philipp comme organiste de cour en 1673.

En 1673, le Margrave de Bayreuth quitte la ville pour combattre dans la guerre de Hollande. Johann Philipp est autorisé à voyager en Italie en conservant son traitement. Il séjourne à Venise, où il étudie la composition avec Johann Rosenmüller et le clavier avec Giovanni Battista Volpe, puis à Rome où il a pour professeurs Antonio Maria Abbatini (composition) et Bernardo Pasquini (clavier et composition).
En 1675, il se rend à Vienne, alors l'un des plus importants centres de l'activité musicale, où il joue pour l'Empereur Léopold Ier,qui, favorablement impressionné, l'anoblit ainsi que ses frères et sœurs.

Johann Philipp retourne ensuite à Bayreuth, puis se rend à Francfort et Cassel. Dans ces deux dernières villes, on lui propose un emploi, qu'il refuse ou n'occupe que pendant un temps très limité. Un document atteste sa présence à Halle comme organiste de Cour le .
Auguste de Saxe-Weissenfels meurt en 1680 ; son fils Jean-Adolphe lui succède et déplace la Cour à Weissenfels. Johann Philipp l'y accompagne comme maître de chapelle, charge qu'il conserve pendant quarante-cinq ans, jusqu'à sa mort.
Deux ans plus tard, son frère Johann s'installe à Zittau, également pour y occuper le même emploi jusqu'à sa mort en 1725. Son fils Johann Gotthilf (1684-1732) le remplace alors.

Compositeur prolifique, Johann Philipp fournit un grand nombre d’œuvres profanes et sacrées pour la cour de Weissenfels, dont environ 2 000 cantates, au moins 18 opéras, des sonates en trio, etc. Il fait également interpréter de nombreuses œuvres d'autres compositeurs, dont il tient un registre. Il fait publier ses œuvres, notamment un recueil de sonates en trio (1688), un recueil de musique pour instrument à vent, etc.

La plus grande partie a été perdue ; seules 76 cantates subsistent aujourd'hui.

Transition à Séville

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La Real Orquesta Sinfónica de Sevilla [ROSS] vit un moment de transition. L'orchestre vient d'annoncer que Marc Soustrot, son directeur musical depuis 2021, achèvera son mandat à la tête de l'institution après trois ans de travail. "La décision a été prise par le Conseil d'administration du ROSS d'un commun accord avec le maestro", explique le communiqué, qui ajoute que le Conseil d'administration du ROSS ouvrira prochainement un processus de sélection pour choisir son remplaçant".
En attendant de connaître le nom de son successeur, le chef d'orchestre Juan Luis Pérez, originaire de Jerez, a été choisi pour concevoir le programme de la saison 2024-2025 de la Real Orquesta Sinfónica de Sevilla.

"Rhapsodie lituanienne" de Mieczyslaw Karlowicz, 115 ans

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Mieczysław Karłowicz, né le 11 décembre 1876 en Russie à Vichnievo (sur le territoire de l'actuelle Biélorussie) près de Vilna (actuelle Lituanie) et mort le 24 février 1909 dans les Tatras, est un compositeur polonais.

Son père Jan Karłowicz est ethnographe, linguiste et musicien amateur, coauteur du grand « Dictionnaire de la langue polonaise ». Sa mère, Irena Sulistrowska, appartenait à l'aristocratie. Après la vente de leur domaine en 1882, les Karłowicz s'installent à Heidelberg puis à Prague et à Dresde.
En 1887 la famille rentre à Varsovie où leur maison devient un des salons fréquentés par toute l'élite de la capitale.

Mieczysław apprend d'abord le violon à sept ans, à Dresde, avant de poursuivre à Varsovie et d'y étudier la composition avec le professeur Zygmunt Noskowski, puis à partir de 1895 à Berlin avec le pédagogue Heinrich Urban qui fut le maître de Paderewski, Landowska et Hofman. C'est là qu'il écrit ses premières compositions.
Entre 1906 et 1907, il étudie la direction d'orchestre avec Arthur Nikisch. Il étudie en parallèle les sciences à l'Université de Varsovie et la philosophie à l'Université de Berlin.
Il est l'un des fondateurs de la Société Musicale Varsovienne.
En 1904, il publie les « Souvenirs inédits » de Frédéric Chopin.
Il fut également passionné d'alpinisme -qu'il pratiquait dans les monts Tatras, skieur et photographe.

Avec les compositeurs polonais Karol Szymanowski, Ludomir Różycki, Grzegorz Fitelberg et Apolinary Szeluto (pl), il est membre de Młoda Polska (Jeune Pologne), un courant artistique qui a pour but de valoriser « l’art pour l’art » et l’imaginaire. La musique de Karłowicz constitue un des sommets du post-romantisme ; par sa recherche d'essence métaphysique et spirituelle, elle est proche de celle de Scriabine, Mahler, Schönberg et Sibelius.

Il meurt emporté par une avalanche alors qu'il fait du ski dans les Tatras, en 1909.

André Messager, 95 ans

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André Messager est un compositeur et chef d'orchestre français né le 30 décembre 1853 à Montluçon et mort le 24 février 1929 à Paris.

André Messager se forme à l'école Niedermeyer auprès d'Eugène Gigout, de Gabriel Fauré et de Camille Saint-Saëns pour la composition, Adam Laussel pour le piano, et Clément Loret pour l'orgue, puis il travaille avec Saint-Saëns.
Fauré lui proposa un poste d'organiste du chœur de Saint-Sulpice.
Sa carrière de chef d'orchestre débute aux Folies-Bergère, puis il dirige l'orchestre du théâtre Eden en 1880 à Bruxelles. Il devint organiste à Saint-Paul-et-Saint-Louis en 1881 et à Sainte-Marie des Batignolles de 1882 à 1884.

En 1882, il voyage à Bayreuth en compagnie de Fauré.
En 1898, lorsqu'Albert Carré devient directeur de l'Opéra-Comique, Messager sera nommé chef d'orchestre et y restera jusqu'en 1903. En 1900, il y crée Louise de Gustave Charpentier et en 1902, Pelléas et Mélisande que Claude Debussy lui a dédié.
De 1901 à 1907, il dirige le Grand Opera Syndicate au Covent Garden de Londres.
Du 1er janvier 1908 au 30 juillet 1914, il est codirecteur de l'Opéra de Paris avec Leimistin Broussan.

À partir de 1905, il est second chef d'orchestre des Concerts Lamoureux.
Il dirige la Société des Concerts du Conservatoire de 1908 à 1919, orchestre avec lequel il fait une tournée aux États-Unis en 1918 avec au cours de laquelle il donne des concerts dans cinquante villes. Il fait aussi une tournée en Argentine.
Il est élu en 1926 à la Ve section (composition musicale) de l'Académie des beaux-arts où il succède à Émile Paladilhe.

Il est l'un des membres d'honneur de la Société nationale des Beaux-Arts en 19131.

Il compose principalement pour le théâtre en écrivant des musiques de ballets (Les Deux Pigeons, 1886, donné à l'Opéra Garnier), des opérettes et des opéras. Outre ses nombreuses œuvres lyriques, il a composé, avec Gabriel Fauré, la Messe des pêcheurs de Villerville, ainsi que Souvenirs de Bayreuth sur des thèmes de Richard Wagner. Certaines de ses œuvres orchestrales sont une réussite, comme sa Symphonie qui reçoit la médaille d'or de la Société des compositeurs et est créée aux concerts Colonne le 20 janvier 1878.

Otto Rohr, 110 ans

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Otto von Rohr (24 février 1914, Berlin - 15 juillet 1982, Leonberg, Allemagne) était un chanteur d'opéra allemand.

Il a étudié à la Musikhochschule de Berlin avec Hermann Weißenborn et il a fait ses débuts en 1938 au Stadttheater de Duisburg dans le rôle de Sarastro.
En 1941, il a fait de Stuttgart sa résidence artistique, où il s'est produit jusqu'à sa mort.
Il s'est produit à l'Opéra de Francfort-sur-le-Main, Bâle, Zurich, Berlin, Vienne, Salzbourg, La Scala, le Grand Opéra de Paris et Buenos Aires.
Son répertoire comprenait Guernemanz, Daland, Pogner, King Marke, Rocco, Oroveso, Ochs, King Philip, Ramphis, Banquo, Timur, Pimen, Gremin et Kontschak.

Marguerite Béclard d'Harcourt, 140 ans

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Marguerite Béclard d'Harcourt, née Marguerite Béclard le  à Paris et morte le  à Paris, est une compositrice et musicologue française.

Son père, Jules Béclard, est doyen de la Faculté de Médecine et officier de la Légion d'honneur. En 1908, elle épouse Raoul d'Harcourt.

Elle fait ses études à la Schola Cantorum de Paris auprès d'Abel Decaux, Vincent d'Indy et Maurice Emmanuel. À l'exemple d'Emmanuel, elle utilise les ressources du langage modal et orchestre le Poème du Rhône, œuvre posthume d'Emmanuel, ainsi que le Mariage de Moussorgski.

Ses travaux en musicologie concernent la musique péruvienne des Incas et le folklore franco-canadien.

Marc-Antoine Charpentier, 320 ans

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Le compositeur et chanteur baroque français Marc-Antoine Charpentier est né en Île-de-France en 1643 et mort à Paris le 24 février 1704.

Il est connu pour ses compositions de musique sacrée, en particulier ses motets et ses messes. Charpentier a travaillé pour le Roi Louis XIV et pour les Jésuites à Paris, pour lesquels il a composé la majeure partie de sa musique sacrée.
Par l'ampleur et la qualité de son œuvre sacrée et profane, Charpentier figure parmi les plus importants compositeurs de la période baroque en France. Son style a été influencé par la musique italienne. Charpentier a également composé de la musique instrumentale, des opéras et des ballets.
Sa musique sacrée et théâtrale fit concurrence à celle de son contemporain Jean-Baptiste Lully.

Marc-Antoine Charpentier domine le XVIIe siècle musical français par l'ampleur de sa production, par la puissance de ses compositions. Il a abordé tous les genres, mais il est surtout un compositeur de musique vocale pour qui les virtualités expressives du texte sont toujours au cœur des œuvres, particulièrement celles au service de la liturgie.
Marc-Antoine Charpentier est le musicien de l'effusion et du lyrisme, mais aussi de l'intériorité, pratiquant dissonances, art du chromatisme et de la modulation avec une audace inégalée. Musique du contraste, traversée par le pathétique, la sensualité et les silences. Il est le musicien de tous les paradoxes. Dans son épitaphe, H 474*, il dit vouloir « … guérir, purifier, sanctifier les oreilles des hommes pour qu'ils puissent entendre le concert sacré des anges ! ». Il a excellé également dans le domaine profane où il laisse nombre de chefs-d'œuvre.

Marc-Antoine Charpentier commence sa carrière en se rendant en Italie mais il tombe sous l'influence de Giacomo Carissimi, ainsi que d'autres compositeurs italiens, peut être Domenico Mazzocchi. Il restera marqué par le style italien et sera le seul avec Jean-Joseph Cassanéa de Mondonville en France à aborder l'oratorio.

À partir de 1670, il est maître de musique (compositeur et chanteur) au service de la Duchesse de Guise. En 1672, Jean-Baptiste Lully obtient un privilège qui fait défense à toute personne « de faire chanter aucune pièce entière en France, soit en vers françois ou autres langues, sans la permission par écrit dudit sieur Lully, à peine de dix mille livres d'amende, et de confiscation des théâtres, machines, décorations, habits. »
Molière, qui avait collaboré avec Lully durant les huit années précédentes, doit trouver d'urgence un nouveau compositeur pour effectuer les intermèdes musicaux de ses comédies-ballets. Après avoir obtenu du roi un adoucissement du monopole de Lully, il s'adresse à Charpentier pour composer la musique des entractes de « Circé » et d' « Andromède », ainsi que des scènes chantées pour les reprises du « Mariage forcé », et enfin les pièces musicales du « Malade imaginaire », qui occupent environ une heure du spectacle.

À la mort de Mademoiselle de Guise en 1688, sa protectrice pendant 18 ans, Charpentier fut employé par les jésuites dans leurs établissements parisiens. Il devient maître de musique du collège Louis-le-Grand, puis de l'église Saint-Louis, près de la Bastille. C'est à cette époque qu'il composa la majeure partie de son œuvre sacrée.

À la mort de Lully, en 1687, les compositeurs français peuvent enfin composer des opéras. En 1690, il est sollicité pour donner des leçons de composition au Duc de Chartres, neveu du Roi et cousin de Mlle de Guise. Charpentier compose alors Médée, sur une pièce de Thomas Corneille. C'est un échec qui sera déterminant dans sa carrière de compositeur : il se consacrera désormais à la musique religieuse. Il est le compositeur des Carmélites de la rue du Bouloir, de l'Abbaye de Montmartre, de l'Abbaye-aux-Bois et de Port-Royal.

En 1698, Charpentier fut nommé maître de musique des enfants de la Sainte-Chapelle du Palais.

Sa musique est issue d'un mélange des styles français et italien, auxquels elle emprunte de nombreux éléments.

Il a composé aussi bien des œuvres profanes, musique de scènes, opéras, cantates, sonates, symphonies, que des œuvres de musique sacrée, motets (à grand ou petit effectif), oratorios, messes, psaumes, Magnificat, Litanies et leçons de ténèbres.

Matthias Weckmann, 350 ans

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Matthias Weckmann est un musicien et compositeur allemand, né à Niederdorla (dans le bailliage de Dorla) probablement en 1616 et mort à Hambourg le 24 février 1674.

Il est le fils d'un pasteur luthérien. Sa formation musicale s'effectue à Dresde (il est choriste à la Cour de Saxe sous la direction de Heinrich Schütz), puis à Hambourg auprès du célèbre organiste de l'église Saint-Pierre (Petrikirche) Jacob Schultze dit « Praetorius ».

Il est ainsi initié à la tradition musicale italienne (Schütz y a séjourné dans ses années de formation et côtoyé les Gabrieli et Monteverdi) et à celle des disciples de Sweelinck, dont Hambourg est un des centres. Il part au Danemark en 1637 avec Schütz, devient organiste à Dresde à la Cour de l'Electeur de Saxe entre 1638 et 1642, retourne au Danemark jusqu'en 1647 pour fuir les combats qui ensanglantent la Saxe (c'est la Guerre de Trente Ans dont le Danemark est sorti depuis plusieurs années).

Pendant un nouveau et dernier séjour à Dresde, de 1649 à 1655, il rencontre, au cours d'une joute musicale organisée par l'Électeur, Johann Jakob Froberger avec lequel il restera ami et entretiendra toujours une correspondance suivie. En 1655, après concours, il est nommé à l'église Saint-Jacques (Jakobikirche) de Hambourg et y demeure pour le restant de sa vie. Il y fonde un ensemble orchestral renommé, le Collegium Musicum.

Il a composé pour l'orgue des variations et préludes de choral, pour le clavecin des œuvres de facture italienne (toccate et canzone) et française (suites), des sonates pour 3 ou 4 instruments, de la musique sacrée instrumentale et vocale.

Nommé en son honneur : Weckmann, un astéroïde de la ceinture principale découvert en 1992.

concours international « Classic Piano », les finalistes

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La troisième édition du concours international « Classic Piano » bat son plein à Dubaï.Le troisième tour vient de se terminer et les résultats sont tombés. Nous connaissons désormais les neufs finalistes.

La finale se déroule du 24 au 26 février avec la participation de l'Orchestre Symphonique d'État d'Arménie sous la direction de Sergey Smbatyan. Les épreuves seront retransmises en live par Medici.TV.
Voici le programme de cette finale avec l’ordre de passage des neuf candidats ainsi que le concerto qu’ils interprèteront.

  • 24 février 2024 :
    • Zhiquan Wang, 14 ans - Chine (Concerto pour piano N°3, Sergueï Prokofiev)
    • Yanfan Yang, 27 ans - Royaume-Uni (Concerto pour piano N°3, Serguei Rachmaninov)
    • Arina Antonosyan, 21ans - Arménie (Concerto pour piano N°3, Sergueï Prokofiev)
  • 25 février 2024 :
    • Hyounglok Choi, 30 ans - Corée du Sud (Concerto pour piano N°4, Ludwig van Beethoven)
    • Andrei Gugnin, 36 ans - Russie/Pays-Bas (Concerto pour piano N°3, Sergei Rachmaninov)
    • Sunah Kim, 23 ans - Corée du Sud (Concerto pour piano N°4, Ludwig van Beethoven)
  • 26 février 2024 :
    • Anastasiia Kliuchereva, 19 ans - Russie-Autriche (Concerto pour piano N°3, Sergueï Prokofiev)
    • Marek Kozák, 30 ans - République tchèque (Concerto pour piano N°1, Frédéric Chopin)
      Artem Kuznetsov, 33 ans - Russie/Etats-Unis (Concerto pour piano N°1, Piotr Ilitch Tchaïkovsky)